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Après avoir visiter Rome, nous vous emmenons, dans cette article, à Ponza, Ventotene, Ischia, Procida, Capri, Salerne, Pompéi, Naples

24 juillet 2018

Nous restons encore une semaine dans ce port abandonné, histoire de refaire le plein de courses, de travailler dans un endroit calme, et d’attendre une bonne fenêtre météo. Deux autres voiliers jettent l’ancre autour de nous, un allemand et un drôle de voilier à moteur qui a surêment jeté son ancre sur la nôtre.

Les gardes-cotes viennent nous informer que nous dérangeons, et nous demandent de nous en aller, mais nous leur informons que nous bougerons que le lendemain car le vent est trop fort ( et notre ancre est probablement entortillé avec celle du bateau bizarre qui a recommencé sa manoeuvre quatre fois).

Le lendemain, nous nous rendons compte que nos bidons d’essence sont assez pauvres, on se dit que les gendarmes ne vont pas revenir tout de suite et que l’on a peut etre encore une heure… que neni,…

A peine le dinghy amaré au petit port, après avoir informé le gérant de notre présence, nous voyons arrivé les gardes-côtes, qui montent sur notre bateau. Sans gêne. Ils appellent le boss, qui les informent que nous sommes partis faire quelque courses avant de partir. Pourtant il nous annonce qu’ils l’ont enregistrés en bateau abandonné… sans déc****r

Nous n’osons pas retourner dessus car s’ils nous obligent à bouger nous ne saurions pas où aller. Et si c’est pour payer une journée complète de port pour 30 minutes de courses, surtout que les ports alentours sont trop petits pour notre confort de manoeuvre et qu’on risque ne pas trouver d’essence.

Finalement nous decidons d’aller remplir ces bidons, après que le boss les ai un peu calmé et enguelé au passage, car gener dans un port abandonné, c’est un peu gros comme argument.

Petite mésaventure qui n’est finalement qu’une anecdote puisqu’il ne s’est rien passé de grave. Nous hissons les voiles et prenons le cap de Ponza, qui est à 70 miles de notre ancrage à Fiumicino.

Nous parvenons à naviguer à la voile jusqu’à l’ile, en ajustant légèrement afin de prendre les vagues de 3/4 arrière. La « route » est très agréable malgré le passage près des ferrys. Nous croisons même un policier à jet-ski qui nous informe qu’il faut rester à distance d’une régate en cours. Nous apercevons même le gagnant franchir la ligne d’arivée.

Ponza

Nous arrivons à Ponza de nuit, ce n’est vraiment pas ce que nous préferons, surtout que le vent semble changer de direction toutes les minutes, nous faisons plusieurs tentatives d’ancrage avant de trouver le bon angle. Il y a quelque rochers au alentours donc nous ne sommes pas sereins mais nous passons quand même une bonne nuit.

25 juillet 2018

Au petit matin, on se rend compte de la distance qui nous sépare du bateau d’à coté, peut mieux faire. Le vent à pas mal tourné et nous pensons que notre ancre est sous son bateau, et vu le vent qui monte, nous ne nous sentons pas à l’aise dans cette crique, et nous décidons d’aller dans la suivante. Ca nous rapprochera en même temps de la ville. Nous l’informons de notre départ au cas où mais finalement, il n’y a aucun problème et nous pénétrons dans la vaste crique, où beaucoup de bateaux ont déja jeté l’ancre. Nous sommes entourés de murs blancs imposants qui nous protègent du vent, et l’eau turquoise et transparente ne met pas longtemps à être fendue par nos plongeons.

Photo des falaises de Ponza
Ponza

Un peu de snorkeling sous les rochers et nous démarrons le moteur du dinghy pour une petite visite de la ville. Après un long moment, nous y sommes enfin !

Une partie du chemin vers Ponza en accéléré

Pierre a un appel professionnel en cours, donc je marche un peu au hasard et il me suit. De jolies ruelles, des boutiques atypiques, et unle glace au gout non-identifié plus tard, c’est reparti pour le trajet en dinghy.

Sans attendre le lendemain, nous levons l’ancre et partons pour Ventotene.

Nous pouvons faire toute la navigation à la voile, ça fait du bien !

Ventotene

Les fonds sont rocailleux et il est très délicat de trouver un patch de sable. Pierre se jete à l’eau pour reperer les lieux mais rien n’y fait, les cailloux ont des formes étranges, on dirait presque une ville abadonnée sous marine. On se lance, on verra bien.

Chose étrange que nous remarquons, les poissons stagnent derrière le bateau à cause du courant. Comme nous n’avons pas vraiment trouvé de bon spots de snorkeling jusque là, nous ne tardons pas à enfiler nos masques. C’est là que je me rends compte qu’il faut vraiment que je m’entraine à la plongée et à l’apnée…

On ne le voit pas sur les photos mais il y avait beaucoup de poissons

Il est temps de faire un tour dans la ville, le moteur a demarré fort heureusement. Les rues sont vides, il fait très c’est l’heure de la sieste, quelle idée de sortir maintenant. Les supermarchés sont fermés, nous errons sans destination, sans carte, peut être que nous tomberons sur une découverte surprise. Au détour d’un chemin de terre, nous tombons sur un billet de 5 euros, la voilà notre surprise ! Ce n’est peut-être pas grand chose, un apéro jambon, un cocktail, un pack d’eau, nous sommes content.

Notre vie est pour l’instant assez minimaliste, et nos préoccupations assez basiques : est-ce qu’il nous reste assez d’eau à boire? aurons-nous assez d’essence pour nous déplacer en cas de tempête? allons nous retrouver notre maison au retour des courses où sera-t-elle dans les rochers. Ca remet vraiment en perspective les détails qui nous encombraient la tête en Belgique. Nous prenons des douches spartiates, nous évitons de faire des repas qui demandent beaucoup de gaz ou d’ustensiles, nous lavons notre vaisselle à l’eau de mer. Pour certains cela peut paraître archaïque et trop privatif comme vie, mais pour nous, c’est tout l’inverse. On se sent plus libres, plus connectés à la nature et aux gens.

Prochaine étape, Ischia. La levée de l’ancre s’est déroulée doucement. La chaine s’était coincée dans les rochers et nous avons du zigzager pour la remonter.

Ischia

Nous arrivons le soir, dans une crique preque vide, un couple bronze sur une petite barque mais il ne tarde pas à partir. Le fond est tapissé d’algues, nous ajoutons un peu de chaine. La nuit va être calme donc nous ne nous inquiétons pas. Si la météo reste bonne, nous irons sur terre demain.

28 juillet 2018

Au petit matin, nous sommes surpris de voir une ribambelle de petits bateaux à moteur, sortir du port, qui se trouve à 5 minutes en dinghy, pour s’ancrer tout autour de nous. Les minutes passent et les mètres carrés d’eau libre disparaissent. On en vient à se demander comment il reste des algues sur le fond si ces moteurs sortent tous les week ends depuis le début du mois.

Nous n’oserons pas sortir jusqu’au départ du dernier bateau proche, qui forcément est le dernier bateau à partir. C’est assez étrange comme ces italiens aiment la proximité, nous le remarquons sur les plages et aujourd’hui, où jusqu’à cinq bateaux s’attachent les uns aux autres.

Il est 19 h quand nous mettons enfin un pied à terre. Nous y faisons un petit tour et nous y achetons le repas du soir. Ces temps ci, nous ne faisons pas de grosses courses, seulement de quoi manger le soir et de l’eau. La file est immense, si bien que quand nous sortons, il est déja l’heure de rentrer au bateau.

Pierre voulait voir s’il savait toujours le faire

29 juillet 2018

Aujourd’hui, nous sommes dimanche et nous sentons que les moteurs ne vont pas tarder à revenir, et pas question de rester coincé entre ces bateaux et risquer que quelqu’un nous touche. Nous levons l’ancre et prenons le cap de Procida. Il y a un peu de trafic sur le chemin, mauvais signe. En effet, en arrivant, on comprend vite que cette journée va être comme la précédente.

Procida

Au moins la crique est plus grande et le fond est partagé entre des parcelles de sable et d’algues. Nous mouillons dans 10 mètres d’eau. Très vite, comme la veille, il n’y a plus un mètre carré d’eau. Comme hier, nous restons jusqu’au soir, et comme hier, le dernier bateau à partir est celui à coté de nous. A 19h, nous rapprochons le bateau de la ville, pour que son accès soit plus facile, et pour que la hauteur d’eau diminue.

Nous sautons dans le dinghy et nous voilà à terre. Les couleurs des batiments melés au coucher du soleil donne un spectacle époustoufflant. Cette ville est vraiment mon coup de coeur de ce voyage, c’est malheureux que nous ayons perdu les photos en même temps que le téléphone. Les ruelles se terminent en escalier et croisent d’autres rues de manière étrange. Nous escaladons les allées pentues pour manger une pizza avec la vue sur la baie, pour garder un oeil sur le bateau au passage. Puis nous allons faire une balade nocturne au fort.

30 juillet 2018

Après une bonne nuit, nous repartons, pas le temps. Nous devons dejà reflechir à l’hiver. Nous ne savons pas où nous allons mettre le bateau ni quand nous devrons arreter. La grèce est une option mais elle n’est pas tout près.

En route pour Capri !

Sur le chemin, une corde du lazy jack (pour les non-marins, il s’agit d’un arrangement pour retenir la grande voile quand on la fait tomber, histoire qu’elle ne se mette pas partout), se coince dans le système de la grand voile, et Pierre me fait monter à la moitié du mat pour la décoincer. La côte est encore loin et les vagues petites donc tout se passe sans de problème. C’est la première fois que je monte au mat, à cause de mon vertige, et bizarrement je n’ai pas eu peur.

Capri

Nous hésitons à aller visiter cette île car elle est réputée pour être chère, et nous n’apprécions pas vraiment les stations balnéaires où les plages sont inaccessibles au grand public car elles sont privatisées par les hôtels. Pourtant nous sommes curieux de connaître la raison pour laquelle Hervé Vilard lui a écrit une chanson.

En changeant le moteur, nous avons également améliorer la direction en ajoutant des cables pour que les moteurs tournent en même temps que le safran. Ca permet de faciliter les manoeuvres au port et de tourner plus facilement. Mais ça ajoute une résistance à la barre, et au pilote automatique dont on se passerait bien quand on est à la voile.

