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Rocapina

On démarre assez tôt de la baie de Rondinara, histoire d’aller le plus loin possible avant la tombée de la nuit.

Rondinara

Le vent n’est pas très fort mais une fois les bouches de Bonifacio en vue, il monte juste assez pour sortir les voiles et avancer à une bonne allure. 8 noeuds de vitesse pour 10 noeuds de vent.

Quand nous arrivons en face de Bonifacio, nous avançons assez vite, les vagues viennent de dos, c’est super agréable.

Le vent continue à monter et à 30 minutes de la plage Roccapina, il y a des rafales à 30 noeuds, et les vagues grossissent. Nous descendons la voile de devant mais préférons garder la grand voile pour ne pas perdre de temps. Rappelons qu’elle a un ris naturel du faut de sa taille trop petite pour notre mat et que le wharram est sous toilé de base. Le bateau est un peu plus difficile à manoeuvrer mais nous avons confiance en Te fiti et il ne reste plus qu’à tourner pour s’abriter. Le moteur galère un peu à combattre les rafales mais nous tournons et descendons la grand voile. Le génois se fait prendre par le vent et est à deux doigts d’emporter le dinghy mais pas le temps de l’attacher, il faut vite jeter l’ancre. Il faudrait vraiment un enrouleur…

C’est une très grande baie et nous jetons l’ancre le plus rapidement possible dans 12 mètres d’eau car nous n’avons pas confiance en le moteur..

Juste après un méga yacht de la mort ( oui oui c’est comme ça qu’on les s’appelle) s’ancre juste devant nous.

Le vent monte à 30 noeuds constants avec des rafales à 45. On hésite à bouger pour se rapprocher de la côte mais il y a 5 bateaux et avec notre moteur on se dit que ce ne serait peut-être pas prudent si le vent y est aussi fort là-bas.

On se rend compte qu’un des catamarans est en fait Beluga, le bateau de Didier, rencontré à Porto Vecchio. C’est lui qui nous avait conseillé cette crique par beau temps et il fait actuellement du charter. On le voit justement revenir tranquille dans son gros dinghy, d’une promenade surement.

Il vient nous faire un bref coucou après avoir déposé ses invités à bord. On se dit que même si c’est un marin bien plus expérimenté que nous, il ne laisserait pas son bateau avec des rafales à 45. Il doit y avoir moins de vent pas là.

Après un temps d’hésitation, on se décide à bouger car on a l’impression que l’ancre recule très doucement à cause des à-coups.

Le moteur a beaucoup de difficulté à aller contre le vent mais après 2-3 ronds, on arrive enfin près de Didier et on constate qu’en effet il y a vraiment beaucoup moins de vent. Les rafales sont descendues à 15-20.

On peut même se permettre d’aller nager jusqu’à la plage. Roccapina est d’ailleurs incroyablement belle. Le sable blanc, les montagnes, les rochers.

Nous sommes assez étonnés de voir que Didier remonte l’ancre pour continuer son tour de Corse. Nous allons rester ici pour la nuit, en attendant que les vagues redescendent.

Ajaccio et les îles sanguinaires

Le lendemain, nous continuons notre ascension pour arriver quelques miles avant l’aéroport d’Ajaccio. On pose l’ancre à la Plage d’argent, à la limite de la zone interdite. Pourquoi avoir un catamaran si c’est pour s’ancrer à 1 kilomètre… Spectacle étonnant, des vaches sur la plage…

De loin, on aperçoit une cahutte et des paddles, si ce n’est pas trop cher, on essaye !! 1 h de paddle que l’on se partage, c’est vraiment pas mal.

On rencontre Mégane qui s’occupe de cette petite cabane et nous l’invitons sur le bateau. Elle nous raconte son histoire, et puis on la suit et on fait du snorkeling entre les posidonis et rochers de bords de plage.

Pierre : « Regarde ! Un poulpe ! Allons l’embeter. » (prise par Mégane)
Te fiti ( photo prise par Mégane)

Puis elle nous invite dans le resto de son camping pour un verre où sa voisine de terrain, Chloé, nous rejoints.

