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Départ de Cariati‑Arrivée à othonoi …

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Départ de Cariati‑Arrivée à othonoi 

Dimanche 16 mai

Il est 4h du matin, le réveil sonne. La nuit a été courte, nous avons fait un bel apéritif pour dire au revoir à nos amis. Nos têtes tournent encore à cause des nombreux cocktails.
Mais une longue journée nous attend, je lance la bouilloire déjà remplie, les pieds encore sous la couette.
Sibary à compris tout de suite que nous étions levés et il commence sa tirade matinale pour avoir à manger.
Pendant que je prépare les cafés, Pierre sort dehors et démarre les moteurs. Comme d’habitude, celui à tribord à du mal à démarrer, malgré avoir été révisé plusieurs fois et malgré les sous dépensés…
Il fait étonnement très clair ce matin, parfait pour partir sereinement. Le ciel est d’un rose sublime et les lumières de la ville brille sur l’eau comme des étoiles.
Ça fait bizarre de partir mais il est temps.

On ne sait pas pourquoi, mais on est tous les deux barbouillés. Le mal de mer ? Une gueule de bois ? Un truc qui n’est pas passé ? Avec une grosse houle de côté, nos estomacs rendent la navigation difficile.
On est tous les deux allongés, lui dans les filets, moi dans le lit avec le chat.
À un moment donné, Pierre vient me chercher et me dit qu’il y a des dauphins ! Des dauphins !!! Tant pis pour la nausée, c’est la première fois que des dauphins nagent aux côtés de Bella Bianca. Ils ralentissent pour toujours rester près des coques. C’est incroyable, on a l’impression qu’on peut les toucher. Longtemps ils restent avec nous, même quand nous finissons par retourner nous mettre en boule sur un coussin après avoir rallumé le moteur.


Le vent est maintenant plus constant, la houle plus grosse aussi mais le bateau avance bien. Les voiles sont réglées au mieux, pas d’ajustement toutes les minutes aujourd’hui.


Nous arrivons vers 17h à Santa Maria di Leuca. Nous allons au port car la houle pénètre dans la baie et nous avons besoin d’aller à terre après cette journée. Après s’être amarré, on se rappelle pourquoi on avait qualifié ce port de pire port du monde. Les bateaux à cote de nous tanguent comme un cheval à bascule. Ça devra le faire pour cette nuit..

Lundi 17 mai
Nous partons plus tard que d’habitude. Pierre a du travailler ce matin et nous avons galéré à payer la taxe tepai.
À peine sortis du port, les vagues nous donnent la tendance de la journée. Ça va être inconfortable. Difficile de savoir comment se positionner par rapport à elles. Elles semblent venir de tous les côtés.
Nous avons gardé le ris dans la voile de la veille. Le vent monte rapidement à 15 nœuds. Espérons que ça ne monte pas plus, et surtout que la mer ne se forme pas plus.
Et non, pas de chance, la houle résiduelle ne s’applatit pas, et par dessus se créent les vagues de vent. 
La météo avait annoncé un vent de 3/4 arrière, voire côté. Mais c’est de face qu’il vient. Bon tant qu’il ne vient pas du canal de la mer adriatique, ça peut aller. Apparemment ça pourrait être très méchant si c’était le cas. 
Pourtant la mer est loin d’être sympa avec nous aujourd’hui. 
On a pas souvent été pris dans des mauvaises météos, donc on ne sait pas comment qualifier ces vagues, et c’est toujours difficile d’évaluer leur taille ou de les filmer. Ce qui est sur, c’est que ce sont les plus grosses vagues qu’on ait jamais eu.
Par chance, il y a du soleil, comme pour nous dire tout ira bien. Et les pilotes automatiques font leur jobs. Je dis « les » car nous avions mis le simrad pour barre franche au départ mais le jeu a fait sauter le petit bitouillout et nous avons remis l’autohelm. On est tellement contents d’en avoir 2
Plusieurs fois, nous croisons des cargos mais nous ne devons pas ajuster notre cap, heureusement, car l’angle pour prendre ces vagues est très réduit.
Le bateau se comporte très bien, il tape beaucoup, c’est le gros problème du Louisiane, mais jamais il ne se plante dans l’eau. On se sent en sécurité dans le carré.
Le vent est monté à 20 nœuds et tourne autour des 17 nœuds. Nous avons pris 2 ris dans la voile, et roulé un peu le génois.
C’est surment un peu trop tôt, mais nous ne voulons pas devoir prendre le ris en catastrophe dans cette mer. Et nous avançons bien. La vitesse du bateau (Boat speed) théorique monte jusqu’à 10 nœuds mais les vagues nous ralentissent et nous faisons plutôt du 6‑7 noeud (speed over ground). Mais quand nous sommes frappés par de grosses vagues, nous avons l’impression de ne plus avancer du tout. Et comble de tout, de temps en temps le vent décide de venir pile de face et nous devons dévier un peu, le temps qu’il se replace pour ne pas être à la merci des vagues.