Nous testons donc l’ajout d’un crochet afin de pouvoir enlever ces cables lorsque l’on est à la voile.

Nous nous approchons donc de Capri et des gros yachts d’au moins 30 mètres de long qui sont ancrés juste devant le mouillage que nous avons repéré sur Navily. Il est donc temps de redémarrer le moteur et de faire chuter la grand voile. Mais petit problème, Pierre ne parvient pas à re-attacher le crochet à la direction principale. Il me fait signe de continuer le temps qu’il y parvienne. Par chance, il y a du bon vent, ce qui nous permet de rester à bonne distance de ces yachts. Ouf ! Quelques minutes plus tard, tout est rentré dans l’ordre et nous jetons l’ancre à l’emplacement prévu.

Alors cette île ?

Capri, Ô Capri… Pour nous, Capri c’est fini ! On est clairement pas tombés amoureux de cette île. Le mouillage que nous avions trouvé, qui est l’un des seuls mouillage « sauvages » accessible, est loin d’être idéal. Il se trouve à proximité du port, du coté nord de l’île. Il y en un autre au côté sud, mais il n’est pas sur ces jours ci à cause de la direction du vent.

La hauteur d’eau notre mouillage est de 17 mètres, c’est le mieux que nous puissions faire. Il est impossible de se rapprocher plus près de la côte à cause de digue et de bouées réservées aux bateaux touristiques. En plus de la profondeur un peu trop grande pour notre chaine, le mouillage est rendu très inconfortable voire dangeureux par les allées et retour incessants des bateaux de tourisme qui créent de grosses vagues et des remous très désagréables. Bien sur, nous pourions aller au port, mais il n’est pas très grand et certainement hors budget.

Cela fait donc le 3ème jour on nous ne pouvons aller sur terre qu’en soirée. Et nous avons du écourter notre séjour car le téléphonne de Pierre s’est jeté à l’eau… si si c’est ce qu’il s’est passé.

C’est quand même l’outil de travail de Pierre, heureusement, presque tout est en ligne, à l’exception de quelques contacts et des photos de Procida. Je ne peux même pas lui donner le mien car depuis Palma, je n’ai moi-même plus de téléphonne car mon écran s’était cassé au point qu’il était inutilisable.

Il n’y a aucun magasin de téléphonie donc nous devons quitter Capri en urgence et rejoindre une ville.

31 juillet 2018

Après avoir jaugé les mouillages sur Navily, nous nous décidons pour Salerne. Celui de Naples n’est pas sur selon certains commentaires, et ceux de Positano, Sorente sont trop profonds.

Nous voici partis pour une belle journée de navigation. Les vagues sont de taille raisonnable et le vent, soufflant de dos, tourne autour des 10-15 noeuds, enfin c’est ce que nous pensons car une fois de plus la girouette n’affiche plus rien.

Nous longeons la fameuse côté Amalfitaine, et passons à moins d’1 mile de 2 gigantesques yachts ancrés. On se sent bien petits et bien pauvres a côté d eux, mais toujours aussi libre.
Le soleil est au rendez vous, plusieurs bateaux sont visibles à l horizon. Nous essayons plusieurs agencement de voile en fonction de la direction du vent.

Itinéraire capturée depuis une application marine. Capri - Salerne
Bon pas une très bonne moyenne j’avoue, mais nous avons oublié d’arreter l’itinéraire

A quelque miles de l’arrivée, les vagues augmentent un peu. Nous pensons y lire un vent de force 4. Jusque là tout va bien, les vagues sont dans notre dos. Nous sommes toujours un peu inquièts et restons sur nos gardes car la météo ne s’est pas souvent avérées juste depuis le début de notre périple. Mais une fois le Cap d’Orso franchi, le vent se couche et la houle tombe d’un coup.

Salerne

Nous arrivons enfin dans un mouillage entouré de ports, dont le fond est sableux et la profondeur de 5 mètres : un mouillage comme on les aime.

(D’ailleurs, on l a tellement aimé qu’on y est resté un trop longtemps)

Ce mois d’août dans cette région est synonyme d’orage. Presque tous les jours à la même heure, de gros nuage s’accrochent sur les hauteurs et s’en suit une demi-heure de pluie et d’éclairs, accompagnés de temps en temps par des rafales. L’une d’elles a même emporter le maillot préfère de Pierre. Je vous demande une minute de silence pour sa mémoire…… Merci

A quelques minutes à pied de la plage se trouve un carrefour market que nous visitons régulièrement pour y acheter de la charcuterie a la découpe. Ca ne coûte rien et c’est tellement bon, surtout la spiana picante, qui est l’équivalent italien du chorizo piquant je dirais. On abuse de l’apéro, parfois on en oublie de souper.

D’abord c’est bizarre de se retrouver de nouveau dans une grande ville. De reprendre un bain de foule dans les allées commerçantes. Mais nous nous imprégnons vite de son ambiance. Nos chaussures, enfin nos tongs s’usent à force d’aller-retour entre la feretéria et la washerette. Nos mollets s’élargissent à cause des rues pentues.

Cette ville regorge de petites surprises. En cherchant une laverie automatique, nous tombons sur les vestiges d’un viaduc par exemple. La rue principale est pavée de marbre et la cathédrale, assez humble de l’extérieur renferme une crypte qu’il faut visiter. Elle est couverte entièrement de marbre. C’est difficile à expliquer mais les fresques sont en marbre et il y a des inserts de marbre bleus dans le marbre blanc. On peut se demander combien d’années ont été nécessaires pour réaliser ce chef-d’oeuvre.

Un jour, un week-end probablement, nous restons à bord toute la journée. Des petits bateaux se mettent autour de nous et des bateaux qui ont également jetés l’ancre. Il y a notamment un beau catamaran appelé Danica 1. L’un d’eux jete son ancre très près de ce cata et se rend compte au moment de repartir que son ancre est accrochée à la leur. Ils galèrent à se démêler , laissant une petite griffe au passage (selon le blog de Danica). Le cata glisse pendant une dizaine de mètres et semble se replanter . Mais par précaution détective Chouchou les contacte sur Facebook. Ils n’ont pas vu le message, mais le soir en allant marcher, nous les croisons et finalement ils nous invitent à manger avec eux. Glen et Mary sont des canadiens (anglophones) qui remontent vers Gibraltar car apparement, leur visa ne leur autorise à rester en Méditerranée que 3 mois. Un peu court…

Chose étrange par contre, cela fait depuis qu’on est entrés en Italie que Pierre cherche un plat de pâtes carbonara, les vraies. On a parcouru toute la ville, et pas moyen de trouver un restaurant qui fait ça, des pizzas en veux-tu en voila ( en même temps on est à 1h de Naples) mais pas de pates carbonara, en entrée comme en plat. Pour se consoler, on s’est envoyé pas mal de part de pizza à 1, 50 euros.

Le 15 aout, nous n’avions plus vraiment de notion des dates, nous sommes tranquillement posés sur le bateau, quand de nombreux bateaux, qui ressemblent à des bateaux de pêcheurs, viennent s’ancrer dans notre baie. Et pas mal de gens sont dessus. Sur la rue qui bordent la mer, les gens commencent à s’amasser. Puis un plus gros bateau de pêche slalome entre les bateaux et va s’amarrer sur un ponton construit pour l’occasion. En sort un grand tableau entouré de fleurs et qui doit représenter la vierge. Du bateau, on ne voit pas très bien. Mais finalement, sans le vouloir, on était au première loge pour assister à cette célébration. Peu après, des feux d’artifices apparaissent à différents endroits sur la côte. C’est un peu étrange en pleine journée mais c’est toujours chouette à voir.

Un autre jour, nous rencontrons un couple allemand sur leur voilier Hobo2, Peter et Damijana. Oui oui, encore un Pierre, on a arrêté de compter après le 5ème, vous avez suivi vous ? Ils nous informent qu’on s’est déjà croisés à Fiumicino. C’était eux le bateaux au pavillon allemand. Un bateau comme le notre, on en croise pas souvent alors c’est facile de nous repérer. Nous sympathisons et nous les invitons à un barbecue.

Nous marchons beaucoup pendant notre séjour, quelque fois pour aller acheter au chinois à l’autre bout de la ville acheter une toile pour notre cinéma en plein air, une autre pour trouver une laverie automatique, un autre jour, nous craquons et achetons une guitare pour apprendre à la jouer et faire les hippies sur la plage, mais finalement nous ne l’utiliserons que 3 fois. D’autres jours, nous devons trouver un café ou restaurant avec wifi pour que Pierre puisse travailler quand la 4G n’est pas bonne et que le Wifi du bar de plage n’arrive pas jusqu’au bateau. Et bien sur, nous allons souvent à la Ferreteria/Shipchandler/le magasin pour bateau, pour y acheter, un disque de mouillage, une pâte pour réparer le bateau quand il est dans l’eau (ça n’a pas marcher, remplacer la bouteille de gaz, essayer de réparer la girouette, ou tout simplement rever à ce qu’on aurait pu acheter si on avait plein de sous.

Autre  » activité » interessante : il y a des bars dire$ ctement sur la rue où l’on peut boire un verre d’Aperol Spritz (de 2 à 6 euros selon la taille) et même acheter des goodies. Ce sont les vrais apérols, super bon. En voici la recette :

Dans un grand verre a vin, déposez des glaçons, versez le Prosecco et l’apérol en quantité égale, ajoutez un trait d’eau pétillante et garnissez d’une rondelle d’orange.

Nous apprenons un peu tout les jours des traditions italiennes modernes. Par exemple, ils mettent des vetements très classe et se promènent sur la rue qui longent le quai, la lungamare trieste, quand la chaleur est tombée, vers 5h30. A ce moment là, on se sent vraiment sous-habillé.

Nous savions déjà qu’ils aimaient sortir le week end en petit bateau et s’accoler, mais le bronzage à la plage est aussi un sport national. Dès le matin, la plage commence à se couvrir de serviettes de plage et les parasols ombragent les patchs de sables restant. Et tous les matins, la même musique provenant du petit cabanon nous réveille. Ca doit être le hit de cet été. Allez, on se la met.

Un autre sport national, c’est le saut dans l’eau. Un jour, un père et son fils sont venus nous demander s’ils pouvaient sauter du bateau, le père parlait aussi espagnol donc on a pu se comprendre. Et un autre jour, deux ados sont venus près du bateau mais on n’a rien compris à ce qu’il disait, peut être qu’ils voulaient faire pareil.