C’est vraiment l’une des choses qu’on préfère dans le voyage. Rencontrer des gens, découvrir leur histoire, s’inspirer. Cette soirée en était un bon exemple. C’est vraiment chouette de rencontrer des personnes de tous horizons, pas seulement des voileux, Ca n’arrive pas très souvent, car c’est difficile d’engager la conversation quand on visite des monuments et on passe peu de temps sur la plage.

un dîner typique sur le bateau

4 juillet 2018

Jour J, ma soeur Céline et sa copine arrive. On court, enfin on pédale pas avec notre vélo électrique pour aller faire quelque courses pour les recevoir ce soir. Demain on ira faire les grosses courses.

Je voulais aller les accueillir à l’aéroport, mais le bus en a décidé autrement et ne s’arrete pas. Elles arrivent 30 minutes plus tard alors que nous les attendions à une terrasse.

Première expérience pour elles du cul mouillé en montant dans le dinghy, pas la dernière c’est sur. Je vous vends du rêve n’est-ce pas …

Après un autre barbecue ( mais toujours sans poisson, merci Jacques <3) , elles vont faire un bain de minuit.. sans nous, on est pas fous…non on est juste trop frileux.

Le jour suivant, nous faisons les grosses courses et puis nous partons pour les iles sanguinaires.

Comme d’habitude, vent pile de face, on essaye de faire des bords histoire d’économiser l’essence qu’on vient juste d’acheter, mais on capitule en se rendant compte qu’il nous faudrait 3h pour faire 2 miles… Vive notre poisse !

Grosse déception, rien à voir avec des pirates, les iles tirent leur nom de la couleur des roches à la tombée de la nuit (ou bien du nom du golfe, ou d’une indication géographique, pour une explication plus claire, il y a wikipédia), ca tombe bien, on arrive juste à temps.

Une des îles sanguinaires

On regarde la météo, et bien qu’on ai pris l’habitude de le faire 2 fois par jour, on se rend compte qu’une méchante tempête au nord causera l’arrivée de grosses vagues le lendemain. On prend donc la décision de naviguer de nuit pour trouver un endroit plus ou moins abrité. Sinon il faut faire demi tour et se cacher à Ajaccio, et comme on a pas toute l’année, ce n’est pas envisageable.

Sagone

Petite virée tranquille, tout se passe bien jusqu’à la baie de Sagone. On est content d’arrivée, on a hate de dormir mais il faut d’abord jouer au slalom dans ce parking a bateau. C’était pas noté ca. On avance à 2 à l’heure ( 2 mètres ne vous emballez pas) car aucun bateau n’a de lumières, et qu’on rencontre une bouée de temps en temps. Notre moteur n’apprécierai pas trop.

Finalement on trouve une place, on recommence plusieurs fois la manœuvre car on n’est pas sur des distances.

En se levant quelques heures plus tard, on constate le nombre de bateau autour et on se demande vraiment comment on a fait. Un pro des créneaux ce doudou.

Les vagues ont commencé à monter et les rouleaux sont énormes en bords de plage. On a pas trop envie d’aller à terre. Mais c’est un jour de match et en plus Gizem, la copine, doit aller chez le médecin.

Ce qui devait arriver, arriva… Nous sommes trempés. Mais ce n’est rien il fait très beau.

Après un tour chez le médecin et à la pharmacie, nous croisons par hasard un patron de bar. Nous cherchions justement un bar avec écran pou regarder les matchs.

Entre les deux matchs, nous retournons au bateau pour se mettre en tenue et on mange une très bonne pizza pendant que l’équipe belge écrase celle du Brésil.

Galeria

7 juillet 2018

Pour ne pas perdre de temps, on démarre le matin, afin de faire un maximum de miles, malgré les vagues assez inconfortables. Le bateau se comporte bien mais les filles sont un peu malades.

Un conseil qu’on nous a donné par la suite pour mieux prendre le sturgeron, notre médicament miracle (bon là il n’a pas fonctionné du coup), c’est de le laisser fondre sous la langue plutôt que de l’avaler, pour ne pas irriter un estomac déjà secoué.

On s’arrête pour la nuit à Galéria, où on ne peut en fait pas jeter l’ancre à cause d’une loi passée pour les fonds. Le principe est tout à fait génial et respectable. Mais bien sur le résultat est qu’ils ont installés des bouées partout et qu’ils les louent super chers… Je veux pas qu’il faut rembourser la pose ,mais bon,… notre but, c’est de vivre avec le minimum alors payer plus cher qu’une nuit d’hotel pour juste accrocher le bateau ça fait mal…

Galéria
Les côtes corses

Calvi

8 juillet 2018

Jour suivant, ville suivante. Calvi. Pareil que pour trop d’endroits en corse, les mouillages à proximité des villes sont inaccessibles à cause de bouées.

