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Pour récupérer nos affaires sur le bateau, nous ne savions pas quelle serait la meilleure option, et nous avons opté pour l’achat d’un camping car d’occasion.

Nous avons trouvé Joseph, et il nous a permis de descendre jusque là et bien plus. C’est un vieux camping car Peugeot Burstner.

Voici quelques photos et souvenirs de notre descente.

Nous partons de Namur, et empruntons l’autoroute qui passe par Metz, puis par la Suisse.

La première nuit que nous passons est… mouvementée. Nous nous arrêtons sur une aire d’autoroute après peu de kilomètres, un peu avant la frontière luxembourgeoise. Nous nous parquons entre des camions.

Au milieu de la nuit, Pierre se réveille grâce à son 6ème sens, il sent une présence. Nous dormons dans la capucine et en baissant la tête, il voit mon sac qui se fait emportés par une perche. Ni une ni deux, il attrape la perche et les voleurs s’enfuient. Son père veut sortir mais on s’emmêle un peu les pieds. Heureusement que personne n’est sortis, on ne sait jamais.

Nous avions bien sur tout fermés et pourtant. Il y a des petites fenêtres dans la zone conducteur qui s’ouvrent différemment.

Avec un tournevis on suppose, ils ont percés le joint et fait tourner la poignée puis ouvert la porte.

Plus de peur que de mal, mais les prochaines nuits vont être difficile.

Le jour suivant nous roulons jusqu’à Milan où nous nous arrêtons près d’un cimetière, un spot que nous avons trouvé sur Park4Night. Et comme nous sommes en Italie, nous allons manger une pizza dans le village.

Le 2 ème jour, nous roulons jusqu’à Cassino, une petite ville où apparement un film a été tourné. Nous nous arrêtons dans un spot recommandé sur l’application mais c’est aussi un lieu de rendez vous de jeunes. Ils mettent de la musique et font des tours en scooter sur le parking. On est le seul mobil home donc on ne se sent pas très à l’aise, mais ils finissent pas partir.

3 ème jour, nous partons tôt car nous pouvons prendre le ferry ce soir pour la Sicile. Nous pensions qu’il y avait un ferrys une fois par jour, mais en fait, le bateau fait un aller retour constant entre Villa San Giovanni et Messine. Les bateaux rentrent dans un sens, le bateau fait les 20-30 de trajet. Puis il se stabilisent et les voitures sortent de l’autre coté, dans le bon sens pour continuer leur route, et le ferry se remplit à nouveau.

Nous arrivons vers 20h au bateau.

Qu’il est beau, les gens du chantier ont vraiment fait un super boulot. Les jours prochains vont être difficiles. Nous dormirons au port cette nuit puisque la barrière du chantier est fermée.

4 ème jour, il est temps de vider le bateau et de jouer au tetris dans le camping car

Pendant notre déménagement, Pierre reçoit un coup de fil, c’est le futur nouveau propriétaire qui est au port et qui ne sait pas comment nous rejoindre. Il est à pied. Déjà !

Pierre va donc le chercher en camping car pendant que nous continuons de sortir les affaires.

Quelques minutes plus tard, le camping car revient et Pierre nous présente Stephane et puis présente Te fiti à son futur-nouveau propriétaire.

A ce moment là, Pierre me dit qu’il est toujours temps de se rétracter si c’est ce que nous voulons. C’est difficile les au-revoir.

Mais Stéphane a l’air d’un type bien, qui en prendra soin et qui partage la philosophie wharram et notre philosophie.

Le soir, nous passons une dernière nuit dans notre chambre.

Le lendemain, nous n’avons plus de raisons de rester un jour supplémentaire. Ca a été tellement vite. Nous prenons le ticket de ferry, mais cette fois au départ du port de Termini, direction Civitavecchia, au dessus de Rome. Le départ est à 2 heures du matin et le voyage dure 10h.

Il nous reste un peu de temps et Pierre veut aller acheter quelque chose pour son ancien collègue/ami. Il adore un vin de vendange tardive produit en Sicile, le 50 gradi all’ombra, 50 degrés à l’ombre. Un vin qu’il est très difficile à trouver en Belgique, et à trouver tout court car produit en petite quantité. Ce n’est qu’à une heure et demi de Termini et le producteur, qui parle français, nous indique un magasin de vin qu’il fournit.

On se perd un peu, la marche arrière ne fonctionne plus alors que nous devons faire demi tour, mais un habitant de la rue nous aide et nous finissons par trouver le magasin et nous achetons une caisse.

A 11h du soir, nous attendons sur le parking notre tour pour rentrer. Ce sont d’abord les camions. On assiste à des manoeuvres digne de fast and furious.

Nous finissons par rentrer et on nous positionne, on espère qu’on aura pas besoin de la marche arrière pour sortir. Puis on va faire un tour et haut et on se rend compte qu’on ne pourra pas dormir dans le camping car. Nous n’avons pas pris de chambre. 10h ça va être long. L’option pour dormir compris dans notre ticket, ce sont des chaises qui ressemblent à celle des avions low cost.

Nous préférons dormir sur les sièges du hall, mais si la lumière reste allumée.

Au revoir la Sicile, Au revoir Te fiti

Après ce qui a semblé bien plus long que 10 heures, nous arrivons à Civitavecchia, lessivés, mais à bon port.

Nous roulons un petit peu avant de nous arrêter à Grosseto, où nous passerons une nuit bien méritée après avoir manger un bout dans un bar/resto en bord de mer, comme Pierre en rêve pour ses vieux jours

Sienne

Aujourd’hui, nous jouons les touristes. C’est un peu bête de voyager en camping car et de ne pas s’arrêter pour visiter.

Nous prenons un bus au hasard et arrivons pas très loin du centre historique.

Nous sommes heureux de cet arrêt car cette ville est spectaculaire. La cathédrale est construire dans des pierres blanches et bleues, un peu comme à Florence. Et la place principale, la piazza Del Campo, est immense et impressionnante. Nous visitons aussi la Fortezza Medicea, autant dire que nous n’avons pas économiser nos pieds aujourd’hui.

Pise

Bien que nous avions déjà visité Pise lors de nos 3 semaines de roadtrip en camping camion, c’est toujours un plaisir de revoir ces bâtiments imposant et la célèbre tour penchée. Et bien sur, la piazza dei cavalièri a toujours son charme.

Département du Herault

Nous stoppons notre roadtrip chez la maman de Pierre, pour lui rendre visite. Elle nous introduit aux courses de taureaux, célèbres dans la région. Même si ça implique un taureau et une arène, ca n’a rien à voir avec la corrida. Cette fois ci, ce sont les raseteurs qui courent après le taureau en traversant l’arène et qui essayent de lui prendre des ficelles attachées aux cornes. S’ils y parviennent, ils gagnent des prix. Il y a plusieurs ligues de courses. Les raseteurs de la première ligue sont des professionnels de haut niveau. Et les taureaux aussi.

Le spectacle auquel nous avons assisté faisaient partis des ligues de départ, les taureaux n’étaient pas encore bien habitués aux arènes.

Dans ce sport, ce sont les taureaux les stars, s’ils se font mal, le spectacle est suspendu, et ils ne courent pas plus de 15 minutes. Il fallait qu’on se fasse une idée.

Ca reste un sport qui implique des animaux, mais ce n’est pas vraiment cruel (sauf parfois pour les raseteurs) , et c’est très loin de la corrida.

Ce ne sont que de brèves explications, si vous voulez en avoir d’autres plus claires et plus complètes, je vous invite à chercher sur internet : courses camarguaises.