Après avoir reçu les papiers de la désormais ancienne propriétaire, nous informons au chef de travaux, Juan, qu’il peut officiellement commencer à travailler. Et de notre côté, nous engageons les démarches pour l’immatriculation et l’assurance. Comme le déplacement semble être risqué, nous préférons être couverts.

Juan nous envoie régulièrement des photo et vidéos pour nous montrer l’avancement du chantier. Il nous amène aussi des mauvaises nouvelles : le bois à pourri dans les trous à cause de la pluie

et de l’humidité. Malgré cela et une chaleur suffocante, ils avancent bien.

Arrive le jour du déplacement, on panique un peu depuis notre camion, car c’est un transport particulier, mais tout se passe bien et le montage se fait sans soucis.
Et là, arrive les problèmes… On découvre que le moteur que nous avions acheté chez un concessionnaire n est en fait pas révisé, les allers retour chez ce vendeur entraîné une perte de temps et d’énergie considérable. Celui-ci oublie constamment des pièces et ne semble pas très disposé à nous aider.

En voulant monter les voiles, on se rend compte que la grand voile est absente et qu’on a pas de génois.  Mais ce n’est rien, par chance il y  a une grand voile dans un magasin de seconde main.

Il manque aussi une girouette, donc Pierre fait tous les magasins aux alentours pour en trouver une. Et c’est comme ça avec pas mal de trucs.

Jacques, l’ex beau-père de Pierre, arrive deux jours avant la mise à l’eau et aide aux dernières réparations.

La veille du grand jour, le vendeur du moteur vient quand même le régler, et nous sommes donc prêt le ramener à Cartagena.

A 14h, ça y est tout est prêt, les ouvriers du chantiers pilotent leur grosse machine télécommandée jusqu’au bateau. Le stress montent très rapidement. Les ouvriers hésitent, n’étant pas habitués à un tel bateau, pas très rassurant. Heureusement rien ne bouge quand ils soulèvent le cata.

10 minutes, plus tard, (et oui ça n’avance pas vite…) l’ariki est prêt à toucher l’eau. Tout le monde se met en position pour voir s’il n’y a pas d’infiltrations d’eau, on retient son souffle, et… Ouf ! Il ne coule pas. C’est déjà bien. Il faut dire qu’on ne l’a jamais vu dans l’eau donc on avait ce doute.

La machine s’en va, on détache les amarres, on allume le moteur, et la… c’est le drame.. Aucune puissance dans la marche arrière, ça ne tourne pas du tout, nous sommes dans un port avec des yachts et voiliers de luxe autour du nous, à la dérive… On arrive sans savoir comment à s’amarrer à un quai vide, sans rien toucher. Le miracle du jour. Et là, vous vous en douterez bien, on n’est pas content. On appelle le gars du moteur qui nous dit qu’il ne peut pas se déplacer car il est plus que 3 heures de l’après-midi… qu’on a qu’à l’attendre jusqu’à demain dans le 2ème port le plus cher au monde… On a beau lui dire que c’est scandaleux, honteux, pas sérieux, il s’en fout.. Le pire c’est qu’il nous dit que le problème vient d’une pièce manquante (encore?!!) et qu’on a qu’à la découper dans un bidon.

On a pas tellement le choix, du coup on le fait. Et on arrive a démarrer comme ça.

Au passage, nous aimerions dire un grand merci à Juan et son équipe de rescateveleros.com qui ont fait du super boulot ! S’ils ne nous avaient pas aidé pour le moteur, nous n’aurions jamais pu partir.

Si vous êtes à Palma, n’hésitez par à les contacter pour vos réparations ou pour un sauvetage, ils sont formidables.

 

 

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