On arrive en plein « festival » de plage. Une musique techno est jouée assez fort,… ca y est, on est vieux c’est officiel.

L’eau est turquoise et transparente et on y aperçoit un crabe et une sole en faisant du snorkeling.

Après cette interlude rafraîchissant, nous partons pour visiter la ville. Elle n’est pas tout prêt, on passe bien 20 minutes dans le dinghy, heureusement le moteur marche !

Le soir, nous allons sur la plage en espérant trouver de la musique pour les filles mais tout est fermé. Très étrange comme concept. Au loin, on entend un gros concert. On trouve un kicker et, par chance, on a pris des boissons. Les soirées improvisées sont les meilleurs, on finit même par faire un bain de minuit. L’eau est vraiment bonne cette fois.

L’Ile Rousse

9 juillet 2018

Visiblement on est très mauvais en math car on avait pas très bien mesuré la taille de la Corse. Arrêt necessaire pour refaire le plein, et quelques courses dans la ville nommée l’Ile Rousse. On a pas le droit de rester à l’ancre entre les bouées donc après le plein en dinghy (impossible d’y aller en bateau, heureusement qu’on a pas osé tester), on laisse les filles aller faire les courses et on déplace le bateau.

Là on rencontre un voisin qui fait quelques brasses. De fil en aiguille, on le rejoint dans l’eau et on discute. Bien sur, on l’invite à venir manger ce soir, ainsi que son co-capitaine. Leur cata était très spécial et ils nous partagent leur histoires de traversée,… notamment une journée dans le détroit de Gibraltar ou des vagues de 15 mètres sont apparues soudainement. Ils ont du surfer d’une manière spéciale. Ils nous donnent aussi de précieux conseils notamment sur les voiles. Céline et gizem peuvent pas la même occasion gouter le fromage corse. On se demande si Marco et Georges, sur leur cata sur mesure Bluenote ne sont pas des navigateurs connus, on ne saura jamais.

Saleccia et Saint Florent

10 juillet 2018

Départ assez tôt pour la ville de Saint Florent, en faisant une petite halte dans la plage paradisiaque de Saleccia.

On en a vu des plages magnifiques en Corse, mais celle là est vraiment incroyable. Uniquement accessible en bateau (il y a d’ailleurs des bateaux touristiques qui déposent les carpettes le matin et les reprend le soir), le sable y est blanc et l’eau cristalline dont les reflets brillent avec le soleil. Pas de poisson mais la vue suffit à nous émerveiller. Je n’ai pas de photo, j’ai du oublier ou les perdre avec le téléphone, alors je met le lien vers les photos de Google pour les souvenirs.

Après ce bain de mer et de soleil, on fonce à toute allure vers Saint Florent histoire d’être à l’heure pour le match France-Belgique. On va pas se mentir, la Corse c’est pas le meilleur endroit pour regarder ce match là, surtout quand on connait l’issue, mais bon.

On ressort nos déguisements et on essaye de trouver un bar. C’est bien plus périlleux que la fois précédente mais on finit par se poser chez un glacier où on est pratiquement seul. Les gens sont supers sympas, on fait même des photos ensemble. On est peut-être sur leur mur du ridicule maintenant qui sait.

11 juillet 2018

Nous restons encore là car il y a une tempête plus loin et nous avons demandé à un mécanicien de venir arranger le moteur qui a des problèmes de puissance.

Il arrive en bateau à moteur, démonte le mercury avec l’aide de Pierre, en faisant tomber au passage une pièce que Pierre a été rechercher. Il emmene ensuite le carburateur pour le nettoyer chez lui. Nous laissant à la mercie de la méteo.

En plus le mouillage se trouve pile dans une zone de jeux d’eau et un type qui traine une bouée prend un malin plaisir à passer entre les bateaux. Nos nerfs sont mis à rude épreuve…

12 juillet 2018

Le mécanicien qui était supposé venir le matin, arrive à 3h, pose le carburateur, vérifie que le moteur redémarre, et repart. On dirait preque qu’il fuit. Même pas le temps de replacer le moteur. Bon, … pas une très bonne impression pour le coup.

