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Après avoir naviguer de Cartagène (Espagne) à Termini Imerese (Sicile, Italie), nous avons du prendre une décision quand à la suite.

Cette expérience nous a vraiment assuré dans ce que nous voulions et ne voulions pas, dans la vie, dans le monde, dans un bateau.

D’abord, cela nous a confirmé que la vie à bord, et la vie de voyage en général, c’est vraiment ce qui nous convenait. On ne se voyait pas retourner dans la vie « normale ». Trouver un job 9-17, métro boulot dodo, acheter une maison, faire des enfants et aller une fois par an en vacances, pas une mauvaise vie mais pas pour nous.

Par contre, nous ne voulons plus avoir peur des dépenses. Nous voulons pouvoir aller au port si la météo nous y obligent. Nous étions partis sans argent pratiquement et c’est assez stressant.

En ce qui concerne le bateau : Te fiti est un incroyable bateau. Elle n’est pas parfaite, surtout car nous ne comprenions pas certains détails de sa construction. Et aussi car nous n’avons pas eu le budget pour la remettre complètement à neuf.

Petit rappel

Te fiti est un Wharram basé sur le modèle Ariki. Elle fait 47 pieds de long (14,40m) et 7m50 de large, au lieu des 6m50 prévu dans le design.

Son tirant d’eau est de 90 centimètres et son poids, pesé au chantier sans nos affaires, est de 6 tonnes et quelques. Selon le plan wharram, le bateau doit faire 3,5 tonnes.

Ensuite, le mat a été placé différemment par rapport au plan, et nous n’avons pas tout de suite compris à quoi servait toutes les roulettes.

Les wharram sont des bateaux construits en bois, et donc il faut les entretenir, ce qui n’est pas notre fort.

Le bateau, avant que nous ne l’achetions, a été échoué sur une plage et des morceaux ont été détruits, comme la direction,… Et pendant qu’il était échoué, il a été dépouillée de bons nombre de choses.

Nous avons donc du racheter un moteur, une grand voile, une ancre et une chaine, les instruments, un génois et d’autre chose que j’oublie.

Comme tous ca était d’occasion, ce n’était pas toujours adapté au bateau. Le moteur unique par exemple n’était pas bien positionné et en plus a laché au port. La grand voile et le génois n’était pas de la bonne taille.


Tout ca semble négatif et pourtant ça ne l’est pas. C’était une période stressante pour des raisons budgétaires mais tellement excitante pour le reste.

Quand il a fallu choisir entre le fait de garder le bateau et de travailler pour l’améliorer au fur et à mesure, et le vendre, on ne savait pas. Surtout, nous avions peur des surprises, une poutre pourrie, le mat fissuré,… Nous voulions changer le mat, rajouter un milieu, changer le moteur et peut être en mettre 2, racheter des voiles, découper les cotés pour améliorer l’amarrage au port. Oui ca aurait impliquer pas mal de travaux et d’investissement mais Te fiti aurait été un tout nouveau bateau. Te Fiti 2.0. Ou plutôt 3.0

On s’est décidé à le mettre en vente juste pour voir, et on a rien fait. Un brooker nous a contacter et on lui a aussi donner les infos.


Pierre a accepté le boulot et nous avons travaillé pour se refaire un petit capital.

Au mois de janvier, les gens du port nous ont contacté pour nous informer que le bateau avait des dommages à la suite d’une tempête. Les cordes ont frotté et poussé sur les cotés qui ont finis par casser, rien de grave pour la structure du bateau. Ils l’ont immédiatement sortis de l’eau et amené à leur chantier.

Nous sommes partis retrouver Te fiti 2 semaines pour discuter des travaux.

Mais quelques jours avant notre départ, quelqu’un nous a appelé pour avoir des renseignements sur le bateau et pour le reserver. Il vit en Guadeloupe et ne peut se déplacer.

Après réflexion, nous acceptons, et il nous envoie un acompte.

Au mois de juin, nous descendons chercher nos affaires et nous rencontrons cet homme et lui donnons les clefs du bateau.

Te fiti a un nouveau propriétaire et est maintenant en Guadeloupe.

Nous sommes toujours un peu triste de l’avoir vendu mais c’est pour le mieux. Elle est plus à sa place sous les tropiques.

Et nous avons maintenant un nouveau bateau et sommes bien décider à aller retrouver Te fiti un de ces jours.

Merci Te Fiti de nous avoir toujours fait sentir en sécurité et de nous avoir pardonné nos erreurs de débutant. Merci de nous avoir permis de vivre nos rêves avec toi pendant ces mois.

Après avoir visiter Rome, nous vous emmenons, dans cette article, à Ponza, Ventotene, Ischia, Procida, Capri, Salerne, Pompéi, Naples

24 juillet 2018

Nous restons encore une semaine dans ce port abandonné, histoire de refaire le plein de courses, de travailler dans un endroit calme, et d’attendre une bonne fenêtre météo. Deux autres voiliers jettent l’ancre autour de nous, un allemand et un drôle de voilier à moteur qui a surêment jeté son ancre sur la nôtre.

Les gardes-cotes viennent nous informer que nous dérangeons, et nous demandent de nous en aller, mais nous leur informons que nous bougerons que le lendemain car le vent est trop fort ( et notre ancre est probablement entortillé avec celle du bateau bizarre qui a recommencé sa manoeuvre quatre fois).

Le lendemain, nous nous rendons compte que nos bidons d’essence sont assez pauvres, on se dit que les gendarmes ne vont pas revenir tout de suite et que l’on a peut etre encore une heure… que neni,…

A peine le dinghy amaré au petit port, après avoir informé le gérant de notre présence, nous voyons arrivé les gardes-côtes, qui montent sur notre bateau. Sans gêne. Ils appellent le boss, qui les informent que nous sommes partis faire quelque courses avant de partir. Pourtant il nous annonce qu’ils l’ont enregistrés en bateau abandonné… sans déc****r

Nous n’osons pas retourner dessus car s’ils nous obligent à bouger nous ne saurions pas où aller. Et si c’est pour payer une journée complète de port pour 30 minutes de courses, surtout que les ports alentours sont trop petits pour notre confort de manoeuvre et qu’on risque ne pas trouver d’essence.

Finalement nous decidons d’aller remplir ces bidons, après que le boss les ai un peu calmé et enguelé au passage, car gener dans un port abandonné, c’est un peu gros comme argument.

Petite mésaventure qui n’est finalement qu’une anecdote puisqu’il ne s’est rien passé de grave. Nous hissons les voiles et prenons le cap de Ponza, qui est à 70 miles de notre ancrage à Fiumicino.

Nous parvenons à naviguer à la voile jusqu’à l’ile, en ajustant légèrement afin de prendre les vagues de 3/4 arrière. La « route » est très agréable malgré le passage près des ferrys. Nous croisons même un policier à jet-ski qui nous informe qu’il faut rester à distance d’une régate en cours. Nous apercevons même le gagnant franchir la ligne d’arivée.

Ponza

Nous arrivons à Ponza de nuit, ce n’est vraiment pas ce que nous préferons, surtout que le vent semble changer de direction toutes les minutes, nous faisons plusieurs tentatives d’ancrage avant de trouver le bon angle. Il y a quelque rochers au alentours donc nous ne sommes pas sereins mais nous passons quand même une bonne nuit.

25 juillet 2018

Au petit matin, on se rend compte de la distance qui nous sépare du bateau d’à coté, peut mieux faire. Le vent à pas mal tourné et nous pensons que notre ancre est sous son bateau, et vu le vent qui monte, nous ne nous sentons pas à l’aise dans cette crique, et nous décidons d’aller dans la suivante. Ca nous rapprochera en même temps de la ville. Nous l’informons de notre départ au cas où mais finalement, il n’y a aucun problème et nous pénétrons dans la vaste crique, où beaucoup de bateaux ont déja jeté l’ancre. Nous sommes entourés de murs blancs imposants qui nous protègent du vent, et l’eau turquoise et transparente ne met pas longtemps à être fendue par nos plongeons.