Après une attente interminable, l’île d’othonoi commence à apparaître au travers de la brume au large. Je finissais pas me demander si elle était toujours là. Le genre de questions débiles qu’on ne se pose qu’en bateau. 
Les vagues qui s’étaient alors un peu calmée, reprennent de plus belles et le bouillon s’intensifie. On est maintenant à moins d’1h de l’île mais plus on avance, plus on a l’impression qu’elle recule. Et d’ici on ne voit pas d’endroit calme dans la baie ou nous allons jeter l’ancre. 
Pendant ces derniers miles, on hésite beaucoup à aller dans cette baie ou de l’autre côté de l’île en prévision du temps du lendemain. Mais si les vagues rentrent dans l’ancrage d’ammos, nous ne serons pas du tout protégés cette nuit. Il faut se decider. Nous irons ce soir dans la baie au nord de l’île et partirons tôt le matin pour se mettre à l’abri. 
Nous arrivons finalement à l’ancrage. Le vent et les vagues se sont calmés au bord des falaises. Nous jetons l’ancre juste à temps pour admirer le coucher de soleil. 
Nous avons bien mérité notre dîner. Bon boulot Bella Bianca

Erikousa 

Après une nuit courte et pas si calme que ça, nous partons pour Erikousa vers 5h du matin, juste après que le vent ait changé de direction.
Nous avions déjà fait un arrêt sur cette île au mois de septembre et étions tombés amoureux de ses ruelles pavées, des panoramas sublimes, des paysages sauvages et de la gentillesse des gens. Nous retournons au port, en espérant être bien protégés pour les jours à venir.
Pas de vent pour cette petite traversée de 2h.
Sur le chemin, une de nos bouée de sauvetage décide de prendre un bain. La mer est correcte, nous allons la récupérer avec la gaffe.
Nous arrivons au port d’Erikousa vers 6h ou 7h, on vient de se rappeler qu’il y a un décalage horaire. Bien sur personne ne répond à cette heure. En fait personne ne répondra car l’office est fermé. Ils ne sont pas encore prêts. Une place gratuite, nous n’allons pas nous plaindre.
Le soir nous cherchons un petit resto car nous n’avons pas envie de cuisiner. On est pas vraiment sur qu’ils soient ouverts. Un bistrot à sorti ses tables. On s’était dit la dernière fois que ça devrait être le resto des gens de l’ile, on avait d’ailleurs été un peu intimidés.
Nous croisons le propriétaire du port et de l’hôtel, il nous dit qu’on peut rester au quai sans problème. 
Je me rappelle à ce moment là que je devais envoyer un message sur insta à une femme qui voulait nous rencontrer et surtout rencontrer Sibary la Rockstar.
Même pas 30 minutes plus tard, elle nous trouve à cette terrasse et nous invite à manger chez elle le soir, avec ses amis. On reste un peu sous le choc, tout est allé si vite. C’est drôle comme les rencontres peuvent se produire par hasard. Notre voyage démarre vraiment de manière incroyable.