Salerne est un bon point de départ pour visiter les grandes villes du centre d’Italie grâce à la gare bien desservie et les nombreux ferrys y transitent.

Nous prenons le train à 2 reprises pour aller visiter Pompéi et Naples

Pompéi

C’est parti pour une journée visite. Nous sommes un peu anxieux de laisser le bateau tout une journée seul, mais nous avons bien regardé la météo. Certains disent qu’il faut toujours avec quelqu’un à bord en tout temps. On comprend le principe mais en pratique c’est difficilement applicable, à moins d’avoir un skipper, et encore. Cela voudrait dire que l’on devrait visiter à tour de rôle les villes. C’est tout de suite moins romantique comme idée. Et les navigateurs solo ne pourraient pas aller se ravitailler à terre, ou alors devrait payer une fortune le port.

Pour garder un oeil sur la position du bateau, nous laissons un téléphone à bord, un pas trop récent de préférence avec une application pour ancre et la 4G activée. Et nous autorisons le téléphone que nous emmenons à accéder à la trace, en plus de configurer l’envoi de message en cas de dépassement du rayon défini.

Revenons à nos moutons. Le trajet en train dure un peu moins de 40 minutes et puis, il faut rejoindre les ruines. Là, pour être honnete, nous nous sommes fait arnaquer. Nous entrons dans la librairie de la gare pour acheter un guide, afin de l’ajouter à notre collection, et le vendeur nous propose une navette pour le prix de 5 euros par personne. Finalement ce n’était pas si loin que ça et nous ferons le trajet retour à pied.

Arrivés à l’entrée des ruines, il est temps de… faire la file pour acheter des tickets ! Yeaaah. Pendant que nous attendons, des personnes passent pour proposer leur services de guides et ce n’est pas donner. Mais nous avons notre guide papier et nous aimons déambuler plutôt que suivre. Le prix est de 11 euros par personne.

Le site est incroyablement grand. Ce n’est pas encore aujourd’hui que nos pieds se reposeront. Le petit guide est correct, mais les numéros ne correspondent pas. Il y a beaucoup de gens groupés au premiers numéros, les places centrales, et puis presque personne dans le reste du « parc ».

Nous n’avons pas vraiment trouvé de lieux où il y aurait des vidéos explicatives. Peut-être n’avons nous pas chercher assez. Et nous pensions voir les celebres amants de Pompéi, mais ils n’étaient pas dans le musée.

On regrette un peu qu’il n’y ait pas un espace reconstruit ou en réalité augmentée pour qu’on se représente la vie à cette époque. Qui sait, il faut peut être encore attendre quelques années.

En revenant sur le bateau, on regarde le c’est pas sorcier consacré à Pompéi et un autre documentaire pour se rappeler. On aurait peut être du le faire avant mais on pensait avoir plus d’informations sur le site archéologique.

Il y a aussi moyen de monter sur le Vesuve, on passe d’ailleurs devant en train. Mais nous ne l’avons pas fait.

Je laisse la videos de c’est pas sorcier si jamais. Je ne saurais donner de meilleures explications qu’eux.

En bref, nous avons apprécié visiter ce site célèbre, mais nous avons eu un peu du mal à nous représenter comment c’était. Et quand on pense à l’horreur que ça a du être, c’est dommage de ne pas pouvoir rendre hommage à ces gens qui ont été surpris par la nature. Au moins nous avons participé à l’entretien des lieux en payant notre ticket d’entrée.

Naples

On reprend le train pour une ville mythique d’Italie, celle où la pizza est née ! Spoiler alert : nous n’en mangerons pas.

En sortant du train, il nous faut marcher quelques temps pour trouver le centre historique et nous nous perdons un peu à cause de travaux.

Les rues sont bourrés de gens, il y a même des files devant certaines échoppes et pizzeria. De nombreuses boutiques touristiques proposent des portes clefs et souvenirs avec un piment nous pensons ? Peut-être un produit local ? On s’attendait plutôt à voir des souvenirs pizza à tout va.

Mais apparement ce n’est pas du tout un piment mais une corne d’abondance, ils l’apellent « cornicello ». Nous ne le saurons que bien après.

Au milieu de la rue touristique, des petits chariots proposent des granita au citron pour 2 euros. Allez tant pis, on fait les touristes. On retrouve un pépin dans notre boisson ce qui nous fait dire que c’est fait avec du vrai citron, un fruit qui pousse dans cette région depuis des centaines d’année au moins. C’est bon et rafraichissant, on a bien fait de faire les touristes.

Nous vagabondons dans les rues. On est surpris par le spectacle d’églises entourées de grilles et remplies d’ordures. Hormis cela, c’est une belle ville vivante. On se perd dans les quartiers résidentiels, les marchés, on reprend le train pour un arrêt quand on a été trop loin. On aime bien faire ça, souvent on trouve de belles pepites et on a l’impression de s’imprégner un peu mieux de la ville. Mais là nos pieds souffrent.

Pour seule carte, nous avons un plan que nous avons pris au sortir de la gare. Et c’est moi qui fait le guide. Pas une très bonne idée.

Après avoir marché un peu pour rien, nous faisons demi tour pour aller visiter le chateau. Nous passons par la rue commerçante et la gallerie qui nous rappelle un peu celle de Milan dans sa structure.

C’était une longue journée. On retiendra la belle cathédrale, la rue principale, le beau chateau et bien sur la granita.

Nous avons passé 3 mois en Italie, donc pour ménager l’ordinateur, je divise ce récit en plusieurs parties

13 juillet 2018

On quitte la Corse pour la terre italienne, mais pour ne pas se faire prendre par la météo très changeante, on préfère passer par les îles. On voulait aller directement à Elbe pour gagner un peu de temps, mais le vent vient pile dans notre nez donc direction Capraia !

Le bateau avance super bien, il n’y a pas beaucoup de vent, seulement 10 noeuds mais on arrive à atteindre les 7 noeuds de vitesse. C’est tellement agréable d’être à la voile. On aimerait que ça arrive plus souvent, ce serait plus économique en plus.

Pas mal de bateau sont ancrés près des falaises mais il y a encore trop de vent pour qu’on puisse visiter l’ile sans stresser. On se rapproche au maximum de la ville, quitte à ancrer dans 10 mètres d’eau. Miracle, il n’y a plus de vent !

C’est drôle ce paradoxe entre notre joie quand il y a du vent pour naviguer et notre gêne quand on vient de s’arrêter et qu’il y en a encore.

Superbe endroit, il n’y a pas trop de bateaux autour de nous,… et j’ai parlé trop vite. D’autres voiliers arrivent au compte goute et s’ancre assez près.

Après un saut dans l’eau (c’est une manière comme une autre de s’imprégner de l’endroit), nous partons visiter l’île. Pour sortir de notre mouillage il faut grimper des grosses marches et nous faisons quelques pauses en route pour admirer la vue.

Capraia, la perception des distances est vraiment faussée quand on est à bord…

Coup de foudre pour cette ile, surtout pour Gizem qui dit même qu’elle aimerait bien y habiter plus tard.

Plein de fleurs partout, des ruelles pavées comme on aime, des fontaines, des gens super sympas, …

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La rue le long du port tout mignon dégage une sérénité envoutante. Mais on ne peut pas rester 1 jour de plus.

Vite vite

14 juillet 2018

On veut avoir au moins 1 jour pour faire Rome avant qu’elles repartent donc il faut se dépêcher. Pas le temps de s’arrêter à Elbe trop longtemps. On fait juste le plein, en oubliant au passage de baisser la grand voile.

Pierre fait une bonne action au passage en ramenant au port 2 personnes dont le moteur du dinghy (qui coute plus cher que notre bateau) est tombé en panne.

C’est reparti pour avaler les miles. On monte les voiles mais le vent n’est pas très constant. On arrive quand même à économiser de l’essence.

Quand le vent se cache, il fait tellement chaud qu’on se refroidit en se jetant des sauts d’eau de mer toutes les 10 minutes. Quand on ne sait pas se jeter dans l’eau, c’est l’eau qui vient à nous.

Quand il fait chaud et qu’il n’y a pas de vent, on se rafraîchit comme on peut.
Thank you, Christine and Peer, for this awesome gift !

On voit enfin la côte italienne : Piombino. Ca fait bizarre de voir cette ville de la mer. En 2015, on avait fait un road trip dans notre camping camion et étions passés par là en espérant trouver un spot de kite surf.

Photo de Piombino de 2015

La nuit arrive et il va falloir faire des quarts. On se décide sur 3h et on implique les filles qui feront leur quart ensemble avec toujours quelqu’un qui dort à coté.

Pas grand chose à faire, il n’y a ni vent ni vagues, et la route est assez droite. De temps en temps replacer la corde qui maintient la roue coincée, vu que le pilote auto est défaillant.

C’est trop calme… J’aime pas trop beaucoup ça… J’préfère quand c’est un peu trop plus moins calme.

Tout se passe bien, on ne croise personne, il y a juste un cargo qui nous dépasse très loin. Quand c’est mon tour de surveiller, Pierre me dit qu’on a quand même éviter la cata. Pendant le quart des filles, on est passé tout près d’un paquet d’îles qui ne s’affichent pas correctement sur la carte. Pas du tout leur faute, il fallait zoomer super fort pour les voir, il n’y a ni phare ni attention sur la carte, super dangereux !!! Remercions notre bonne étoile. Dorénavant, nous scannerons la carte centimètres par centimètres.

15 juillet 2018

Enfin nous arrivons à Rome ! Enfin à Fiumicino, où on s’ancre dans un port pas terminé, une eau peu profonde et une protection moyenne, ça serait parfait pour visiter Rome. Par contre l’eau est pire que la mer du nord…

Nous sommes dimanche et il nous faut absolument de l’eau, on est à sec et ce n’est pas qu’une métaphore. Le magasin le plus proche se trouve à 30 minutes à pieds, mais dans quel trou est-ce qu’on est.

On sympathise avec le patron du port de pêcheurs, et il nous permet d’accrocher le dinghy à un ponton.

Les bords de routes sont assez tristes à voir, plein de sacs poubelles et de detritus. On avait déjà constaté ça auparavant. On ne comprend pas trop comment sont organisés les services de propreté…

Tant pis si la vue du bateau est loin d’être idyllique, le but c’est quand même de voir Rome ! et c’est pour demain

16 juillet 2018

On se lève tôt et c’est parti pour visiter Rome… ou plutôt c’est parti pour le long voyage vers la capitale !