Photo des falaises de Ponza
Ponza

Un peu de snorkeling sous les rochers et nous démarrons le moteur du dinghy pour une petite visite de la ville. Après un long moment, nous y sommes enfin !

Une partie du chemin vers Ponza en accéléré

Pierre a un appel professionnel en cours, donc je marche un peu au hasard et il me suit. De jolies ruelles, des boutiques atypiques, et unle glace au gout non-identifié plus tard, c’est reparti pour le trajet en dinghy.

Sans attendre le lendemain, nous levons l’ancre et partons pour Ventotene.

Nous pouvons faire toute la navigation à la voile, ça fait du bien !

Ventotene

Les fonds sont rocailleux et il est très délicat de trouver un patch de sable. Pierre se jete à l’eau pour reperer les lieux mais rien n’y fait, les cailloux ont des formes étranges, on dirait presque une ville abadonnée sous marine. On se lance, on verra bien.

Chose étrange que nous remarquons, les poissons stagnent derrière le bateau à cause du courant. Comme nous n’avons pas vraiment trouvé de bon spots de snorkeling jusque là, nous ne tardons pas à enfiler nos masques. C’est là que je me rends compte qu’il faut vraiment que je m’entraine à la plongée et à l’apnée…

On ne le voit pas sur les photos mais il y avait beaucoup de poissons

Il est temps de faire un tour dans la ville, le moteur a demarré fort heureusement. Les rues sont vides, il fait très c’est l’heure de la sieste, quelle idée de sortir maintenant. Les supermarchés sont fermés, nous errons sans destination, sans carte, peut être que nous tomberons sur une découverte surprise. Au détour d’un chemin de terre, nous tombons sur un billet de 5 euros, la voilà notre surprise ! Ce n’est peut-être pas grand chose, un apéro jambon, un cocktail, un pack d’eau, nous sommes content.

Notre vie est pour l’instant assez minimaliste, et nos préoccupations assez basiques : est-ce qu’il nous reste assez d’eau à boire? aurons-nous assez d’essence pour nous déplacer en cas de tempête? allons nous retrouver notre maison au retour des courses où sera-t-elle dans les rochers. Ca remet vraiment en perspective les détails qui nous encombraient la tête en Belgique. Nous prenons des douches spartiates, nous évitons de faire des repas qui demandent beaucoup de gaz ou d’ustensiles, nous lavons notre vaisselle à l’eau de mer. Pour certains cela peut paraître archaïque et trop privatif comme vie, mais pour nous, c’est tout l’inverse. On se sent plus libres, plus connectés à la nature et aux gens.

Prochaine étape, Ischia. La levée de l’ancre s’est déroulée doucement. La chaine s’était coincée dans les rochers et nous avons du zigzager pour la remonter.

Ischia

Nous arrivons le soir, dans une crique preque vide, un couple bronze sur une petite barque mais il ne tarde pas à partir. Le fond est tapissé d’algues, nous ajoutons un peu de chaine. La nuit va être calme donc nous ne nous inquiétons pas. Si la météo reste bonne, nous irons sur terre demain.

28 juillet 2018

Au petit matin, nous sommes surpris de voir une ribambelle de petits bateaux à moteur, sortir du port, qui se trouve à 5 minutes en dinghy, pour s’ancrer tout autour de nous. Les minutes passent et les mètres carrés d’eau libre disparaissent. On en vient à se demander comment il reste des algues sur le fond si ces moteurs sortent tous les week ends depuis le début du mois.

Nous n’oserons pas sortir jusqu’au départ du dernier bateau proche, qui forcément est le dernier bateau à partir. C’est assez étrange comme ces italiens aiment la proximité, nous le remarquons sur les plages et aujourd’hui, où jusqu’à cinq bateaux s’attachent les uns aux autres.

Il est 19 h quand nous mettons enfin un pied à terre. Nous y faisons un petit tour et nous y achetons le repas du soir. Ces temps ci, nous ne faisons pas de grosses courses, seulement de quoi manger le soir et de l’eau. La file est immense, si bien que quand nous sortons, il est déja l’heure de rentrer au bateau.

Pierre voulait voir s’il savait toujours le faire

29 juillet 2018

Aujourd’hui, nous sommes dimanche et nous sentons que les moteurs ne vont pas tarder à revenir, et pas question de rester coincé entre ces bateaux et risquer que quelqu’un nous touche. Nous levons l’ancre et prenons le cap de Procida. Il y a un peu de trafic sur le chemin, mauvais signe. En effet, en arrivant, on comprend vite que cette journée va être comme la précédente.

Procida

Au moins la crique est plus grande et le fond est partagé entre des parcelles de sable et d’algues. Nous mouillons dans 10 mètres d’eau. Très vite, comme la veille, il n’y a plus un mètre carré d’eau. Comme hier, nous restons jusqu’au soir, et comme hier, le dernier bateau à partir est celui à coté de nous. A 19h, nous rapprochons le bateau de la ville, pour que son accès soit plus facile, et pour que la hauteur d’eau diminue.

Nous sautons dans le dinghy et nous voilà à terre. Les couleurs des batiments melés au coucher du soleil donne un spectacle époustoufflant. Cette ville est vraiment mon coup de coeur de ce voyage, c’est malheureux que nous ayons perdu les photos en même temps que le téléphone. Les ruelles se terminent en escalier et croisent d’autres rues de manière étrange. Nous escaladons les allées pentues pour manger une pizza avec la vue sur la baie, pour garder un oeil sur le bateau au passage. Puis nous allons faire une balade nocturne au fort.

30 juillet 2018

Après une bonne nuit, nous repartons, pas le temps. Nous devons dejà reflechir à l’hiver. Nous ne savons pas où nous allons mettre le bateau ni quand nous devrons arreter. La grèce est une option mais elle n’est pas tout près.

En route pour Capri !

Sur le chemin, une corde du lazy jack (pour les non-marins, il s’agit d’un arrangement pour retenir la grande voile quand on la fait tomber, histoire qu’elle ne se mette pas partout), se coince dans le système de la grand voile, et Pierre me fait monter à la moitié du mat pour la décoincer. La côte est encore loin et les vagues petites donc tout se passe sans de problème. C’est la première fois que je monte au mat, à cause de mon vertige, et bizarrement je n’ai pas eu peur.

Capri

Nous hésitons à aller visiter cette île car elle est réputée pour être chère, et nous n’apprécions pas vraiment les stations balnéaires où les plages sont inaccessibles au grand public car elles sont privatisées par les hôtels. Pourtant nous sommes curieux de connaître la raison pour laquelle Hervé Vilard lui a écrit une chanson.

En changeant le moteur, nous avons également améliorer la direction en ajoutant des cables pour que les moteurs tournent en même temps que le safran. Ca permet de faciliter les manoeuvres au port et de tourner plus facilement. Mais ça ajoute une résistance à la barre, et au pilote automatique dont on se passerait bien quand on est à la voile.

Nous testons donc l’ajout d’un crochet afin de pouvoir enlever ces cables lorsque l’on est à la voile.

Nous nous approchons donc de Capri et des gros yachts d’au moins 30 mètres de long qui sont ancrés juste devant le mouillage que nous avons repéré sur Navily. Il est donc temps de redémarrer le moteur et de faire chuter la grand voile. Mais petit problème, Pierre ne parvient pas à re-attacher le crochet à la direction principale. Il me fait signe de continuer le temps qu’il y parvienne. Par chance, il y a du bon vent, ce qui nous permet de rester à bonne distance de ces yachts. Ouf ! Quelques minutes plus tard, tout est rentré dans l’ordre et nous jetons l’ancre à l’emplacement prévu.

