Nous avons passé 3 mois en Italie, donc pour ménager l’ordinateur, je divise ce récit en plusieurs parties

13 juillet 2018

On quitte la Corse pour la terre italienne, mais pour ne pas se faire prendre par la météo très changeante, on préfère passer par les îles. On voulait aller directement à Elbe pour gagner un peu de temps, mais le vent vient pile dans notre nez donc direction Capraia !

Le bateau avance super bien, il n’y a pas beaucoup de vent, seulement 10 noeuds mais on arrive à atteindre les 7 noeuds de vitesse. C’est tellement agréable d’être à la voile. On aimerait que ça arrive plus souvent, ce serait plus économique en plus.

Pas mal de bateau sont ancrés près des falaises mais il y a encore trop de vent pour qu’on puisse visiter l’ile sans stresser. On se rapproche au maximum de la ville, quitte à ancrer dans 10 mètres d’eau. Miracle, il n’y a plus de vent !

C’est drôle ce paradoxe entre notre joie quand il y a du vent pour naviguer et notre gêne quand on vient de s’arrêter et qu’il y en a encore.

Superbe endroit, il n’y a pas trop de bateaux autour de nous,… et j’ai parlé trop vite. D’autres voiliers arrivent au compte goute et s’ancre assez près.

Après un saut dans l’eau (c’est une manière comme une autre de s’imprégner de l’endroit), nous partons visiter l’île. Pour sortir de notre mouillage il faut grimper des grosses marches et nous faisons quelques pauses en route pour admirer la vue.

Capraia, la perception des distances est vraiment faussée quand on est à bord…

Coup de foudre pour cette ile, surtout pour Gizem qui dit même qu’elle aimerait bien y habiter plus tard.

Plein de fleurs partout, des ruelles pavées comme on aime, des fontaines, des gens super sympas, …

sdr
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La rue le long du port tout mignon dégage une sérénité envoutante. Mais on ne peut pas rester 1 jour de plus.

Vite vite

14 juillet 2018

On veut avoir au moins 1 jour pour faire Rome avant qu’elles repartent donc il faut se dépêcher. Pas le temps de s’arrêter à Elbe trop longtemps. On fait juste le plein, en oubliant au passage de baisser la grand voile.

Pierre fait une bonne action au passage en ramenant au port 2 personnes dont le moteur du dinghy (qui coute plus cher que notre bateau) est tombé en panne.

C’est reparti pour avaler les miles. On monte les voiles mais le vent n’est pas très constant. On arrive quand même à économiser de l’essence.

Quand le vent se cache, il fait tellement chaud qu’on se refroidit en se jetant des sauts d’eau de mer toutes les 10 minutes. Quand on ne sait pas se jeter dans l’eau, c’est l’eau qui vient à nous.

Quand il fait chaud et qu’il n’y a pas de vent, on se rafraîchit comme on peut.
Thank you, Christine and Peer, for this awesome gift !

On voit enfin la côte italienne : Piombino. Ca fait bizarre de voir cette ville de la mer. En 2015, on avait fait un road trip dans notre camping camion et étions passés par là en espérant trouver un spot de kite surf.

Photo de Piombino de 2015

La nuit arrive et il va falloir faire des quarts. On se décide sur 3h et on implique les filles qui feront leur quart ensemble avec toujours quelqu’un qui dort à coté.

Pas grand chose à faire, il n’y a ni vent ni vagues, et la route est assez droite. De temps en temps replacer la corde qui maintient la roue coincée, vu que le pilote auto est défaillant.

C’est trop calme… J’aime pas trop beaucoup ça… J’préfère quand c’est un peu trop plus moins calme.

Tout se passe bien, on ne croise personne, il y a juste un cargo qui nous dépasse très loin. Quand c’est mon tour de surveiller, Pierre me dit qu’on a quand même éviter la cata. Pendant le quart des filles, on est passé tout près d’un paquet d’îles qui ne s’affichent pas correctement sur la carte. Pas du tout leur faute, il fallait zoomer super fort pour les voir, il n’y a ni phare ni attention sur la carte, super dangereux !!! Remercions notre bonne étoile. Dorénavant, nous scannerons la carte centimètres par centimètres.

15 juillet 2018

Enfin nous arrivons à Rome ! Enfin à Fiumicino, où on s’ancre dans un port pas terminé, une eau peu profonde et une protection moyenne, ça serait parfait pour visiter Rome. Par contre l’eau est pire que la mer du nord…

Nous sommes dimanche et il nous faut absolument de l’eau, on est à sec et ce n’est pas qu’une métaphore. Le magasin le plus proche se trouve à 30 minutes à pieds, mais dans quel trou est-ce qu’on est.

On sympathise avec le patron du port de pêcheurs, et il nous permet d’accrocher le dinghy à un ponton.

Les bords de routes sont assez tristes à voir, plein de sacs poubelles et de detritus. On avait déjà constaté ça auparavant. On ne comprend pas trop comment sont organisés les services de propreté…

Tant pis si la vue du bateau est loin d’être idyllique, le but c’est quand même de voir Rome ! et c’est pour demain

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