D’abord il faut marcher 40 minutes pour se faire dire que l’agence de locations ne proposent pas de scooter, du coup on attend le bus pendant 1h pour aller à l’aéroport, pour prendre un train pour arriver à la gare de Termini. On va dans une agence de location de scooter à proximité et voilà, fiou… Finalement un taxi aurait couté moins cher et aurait été plus rapide On prend 2 scooters 125 afin de pouvoir emprunter l’autoroute.

Bon j’avoue, je panique un peu car ils sont assez lourds et c’est un peu stressant d’avoir sa soeur à l’arrière. Pierre a bien l’habitude donc pas de problème pour lui.

On a choisi le scooter car en 2012, c’est loin, on avait fait Rome en amoureux et loué un petit 50 pour visiter la ville. On était en août, il faisait super beau, on arrivait à se parquer en face des monuments et aller dans les petites ruelles. On a vraiment vécu la dolce vita pendant quelques jours.

Photo de 2012, et pourtant on s est retrouvés avec les mêmes casques

Cette année, c’est un peu différent. Déja, être au volant, c’est une expérience différente pour moi. Mais surtout, certaines routes ont été modifiées pour qu’on ne puisse pas aller directement sur les places, il y a des panneaux qu’on a jamais vu ailleurs, on peut aller dans un sens mais seul les bus peuvent emprunter le sens opposé. Et il vaut mieux ne pas les rater car l’amande serait salé. La circulation est aussi très dense, mais bon, c’est le problème des grosses villes, on l’avait surement juste oublié.

Avant de visiter, on va manger une pizza dans un resto où on l’achète à la longueur, très drôle et pas mauvais.

Ensuite, on décide de visiter le Forum avant le Colisée. Il y a un peu de file. Comme en 2012, nous allons voir au point d’info touristique où se trouve la meilleure entrée et ils nous dirigent vers une entrée du Palatino.

Nous prenons bien sur le ticket Palatino Forum et Colisée compris.

C’est parti pour une jolie mais assez longue visite. A la fin, on doit même se dépêcher car on ne veut pas manquer le Colisée.

Ensuite, visite du fameux colisée, où nous évitons la grosse file grâce à notre astuce.

Il y a énormément de monde, c’est la queue pour faire une photo avec les sous-sols en arrière plan. On pensait pouvoir voir les autres étages qui sont depuis peu accessibles au public, mais il faut un guide réservé bien à l’avance. Dommage…

Même si nous l’avions déjà visité, c’est toujours impressionnant de marcher là où des personnes il y a des centaines d’années ont marchés, et regarder d’autres humains se faire déchiqueter par des lions,… charmant… et de se dire que ce bâtiment a survécu à la guerre et aux années.

Nos pieds souffrent du piétinement, nous nous asseyons sur quelques marches, qui semblent avoir une histoire particulière car plusieurs guides s’y arrêtent pour expliquer quelques choses dans toutes les langues du monde. Après notre moment sous les feux des projecteurs, nous repartons pour une autre expérience typique italienne, la glace.

De nouveau sur nos scooters, nous avançons entre les voitures jusqu’à proximité de la place de Trévi. Par chance, par hasard ou par la volonté du destin, nous atterrissons dans l’une des gelatéria les plus réputées de Rome, recommandée par la sœur de notre amie.

La place de Trévi est aussi belle que dans notre souvenir, et toujours aussi bondée. On n’échappe pas à la tradition, tout le monde jette une pièce, à l’exception de Pierre qui joue les photographes.

Tant qu’il fait encore jour, nous passons par la place d’Espagne pour contempler le soleil qui se couche derrière ses grands monuments. On les laissent monter quelques marches, nous l’avons fait la dernière fois et on nous y reprendra plus.

Il est déja temps de rentrer car le soleil se couche et le ciel se couvre. Ca sent la pluie arrivée… et c’est la grosse drache. On roule très lentement sur les routes mais ca ne derange personne car il n’y a pas vraiment de voiture. Peut-être était un mauvais signe. Quoi qu’il en soit, il ne nous est rien arrivé et nous sommes arrivés trempés à destination, après avoir fait une halte pour manger une pizza à 22h.

17 juillet 2018

Aujourd’hui le temps n’est pas terrible, il y a un peu de vent, et paniqués comme nous sommes, nous n’osons pas quitter le bateau. Après beaucoup d’hésitations, les filles décident de profiter de leur dernière journée de vacances en retournant à Rome. Malheureusement elles n’ont pas le permis, elles sont donc obligées de se re-farcir la randonnée de la veille.

Vers 20h, le vent s’est calmé, nous sommes content d’être restés sur le bateau car nous avons eu l’impression qu’il a un peu bougé. Nous rejoignons les filles pour qu’elles ne soient pas obligées de rentrer avec le dernier train.

Après un détour par ma place préférée, la place Navona, nous les retrouvons au bord du Tibre, où une lignée de petites échoppes sont installées dans le cadre d’un événement du style « Rome sur l’eau », comme il peut y avoir dans les capitales. Nous nous installons dans un bar à chicha, le plus près de l’eau que nous puissions admirez sa beauté féroce. Nous sommes pile en face d’une mini cascade, et les ballons abandonnés sont bousculés et secoués sans relâche. Il ne vaut mieux pas tomber la dedans.

Sur cette pensée le serveur, contourne la tente pour aller à l’autre bout par le rebord étroit.

Nous faisons un dernier tour nocturne de la capitale avant de rentrer sur le bateau. Au lever du jour, les filles sont sur la digue, l’entrée par le port étant condamnée à cause des vagues. Nous sommes de nouveau seuls sur le bateau.

Rocapina

On démarre assez tôt de la baie de Rondinara, histoire d’aller le plus loin possible avant la tombée de la nuit.

Rondinara

Le vent n’est pas très fort mais une fois les bouches de Bonifacio en vue, il monte juste assez pour sortir les voiles et avancer à une bonne allure. 8 noeuds de vitesse pour 10 noeuds de vent.

Quand nous arrivons en face de Bonifacio, nous avançons assez vite, les vagues viennent de dos, c’est super agréable.

Le vent continue à monter et à 30 minutes de la plage Roccapina, il y a des rafales à 30 noeuds, et les vagues grossissent. Nous descendons la voile de devant mais préférons garder la grand voile pour ne pas perdre de temps. Rappelons qu’elle a un ris naturel du faut de sa taille trop petite pour notre mat et que le wharram est sous toilé de base. Le bateau est un peu plus difficile à manoeuvrer mais nous avons confiance en Te fiti et il ne reste plus qu’à tourner pour s’abriter. Le moteur galère un peu à combattre les rafales mais nous tournons et descendons la grand voile. Le génois se fait prendre par le vent et est à deux doigts d’emporter le dinghy mais pas le temps de l’attacher, il faut vite jeter l’ancre. Il faudrait vraiment un enrouleur…

C’est une très grande baie et nous jetons l’ancre le plus rapidement possible dans 12 mètres d’eau car nous n’avons pas confiance en le moteur..

Juste après un méga yacht de la mort ( oui oui c’est comme ça qu’on les s’appelle) s’ancre juste devant nous.

Le vent monte à 30 noeuds constants avec des rafales à 45. On hésite à bouger pour se rapprocher de la côte mais il y a 5 bateaux et avec notre moteur on se dit que ce ne serait peut-être pas prudent si le vent y est aussi fort là-bas.

On se rend compte qu’un des catamarans est en fait Beluga, le bateau de Didier, rencontré à Porto Vecchio. C’est lui qui nous avait conseillé cette crique par beau temps et il fait actuellement du charter. On le voit justement revenir tranquille dans son gros dinghy, d’une promenade surement.

Il vient nous faire un bref coucou après avoir déposé ses invités à bord. On se dit que même si c’est un marin bien plus expérimenté que nous, il ne laisserait pas son bateau avec des rafales à 45. Il doit y avoir moins de vent pas là.

Après un temps d’hésitation, on se décide à bouger car on a l’impression que l’ancre recule très doucement à cause des à-coups.

Le moteur a beaucoup de difficulté à aller contre le vent mais après 2-3 ronds, on arrive enfin près de Didier et on constate qu’en effet il y a vraiment beaucoup moins de vent. Les rafales sont descendues à 15-20.

On peut même se permettre d’aller nager jusqu’à la plage. Roccapina est d’ailleurs incroyablement belle. Le sable blanc, les montagnes, les rochers.

Nous sommes assez étonnés de voir que Didier remonte l’ancre pour continuer son tour de Corse. Nous allons rester ici pour la nuit, en attendant que les vagues redescendent.

Ajaccio et les îles sanguinaires

Le lendemain, nous continuons notre ascension pour arriver quelques miles avant l’aéroport d’Ajaccio. On pose l’ancre à la Plage d’argent, à la limite de la zone interdite. Pourquoi avoir un catamaran si c’est pour s’ancrer à 1 kilomètre… Spectacle étonnant, des vaches sur la plage…

De loin, on aperçoit une cahutte et des paddles, si ce n’est pas trop cher, on essaye !! 1 h de paddle que l’on se partage, c’est vraiment pas mal.

On rencontre Mégane qui s’occupe de cette petite cabane et nous l’invitons sur le bateau. Elle nous raconte son histoire, et puis on la suit et on fait du snorkeling entre les posidonis et rochers de bords de plage.

Pierre : « Regarde ! Un poulpe ! Allons l’embeter. » (prise par Mégane)
Te fiti ( photo prise par Mégane)

Puis elle nous invite dans le resto de son camping pour un verre où sa voisine de terrain, Chloé, nous rejoints.

C’est vraiment l’une des choses qu’on préfère dans le voyage. Rencontrer des gens, découvrir leur histoire, s’inspirer. Cette soirée en était un bon exemple. C’est vraiment chouette de rencontrer des personnes de tous horizons, pas seulement des voileux, Ca n’arrive pas très souvent, car c’est difficile d’engager la conversation quand on visite des monuments et on passe peu de temps sur la plage.

un dîner typique sur le bateau

4 juillet 2018

Jour J, ma soeur Céline et sa copine arrive. On court, enfin on pédale pas avec notre vélo électrique pour aller faire quelque courses pour les recevoir ce soir. Demain on ira faire les grosses courses.

Je voulais aller les accueillir à l’aéroport, mais le bus en a décidé autrement et ne s’arrete pas. Elles arrivent 30 minutes plus tard alors que nous les attendions à une terrasse.