MERCREDI 
nous découvrons un nouveau bateau dans le port. Sea project, sous pavillon italien.
Ce sera journée boulot et soirée avec nos nouveaux amis au seul resto ouvert, chez Leonidas.
Nous arrivons bien trop tôt la bas, et prenons un apero avec tzatziki et olives. Le patron nous avait dit que les grecs mangeaient Hyper tard et nos estomacs gargouillent déjà.
Une personne sort du resto et nous dit qu il entendu parler italien, c’est le propriétaire de sea project, il s’appelle Giovanni et a besoin d’un adaptateur pour prise italienne. Après 1 an en Italie, nous avons bien sûr ça.

Plus tard, nous retrouvons le groupe et nous commandons tout ce que Leonidas nous propose, agneau cuit 6h au four, calamar, tzatziki, fromage pané,… Pierre veut tout goûter. Il a bien raison, après la cuisine italienne, la cuisine grecque nous rappelle un peu celle de la maison, des plats en sauce, de la crème,… Nos estomacs sont ravis.
Quand le calamar arrive, tout le monde a les yeux écarquillés. La taille de cette bête ! Heureusement on en a pris 1 pour deux. Francesca a été la plus maligne et a demandé un petit calamar.
Quand nous avons fini le repas, le patron nous amene un dessert, apparement c’est coutume de l’offrir. Un espèce de carré qui fait penser au nougat, plutôt bon mais très sucré, 1 seul suffira.
Quand nous rentrons au bateau, je reste pour jouer avec Sibary et Pierre apporter la prise à l’autre bateau. Et bien sûr, il est invité à boire un petit verre. C’est ça la communauté nautique.

JEUDI‑VENDREDI
La météo n’est pas très bonne et nous sommes bien contents d’être à l’abri au port.
On fait une petite promenade sur l’île avec le chat qui pèse une tonne et bien sûr on a oublié de prendre de l’eau et tout est fermé.
Les rues sont loin d’être plates et la marche est difficile. Pierre voit un panneau qu’on ne comprend pas et emprunte un escalier pour monter plus haut. La on sort le chat pour qu il marche avec nous maintenant que nous sommes à l’ombre. Bien sur il ne veut pas, il veut aller se perdre dans les buissons. Mais la laisse est la pour lui rappeler qu’il ne peut pas.
Au fur et à mesure il commence à accepter de marcher avec nous. On prend 2 fois plus de temps mais qu’importe, nous profitons.

SAMEDI
Normalement nous avions prévu de partir ce jour là, mais les gens du bel hôtel d’Erikousa nous ont proposé une soirée cocktail lors du resto de mercredi, et jacques est en chemin. Donc nous partirons ensemble demain plutôt. Je profite pour mettre à sécher la lessive que j’ai fait la veille. J’aime cette machine à laver.
Un tout petit bateau à voile arrive, propulsé par un hors bord. Pierre est en train de travailler, je vais l’aider à accoster.
L’homme me dit bonjour en français. Après l’avoir aidé, j’apprends qu il vient de santa Maria di Leuca. Il s’appelle Patrice et son bateau Orion

Bien plus tard dans la journée, Jacquouille et olga arrivent dans le port et pierre les aide à s’attacher.
On invite tout le monde à un apero dans les filets et ensuite à un dîner chez Leonidas. Entre temps Pierre et jacqués essaieront de fileter le bitouillou du pilote auto, sans succès. 