Pour ne pas perdre une journée de plus, on décide de partir directement après, pour une navigation de nuit vers l’île italienne de Capraia

Finalement pas un pet de vent cette nuit. Un orage au loin nous fait un peu paniquer, surtout qu’on ne voit rien sur les applications de météo mais on ne le ressent pas. On fait des petits quarts et on décide au moment de passer le cap de passer la nuit juste après le cap Corse, et de profiter du vent du lendemain. Dernier dodo dans la crique juste après les iles Finocchiarola


Ce qu’on a retenu de la Corse, c’est qu’elle porte très bien son nom.

Les paysages sont incroyablement beaux, les gens sont très gentils et leur accent est très dur à imiter. La météo est hyper capricieuse et les applications ne sont jamais correctes. La vie est un peu cher et augmente en été. En résumé, on a vraiment adoré

Des criques paradisiaques et des supers rencontres

Traversée Calpe-Formentera

Nous partons de Calpe à 5h30 du matin pour être sur de ne pas arriver à la tomber de la nuit, car devoir trouver un mouillage dans un endroit que nous ne connaissons pas dans le noir ne nous plait pas plus que ça.

Il y a 60 miles, normalement cela prendrait 10h, mais le vent n’a pas envie de se montrer. Après 3h de navigation, nous n’avons plus de réseau téléphonique, à l’exception de quelques rares minutes quand de gros bateaux passaient à proximité de nous.

Vers midi, nous avons une escorte personnelle d’une dizaine de dauphins, et quel bonheur, ils nous amènent le vent.

Nous arrivons vers 18h30 à Formentera. Nous voulions mouiller dans la Savina mais l’entrée est trop étroite pour nous. Nous nous accrochons à une bouée juste à coté.

Vers 20h, nous trouvons le courage d’aller à terre pour faire une petite visite, mais tout est fermé et il n’y avait pas grand chose à faire.

Traversée Formentera-Ibiza

Le lendemain, nous devons bouger de notre mouillage car le vent va tourner. Et au lieu de passer de l’autre côté de l’île, nous décidons de faire la courte traversée de 3h vers Ibiza.

Il y quelques petites vagues jusqu’à la pointe de Formentera et puis une mer très plate et du bon vent arrière. Nous avons encore du mal à savoir comment positionner nos voiles mais nous arrivons quand même à frôler les 9 nœuds.

Nous voulions d’abord aller dans la très belle Cala Longua que nous avions visité lors du rappatriement du bateau vers Cartagène, mais le vent rebondissait sur les parois et étaiet trop fort pour que nous puissions s’y ancrer. Nous avons donc continuer quelques miles plus loin pour trouver Santa Eularia des Riu grâce à Navily.

Santa Eularia Des Riu

Seuls dans cette baie, avec de jolis fonds, quel paradis. Nous sommes tout de suite descendus à terre pour une petite visite. Nous avons suivi le chemin  pour découvrir la ville en version courte et n’avons pas été déçu. Nous avons escaladé les escaliers jusqu’à l’église Puig de Missa, pour ensuit redescendre par une superbe promenade jusqu’à l’embouchure du Riu. 

Santa Eularia des Riu

Puig de Missa

Pont Vell

Vue depuis le Puig de Missa

Cala Roig

Cala  Roig

En regardant la météo, nous voyons qu’il faut être au nord avant samedi, donc nous commençons à avancer.

Nous nous arrêtons dans cette petite crique pour couper le chemin en deux. Nous avons un peu de mal à trouver un bon lieu d’ancrage mais nous finissons pas pouvoir nous rapprocher de la plage quand tous les baigneurs sont partis. L’eau devait être à 15 degrés, nous ne comprenons toujours pas comment ils ont pu mettre plus qu’un orteil dans l’eau… A coté de la cala, des champs.. ce n’est pas aujourd’hui que nous allons visiter.

Nous y passons la nuit et le lendemain, vers 10h, nous reprenons  la mer.

Portinatx

Nous arrivons dans ce beau lagon bleu désert où nous avons eu tout le choix de notre place.

Nous avons fait une petite balade mais tout semblait fermé…

1er jour à Portinatx

Et puis un autre voilier nous a rejoind, et puis 2 et puis 3.

Nous étions tranquillement entrain de bronzer dans nos filets quand un dinghy s’est approcher de nous… C’était Suzanne,  une allemande qui naviguait seul sur « Mistral ». Nous lui proposons de venir a bord pour un petit apéritif improvisé et nous avons très vite sympathisé.

Une demi-heure plus tard, nous voyons passé un autre dinghy, mené par un renard des mers, et ses deux maîtres,  un charmant couple d’allemand, du voilier second life, Christine, Peer et bien sûr Nuchi, qui nous racontent leur super histoire.