Alors cette île ?

Capri, Ô Capri… Pour nous, Capri c’est fini ! On est clairement pas tombés amoureux de cette île. Le mouillage que nous avions trouvé, qui est l’un des seuls mouillage « sauvages » accessible, est loin d’être idéal. Il se trouve à proximité du port, du coté nord de l’île. Il y en un autre au côté sud, mais il n’est pas sur ces jours ci à cause de la direction du vent.

La hauteur d’eau notre mouillage est de 17 mètres, c’est le mieux que nous puissions faire. Il est impossible de se rapprocher plus près de la côte à cause de digue et de bouées réservées aux bateaux touristiques. En plus de la profondeur un peu trop grande pour notre chaine, le mouillage est rendu très inconfortable voire dangeureux par les allées et retour incessants des bateaux de tourisme qui créent de grosses vagues et des remous très désagréables. Bien sur, nous pourions aller au port, mais il n’est pas très grand et certainement hors budget.

Cela fait donc le 3ème jour on nous ne pouvons aller sur terre qu’en soirée. Et nous avons du écourter notre séjour car le téléphonne de Pierre s’est jeté à l’eau… si si c’est ce qu’il s’est passé.

C’est quand même l’outil de travail de Pierre, heureusement, presque tout est en ligne, à l’exception de quelques contacts et des photos de Procida. Je ne peux même pas lui donner le mien car depuis Palma, je n’ai moi-même plus de téléphonne car mon écran s’était cassé au point qu’il était inutilisable.

Il n’y a aucun magasin de téléphonie donc nous devons quitter Capri en urgence et rejoindre une ville.

31 juillet 2018

Après avoir jaugé les mouillages sur Navily, nous nous décidons pour Salerne. Celui de Naples n’est pas sur selon certains commentaires, et ceux de Positano, Sorente sont trop profonds.

Nous voici partis pour une belle journée de navigation. Les vagues sont de taille raisonnable et le vent, soufflant de dos, tourne autour des 10-15 noeuds, enfin c’est ce que nous pensons car une fois de plus la girouette n’affiche plus rien.

Nous longeons la fameuse côté Amalfitaine, et passons à moins d’1 mile de 2 gigantesques yachts ancrés. On se sent bien petits et bien pauvres a côté d eux, mais toujours aussi libre.
Le soleil est au rendez vous, plusieurs bateaux sont visibles à l horizon. Nous essayons plusieurs agencement de voile en fonction de la direction du vent.

Itinéraire capturée depuis une application marine. Capri - Salerne
Bon pas une très bonne moyenne j’avoue, mais nous avons oublié d’arreter l’itinéraire

A quelque miles de l’arrivée, les vagues augmentent un peu. Nous pensons y lire un vent de force 4. Jusque là tout va bien, les vagues sont dans notre dos. Nous sommes toujours un peu inquièts et restons sur nos gardes car la météo ne s’est pas souvent avérées juste depuis le début de notre périple. Mais une fois le Cap d’Orso franchi, le vent se couche et la houle tombe d’un coup.

Salerne

Nous arrivons enfin dans un mouillage entouré de ports, dont le fond est sableux et la profondeur de 5 mètres : un mouillage comme on les aime.

(D’ailleurs, on l a tellement aimé qu’on y est resté un trop longtemps)

Ce mois d’août dans cette région est synonyme d’orage. Presque tous les jours à la même heure, de gros nuage s’accrochent sur les hauteurs et s’en suit une demi-heure de pluie et d’éclairs, accompagnés de temps en temps par des rafales. L’une d’elles a même emporter le maillot préfère de Pierre. Je vous demande une minute de silence pour sa mémoire…… Merci

A quelques minutes à pied de la plage se trouve un carrefour market que nous visitons régulièrement pour y acheter de la charcuterie a la découpe. Ca ne coûte rien et c’est tellement bon, surtout la spiana picante, qui est l’équivalent italien du chorizo piquant je dirais. On abuse de l’apéro, parfois on en oublie de souper.

D’abord c’est bizarre de se retrouver de nouveau dans une grande ville. De reprendre un bain de foule dans les allées commerçantes. Mais nous nous imprégnons vite de son ambiance. Nos chaussures, enfin nos tongs s’usent à force d’aller-retour entre la feretéria et la washerette. Nos mollets s’élargissent à cause des rues pentues.

Cette ville regorge de petites surprises. En cherchant une laverie automatique, nous tombons sur les vestiges d’un viaduc par exemple. La rue principale est pavée de marbre et la cathédrale, assez humble de l’extérieur renferme une crypte qu’il faut visiter. Elle est couverte entièrement de marbre. C’est difficile à expliquer mais les fresques sont en marbre et il y a des inserts de marbre bleus dans le marbre blanc. On peut se demander combien d’années ont été nécessaires pour réaliser ce chef-d’oeuvre.

Un jour, un week-end probablement, nous restons à bord toute la journée. Des petits bateaux se mettent autour de nous et des bateaux qui ont également jetés l’ancre. Il y a notamment un beau catamaran appelé Danica 1. L’un d’eux jete son ancre très près de ce cata et se rend compte au moment de repartir que son ancre est accrochée à la leur. Ils galèrent à se démêler , laissant une petite griffe au passage (selon le blog de Danica). Le cata glisse pendant une dizaine de mètres et semble se replanter . Mais par précaution détective Chouchou les contacte sur Facebook. Ils n’ont pas vu le message, mais le soir en allant marcher, nous les croisons et finalement ils nous invitent à manger avec eux. Glen et Mary sont des canadiens (anglophones) qui remontent vers Gibraltar car apparement, leur visa ne leur autorise à rester en Méditerranée que 3 mois. Un peu court…

Chose étrange par contre, cela fait depuis qu’on est entrés en Italie que Pierre cherche un plat de pâtes carbonara, les vraies. On a parcouru toute la ville, et pas moyen de trouver un restaurant qui fait ça, des pizzas en veux-tu en voila ( en même temps on est à 1h de Naples) mais pas de pates carbonara, en entrée comme en plat. Pour se consoler, on s’est envoyé pas mal de part de pizza à 1, 50 euros.

Le 15 aout, nous n’avions plus vraiment de notion des dates, nous sommes tranquillement posés sur le bateau, quand de nombreux bateaux, qui ressemblent à des bateaux de pêcheurs, viennent s’ancrer dans notre baie. Et pas mal de gens sont dessus. Sur la rue qui bordent la mer, les gens commencent à s’amasser. Puis un plus gros bateau de pêche slalome entre les bateaux et va s’amarrer sur un ponton construit pour l’occasion. En sort un grand tableau entouré de fleurs et qui doit représenter la vierge. Du bateau, on ne voit pas très bien. Mais finalement, sans le vouloir, on était au première loge pour assister à cette célébration. Peu après, des feux d’artifices apparaissent à différents endroits sur la côte. C’est un peu étrange en pleine journée mais c’est toujours chouette à voir.

Un autre jour, nous rencontrons un couple allemand sur leur voilier Hobo2, Peter et Damijana. Oui oui, encore un Pierre, on a arrêté de compter après le 5ème, vous avez suivi vous ? Ils nous informent qu’on s’est déjà croisés à Fiumicino. C’était eux le bateaux au pavillon allemand. Un bateau comme le notre, on en croise pas souvent alors c’est facile de nous repérer. Nous sympathisons et nous les invitons à un barbecue.