Kassiopi

Départ d’Erikousa dimanche 23 juin après avoir retrouvé Jacquouille et olga la veille et avoir rencontré Patrice et son petit bateau Orion.
Après un super repas chez Leonidas, Pierre a du aller récupéré Sibary qui s’était promené trop loin et était resté coincée au dessus d’une petite falaise, peut être après avoir voulu chasser des mouettes.
Il faut bien le surveiller aujourd’hui car il essaie de retourner explorer. 
Nous partons en fin de matinée, sous un beau soleil et avec une légère brise agréable qui nous pousse.
Il n’y a que ~17 miles entre erikousa et kassiopi, un lieu que Giovanni, un italien sur Sea Project nous a recommandé. Nous écoutons la plupart du temps les recommandations des gens que l’on rencontré, sauf si la météo est trop mauvaise car nous pensons que nous n’avons pas croisé leur chemin par hasard.
À l’horizon, l’île de Corfou, une eau turquoise au pied de rochers de calcaire. Et derrière, les montagnes imposantes de l’Albanie. Un spectacle magique.
Le bateau avance à bonne allure, un peu plus vite que celui de jacques et la distance entre nos deux bateaux se creuse à vue d’œil. C’est d’ailleurs impressionnant à quelle vitesse on s’éloigne sur un si petit trajet. Qu’est ce que ça doit être sur une transatlantique.
La canne à peche de la mort est sortie, cadeau de notre ami Michel, on croise les doigts pour manger un tartare ce soir.. 
À mesure que l’on avance, la direction du vent change et le genois est maintenant deventee par la grand voile.
Pierre veut sortir le spi asymétrique et on commence tout le chmilblik pour le mettre en place. Installer le bout dehors, se pencher dangereusement pour l’accrocher au coques, attacher le spi à ce bout, décoincer la drisse de spi (corde attachee en haut du mat et sur la pointe en haut du spi) qui s’est mis autour de l’enrouleur de génois, monter le spi, passer l’écoute (corde attachee sur la pointe e extérieur du spi sur le Winch) derrière le hauban, ouvrir le spi en tirant sur la chaussette.
Et la ça coince. La chaussette ne monte pas correctement 
On avance avec seulement la grand voile mal réglée sous un vent très léger. On avance surment à 1 noeud. A cette vitesse, on pourrait pêcher. Mais pour l’instant on se concentre sur le spi. On Essie de le remonter plusieurs fois, on le retire complètement de la chaussette et on le remet.
Ça dure bien une demi heure, peut être bien plus.
Jacques en a profiter pour amoindrir la distance par rapport à nous. Il est maintenant à moins d’1 miles de nous. 
Toute cette galère nous a pris tellement de temps que l’on est maintenant à la pointe et nous devons changer de cap. On verra comment le vent sera de l’autre côté.
Il est vraiment très faible, on avance quelques temps au moteur, en discutant à la vhf avec Jacquouille et en prenant des photos avec le téléobjectif… Paparazzi ici.
On tourne à la pointe, et le vent faible tourne avec nous. 
Il nous reste maintenant moins de 2 miles avant le port de Kassiopi. 
Est ce que ça vaut la peine de remonter les voiles ? Allez on va essayer quand même.
Et ça recoince ! C est pas vrai. Bon cette fois ci on parvient quand même à la monter correctement et rapidement. Et on remet la grand voile.
On parcours les derniers miles en un rien de temps, le bateau file et on laisse Jacquouille et olga sur place.
Finalement le vent baisse tellement que le spi flappote, on le rentre, cette fois ci sans problème. Seule la grand voile reste. 
Les bafles sont à fond et on danse dans le carré. Pierre fait un mijoto avec le peu de rhum que l’on a pas bu lors de l apero avec nos amis à cariati.
Il fait beau, on file avec le vent, la musique dans les oreilles, la vie est belle.
Oups on en oublierai presque qu’ on a atteint notre destination.
Pierre tourne le bateau rapidement et on abaisse la grand voile avant de pénétré dans le port.
L’ancre est prête à être jetee. C’est la première fois que nous allons faire cette manoeuvre à deux. On s’était attaché à un rocher à Bonifacio avec Jacquouille mais c’était plutôt chaotique on a rien retenu.
On laisse une bonne place pour Jacques qui a un tirant d’eau bien plus important que nous et on se met en marche arrière devant une terrasse.
La profondeur est vraiment très petite. Je jeté l’ancre après l’ordre de mon capitaine et on recule doucement. A mi chemin, je stoppe pour m’assurer que l’ancre se plante. Tout va bien. C’est tellement rassurant de savoir qu on peut compter sur son ancre.
Puis nous continuons, Pierre le pilote met les moteurs de façon à ce qu on recule bien droit.
Et puis je bloque l’ancre alors que les moteurs sont toujours en marche arrière et pierre descend dans l’eau pour nous attacher a terre. Il est mouillé jusqu’au bassin, c’est vraiment très peu profond.