Première expérience pour elles du cul mouillé en montant dans le dinghy, pas la dernière c’est sur. Je vous vends du rêve n’est-ce pas …

Après un autre barbecue ( mais toujours sans poisson, merci Jacques <3) , elles vont faire un bain de minuit.. sans nous, on est pas fous…non on est juste trop frileux.

Le jour suivant, nous faisons les grosses courses et puis nous partons pour les iles sanguinaires.

Comme d’habitude, vent pile de face, on essaye de faire des bords histoire d’économiser l’essence qu’on vient juste d’acheter, mais on capitule en se rendant compte qu’il nous faudrait 3h pour faire 2 miles… Vive notre poisse !

Grosse déception, rien à voir avec des pirates, les iles tirent leur nom de la couleur des roches à la tombée de la nuit (ou bien du nom du golfe, ou d’une indication géographique, pour une explication plus claire, il y a wikipédia), ca tombe bien, on arrive juste à temps.

Une des îles sanguinaires

On regarde la météo, et bien qu’on ai pris l’habitude de le faire 2 fois par jour, on se rend compte qu’une méchante tempête au nord causera l’arrivée de grosses vagues le lendemain. On prend donc la décision de naviguer de nuit pour trouver un endroit plus ou moins abrité. Sinon il faut faire demi tour et se cacher à Ajaccio, et comme on a pas toute l’année, ce n’est pas envisageable.

Sagone

Petite virée tranquille, tout se passe bien jusqu’à la baie de Sagone. On est content d’arrivée, on a hate de dormir mais il faut d’abord jouer au slalom dans ce parking a bateau. C’était pas noté ca. On avance à 2 à l’heure ( 2 mètres ne vous emballez pas) car aucun bateau n’a de lumières, et qu’on rencontre une bouée de temps en temps. Notre moteur n’apprécierai pas trop.

Finalement on trouve une place, on recommence plusieurs fois la manœuvre car on n’est pas sur des distances.

En se levant quelques heures plus tard, on constate le nombre de bateau autour et on se demande vraiment comment on a fait. Un pro des créneaux ce doudou.

Les vagues ont commencé à monter et les rouleaux sont énormes en bords de plage. On a pas trop envie d’aller à terre. Mais c’est un jour de match et en plus Gizem, la copine, doit aller chez le médecin.

Ce qui devait arriver, arriva… Nous sommes trempés. Mais ce n’est rien il fait très beau.

Après un tour chez le médecin et à la pharmacie, nous croisons par hasard un patron de bar. Nous cherchions justement un bar avec écran pou regarder les matchs.

Entre les deux matchs, nous retournons au bateau pour se mettre en tenue et on mange une très bonne pizza pendant que l’équipe belge écrase celle du Brésil.

Galeria

7 juillet 2018

Pour ne pas perdre de temps, on démarre le matin, afin de faire un maximum de miles, malgré les vagues assez inconfortables. Le bateau se comporte bien mais les filles sont un peu malades.

Un conseil qu’on nous a donné par la suite pour mieux prendre le sturgeron, notre médicament miracle (bon là il n’a pas fonctionné du coup), c’est de le laisser fondre sous la langue plutôt que de l’avaler, pour ne pas irriter un estomac déjà secoué.

On s’arrête pour la nuit à Galéria, où on ne peut en fait pas jeter l’ancre à cause d’une loi passée pour les fonds. Le principe est tout à fait génial et respectable. Mais bien sur le résultat est qu’ils ont installés des bouées partout et qu’ils les louent super chers… Je veux pas qu’il faut rembourser la pose ,mais bon,… notre but, c’est de vivre avec le minimum alors payer plus cher qu’une nuit d’hotel pour juste accrocher le bateau ça fait mal…

Galéria
Les côtes corses

Calvi

8 juillet 2018

Jour suivant, ville suivante. Calvi. Pareil que pour trop d’endroits en corse, les mouillages à proximité des villes sont inaccessibles à cause de bouées.

On arrive en plein « festival » de plage. Une musique techno est jouée assez fort,… ca y est, on est vieux c’est officiel.

L’eau est turquoise et transparente et on y aperçoit un crabe et une sole en faisant du snorkeling.

Après cette interlude rafraîchissant, nous partons pour visiter la ville. Elle n’est pas tout prêt, on passe bien 20 minutes dans le dinghy, heureusement le moteur marche !

Le soir, nous allons sur la plage en espérant trouver de la musique pour les filles mais tout est fermé. Très étrange comme concept. Au loin, on entend un gros concert. On trouve un kicker et, par chance, on a pris des boissons. Les soirées improvisées sont les meilleurs, on finit même par faire un bain de minuit. L’eau est vraiment bonne cette fois.

L’Ile Rousse

9 juillet 2018

Visiblement on est très mauvais en math car on avait pas très bien mesuré la taille de la Corse. Arrêt necessaire pour refaire le plein, et quelques courses dans la ville nommée l’Ile Rousse. On a pas le droit de rester à l’ancre entre les bouées donc après le plein en dinghy (impossible d’y aller en bateau, heureusement qu’on a pas osé tester), on laisse les filles aller faire les courses et on déplace le bateau.

Là on rencontre un voisin qui fait quelques brasses. De fil en aiguille, on le rejoint dans l’eau et on discute. Bien sur, on l’invite à venir manger ce soir, ainsi que son co-capitaine. Leur cata était très spécial et ils nous partagent leur histoires de traversée,… notamment une journée dans le détroit de Gibraltar ou des vagues de 15 mètres sont apparues soudainement. Ils ont du surfer d’une manière spéciale. Ils nous donnent aussi de précieux conseils notamment sur les voiles. Céline et gizem peuvent pas la même occasion gouter le fromage corse. On se demande si Marco et Georges, sur leur cata sur mesure Bluenote ne sont pas des navigateurs connus, on ne saura jamais.

Saleccia et Saint Florent

10 juillet 2018

Départ assez tôt pour la ville de Saint Florent, en faisant une petite halte dans la plage paradisiaque de Saleccia.

On en a vu des plages magnifiques en Corse, mais celle là est vraiment incroyable. Uniquement accessible en bateau (il y a d’ailleurs des bateaux touristiques qui déposent les carpettes le matin et les reprend le soir), le sable y est blanc et l’eau cristalline dont les reflets brillent avec le soleil. Pas de poisson mais la vue suffit à nous émerveiller. Je n’ai pas de photo, j’ai du oublier ou les perdre avec le téléphone, alors je met le lien vers les photos de Google pour les souvenirs.

Après ce bain de mer et de soleil, on fonce à toute allure vers Saint Florent histoire d’être à l’heure pour le match France-Belgique. On va pas se mentir, la Corse c’est pas le meilleur endroit pour regarder ce match là, surtout quand on connait l’issue, mais bon.

On ressort nos déguisements et on essaye de trouver un bar. C’est bien plus périlleux que la fois précédente mais on finit par se poser chez un glacier où on est pratiquement seul. Les gens sont supers sympas, on fait même des photos ensemble. On est peut-être sur leur mur du ridicule maintenant qui sait.

11 juillet 2018

Nous restons encore là car il y a une tempête plus loin et nous avons demandé à un mécanicien de venir arranger le moteur qui a des problèmes de puissance.

Il arrive en bateau à moteur, démonte le mercury avec l’aide de Pierre, en faisant tomber au passage une pièce que Pierre a été rechercher. Il emmene ensuite le carburateur pour le nettoyer chez lui. Nous laissant à la mercie de la méteo.

En plus le mouillage se trouve pile dans une zone de jeux d’eau et un type qui traine une bouée prend un malin plaisir à passer entre les bateaux. Nos nerfs sont mis à rude épreuve…

12 juillet 2018

Le mécanicien qui était supposé venir le matin, arrive à 3h, pose le carburateur, vérifie que le moteur redémarre, et repart. On dirait preque qu’il fuit. Même pas le temps de replacer le moteur. Bon, … pas une très bonne impression pour le coup.

Pour ne pas perdre une journée de plus, on décide de partir directement après, pour une navigation de nuit vers l’île italienne de Capraia

Finalement pas un pet de vent cette nuit. Un orage au loin nous fait un peu paniquer, surtout qu’on ne voit rien sur les applications de météo mais on ne le ressent pas. On fait des petits quarts et on décide au moment de passer le cap de passer la nuit juste après le cap Corse, et de profiter du vent du lendemain. Dernier dodo dans la crique juste après les iles Finocchiarola


Ce qu’on a retenu de la Corse, c’est qu’elle porte très bien son nom.

Les paysages sont incroyablement beaux, les gens sont très gentils et leur accent est très dur à imiter. La météo est hyper capricieuse et les applications ne sont jamais correctes. La vie est un peu cher et augmente en été. En résumé, on a vraiment adoré

La corse, île de beauté, île bipolaire

30 mail 2018

Nous voici donc arrivé à Bonifacio, le bateau bien amarré aux rochers, en train de chercher la voiture de Carole, l’amie de Jacques qui nous a invité à manger chez elle.

Mouillage à Bonifacio
Pierre, pas content d’être mouillé
Bonifacio

Avec notre gros sac de lessive bien voyant, nous faisons un peu tache dans cette ville visiblement aisée à en croire les dizaines de mega-yachts à quai. Nous rencontrons Carole qui nous permet de prendre une douche avant le soir – 2 vrais douches en une semaine, on vit dans le luxe…

Puis nous allons faire quelques emplettes pour ne pas arriver les mains vides. Nous nous rendons vite compte que le coût de la vie n’est plus le même qu(en Espagne. Nous achetons une tomme de brebis et du vin Corse et partons pour le dîner. Nous arrivons pile à l’heure malgré une adresse approximative… (après le rond point, tu roules jusqu’à un resto,…  nous avons bien ri).

Là, nous rencontrons des personnages tout à fait attachants tel qu’un conseiller municipal – vigneron qui veut nous marier. Dommage que nos familles n’ait pas été là, car il a failli nous convaincre avec son lieu de cérémonie… Il y a aussi un boucher qui nous a fait goûter de très bons morceaux de viande, accompagné de sa femme, corse de souche qui a partagé avec nous quelques bouts d’histoire. Et puis Carole, ses gentils parents en vacances et son voisin qui nous a raconté ses expériences en mer.