Nous marchons beaucoup pendant notre séjour, quelque fois pour aller acheter au chinois à l’autre bout de la ville acheter une toile pour notre cinéma en plein air, une autre pour trouver une laverie automatique, un autre jour, nous craquons et achetons une guitare pour apprendre à la jouer et faire les hippies sur la plage, mais finalement nous ne l’utiliserons que 3 fois. D’autres jours, nous devons trouver un café ou restaurant avec wifi pour que Pierre puisse travailler quand la 4G n’est pas bonne et que le Wifi du bar de plage n’arrive pas jusqu’au bateau. Et bien sur, nous allons souvent à la Ferreteria/Shipchandler/le magasin pour bateau, pour y acheter, un disque de mouillage, une pâte pour réparer le bateau quand il est dans l’eau (ça n’a pas marcher, remplacer la bouteille de gaz, essayer de réparer la girouette, ou tout simplement rever à ce qu’on aurait pu acheter si on avait plein de sous.

Autre  » activité » interessante : il y a des bars dire$ ctement sur la rue où l’on peut boire un verre d’Aperol Spritz (de 2 à 6 euros selon la taille) et même acheter des goodies. Ce sont les vrais apérols, super bon. En voici la recette :

Dans un grand verre a vin, déposez des glaçons, versez le Prosecco et l’apérol en quantité égale, ajoutez un trait d’eau pétillante et garnissez d’une rondelle d’orange.

Nous apprenons un peu tout les jours des traditions italiennes modernes. Par exemple, ils mettent des vetements très classe et se promènent sur la rue qui longent le quai, la lungamare trieste, quand la chaleur est tombée, vers 5h30. A ce moment là, on se sent vraiment sous-habillé.

Nous savions déjà qu’ils aimaient sortir le week end en petit bateau et s’accoler, mais le bronzage à la plage est aussi un sport national. Dès le matin, la plage commence à se couvrir de serviettes de plage et les parasols ombragent les patchs de sables restant. Et tous les matins, la même musique provenant du petit cabanon nous réveille. Ca doit être le hit de cet été. Allez, on se la met.

Un autre sport national, c’est le saut dans l’eau. Un jour, un père et son fils sont venus nous demander s’ils pouvaient sauter du bateau, le père parlait aussi espagnol donc on a pu se comprendre. Et un autre jour, deux ados sont venus près du bateau mais on n’a rien compris à ce qu’il disait, peut être qu’ils voulaient faire pareil.


Salerne est un bon point de départ pour visiter les grandes villes du centre d’Italie grâce à la gare bien desservie et les nombreux ferrys y transitent.

Nous prenons le train à 2 reprises pour aller visiter Pompéi et Naples

Pompéi

C’est parti pour une journée visite. Nous sommes un peu anxieux de laisser le bateau tout une journée seul, mais nous avons bien regardé la météo. Certains disent qu’il faut toujours avec quelqu’un à bord en tout temps. On comprend le principe mais en pratique c’est difficilement applicable, à moins d’avoir un skipper, et encore. Cela voudrait dire que l’on devrait visiter à tour de rôle les villes. C’est tout de suite moins romantique comme idée. Et les navigateurs solo ne pourraient pas aller se ravitailler à terre, ou alors devrait payer une fortune le port.

Pour garder un oeil sur la position du bateau, nous laissons un téléphone à bord, un pas trop récent de préférence avec une application pour ancre et la 4G activée. Et nous autorisons le téléphone que nous emmenons à accéder à la trace, en plus de configurer l’envoi de message en cas de dépassement du rayon défini.

Revenons à nos moutons. Le trajet en train dure un peu moins de 40 minutes et puis, il faut rejoindre les ruines. Là, pour être honnete, nous nous sommes fait arnaquer. Nous entrons dans la librairie de la gare pour acheter un guide, afin de l’ajouter à notre collection, et le vendeur nous propose une navette pour le prix de 5 euros par personne. Finalement ce n’était pas si loin que ça et nous ferons le trajet retour à pied.

Arrivés à l’entrée des ruines, il est temps de… faire la file pour acheter des tickets ! Yeaaah. Pendant que nous attendons, des personnes passent pour proposer leur services de guides et ce n’est pas donner. Mais nous avons notre guide papier et nous aimons déambuler plutôt que suivre. Le prix est de 11 euros par personne.

Le site est incroyablement grand. Ce n’est pas encore aujourd’hui que nos pieds se reposeront. Le petit guide est correct, mais les numéros ne correspondent pas. Il y a beaucoup de gens groupés au premiers numéros, les places centrales, et puis presque personne dans le reste du « parc ».

Nous n’avons pas vraiment trouvé de lieux où il y aurait des vidéos explicatives. Peut-être n’avons nous pas chercher assez. Et nous pensions voir les celebres amants de Pompéi, mais ils n’étaient pas dans le musée.

On regrette un peu qu’il n’y ait pas un espace reconstruit ou en réalité augmentée pour qu’on se représente la vie à cette époque. Qui sait, il faut peut être encore attendre quelques années.

En revenant sur le bateau, on regarde le c’est pas sorcier consacré à Pompéi et un autre documentaire pour se rappeler. On aurait peut être du le faire avant mais on pensait avoir plus d’informations sur le site archéologique.

Il y a aussi moyen de monter sur le Vesuve, on passe d’ailleurs devant en train. Mais nous ne l’avons pas fait.

Je laisse la videos de c’est pas sorcier si jamais. Je ne saurais donner de meilleures explications qu’eux.

En bref, nous avons apprécié visiter ce site célèbre, mais nous avons eu un peu du mal à nous représenter comment c’était. Et quand on pense à l’horreur que ça a du être, c’est dommage de ne pas pouvoir rendre hommage à ces gens qui ont été surpris par la nature. Au moins nous avons participé à l’entretien des lieux en payant notre ticket d’entrée.

Naples

On reprend le train pour une ville mythique d’Italie, celle où la pizza est née ! Spoiler alert : nous n’en mangerons pas.

En sortant du train, il nous faut marcher quelques temps pour trouver le centre historique et nous nous perdons un peu à cause de travaux.

Les rues sont bourrés de gens, il y a même des files devant certaines échoppes et pizzeria. De nombreuses boutiques touristiques proposent des portes clefs et souvenirs avec un piment nous pensons ? Peut-être un produit local ? On s’attendait plutôt à voir des souvenirs pizza à tout va.

Mais apparement ce n’est pas du tout un piment mais une corne d’abondance, ils l’apellent « cornicello ». Nous ne le saurons que bien après.

Au milieu de la rue touristique, des petits chariots proposent des granita au citron pour 2 euros. Allez tant pis, on fait les touristes. On retrouve un pépin dans notre boisson ce qui nous fait dire que c’est fait avec du vrai citron, un fruit qui pousse dans cette région depuis des centaines d’année au moins. C’est bon et rafraichissant, on a bien fait de faire les touristes.

Nous vagabondons dans les rues. On est surpris par le spectacle d’églises entourées de grilles et remplies d’ordures. Hormis cela, c’est une belle ville vivante. On se perd dans les quartiers résidentiels, les marchés, on reprend le train pour un arrêt quand on a été trop loin. On aime bien faire ça, souvent on trouve de belles pepites et on a l’impression de s’imprégner un peu mieux de la ville. Mais là nos pieds souffrent.

Pour seule carte, nous avons un plan que nous avons pris au sortir de la gare. Et c’est moi qui fait le guide. Pas une très bonne idée.

Après avoir marché un peu pour rien, nous faisons demi tour pour aller visiter le chateau. Nous passons par la rue commerçante et la gallerie qui nous rappelle un peu celle de Milan dans sa structure.

C’était une longue journée. On retiendra la belle cathédrale, la rue principale, le beau chateau et bien sur la granita.

