Des criques paradisiaques et des supers rencontres

Traversée Calpe-Formentera

Nous partons de Calpe à 5h30 du matin pour être sur de ne pas arriver à la tomber de la nuit, car devoir trouver un mouillage dans un endroit que nous ne connaissons pas dans le noir ne nous plait pas plus que ça.

Il y a 60 miles, normalement cela prendrait 10h, mais le vent n’a pas envie de se montrer. Après 3h de navigation, nous n’avons plus de réseau téléphonique, à l’exception de quelques rares minutes quand de gros bateaux passaient à proximité de nous.

Vers midi, nous avons une escorte personnelle d’une dizaine de dauphins, et quel bonheur, ils nous amènent le vent.

Nous arrivons vers 18h30 à Formentera. Nous voulions mouiller dans la Savina mais l’entrée est trop étroite pour nous. Nous nous accrochons à une bouée juste à coté.

Vers 20h, nous trouvons le courage d’aller à terre pour faire une petite visite, mais tout est fermé et il n’y avait pas grand chose à faire.

Traversée Formentera-Ibiza

Le lendemain, nous devons bouger de notre mouillage car le vent va tourner. Et au lieu de passer de l’autre côté de l’île, nous décidons de faire la courte traversée de 3h vers Ibiza.

Il y quelques petites vagues jusqu’à la pointe de Formentera et puis une mer très plate et du bon vent arrière. Nous avons encore du mal à savoir comment positionner nos voiles mais nous arrivons quand même à frôler les 9 nœuds.

Nous voulions d’abord aller dans la très belle Cala Longua que nous avions visité lors du rappatriement du bateau vers Cartagène, mais le vent rebondissait sur les parois et étaiet trop fort pour que nous puissions s’y ancrer. Nous avons donc continuer quelques miles plus loin pour trouver Santa Eularia des Riu grâce à Navily.

Santa Eularia Des Riu

Seuls dans cette baie, avec de jolis fonds, quel paradis. Nous sommes tout de suite descendus à terre pour une petite visite. Nous avons suivi le chemin  pour découvrir la ville en version courte et n’avons pas été déçu. Nous avons escaladé les escaliers jusqu’à l’église Puig de Missa, pour ensuit redescendre par une superbe promenade jusqu’à l’embouchure du Riu. 

Santa Eularia des Riu
Puig de Missa
Pont Vell
Vue depuis le Puig de Missa

Cala Roig

Cala  Roig

En regardant la météo, nous voyons qu’il faut être au nord avant samedi, donc nous commençons à avancer.

Nous nous arrêtons dans cette petite crique pour couper le chemin en deux. Nous avons un peu de mal à trouver un bon lieu d’ancrage mais nous finissons pas pouvoir nous rapprocher de la plage quand tous les baigneurs sont partis. L’eau devait être à 15 degrés, nous ne comprenons toujours pas comment ils ont pu mettre plus qu’un orteil dans l’eau… A coté de la cala, des champs.. ce n’est pas aujourd’hui que nous allons visiter.

Nous y passons la nuit et le lendemain, vers 10h, nous reprenons  la mer.

Portinatx

Nous arrivons dans ce beau lagon bleu désert où nous avons eu tout le choix de notre place.

Nous avons fait une petite balade mais tout semblait fermé…

1er jour à Portinatx

Et puis un autre voilier nous a rejoind, et puis 2 et puis 3.

Nous étions tranquillement entrain de bronzer dans nos filets quand un dinghy s’est approcher de nous… C’était Suzanne,  une allemande qui naviguait seul sur « Mistral ». Nous lui proposons de venir a bord pour un petit apéritif improvisé et nous avons très vite sympathisé.

Une demi-heure plus tard, nous voyons passé un autre dinghy, mené par un renard des mers, et ses deux maîtres,  un charmant couple d’allemand, du voilier second life, Christine, Peer et bien sûr Nuchi, qui nous racontent leur super histoire.