Nous passons une super soirée à manger de la viande, boire du champagne, manger une salade, boire du rosé, manger du fromage, boire du vin rouge, manger des desserts corses, boire du café, manger une glace, boire de la myrte… je crois que vous avez saisi le concept.

Nous ne dormirons pas au bateau cette nuit, une chance que nous soyons bien attaché.

31 mai 2018

Le lendemain, Jacques nous dépose au bateau pour que nous nous rapprochions de Porto Vecchio. Les cotes corses sont vraiment superbes, si on aime les rochiers et la verdure bien sur… nous ça nous émerveille. Une plage déserte par ci par là, ça fait vraiment rêver. Pas étonnant que Bonifacio soit rempli de bateaux à touristes.

Le vent n’est pas exceptionnel, mais nous arrivons à faire le plus gros à la voile, en se faisant dépasser par quelques bateaux à moteurs qui ne ralentissent pas et nous font des grosses vagues.

(SPOILER ALERT : ça arrivera souvent à partir de là, tout comme le jeté de main en l’air de Pierre et moi, suivit d’une insulte quelconque, vous avez l’image?)

Les gentils bateaux à moteurs…

Porto Vecchio

Nous parvenons sans encombre dans la baie de Porto Vecchio où nous trouvons un mouillage grâce à Navily, application où les utilisateurs ajoutent des points d’ancrage (similaire à Park4Night pour les camping-caristes qui connaissent).

Baie de Porto Vecchio, vue du Bélvédère

Déjà quelques bateaux sont ancré, quelques autres sur des bouées. Nous n’osons pas en prendre une, nous ne savons pas si elles sont payantes.

2-4 juin 2018

Les jours suivants, nous faisons quelques réparations sur le bateau, beaucoup de rangement. Nous faisons une sortie avec Carole dans la jolie baie de saint Cyprien (San Ciprianu), à seulement quelques miles de notre mouillage. Nous y découvrons une eau turquoise et transparente, loin de la couleur « mer du nord » de la baie de Porto Vecchio. Dommage qu’elle soit encore trop froide, nous aurions bien fait un petit plongeon. En revenant, nous nous accrochons à la bouée, car un petit coup de vent est annoncé.

cof

Un autre jour, elle nous rejoindra pour un petit apéro pour montrer le bateau à ses parents qui garderons un souvenir ineffaçable de leur courte virée en dinghy.

Pierre va aider 2 femmes à fixer une vitre sur leur bateau et ils discutent au passage de la bouée. Elles disent qu’elles ne savent pas qui gère ça. Retenez ça, c’est important pour la suite…

5-10 juin 2018

Je dois retourner en Belgique pour de l’administratif. Pierre et Jacquouille se retrouvent seuls et font quelques travaux chez des clients de Carole.

Un matin, Pierre se fait reveiller par un homme qui lui demande de bouger le bateau car la bouée appartient à une association pour handicapés et leur bateau peut arriver à tout moment. Ça parait un peu bizarre comme histoire, mais il s’exécute et jette l’ancre un peu plus loin. Un peu plus tard dans la journée, les 2 femmes, qui étaient parties faire un tour, s’attachent à la bouée. Pierre  va gentiment les prévenir que quelqu’un est passé lui dire que cette bouée était réservée et que lui répondent ces femmes ? :  » Nous faisons parties de cette association et on nous a autorisé à nous attacher »… Louche non… D’autant plus qu’elles ont quitté leur bateau par la suite. Pas pratique si ce bateau devait arriver à tout moment… Le karma se chargera d’elles.

11 juin 2018

Je reviens enfin sur le bateau en compagnie de mes parents.

Pierre ayant trouvé le matin même un dinghy à vendre dans le nord de la corse, nous partons le chercher pour éviter que mes parents n’aient à subir notre petit dinghy qui se dégonfle et qui prend l’eau.

Après avoir apprécié les paysages depuis la fenêtre, fait la rencontre du gentil monsieur qui nous le vendait et qui nous a offert un petit verre, et apprécié la Corse dans le sens inverse, nous arrivons au moment fatidique de gonfler l’annexe et de faire monter tout le monde sur le bateau.

Pierre monte et gonfle Gold sans trop de peine, et nous nous asseyons sur ce nouveau destrier, bien plus solide et bien plus grand. Derrière nous, notre ancien dinghy que l’on traîne avec nos valises.

Ce soir, ce sera barbecue sur le bateau.

12  juin 2018

Pour bien débuter leurs vacances, nous faisons une visite de Porto Vecchio, courte car c’est une petite ville en fait. Là nous avons découvert une église très particulière. L’intérieur est tapissé de trompes l’œil.

Nous montons sur le belvédère pour avoir un panorama de la baie et s’assurer que notre bateau est toujours au même endroit

Pas de chance pour mes parents, la météo de la Corse est très capricieuse.  Nous devons resté dans la baie deux jours à cause d’orage et de vents forts. Même si des petites vagues déplaisantes se forment, le bateau ne bouge pas.

13 juin 2018

Pour l’anniversaire de ma maman, nous allons dans un restaurant de spécialités qui propose un concert de chants corses. Un peu cliché mais intéressant pour découvrir la gastronomie de la région. Le groupe est super doué et nous avons une visite inattendue… Carole nous avait déjà parlé des sangliers qui se promenaient près de chez elle mais nous ne pensions pas en voir. On apprend que le resto leur donnent à manger. Un peu étrange quand on sait que dans nos assiettes se trouvent leur frères et sœurs.

14 juin 2018

Bonifacio

Comme nous n’avons pas beaucoup de temps et plus trop envie de retenter l’expérience de s’attacher aux rochers, nous allons visiter Bonifacio en voiture.

Cette ville fortifiée, visible depuis le large, est construite sur les falaises. Assez impressionnant. Malgré les touristes nombreux, nous apprécions beaucoup ces petites ruelles et ces maisons couleur sable. Et les vues sur les falaises sont magnifiques.

15 juillet 2018

Démarrage du moteur, relevage de l’ancre, et c’est parti pour 2 jours de visite de criques. Ça aurait été dommage de ne pas pouvoir sortir.

Premier arrêt pas très loin, sur l’île de maestro maria. Les fonds sont peu profonds et l’eau est incroyablement transparente et turquoise.

Te fiti et sa corne

Le bateau voisin nous fait un peu peur en parlant de hauts fonds et comme le vent doit monter un peu, nous décidons de nous diriger vers la crique d’en face, Capu di Acciaju, où nous voyons un voilier sur une bouée.

Après avoir jeté l’ancre, Pierre va faire un petit coucou à ce voisin, et l’invite pour manger le soir. C’est comme ça dans le monde de la navigation, on a l’apéro facile.

L’eau est tellement belle que je me décide à faire le premier saut de la saison.

Le soir, nous accueillons Julien pour un petit dîner et puis nous partons boire un digestif sur son bateau tout beau tout neuf.

Après une nuit un peu roulante, nous partons sur les conseils de Julien, pour une crique à 30 minutes, où il y aurait une source.

Nous avons cherché un petit temps, mais jamais nous ne l’avons trouvé.

Mais la vue depuis le haut de la colline valait le détour et être seule sur une plage de sable fin c’est une sensation terrible.

Après  un saut dans l’eau et quelques poissons qui nous frôlent les pieds, nous repartons pour voir les iles Lavezzi. En fait, c’est plutôt pour apercevoir car la météo monte tout d’un coup et nous ne voulons pas prendre le risque que la météo se dégrade plus, surtout avec les fonds peu profonds. Nous nous dirigeons plutôt vers une grosse crique bien protégée en face. Mais pendant cette petite heure, l’attache du génois arrache le bois et la balustrade dans son passage. Rien de très grave, mais bien pénible.

17 juin 2018

Le lendemain nous repartons pour Porto Vecchio à notre aise, en insultant au passage les bateaux à moteurs qui nous cassent une assiette. Et c’est déjà le dernier jour pour mes parents. Mais les visites ne sont pas finis, car l’avion qui les ramènera en Belgique, déposera la soeur de Pierre par la même occasion. Je ne me rappelle plus des dates exactes mais nous rencontrons aussi Didier, propriétaire d’un superbe Fontaine Pageot de plus de 50 pieds, Beluga, ainsi qu’un autre Pierre et Christel, à bord de leur voilier Antika. Tous les 3 font du charter et nous donnerons de précieux conseils de navigation, réparation et itinéraire.

cof

La météo n’est décidément pas notre alliée en ce mois de juin. Orages, journée à 30 noeuds,… pas les meilleurs conditions pour une visite de Corse. Nous finissons par refaire les mêmes coins que la semaine précédente mais ce n’est rien car on ne se lasse pas de cette eau transparente et de ces paysages verdoyants.

Nous sommes retournés à la plage de Julien et celle où nous n’avions pas trouvé de source. Là nous avons rencontré une charmante famille qui avait loué un gros dinghy. Nous croisons aussi Pierre, d’Antika (faut préciser car visiblement, 2 hommes sur 3 que nous rencontrons portent ce nom ou presque), qui skippe également sur ce genre de bateau.

cof

On peut résumer la semaine à baignade, snorkeling, cocktails, rencontres, salade de boubou et météo capricieuse…

Petite mésaventure dont nous nous rappèlerons,… avec Jacquouille( qui n’est pas dans une période très chanceuse) nous voulons visiter une crique qui semble être une des plus belles de ce coté de l’ile, en tout cas, les photos font rêver. Il s’agit de la plage quelques miles après celle de Saint Cyprien, la plage Pinarello, un peu couverte en cette journée. Et là, problème, le bateau freine et se coince sur une posidonie. On pensait l’éviter en regardant la carte mais apparement il a bien grossi depuis la dernière mis à jour ou bien n’avait pas été encodé correctement.

Le bateau est seulement posé, et pourtant impossible de le bouger avec notre moteur. Pierre essaye de le pousser depuis le sol pendant que l’on se met tous sur le coté opposé, mais rien y fait. Heureusement, il y a un bateau à moteur un peu plus loin qui accepte de nous aider, à distance, car sa coque est plus profonde que la notre. Après quelques minutes à galérer à amener une corde de leur coté, nous réussissons à nous décoincer de cette posidonie.

Le ciel gris est menaçant et nous nous abritons le temps de manger dans un creux de la crique. Et puis nous repartons sans encombre.