Cette traversée de ~ 240 miles est la plus grosse traversée que nous ayons fait jusque-là. C’est aussi l’une des plus grosses traversées que l’on peut faire en méditerranée. Nous avions une petite appréhension car cela représentent quelques jours en mer sans réseau.

Je reviens à Minorque le 24 mai et retrouve Pierre et Jacques qui va nous aider. J’amène avec moi une nouvelle girouette que Jacques monte directement. Je découvre aussi que le pilote automatique est réparé. Ouf ! Sans ces 2 choses-là, la traversée allait être moins drôle.

La météo nous annonce une bonne fenêtre de vent pour les 5 prochains jours, à partir du lendemain, par contre le vent ne nous poussera pas. Jacques nous explique qu’il est très rare d’avoir ce genre de vent et qu’il faut donc profiter de cette semaine de mer tranquille et de vents cléments.

1er jour

Nous partons donc le lendemain 25 mai de la baie de Mao vers midi, car c’était l’heure ou le vent se levait.

En sortant de notre mouillage, nous découvrons de petites vagues venant de face. Bon… la météo s’est encore trompée. Il va falloir nous y habituer, ça semble récurrent… Nous prenons le bon cap, le vent vient pile de face, nous devons donc tirer des bords.

Nous jetons la ligne de pêche à la mer. Un flotteur remontera à la surface pour nous avertir si quelque chose a mordu. Croisons les doigts.

Nous essayons de calculer le juste milieu entre cap et vitesse. Les vagues ont un peu grossis 1,50, certaines à 2m, rien de dangereux, quelques gerbes d’eau nettoient l’avant du bateau, celui-ci se comporte très bien. Mais ça bouge un peu, si bien que je suis nauséeuse. Pas de chance… je vais avoir un peu de mal à faire des quarts cette nuit. Heureusement que Jacquouille est là pour aider Pierre. Le pilote tient donc ils peuvent en profiter pour boire un petit verre.

Quelques heures plus tard, Pierre vient me réveiller en criant : « DAUPHINS ! ». J’oublie subitement mon mal de mer et cours près des filets en n’oubliant pas d’attraper mon appareil photo au passage. Il y en a partout ! Sans connaitre exactement leur nombre, nous pensons qu’il y en avait au moins une trentaine.

Même après en avoir vu plusieurs fois, nous sommes toujours émerveillés par le spectacle qu’ils nous offrent. C’était d’autant plus impressionnant avec les vagues. Et la cerise sur le gâteau, c’est de savoir (enfin de croire) qu’ils venaient pour nager avec nous car cette fois-ci, ils ne pouvaient pas nous prendre pour un bateau de pêcheur, puisque nous étions à la voile. C’est peut-être une théorie stupide, mais c’est plus chouette de penser comme ça.

Après ce magnifique moment, je retourne dormir difficilement car les vagues qui tapent contre la coque font des bruits perturbants.

Les premiers quarts se passent bien pour nos deux hommes malgré l’absence de vent et sa direction toujours pourrie. Les vagues ont un peu diminués, mais pas assez pour décider de mettre le moteur sans paniquer. En plus, nous n’avons pas assez d’essence pour faire tout le voyage au moteur. Il faut donc avancer lentement, mais surement.

Et là, le pilote décide de faire grève, il ne veut plus tenir. Quel dommage, il n’aura marché que quelques heures… Cette traversée risque de nous paraitre plus longue…

Cette première nuit prend fin, nous avons parcouru approximativement 90 miles.

2 ème jour

Nous décidons de faire dévier le cap vers la Sardaigne car la météo annonçait un vent contraire de 25 nœuds dans les bouches de Bonifacio le lundi, nous n’avancerions pas. Cela nous rajoute quelques miles, mais c’est pour le mieux. Seulement, petit problème… le vent baisse encore, et vient encore plus dans notre nez, à croire qu’il se joue de nous… Nous continuons à faire des bords… pas le choix… Mais pour avancer à une allure correcte, il faut faire des bords carrés, ce qui veut dire, ne pas progresser beaucoup sur la distance qui nous sépare de notre destination. Ce deuxième jour sera un peu inutile, si bien que la nuit, nous décidons d’allumer le moteur. Toutes les 2 heures, nous réessayons de monter les voiles pour nous faire gagner 1 nœuds, mais le vent est tellement faible qu’elles faseyent.

Nous n’avons que de 40 miles vers la Sardaigne. Pas terrible….  Mais nous avons encore vu des dauphins ! Ça nous remonte le moral. Nous avons aussi vu des jets d’eau très loin sur l’horizon. Surement une très grosse baleine.

3 ème jour

…et dernier jour, sans connexion. Le vent ne veut toujours pas se lever, nous faisons le même cinéma que cette nuit. Nous n’avons plus beaucoup d’essence donc nous n’avançons pas… Mais au petit matin, nous apercevons enfin la terre. Incroyable et bizarre sensation à la fois, qu’est-ce que ça doit être après une transatlantique.

Une tortue à moitié endormie passe à côté de nous, un casque de chantier, du plastique, encore du plastique… Quelle tristesse. Une heure avant d’atteindre les côtes, nous remontons la ligne de pêche. Toujours pas de poissons… et on comprend pourquoi ! L’hameçon au bout de la cuillère a disparu. Simplement détaché ou arraché par un poisson, nous ne saurons jamais… mais ce qui est sûr, c’est que ce n’est pas encore pour aujourd’hui le poisson au barbecue…

Plus que quelques miles avant l’arrivée, et plus que quelques litres d’essence aussi. Tant pis pour le temps perdu, nous arrêtons le moteur. Il faut quand même que nous gardions de l’essence pour le mouillage.

Après 52 heures en mer, nous entrons dans une jolie baie au nord-ouest et nous jetons l’ancre. Il reste à peine 1 ou 2 litres dans notre bidon. Il y a un port juste à côté, il faut maintenant espérer qu’il y ait une pompe et qu’elle propose de l’essence.

Mais pour l’heure, c’est dodo ! 2 nuits de quarts (bon une pour moi, ok !), c’est éprouvant…

4 ème jour

Le lendemain, nous chargeons les bidons dans le dinghy et partons à la recherche de la pompe. Après avoir mal interprété les infos d’un italien, nous rencontrons un français qui nous renseigne. Et après avoir fait le plein pour un montant exorbitant… on voit bien qu’on a quitté l’Espagne… il nous rejoint pour nous aider à transporter tous ces bidons. Et nous cherchons sa femme sur le chemin pour un petit tour du bateau. C’est marrant comme nous rencontrons plein de gens curieux de voir un wharram en vrai. Très gentil couple, ils nous invitent ensuite à monter sur leur voilier et gouter un petit vin local accompagné d’un morceau de fromage. Nous sommes assez surpris quand ils nous disent qu’ils n’ont pas aimé la Corse. Sans tout à fait nous dire pourquoi, ils nous disent plusieurs fois qu’il faut rester en Sardaigne. Mais nous ne pouvons pas, nous devons être en Corse pour le 30 car nous avons un dîner de prévu. D’ailleurs ça se rapproche.

Nous avions prévu de partir directement mais une grosse drache (comme en Belgique), suivi d’un orage nous est tombé dessus. Nous avons donc reporté ça au lendemain.

5 ème jour

Nous sommes maintenant le 29 et il nous reste 100 miles à parcourir pour arriver à Porto Vecchio. C’est faisable… si la mer est calme. Mais elle nous oblige à nous arrêter dans un port. Chose que nous n’avions plus fait depuis… Carthagène. Pas grave, nous avons droit à une vraie douche… chose que nous n’avons pas fait depuis… non je rigole.