L’amarrage se passe sans problème, à part un lancer de corde raté. Pour sortir, nous aurons besoin du dingy qui se dégonfle.

Jacquouille a du s’y prendre à 2 fois car il avait oublié de remonter sa ligne de pêche, pas de tartare aujourd’hui pour lui non plus. Il parvient à s’amarrer sans soucis lui aussi.

Nous avons tous mérité un petit apéro dans le resto juste à côté. 

La on demande comment avoir l’électricité et s’il y a quelqu’un en charge du port.

On nous répond que la personne n’est pas là. On dirait qu’eux non plus n’ont pas encore commencé leur saison. Nous ne devrons pas payer la nuit. 

Quelle chance on a.

Après avoir bu le cocktail pas bon marché, nous allons faire un petit tour dans la ville où nous trouvons l’accès au fort byzantin.

Les marches pour y parvenir sont à l’image du fort, pas entretenues. Et comme d’hab nous avons les meilleures chaussures pour visiter, des tongs !

Le fort est très beau malgré la jungle, c’est difficile de se représenter à quoi ça ressemblait mais la balade nature est très sympa. On voit même une petite tortue. Et de magnifiques panoramas bien sur.

Après cette visite, nous continuons notre tour dans la ville en cherchant un resto pour le soir. Une ville qui doit être très touristique en pleine saison mais avec beaucoup de charme. Et le clou du spectacle, les chats ont des petites maisons pour eux avec de l’eau du pâté et un coin d’ombre.

Le soir, nous mangeons pleins de spécialités, calamar, slouvaki, mezze, agneau, viande avec fêta et tomate cuits au four, miam 

Et puis après le repas, Pierre propose un cocktail dans les trampolines à nos amis déjà éméchés.

Aïe aïe aïe, pour résumer la soirée se terminera avec les fesses mouillées et un téléphone mort.

Arrivée à Corfu 

Nous partons de Kassiopi pour une petite navigation de 3 miles vers Agios Stefanos. On y avait déjà passé 1 nuit en septembre et on avait adoré le fait que chaque restaurant a son ponton.
Une belle navigation nous amene dans cette ancrage.
Nous jetons l’ancre, presque au même endroit que la dernière fois. Et jacques et olga à côté de nous. Leur ancre a encore des problèmes à se planter et pierre sort le Dinghy pour les aider.
Des que tout est sécurisé, nous allons manger ensemble. Un seul restaurant est ouvert, pas le même que la dernière fois.
La vue est splendide, les pontons, nos bateaux en second plan et les falaises.
Le patron arrive à notre table pour prendre notre commande. Il insiste pour que nous prenions le loup de mer. On l’écoute.
L’attente est très longue mais la nourriture est bonne. Par contre l’addition est salee. On n’aurait pas du l’écouter.
Pierre et jacqués doivent travailler le lendemain et la connection est mauvaise et ne cesse de sauter sur le réseau albanais, qui n’est pas compris dans nos abonnements. 60 euros de supplements en un clin d’œil.
Nous décidons d’aller à Corfou après notre repas.
9 miles. Ce n’est pas grand chose.
Une fois de plus, nous pouvons sortir le spi, qui se déplie correctement. C’est une super sensation. Et la voile est magnifique.
On voit au loin la forteresse de corfou. On se sent comme des explorateurs qui arrivont dans un endroit méconnu, même si pour nous, il n’est pas inconnu.
Croisons les doigts pour qu’il y ait de la place à l’ancrage.
Quelle chance ! Il est vide. Nous pouvons chercher un patch de sable à notre aise.
Et je lache l’ancre. Pile dedans. Elle se plante direct. Génial. Au tour de jacquouille qui se met un peu trop près mais ça ira.