Marine repart et nous avons quatre jours seulement pour faire des lessives et arriver à Ajaccio ou ma soeur et une amie à elles vont atterrir… Ca n’arrete pas…

Nous partons le jour du match France – Algérie… Il n’y a tellement pas de vent, qu’on peut même le regarder en naviguant. Vu notre vitesse incroyablement lente, on a sorti la canne à pêche en se disant que même un poisson sans nageoire pourrait mordre… mais c’est sans compter Jacques qui passe en bateau et coupe la ligne… oui oui jacquouille, si tu lis ça, tu nous a coulé notre super hameçon… pas de poisson pour nous, ca fait juste 3 mois qu’on rêve de poisson au barbecue…

Comme il est déja tard et que nous n’avançons toujours pas, nous décidons de nous arrêter plus tôt que prévu, dans la baie de Rondinara. Eau encore plus turquoise que sur les autres plages ( est ce que c’est seulement possible ?) , chants de criquets sur la plage, et poissons qui tournent autour des posidonies. Point négatif, il y a pas mal de bateau mais Te fiti se fraye un chemin et notre audace et petit tirant d’eau nous permet de nous mettre un peu à l’écart.

Demain nous passerons à coté de Bonifacio pour aller du coté ouest de l’île

Une île très verte, où le paysage est rocailleux et parsemé de tours

Cala Portals Vells

vendredi 27 avril

Après cette traversée de 12h, nous arrivons les premiers dans une crique du nom de Portals Vells. Nou y découvrons une vingtaine de yachts de luxe qui ont mouillés les uns à côté des autres. N’ayant plus grande foi en notre ancre, nous ne sommes pas très rassurés. Mais nous parvenons quand même à trouver un petit coin et, bonheur, l’ancre accroche du premier coup. C’est grâce aux conseils de Christine et Peer.

Portals Vells et ses yachts
Portals Vells et ses yachts

Heureusement, les yachts n’étaient là que pour la journée et ils s’en vont l’un après l’autre. Nous profitons de ce moment pour nous mettre plus à l’abri et nous rapprocher de la terre. Nos amis nous rejoignent peu après. Ils avaient dû partir plus tard, car leur ancre était coincée. Le probleme, c’est que de nombreux autres voiliers suivirent… pour s’ancrer tout aussi proche que les yachts une heure plus tôt. Pierre n’est pas très content, mais après avoir constaté que personne ne bougeait, il se relaxe un peu.

Nous sautons dans le dinghy et après une dizaine de coups de pagaie, nous nous échouons sur l’une des plages. Quel endroit sublime, on comprend pourquoi il attire autant de charters. La, en faisant quelques photos du bateau, nous nous rendons compte que les bateaux sont en fait à une distance bien plus grande que ce qu on pouvait deviner du bateau, sauf pour le petit yacht qui s’est installé juste à côté de nous. Forcément…

Portals Vells

Portals Vells depuis la grotte

Le soir Christine et Peer nous invite à manger un delicieux risotto végétarien et nous leur faisons decouvrir le jeu Time’s Up. Encore une super soirée !

Soller

Samedi 28 avril

Nous devons reprendre la mer pour se planquer du mauvais temps à Soller et aussi car nous devons avancer pour être dans une baie protégée de tout afin que Pierre puisse repartir en Belgique pour travailler.

Le vent est très variable. Il souffle d’arriere, c est parfois embêtant car la grand voile devente parfois la voile de devant , car nous n’avons pas de barre pour la maintenir tendue. Mais nous parvenons à faire une pointe 9.9 noeuds (si proche de 10 😥), même si notre vitesse moyenne était bien loin de ça.

Ensuite, nous ralentissent pour laisser second life nous rattraper et nous donner un bidon d’essence. Heureusement car en arrivant, dans la baie de soller, il a resté à peine de quoi s’ancrer. Plus jamais ! Il faut dire que c’est tout une histoire quand il faut s’ammarer au port avec ce bateau…

Peuplée d’une multitude de bateau, le port de Soller nous est apparu comme un petit village balnéaires avec beaucoup de restos et ou tout le monde a l air d’être en vacances, sauf les serveurs bien sûr. Malheureusement, le vent s’est levé et nous n’avons pas osé prendre le tram pour voir la ville de Soller.

Nous en avons quand même profité pour faire des machines, car nous n’avions plus beaucoup de sous vêtements. 5euros par machine, c’était quand même pas donné.

Le soir, nous n’avons pas très dormi, trop de rouli.

Pollenca

Lundi 30 avril

Nous partons vers 10h en direction du nord de l’ile pour se réfugier du vent qui arrive et surtout pour s’ancrer dans cette baie bien protégée pour que Pierre puisse retourner serait travailler en Belgique.

Les vagues sont courtes et font un peu plus d’un mètre, ce qui rend la traversée inconfortable. Le vent est une fois de plus inconstant mais nous avançons tout de même à bonne allure, grand-voile dehors et moteur en marche. Une fois la point nord passée, c’est incroyable, plus une seule vague, plus tellement de vent non plus, mais nous sommes bientôt arrivés. La baie est immense, mais nous voulons nous rapprocher un maximum de Pollença. Au début de cette baie, nous apercevons un banc de poisson que nous pensons être dès bonites sautant à la surface en narguant les mouettes qui essayent de les attraper. Nous essayons de pêcher, mais sans succès. Ce n’est pas encore aujourd’hui que nous allons faire nos sushis au poisson ultra frais.

Le mouillage ressemble plus à un parking à bateau tellement il y en a. Nous cherchons une place mais préférons attendre nos amis pour pouvoir se mettre proche l’un de l’autre. En attendant, nous allons nous mettre un peu (beaucoup) plus loin, là où la mer est un miroir. Nous sommes devant une immense maison, mais nous ne pouvons accoster en dinghy et rejoindre le port par ce chemin car il est privé. Peut être est-ce la résidence secondaire… ou la quatorzième…. de Brad Pitt. Malheureusement pour nous, il ne semble pas être là.

Premier mouillage à Pollença

Mardi 1e mai

Le lendemain, 1er mai, il y a beaucoup de vent mais l’encre est bien accrochée. Peer vient nous chercher avec son super annexe pour nous amener sur terre, où se trouve déjà Christine et Nuchi, et y faire quelques courses. Bien sûr tout est fermé, nous l’avions oublié, sauf le Burger King et le super marché Eroski, pile ce qu’il nous fallait. Alors que nous faisions la queue à la caisse, une drache monumentale fait son apparition. On se serait crue en Belgique… Nous prenons notre courage à deux mains et filons sous les flots pour rejoindre nos amis au café. Le retour, les fesses mouillées par le dinghy, est… plûtot sympathique…

Mercredi 2 mai

Nous bougeons le bateau avec Peer afin de se rapprocher plus de Second Life et de lui montrer les astuces pour le moteur, dans le cas où il devrait m’aider à remettre l’ancre pendant que Pierre est parti.

Pollença, 2e mouillage

3-4 avril

Les jours suivants, nous nous renseignons sur notre gréements et nous trouvons une corde à un très bon prix pour essayer de mettre 2 voiles à l’avant. Et nous parvenons même à trouver un génois d’occasion dans un magasin à Palma. Nous devrions y aller après le retour de Pierre.

Samedi 5 avril

 

Pierre prend le bus pour l’aéroport 😭. Me voilà seule pour une semaine… Enfin pas si seule que ça, il y a Christine et Peer qui sont très attentionnés.

Lundi 7 avril

Christine va chercher une voiture de location à Palma afin que nous pussions visiter l’île sans bouger le bateau. Nous faisons un saut dans la petite ville de Portocolom pour qu’il puisse récupérer des colis. Le soir, je dîne chez eux. Christine est une super cuisinière. Je recommande !

Mardi 8 avril

Nous partons pour la charmante ville de Valldemossa y découvrir ses jolies rues atypiques.

9-11 avril

Nous passons une super semaine à dîner, réparer, nettoyer, faire la lessive, les courses,… Et oui, comme dans une vraie maison…

12 avril

Plus que quelques heures avant que Pierre ne revienne ! J’arrange tout et puis nous partons pour l’aéroport. Une heure de route de Pollença à Palma où nous pouvons ré admirer les roches, le vert et les tours…  Puis après un café si peu cher que c’en est bizarre, à l’aéroport, nous attendons Pierre aux arrivées, et le voilà qui revient… malade… Merci la Belgique… heureusement, c’est la fin.

En rentrant au bateau, il y a quelque vagues et le vent monte. Quel retour… Et la nuit est… mouvementée.

Il y a des rafales de 40 nœuds et notre ancre a glissé. Heureusement, elle s’est coincée près d’une bouée et nous n’avons pas du nous ré ancrer par cette mauvaise météo. Un signe que nous devons racheter une ancre.

14 avril

Nous partons pour Palma afin d’aller acheter notre génois chez Mercanautic, un magasin qui vend plein de trucs différents pour les bateaux, d’occasion. Ce génois ressemble très fort aux voiles que nous avons, la même marque, les mêmes attaches. Nous soupçonnons que c’est celui d’origine, mais nous ne le saurons jamais. Par la même occasion, nous achetons une ancre plus lourde : une delta de 25 kg. De toute façon, nous avions besoin d’une deuxième ancre et le prix est nettement inférieur à une ancre neuve. Le magasin nous fait même un prix et nous offre nos nouveaux pavillons.

le génois

15 avril

Il y a un peu de vent donc nous ne pouvons pas changer l’ancre et monter au mat aujourd’hui. Mais le soir, nous recousons la voile dont les coutures se sont un peu déchirées à cause du vent de samedi. Rien de grave, ce ne sont que les fils qui cassent. C’est aussi une voile d’occasion que nous avons acheté chez Mercanautic lors des réparations.

atelier couture

16 avril

Nous nous levons tôt pour profiter de la météo calme. Peer retente de réparer la girouette en montant au mât, mais rien n’y fait. Nous devrons faire une traversée de plus sans girouette. Mais il n’est pas monté pour rien car il y a une corde qui s’était retiré à refaire passer dans la roulette au sommet et les cordes du lazy jack à remplacer.

Et nous avons aussi changé l’ancre et rajouté un anneau en plus pour que la chaîne puisse tourner.

à droite, la nouvelle ancre

L’après midi, nous allons refaire le plein d’essence à la pompe… On s’est amarré en deux fois, c’est pas l’excellence mais pour nous c’est réussi. Puis nous avons du aller dans le port d’à coté pour faire le plein d’eau. Enfin le presque plein, car un bateau dont le moteur était cassé arrivait et nous avons du partir.