Ce fut une super soirée et nous décidons de nous donner rendez vous le lendemain, toujours sur notre bateau, pour faire un petit barbecue où tout le monde apporte ce qu’il a envie de manger. On ne se prend pas la tête sur un bateau.

vue depuis la rue

Nous faisons donc un saut pour faire les courses, et quand nous revenons sur la plage, nous remarquons qu’un autre voilier est arrivé et qu’il porte le pavillon français. Après avoir jeté les courses dans le filet depuis le dinghy, nous pagayons jusqu’au bateau de Suzanne, qui se trouve juste à côté de celui des Français, pour lui donner une heure approximative : vous venez quand vous avez envie. Et sur le retour, nous parlons un peu plus fort que necessaire pour que quelqu’un sorte de sa tanière sur le voilier d’à coté. Mission réussi, nous rencontrons Vivian, sur son voilier « Vivianne » et nous lui proposons de passer ce soir pour se joindre avec nous.

L’heure arrive, nous préparons tout, et nos amis arrivent. Heureusement, ils pensent à prendre des couverts supplémentaires.. Et oui, nous n’étions pas préparer à accueillir autant de personne dès la premiere semaine.  Vivian et sa copine Marion nous rejoignent un peu plus tard.

de gauche à droite : Peer, Nuchi, Christine, Sunzanne, Pierre, Vivian, Marion

Ce fut une excellente soirée, de celle qui nous rassurent sur le choix d’abandonner une vie normale pour se lancer dans ce genre d’aventure. C’est exactement ce que nous espérions pour ce départ.

Le lendemain, Peer nous propose de monter à notre mât pour tenter de réparer notre girouette qui s’arrête de temps en temps… Mais ça n’a pas marché, il faudra retenter un autre jour. Les français continuent leur voyage

Peer, le funambule

Cala Benirras et Calo des Moro

Cala Benirras

Le lendemain, nous partons les rejoindre à la Cala Berinnas où ils ont pu assister à un spectacle de djembé la veille. Mais nous avons quelques soucis à poser l’ancre et décidons d’avancer plus pour atteindre une crique proche de San Antonio, Calo des Moro. Sur le chemin, un yacht hollandais nous a donné quelques petites frayeurs en nous collant au train et faisant volontairement de vagues une fois qu’il nous a eu dépassé… Nous le retrouverons dans cette même cala où nous passerons deux nuits avec Christine, Peer et Nuchi.

Calo des Moro
Calo des Moro ; le yacht pénible

Après avoir refait le plein de provisions, nous parcourons les 25 miles nous reliant à Ibiza ville.

Sans girouette, impossible de dire exactement combien de vent nous avons eu, mais ce n’était pas une excellente navigation pour nous. Nous avons eu le vent de face, ainsi que les vagues, et comme je vous l’ai déjà dit, notre moteur n’apprécie pas trop les vagues…  En plus il a plus. Mais après 6h, nous sommes enfin arrivés à la Cala Tallamanca.

Ibiza

Même si cette crique était supposé être bien protégée, il y eu pas mal de vent et surtout un rouli incessant. Pas une bonne nuit de sommeil en perspective. Mais nous mettons notre confiance en notre ancre et nous partons visiter la citadelle d’Ibiza

après avoir grimpé jusqu’à la cathédrale, le point le plus haut, les yeux plissés à cause du soleil

.

Nous avions bien sûr déjà visité celle de Namur, mais son charme  n’est en rien comparable  à celle d’Ibiza. La vue imprenable sur toute la ville (nous pouvions même voir que le bateau ne bougeait pas), les petits rues étroites, les escaliers, les interminables montées, mais aussi les descentes glissantes…

Nous faisons un arrêt pour boire un verre de rosé et nous féliciter d’avoir fait nos 10 000 pas aujourd’hui. Peer et Christine, qui avait été promener Nuchi, nous rejoignent pour un café, et pour tirer notre dinghy une fois l’heure de rentrer, nous faisant éviter les rouleaux.

Traversée Ibiza-Palma

Encore habitué au rythme belge, nous sommes ponctuels et partons a 5h30. Il n’y a pas plus de vent que la dernière fois, et nous ne pouvons utiliser les voiles qu’un court laps de temps… Dommage, mais il fait beau et les vagues sont petites, donc nous sommes quand même contents.

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