Corfu

Cette ville est aussi belle que dans nos souvenirs. Des rues étroites, une luminosité accueillante, des boutiques mignonnes, des restaurants sur des coins,… tellement beau. Sans parler de la forteresse et de notre vue privilégiée. Nous la re‑visiterons un autre jour, nous sommes dans le coin pour quelques temps. 
On ne compte plus le nombre de gyros qu’on a mangé. C’est pas bon pour la ligne tout ça. 

Une nuit, pierre se réveille en sursaut car notre bateau et celui de jacques se sont touchés. Pas très fort heureusement, mais nous avons ré‑ancré le lendemain. Jacques n’a rien entendu alors qu’il était levé.

Navigation 

Predict wibs annonce une mauvaise météo pour les jours suivants et nous n’avons pas eu le temps de bouger. Nous resterons derrière la forteresse pour se cacher
Mais aujourd’hui la météo annoncée n’est pas si terrible et nous pouvons aller faire un tour et emmener Jacques et olga avec nous pour qu’ils découvrent la navigation sur Bella Bianca.
Nous levons l’ancre, et hésitons sur le cap à prendre.
Le vent de face pour revenir ou pour partir?
Pour partir.
Nous partons vers le nord. Et a la seconde où les voiles sont sorties nous enclenchons le mode fusée.
Le vent est bien établi et les vagues mouille le bateau. Je dois aller à l’avant pour tout fixer et je reviens avec les fesses mouillées.
Nous avançons quelques minutes à cette allure mais nous faisons vite demi tour, histoire de manger notre repas plus à notre aise.
Tous dans les filets, un verre à la main et un pain à la saucisse dans l’autre, nous avançons à bonne vitesse. C’est tres agreable, nous ne sentons presque pas le vent de force 5.
Quand nous avons terminé notre repas, il est temps de faire demi tour, et le fun commence.
La vitesse nous a fait nous éloigner pas mal de la forteresse et le vent vient pile de face. C’est parti pour des virements de bords à répétition.
Tout comme des fesses mouillées à répétition car les poufs et coussins ne veulent pas rester en place dans le trampoline qui saute.
Je parviens à tout fixer et à ce moment là olga veut s’installer au pied du mat sous un pouf. Quel timing.
Je rentre à l’interieur et Sibary vient directement pour me chanter comme il trouve que ça bouge beaucoup et que ça tape trop. Il ne veut pas rester tout seul.
Nous arrivons finalement à notre ancrage. 2 bateaux se sont rajoutés et nous ne pouvons pas nous remettre à notre endroit.
Avant de s’ancre Pierre ramène Jacquouille à son bateau tout en douceur, et celui ci nous rejoins quelques minutes plus tard en Dinghy.
Notre première tentative d’ancrage n’a pas marché, nous étions dans les algues.
Il nous aide à viser le patch de sable. Et malgré un bug au guindeau qui ne voulait pas lâcher l’ancre, nous y sommes et elle est bien plantée. 

Syvota

Vendredi soir, on hésitait. Est ce qu’on devait rester à Corfou en attendant le vol, ou bien se promener et revenir la veille.
Plein de gens qu’on avait croisé ou qu’on suivait sur insta allait ou était à Paxos. Alors on s’est dit qu’on irait bien là‑bas pour le week end.