Et le soir, Christine et Peer nous accueille dans leur voilier pour un dîner d’au revoir, ou plutôt « d’à bientôt ». Car nous sommes sur de les revoir plus loin dans nos périples. Nous sommes plus que ravis que nos routes se soient croisés. Nous avons appris de nombreuses choses et passé tellement de bons moments. Même si nous ne nous connaissons que depuis moins d’un mois, je pense que c’est une amitié durable que nous avons établis avec eux.

17 avril

Nous partons vers 8.30 de Pollença en faisant de gros signe à nos amis. C’est parti pour une traversée de 7h vers Minorque.

au revoir Pollença

Nous n’avons jamais vu une mer aussi plate… Mais cela veut aussi dire qu’il n’ y a pas de vent. Ce n’est pas grave, cela nous permet de tester notre génois sans risque. Et puis, un peu plus tard, le vent change de direction et vient presque de face. Pierre estime 40 degrés. Sans girouette, c’est à l’œil. Nous pouvons donc tester nos deux voiles avant. Et nous avons pu éteindre le moteur, car le vent s’est un peu intensifié. Et ça fonctionne plutôt bien. Nous allons voler une fois que nous saurons bien régler toute les voiles.

Nous avons un brèf coucou de dauphins qui nous font des sauts spectaculaires au loin. Magique !

Nous arrivons un peu avant 16h dans une superbe crique où l’eau est turquoise et le sable blanc. Nos yeux pétillent… Et il y a plein de place et plus de vent : nous allons bien dormir.

le génois

Cala San Saura

Portocolom

7 avril

Christine et Peer devant aller récupérer toutes leur commande dans un magasin, je l’ai ai accompagné dans cette petite ville mignonne, où les anciens bateaux de pêcheur se suivent. Les volets de couleurs différentes donnent un charme particulier aux rues. Malheureusement tout était fermé.

Portocolom

Valldemossa

8 avril

Une atmosphère particulière règne dans cette ville, une fois que l’on s’est éloigné des gens : quelque chose de paisible, de familiale. Mais je n’arrêtais pas de penser que ces gens doivent en avoir marre que tout le monde photographie leur maison… un peu comme nous, quand des gens prennent en photo le bateau.

Ce que je retiendrais de cette ville, ce sont définitivement les fleurs, les plantes ! A chaque porte, coin de rues, il y a un pot.

C’est tellement mignon !

Des criques paradisiaques et des supers rencontres

Traversée Calpe-Formentera

Nous partons de Calpe à 5h30 du matin pour être sur de ne pas arriver à la tomber de la nuit, car devoir trouver un mouillage dans un endroit que nous ne connaissons pas dans le noir ne nous plait pas plus que ça.

Il y a 60 miles, normalement cela prendrait 10h, mais le vent n’a pas envie de se montrer. Après 3h de navigation, nous n’avons plus de réseau téléphonique, à l’exception de quelques rares minutes quand de gros bateaux passaient à proximité de nous.

Vers midi, nous avons une escorte personnelle d’une dizaine de dauphins, et quel bonheur, ils nous amènent le vent.

Nous arrivons vers 18h30 à Formentera. Nous voulions mouiller dans la Savina mais l’entrée est trop étroite pour nous. Nous nous accrochons à une bouée juste à coté.

Vers 20h, nous trouvons le courage d’aller à terre pour faire une petite visite, mais tout est fermé et il n’y avait pas grand chose à faire.

Traversée Formentera-Ibiza

Le lendemain, nous devons bouger de notre mouillage car le vent va tourner. Et au lieu de passer de l’autre côté de l’île, nous décidons de faire la courte traversée de 3h vers Ibiza.

Il y quelques petites vagues jusqu’à la pointe de Formentera et puis une mer très plate et du bon vent arrière. Nous avons encore du mal à savoir comment positionner nos voiles mais nous arrivons quand même à frôler les 9 nœuds.

Nous voulions d’abord aller dans la très belle Cala Longua que nous avions visité lors du rappatriement du bateau vers Cartagène, mais le vent rebondissait sur les parois et étaiet trop fort pour que nous puissions s’y ancrer. Nous avons donc continuer quelques miles plus loin pour trouver Santa Eularia des Riu grâce à Navily.

Santa Eularia Des Riu

Seuls dans cette baie, avec de jolis fonds, quel paradis. Nous sommes tout de suite descendus à terre pour une petite visite. Nous avons suivi le chemin  pour découvrir la ville en version courte et n’avons pas été déçu. Nous avons escaladé les escaliers jusqu’à l’église Puig de Missa, pour ensuit redescendre par une superbe promenade jusqu’à l’embouchure du Riu. 

Santa Eularia des Riu

Puig de Missa

Pont Vell

Vue depuis le Puig de Missa

Cala Roig

Cala  Roig

En regardant la météo, nous voyons qu’il faut être au nord avant samedi, donc nous commençons à avancer.

Nous nous arrêtons dans cette petite crique pour couper le chemin en deux. Nous avons un peu de mal à trouver un bon lieu d’ancrage mais nous finissons pas pouvoir nous rapprocher de la plage quand tous les baigneurs sont partis. L’eau devait être à 15 degrés, nous ne comprenons toujours pas comment ils ont pu mettre plus qu’un orteil dans l’eau… A coté de la cala, des champs.. ce n’est pas aujourd’hui que nous allons visiter.

Nous y passons la nuit et le lendemain, vers 10h, nous reprenons  la mer.

Portinatx

Nous arrivons dans ce beau lagon bleu désert où nous avons eu tout le choix de notre place.

Nous avons fait une petite balade mais tout semblait fermé…

1er jour à Portinatx

Et puis un autre voilier nous a rejoind, et puis 2 et puis 3.

Nous étions tranquillement entrain de bronzer dans nos filets quand un dinghy s’est approcher de nous… C’était Suzanne,  une allemande qui naviguait seul sur « Mistral ». Nous lui proposons de venir a bord pour un petit apéritif improvisé et nous avons très vite sympathisé.

Une demi-heure plus tard, nous voyons passé un autre dinghy, mené par un renard des mers, et ses deux maîtres,  un charmant couple d’allemand, du voilier second life, Christine, Peer et bien sûr Nuchi, qui nous racontent leur super histoire.

Ce fut une super soirée et nous décidons de nous donner rendez vous le lendemain, toujours sur notre bateau, pour faire un petit barbecue où tout le monde apporte ce qu’il a envie de manger. On ne se prend pas la tête sur un bateau.

vue depuis la rue

Nous faisons donc un saut pour faire les courses, et quand nous revenons sur la plage, nous remarquons qu’un autre voilier est arrivé et qu’il porte le pavillon français. Après avoir jeté les courses dans le filet depuis le dinghy, nous pagayons jusqu’au bateau de Suzanne, qui se trouve juste à côté de celui des Français, pour lui donner une heure approximative : vous venez quand vous avez envie. Et sur le retour, nous parlons un peu plus fort que necessaire pour que quelqu’un sorte de sa tanière sur le voilier d’à coté. Mission réussi, nous rencontrons Vivian, sur son voilier « Vivianne » et nous lui proposons de passer ce soir pour se joindre avec nous.

L’heure arrive, nous préparons tout, et nos amis arrivent. Heureusement, ils pensent à prendre des couverts supplémentaires.. Et oui, nous n’étions pas préparer à accueillir autant de personne dès la premiere semaine.  Vivian et sa copine Marion nous rejoignent un peu plus tard.

de gauche à droite : Peer, Nuchi, Christine, Sunzanne, Pierre, Vivian, Marion

Ce fut une excellente soirée, de celle qui nous rassurent sur le choix d’abandonner une vie normale pour se lancer dans ce genre d’aventure. C’est exactement ce que nous espérions pour ce départ.

Le lendemain, Peer nous propose de monter à notre mât pour tenter de réparer notre girouette qui s’arrête de temps en temps… Mais ça n’a pas marché, il faudra retenter un autre jour. Les français continuent leur voyage

Peer, le funambule

Cala Benirras et Calo des Moro

Cala Benirras

Le lendemain, nous partons les rejoindre à la Cala Berinnas où ils ont pu assister à un spectacle de djembé la veille. Mais nous avons quelques soucis à poser l’ancre et décidons d’avancer plus pour atteindre une crique proche de San Antonio, Calo des Moro. Sur le chemin, un yacht hollandais nous a donné quelques petites frayeurs en nous collant au train et faisant volontairement de vagues une fois qu’il nous a eu dépassé… Nous le retrouverons dans cette même cala où nous passerons deux nuits avec Christine, Peer et Nuchi.

Calo des Moro

Calo des Moro ; le yacht pénible

Après avoir refait le plein de provisions, nous parcourons les 25 miles nous reliant à Ibiza ville.

Sans girouette, impossible de dire exactement combien de vent nous avons eu, mais ce n’était pas une excellente navigation pour nous. Nous avons eu le vent de face, ainsi que les vagues, et comme je vous l’ai déjà dit, notre moteur n’apprécie pas trop les vagues…  En plus il a plus. Mais après 6h, nous sommes enfin arrivés à la Cala Tallamanca.

Ibiza

Même si cette crique était supposé être bien protégée, il y eu pas mal de vent et surtout un rouli incessant. Pas une bonne nuit de sommeil en perspective. Mais nous mettons notre confiance en notre ancre et nous partons visiter la citadelle d’Ibiza

après avoir grimpé jusqu’à la cathédrale, le point le plus haut, les yeux plissés à cause du soleil

.

Nous avions bien sûr déjà visité celle de Namur, mais son charme  n’est en rien comparable  à celle d’Ibiza. La vue imprenable sur toute la ville (nous pouvions même voir que le bateau ne bougeait pas), les petits rues étroites, les escaliers, les interminables montées, mais aussi les descentes glissantes…

Nous faisons un arrêt pour boire un verre de rosé et nous féliciter d’avoir fait nos 10 000 pas aujourd’hui. Peer et Christine, qui avait été promener Nuchi, nous rejoignent pour un café, et pour tirer notre dinghy une fois l’heure de rentrer, nous faisant éviter les rouleaux.

Traversée Ibiza-Palma

Encore habitué au rythme belge, nous sommes ponctuels et partons a 5h30. Il n’y a pas plus de vent que la dernière fois, et nous ne pouvons utiliser les voiles qu’un court laps de temps… Dommage, mais il fait beau et les vagues sont petites, donc nous sommes quand même contents.