6 ème jour

Vers 2h du matin, les vagues se calment et nous repartons. Mais le vent n’étant toujours pas avec nous (qu’est qu’on a bien pu te faire), nous n’atteindrons pas Porto Vecchio aujourd’hui. Nous nous arrêterons à Bonifacio.

Vers 7h du matin, je relève Jacquouille et prend la barre. La grand-voile est montée mais vu le non-vent, elle fait office de décoration. Mais au moins, nous serons prêts s’il y a 10 minutes de vent. Le soleil tape déjà fort donc je m’assois dans l’ombre de la voile, une main sur le gouvernail. Toutes les dix minutes, je me relève pour faire un tour d’horizon. Personne.

Jusqu’à ce qu’il soit 9-10h. Au moment de jeter un coup d’œil aux alentours, je vois un bateau à moteur noir qui se dirige à tout allure dans notre direction. Il ne dévie pas de sa course. C’est donc bien la douane qui va nous accoster. Désolé les gars, il faut vous réveiller. On descend vite la grand-voile, même pas le temps de se mettre face aux vent. On installe les défenses et ils s’amarrent. A l’abordage ! Ah non… Ils nous demandent nos papiers et font un tour très rapide du bateau. On est un peu soulagé car Jacques nous avait raconter que ceux qui l’avaient contrôlé avaient tout retourné. Faut dire qu’après 3 jours de nav, il n’y avait plus grand-chose à retourner chez nous.

Ils restent bien 45 minutes à faire des recherches dans leur bateau avec nos documents d’identité en main. Et puis ils s’en vont. Aussi rapidement qu’ils sont venus. Et nous reprenons notre route.

Nous arrivons vers 16h à Bonifacio dans une crique ou il faut s’attacher au rocher. Une première pour nous. Et surement une dernière, c’est trop de chipotage. Pierre a dû se tremper jusqu’au cou pour nous passer les cordes. Mais l’avantage, c’est que nous pouvons quitter le bateau l’esprit tranquille, et les mains pleines de sacs de lessive.

Cette traversée a été plutôt positive, pas de gros problèmes, de méchantes météo. Nous avons vu tous les jours des dauphins. Mais nous regrettons d’avoir dû consommer autant d’essence.

Nous nous excusons pour la longue absence, nous allons vous expliquer ce qui s’est passé.

 

Fin septembre, notre moteur pourri a définitivement rendu l’âme, il nous a fallu en trouver un autre rapidement. Ça n’a pas été chose facile. Nous avons finalement réussi à en trouver un, plus petit, un mercury 25cv, fin novembre. Nous l’avons changé de place pour gagner un peu en maniabilité. Il était sur le coté et avec l’aide de Jacques, nous l’avons mis au milieu et avons rajouté des cables liés à la direction pour que le moteur tourne en même temps. Maintenant il tourne en march arrière !! 🙂

Puis nous avons fait un petit test et nous nous sommes rendus compte que l’achat d’un nouveau moteur n’avait pas régler les problèmes de l’ancien, à savoir qu’il fait des drôles de bruits quand il y a des vagues… affaire à suivre

Nous voulions faire la traversée vers les Caraïbes et étions déjà très en retard, et pas très confiant, il faut l’avouer.

Mais mi décembre, nous avions quand même démarrer vers Gibraltar en espérant être aux Canaries pour début janvier. Mais le destin… l’univers… dieu… appelez le comme vous voulez, nous a fait savoir son désaccord. Premièrement la météo a fait exactement l’opposé de ce qui était annoncé. Pas de vent, des vagues et dans le mauvais sens. Donc nous avons décidé d’attendre dans une crique à l’abri. Et là, Pierre a reçu plein d’appels pour son travail, juste quand l’ordinateur a cessé de fonctionner. Et en plus, on lui demandait de revenir en Belgique la semaine suivante. Et le meilleur, le moteur s’est mis plusieurs fois en sécurité, nous laissant à la merci des vagues, ce qui n’était pas pour nous rassurer.

Nous étions assez irrité de devoir faire demi tour alors que nous avions dit au revoir à tout le monde, mais il fallait se rendre à l’évidence, ce n’était pas le moment de partir à l’autre bout du monde.

 

Nous avons donc décidé de revenir à notre toute première idée qui était de faire la Méditerranée afin de gagner de l’expérience, et puis parce que ça aurait été dommage de manquer la corse, la Sardaigne, la Grèce, …

 

Donc nous avons attendu la fin de l’hiver, ce qui nous a laissé le temps d’améliorer le moteur

D’après plusieurs personnes, les bruits du moteurs pourraient provenir de la distance entre le réservoir d’essence et le moteur, car lorsqu’il y avait des vagues, l’arrivée ne se feraient pas bien. Nous avons donc installé un jerrican a proximité du moteur. Mais ça n’a pas réglé le problème.

Entre temps, les bites d’amarrages en bois ont cassés au port, nous les avons donc remplacés par d’autres en métal.

Nous avons en passant demandé conseil à notre vendeur de pièces qui nous a expliqué que le problème venait surement de l’inclinaison du moteur et de l’hélice pas adaptée à la taille de notre bateau. Pour en commander une nouvelle, il fallait montrer l’autre, et donc la démonter. Pour avancer un petit peu et nous rapprocher du magasin, nous avons navigué de Cartagène à la Mar Menor. Pas sans avoir quelques chose qui casse évidemment… Le câble de la direction s’est coupé, sans aucune raison. Nous avons donc barré à l’ancienne. Nous avons passé le pont qui sépare la Meditérannée de la Mar Menor sans encombre, heureusement que le moteur était lié aux barres de directions.

 

Nous avons démonté l’hélice et avons donc commandé la nouvelle et acheté un  ancien câble de direction au passage, en acier avec une couche de silicone autour. Il fallait attendre une semaine à cause des fêtes de pacques. Nous avons essayé de remplacer le câble de la direction mais celui ci était trop court… pas grave, il fallait aussi remplacé celui du moteur qui avait rouillé.  Les fêtes passées, nous avons reçu et installé la nouvelle hélice, incliné le moteur et remplacé l’autre cable de direction. Le moteur se comporte miux mais ce n’est pas encore parfait, il n’aime toujours pas les vagues. Nous avons également remis de la peinture la où c’était nécessaire, collé le nom du bateau et d’autres choses encore. Nous étions prêts…

 

Le 8 avril, nous avons donc quitté la mar Menor pour voguer sur la mer méditérannée.

Oui mais… les problèmes ne se sont pas arrêtés là.

 

Nous sommes montés jusqu’à Calpe, pour n’avoir que 10h de traversée vers Ibiza. Nous avions d’abord pensé à l’île de Benidorm, les vagues s’intensifiaient et le vent tournait autour du rocher, nous sommes donc repartis pour 3h sans vent dans la nuit noire et froide. Et c’est là que le pilote automatique nous a lâché.

Nous avons donc reporté la traversée afin de le réparer à Calpe, en nous disant qu’ils auraient peut être les pièces, et pour moins cher. Et heureusement, car nous serions tombé dans une tempête avec 40 nœuds et 6 mètres de vagues. Le vent et les vagues grossissant, nous avons voulu nous rapproché de la falaise, mais l’ancre était coincée sur elle-même. En essayant de la retirer, elle a cassé son socle, nous donnant un bon coup de chaud au passage. Nous avons donc attaché tout çà, mis une corde pour éviter que la chaine ne tire sur le guindeau et avons attendu qu’un plongeur repasse près de nous pour lui demander son aide.

Le lendemain était une très bonne journée, nous sommes partis faire un petit tour dans la ville. Le calme avant la tempête.