Ce fut une super soirée et nous décidons de nous donner rendez vous le lendemain, toujours sur notre bateau, pour faire un petit barbecue où tout le monde apporte ce qu’il a envie de manger. On ne se prend pas la tête sur un bateau.

vue depuis la rue

Nous faisons donc un saut pour faire les courses, et quand nous revenons sur la plage, nous remarquons qu’un autre voilier est arrivé et qu’il porte le pavillon français. Après avoir jeté les courses dans le filet depuis le dinghy, nous pagayons jusqu’au bateau de Suzanne, qui se trouve juste à côté de celui des Français, pour lui donner une heure approximative : vous venez quand vous avez envie. Et sur le retour, nous parlons un peu plus fort que necessaire pour que quelqu’un sorte de sa tanière sur le voilier d’à coté. Mission réussi, nous rencontrons Vivian, sur son voilier « Vivianne » et nous lui proposons de passer ce soir pour se joindre avec nous.

L’heure arrive, nous préparons tout, et nos amis arrivent. Heureusement, ils pensent à prendre des couverts supplémentaires.. Et oui, nous n’étions pas préparer à accueillir autant de personne dès la premiere semaine.  Vivian et sa copine Marion nous rejoignent un peu plus tard.

de gauche à droite : Peer, Nuchi, Christine, Sunzanne, Pierre, Vivian, Marion

Ce fut une excellente soirée, de celle qui nous rassurent sur le choix d’abandonner une vie normale pour se lancer dans ce genre d’aventure. C’est exactement ce que nous espérions pour ce départ.

Le lendemain, Peer nous propose de monter à notre mât pour tenter de réparer notre girouette qui s’arrête de temps en temps… Mais ça n’a pas marché, il faudra retenter un autre jour. Les français continuent leur voyage

Peer, le funambule

Cala Benirras et Calo des Moro

Cala Benirras

Le lendemain, nous partons les rejoindre à la Cala Berinnas où ils ont pu assister à un spectacle de djembé la veille. Mais nous avons quelques soucis à poser l’ancre et décidons d’avancer plus pour atteindre une crique proche de San Antonio, Calo des Moro. Sur le chemin, un yacht hollandais nous a donné quelques petites frayeurs en nous collant au train et faisant volontairement de vagues une fois qu’il nous a eu dépassé… Nous le retrouverons dans cette même cala où nous passerons deux nuits avec Christine, Peer et Nuchi.

Calo des Moro

Calo des Moro ; le yacht pénible

Après avoir refait le plein de provisions, nous parcourons les 25 miles nous reliant à Ibiza ville.

Sans girouette, impossible de dire exactement combien de vent nous avons eu, mais ce n’était pas une excellente navigation pour nous. Nous avons eu le vent de face, ainsi que les vagues, et comme je vous l’ai déjà dit, notre moteur n’apprécie pas trop les vagues…  En plus il a plus. Mais après 6h, nous sommes enfin arrivés à la Cala Tallamanca.

Ibiza

Même si cette crique était supposé être bien protégée, il y eu pas mal de vent et surtout un rouli incessant. Pas une bonne nuit de sommeil en perspective. Mais nous mettons notre confiance en notre ancre et nous partons visiter la citadelle d’Ibiza

après avoir grimpé jusqu’à la cathédrale, le point le plus haut, les yeux plissés à cause du soleil

.

Nous avions bien sûr déjà visité celle de Namur, mais son charme  n’est en rien comparable  à celle d’Ibiza. La vue imprenable sur toute la ville (nous pouvions même voir que le bateau ne bougeait pas), les petits rues étroites, les escaliers, les interminables montées, mais aussi les descentes glissantes…

Nous faisons un arrêt pour boire un verre de rosé et nous féliciter d’avoir fait nos 10 000 pas aujourd’hui. Peer et Christine, qui avait été promener Nuchi, nous rejoignent pour un café, et pour tirer notre dinghy une fois l’heure de rentrer, nous faisant éviter les rouleaux.

Traversée Ibiza-Palma

Encore habitué au rythme belge, nous sommes ponctuels et partons a 5h30. Il n’y a pas plus de vent que la dernière fois, et nous ne pouvons utiliser les voiles qu’un court laps de temps… Dommage, mais il fait beau et les vagues sont petites, donc nous sommes quand même contents.