Les jours suivants, le vent a bien soufflé, avec des rafales jusqu’à 35 nœuds et c’est là où l’ancre a commencé à glisser. Nous avons une ancre charrue qui se replantent mais avons préféré bouger avant de se retrouver coincé dans le filet de pêcheur derrière nous, et surtout dans les rochers. Le vent était tellement fort que le moteur avait tout le mal du monde a faire avancer le bateau pour remonter l’ancre, ce qui a cassé encore plus le socle. Et la direction s’est bloqué au passage. Nous avons même pensé a abandonner l’ancre.  C’était une journée pour tester nos nerfs… Mais nous avons survécu.

Nous nous sommes installés dans une petite cala, où Jacques nous a rejoins pour réparer le socle, un hauban. Nous avons aussi appris que la pièce du pilote automatique ne pouvait pas être réparée. Nous nous sommes fait chassé de l’endroit pas des policiers et avons trouvé une autre cala. Au moment de ramener Jacques à terren, le lanceur de moteur pour le dinghy a cassé aussi. J’imagine qu’il faut qu’on s’habitue à avoir tous les jours quelque chose à réparer.

Et le dimanche 15 avril, nous avons traversé vers Formentera. Nous n’avons pas eu de vent pendant la matinée et puis vers midi les dauphins sont venus nous faire coucou, nous amenant du bon vent au passage. J’expliquerai tout ça dans un autre article, vous avez assez lu pour aujourd’hui.

 

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L’aventure a débuté !

Merci pour votre lecture. Et surtout merci à toi Jacquouille pour ton aide !!

Après avoir reçu les papiers de la désormais ancienne propriétaire, nous informons au chef de travaux, Juan, qu’il peut officiellement commencer à travailler. Et de notre côté, nous engageons les démarches pour l’immatriculation et l’assurance. Comme le déplacement semble être risqué, nous préférons être couverts.

Juan nous envoie régulièrement des photo et vidéos pour nous montrer l’avancement du chantier. Il nous amène aussi des mauvaises nouvelles : le bois à pourri dans les trous à cause de la pluie

et de l’humidité. Malgré cela et une chaleur suffocante, ils avancent bien.

Arrive le jour du déplacement, on panique un peu depuis notre camion, car c’est un transport particulier, mais tout se passe bien et le montage se fait sans soucis.
Et là, arrive les problèmes… On découvre que le moteur que nous avions acheté chez un concessionnaire n est en fait pas révisé, les allers retour chez ce vendeur entraîné une perte de temps et d’énergie considérable. Celui-ci oublie constamment des pièces et ne semble pas très disposé à nous aider.

En voulant monter les voiles, on se rend compte que la grand voile est absente et qu’on a pas de génois.  Mais ce n’est rien, par chance il y  a une grand voile dans un magasin de seconde main.

Il manque aussi une girouette, donc Pierre fait tous les magasins aux alentours pour en trouver une. Et c’est comme ça avec pas mal de trucs.

Jacques, l’ex beau-père de Pierre, arrive deux jours avant la mise à l’eau et aide aux dernières réparations.

La veille du grand jour, le vendeur du moteur vient quand même le régler, et nous sommes donc prêt le ramener à Cartagena.

A 14h, ça y est tout est prêt, les ouvriers du chantiers pilotent leur grosse machine télécommandée jusqu’au bateau. Le stress montent très rapidement. Les ouvriers hésitent, n’étant pas habitués à un tel bateau, pas très rassurant. Heureusement rien ne bouge quand ils soulèvent le cata.

10 minutes, plus tard, (et oui ça n’avance pas vite…) l’ariki est prêt à toucher l’eau. Tout le monde se met en position pour voir s’il n’y a pas d’infiltrations d’eau, on retient son souffle, et… Ouf ! Il ne coule pas. C’est déjà bien. Il faut dire qu’on ne l’a jamais vu dans l’eau donc on avait ce doute.

La machine s’en va, on détache les amarres, on allume le moteur, et la… c’est le drame.. Aucune puissance dans la marche arrière, ça ne tourne pas du tout, nous sommes dans un port avec des yachts et voiliers de luxe autour du nous, à la dérive… On arrive sans savoir comment à s’amarrer à un quai vide, sans rien toucher. Le miracle du jour. Et là, vous vous en douterez bien, on n’est pas content. On appelle le gars du moteur qui nous dit qu’il ne peut pas se déplacer car il est plus que 3 heures de l’après-midi… qu’on a qu’à l’attendre jusqu’à demain dans le 2ème port le plus cher au monde… On a beau lui dire que c’est scandaleux, honteux, pas sérieux, il s’en fout.. Le pire c’est qu’il nous dit que le problème vient d’une pièce manquante (encore?!!) et qu’on a qu’à la découper dans un bidon.

On a pas tellement le choix, du coup on le fait. Et on arrive a démarrer comme ça.

Au passage, nous aimerions dire un grand merci à Juan et son équipe de rescateveleros.com qui ont fait du super boulot ! S’ils ne nous avaient pas aidé pour le moteur, nous n’aurions jamais pu partir.

Si vous êtes à Palma, n’hésitez par à les contacter pour vos réparations ou pour un sauvetage, ils sont formidables.

 

 

Première étape de l’aventure : L’achat du bateau
Buying a boat

Mai 2017

Nous ne sommes qu’à quelques jours du départ pour l’Espagne afin d’apprendre à naviguer avec Jacquouille. Pendant que je fais les valises, Pierre vient près de moi et me dit qu’il a trouvé notre bateau. Je dois battailler pour ne pas qu’on s’emballe. En effet, ce wharram répond à beaucoup de nos critères, il est à Palma de Majorque, l’annonce affirme qu’il est prêt à partir et il est dans notre budget. C’est peut-être un signe. Nous contactons la propriétaire et nous planifions une visite pour le milieu du mois de juin. Nous tenterons d’y aller en voilier, vu que c’est notre itinéraire.

Juin2017
Nous voilà sur le voilier sous un beau soleil. Nous avons du renoncer à la traversée vers Ibiza et Palma en raison du vent contraire et des vagues de face. Nous irons donc en avion le jour venu.

Nous recevons des nouvelles de la propriétaire qui ne saura être présente, ce sera un de ses amis qui nous fera la visite. Elle nous donne le numéro du chantier ou est entreposé le bateau. Première nouvelle, celui-ci se trouve à 10 km dans les terres et nous ne pourrons donc pas tester le bateau dans l’eau.
Nous appelons donc la directrice du chantier qui nous apprend qu’il est démonté, que le moteur avait été volé auparavant et qu’il y a des trous à réparer,…

On décide quand même d’aller voir, on a déjà pris nos billets de toute façon.

Nos billets étant très (trop) tôt le matin, nous arrivons avant l’ami. Impossible de rater le bateau, il est immense.

 

Comme nous sommes en avance, nous visitons déjà l’intérieur du bateau et inspectons les dommages. Il y a plein de pièces éparpillées partout sur le chantier, si bien qu’on ne sait pas ce qui va où, ou même si cela fait parti du bateau.

 

dommage de la coque

le bateau vue de l’arrière, sans plancher

 

la boite du moteur

Un dommage de la coque

L’ami arrive, qui n’est pas vraiment un ami, sans surprise il ne connait rien au bateau.
Il va nous chercher un devis réalisé par le chantier pour rendre le bateau navigable et là, notre mâchoire se disloque et touche terre, il est 2 fois plus élevé que le prix du bateau… Autant dire qu’il est bien en dehors de notre budget. Je vous laisse imaginer la déception que nous avons ressenti.

Nous prenons tout de même une copie du devis pour la consulter et c’est plus tard que nous avons remarqué que certains points du devis pouvaient être retirés.

La propriétaire nous dit qu’elle avait fait faire un devis moitié moins cher,… on hésite un bon moment et on finit par se dire qu’on va tenter une offre ridicule et si elle accepte, ce serait un signe de l’univers.

Quelques jours plus tard, l’univers nous a répondu… La propriétaire nous laisse le bateau pour un peu plus que l’offre que nous avions faite. Entre-temps, nous avions trouvé une autre entreprise pour les travaux : http://rescateveleros.com/.
Et voila comment nous avons acheté notre Wharram ariki 47  !

La découverte du monde

Cet article sera probablement sujet à modification puisque notre projet va sûrement évolue au fil du temps.

Pierre fait du kite, et son rêve absolu est de tenir un tout petit bar sur la plage et de donner des cours de kite entre les cocktails. Moi de mon côté, je rêve de paysages sauvages, de sable blanc et de mer chaude pour faire des photos, et pourquoi pas une petite hutte en guise de studio. La Belgique pour ça c’est pas l’idéal.

Mais alors, où est-ce?

Au début de notre réflexion sur un départ, nous avions envisagé le panama, le Costa Rica, le Vietnam,… mais sans savoir ce qu’est vraiment la vie au quotient là-bas. Les prix des billets d avions ont un peu compromis notre prise de décision à l’époque, jusqu’à ce qu on se rendent compte qu’au final, ce n était pas possible de choisir un pays sans en connaître une multitude d’autres. De la nous sommes partis sur un projet de tour du monde, sans limite de temps.

Je vous ai déjà expliqué pourquoi nous avions choisi l option du bateau, mais ce que je ne vous ai pas dit, mais que vous avez peut être devine, c est que nous ne voulons pas être de grand navigateurs, faire les caps et faire demi tour des qu on aperçoit la terre. Notre projet consiste à rester proche des côtes le plus longtemps possible et à faire des traversées quand c est nécessaire.

En plus de cela, nous ne souhaitons pas aller dans les ports, et préférer le mouillage et pourquoi pas s’échouer sur une plage.

Une fois sur place, nous allons visiter les villes, faire du bénévolat, nous imprégner de la culture, rencontrer d’autres voyageurs,…

Pour l instant, nous ne prévoyons pas trop en avance, parce que cela nous obligerait à fixer des dates, ou des périodes, et nous ne voulons pas nous presser. Si. nous devons attendre une semaine que le bon vent se montre, nous le ferons, c est une question de sécurité. Ce sera un peu complique de prévoir les vacances de nos proches, mais la sécurité passe avant tout.

Et peut être qu’ un jour, on trouvera l’endroit qui nous donnera envie de ne pas partir. Et ce sera une autre aventure. Mais comme je l’ai dit, nous ne voyons pas si loin.

(Nous serions heureux d entendre vos périples ! )

Notre volonté de voir d’autres horizons comportait de nombreux problèmes, dont le transport.

Nous avons d’abord envisagé l’option de notre camion aménagé dans lequel nous vivons. Il est super mais faire le tour du monde avec entraînerai beaucoup de contraintes, et de frais.

Premier problème, c’est un camion, et il n’y a que Pierre qui ait le permis C, c’est trop imposant à conduire pour moi. Ensuite, il y a le gros problème de l’essence, celui des douanes et péages, les mauvaises routes et certains pays à passer, les entretiens à faire et les extras qui peuvent survenir, sans oublier qu’il faudra à un moment prendre un ferry. D’autres le font, mais les frais vont avec la taille de l’engin. Nous ne pensons pas avoir de grosses rentrées d’argent et notre budget étant limité, nous avons écarté cette option.

Il y avait aussi la solution du sac à dos. Ca ne nous tentait pas trop mais nous avons quand même évalué la possibilité. Le problème, c’est qu’on avait cette impression de temporaire, et que l’on ne souhaitait pas devoir retourner en Belgique au bout d’un moment. Je me trompe surement sur cette expérience, mais quand on ne le sent pas, on ne peut rien y faire.

Est venu un jour sur le tapis l’idée du bateau, d’abord comme une blague, et plus les mois passait, plus cela semblait une bonne idée. L’un des gros avantage est qu’on a notre maison partout avec nous. C’était d’abord Pierre le plus convaincu, moi je réfléchissais à un camping car 4×4, je me disais que l’idée allait bien lui sortir de la tête un jour. Puis une nuit ou je n’arrivais pas à dormir, j’ai commencé à penser budget, essence, temps, papier, blablabla. C’est la ou j’ai pris conscience que le bateau serait parfait, à quelques problèmes près : le budget, et la navigation.

Pierre étant plusieurs mois en avance par rapport à moi, il avait déja fait toutes ses recherches de marques, consulté des centaine de forums et c’était déjà fait une idée de ce qui pourrait nous convenir.

Nous avions déjà une petite préférence pour les catamarans pour une vie au quotidien. Nous avons établis une taille minimum afin de se sentir en sécurité lors des traversées. De plus, il fallait une taille en cabine suffisante pour que Pierre ne soit pas courbé en continu.

En plus de cela, il faut un minimum d’instruments pour que le bateau soit prêt pour le tour (voiles et moteur en bon etat, frigo, sondes, pilote auto,…) pour un budget très limité. Nous ne avions pas de préférence pour le matériel mais quelque chose de facile à réparer serait l idéal.

La recherche a débuté !

Bonjour à tous et à toutes !

Pour bien commencer cette aventure avec vous, il me semblait important de nous présenter un petit peu et de vous expliquer ce que nous allons tenter de faire avec ce blog.

Nous sommes un couple de Belgique qui avons décidé de sauter le pas et de partir faire le tour du monde. Nous avons longtemps réfléchi et avons opté pour le catamaran, et pas n’importe lequel : un Wharram. Plus de détails dans un prochain article.

A l’écriture du blog et aux réseaux sociaux, c’est moi, Anne-Sophie, mais vous pouvez m’appeler Chouchou. Dans les grosses lignes, je suis photographe, j’ai 24 ans (je vous le dit même si je trouve qu’un nombre ne définit par une personne) et je suis une grosse trouillarde mais je me soigne.

L’autre moitié du couple, c’est Pierre, il a pas trop envie qu’on parle de lui, mais vous apprendrez à le connaitre, au fur et à mesure des posts. Il y a tellement de choses à dire que je ne sais pas par ou commencer. Il a 29 ans. Il est dans le monde de l’informatique, des solutions, des technologies, c’est difficile à expliquer. Il a déjà pas mal voyagé étant petit, notamment le canada, le Sénégal, Tenerife,…
Lui par contre n’a peur de rien ou presque.

La grosse question, je suppose, c’est pourquoi faisons-nous ça ? Nous sentons qu’il y a autre chose que ce monde d’apparence et de consommation, nous ne savons pas quoi, où cela se trouve, ou même si nous pourrons le trouver un jour, mais nous sommes certains que ca vaut le coup de le chercher. Certains dirons que c’est juste de la fuite, que l’herbe n’est pas plus verte ailleurs,… C’est peut être vrai, mais nous sentons que cette vie n’est pas faite pour nous.
Alors pourquoi tricoteurs de souvenirs? Cela vient d’une expression qu’utilise la matriarche de la famille de Pierre : « Il faut se tricoter de souvenirs pour nos vieux jours ». Tout se qui restera sur notre lit de mort, ce ne sera pas les biens que nous aurons accumulés, ni la réputation que l’on se sera faite, mais bien les souvenirs que l’on aura crées.
Ca nous a travaillé pendant plus d’un an, et on en ai venu à la conclusion que nous devions partir.

Ce que nous espérons dans ce blog, ce n’est pas que vous adoptiez notre mode de vie, mais que peut être nos aventures permettent de faire rêver, d’inspirer une personne, ou deux, ou trois.

Nous serions ravis d’entendre vos histoires et de savoir comment vous êtes arrivés ici.

A très bientôt