Samedi
On se lève tard, la faute à avoir commencé une série. Il n’y a pas de vent, pas un pet. Le problème c’est qu’on a plus vraiment d’essence dans nos bidons et qu’on a pas envie de faire du moteur.
Pierre va quand même en chercher 1 bidon en skate board au cas et jacques doit se réapprovisionner un peu en eau.
On ne quitte l’ancrage que vers midi. Paxos semble un peu loin pour le vent qui ne s’est toujours pas levé et surtout à cause de la météo du lendemain, le vent viendrai pile de face, on a pas vraiment envie de ça.
Donc on décide de se diriger plutôt vers le continent. Jacques a trouvé un ancrage avec un ponton gratuit à Syvota. Pourquoi pas !
Démarrage des moteurs, enfin surtout du moteur qui marche et puis on monte la grand voile. Même pas besoin de se mettre face au vent tellement il n’y en a pas.
On sort le génois ? Allez on essaie.
Le vent est vraiment très très faible. Notre vitesse maximale ne dépasse pas les 4 nœuds, 3 nœuds pour Jacques, branché sur le canal 66.
Et ça diminue, le vent descend autour des 1 noeud, 1,2‑ 0,9‑ 1,4 ‑ 0.
Mais on ne veut pas mettre les moteurs ! Non pas question ! Voilà qu’on avance à 0,1 noeud.
Ça dure bien 2h comme ça. Jacques lui recule, si bien qu’on le rattrape. Ni une ni deux, on sort le baffle et on lance la musique de pirates des caraïbes. A l’abordage !
Heureusement que la musique dure longtemps car 10 minute plus tard, on est toujours pas à sa hauteur.
Quand on arrive enfin, on lui donne des cordes et on s’attache pour un verre de vin en pleine mer. Pas trop longtemps car il y a quand même des ferrys qui passent pas loin de temps en temps.

Après le petit verre, on se décroche et on lance les moteurs. C’est pas tout ça mais il faudrait arriver avant la nuit quand même. Il est déjà 16h. Et on n’a fait que 3 miles sur les 19.
On avance à peu près en même temps.

Enfin une petite brise de lève. Qui vient de dos. C’est parti pour le spi symétrique.
On avance doucement, 4 nœuds c’est déjà bien.
Mais vite le vent change et vient maintenant de 3/4 arrière. On sait ce que ça veut dire. Spi asymétrique !
Tout le chmilblik recommence, ce qui aide jacques à prendre de la distance car on a coupé les moteurs.
Le spy seul nous fait avance à 4 nœuds, c’est bien mais peu mieux faire. Montons la grand voile.
À peine un peu dépliée, on sent le bateau qui accélère. Fusée !
Le vent fait un pic à 11 noeud et nous a 10 nœuds sur le boat speed. La distance avec Jacquouille s’amoindrie.
Mais le vent redescend ensuite et nous faisons 6‑7 noeud. Nous ne rattraperons pas jacques. Mais quel plaisir de ne pas devoir faire du moteur.

Nous arrivons à l’entrée de la baie, les voiles sont rangées. Mais où est Jacques ? Il n’est quand même pas au port. Je sort les jumelles et essaie de chercher une tâche verte. Je crois la voir.
‑ Mon capitaine ou êtes vous ? Dis Pierre à la vhf
‑ derrière le bateau brun, tu vas trop loin.
Nous nous approchons du ponton flottant.
Il faut s’amarrer en jetant l’ancre d’abord. Nous n’aimons pas trop ça mais ça a l’air d être une technique répandue en Grèce.
On galère un peu car on a pas sorti les longues cordes et bien sur le mauvais moteur fait encore des siennes. Mais au final, on arrive à se mettre grâce à l’aide de Georges et de Jacquouille.
Autour de nous, un voilier français et un beau voilier autrichien.
Des que tout est sécurisé, nous allons manger au restaurant. C’est un peu la condition tacite pour utiliser le ponton. Mais c’est bien normal.
Tout est bien géré, il y a de l’eau si on veut, des poubelles et des douches en construction et Georges qui surveille.
Le restaurant est bon, un peu cher mais une bonne soirée tout de même.

Dimanche

Aujourd’hui, la mission si vous l’acceptez est d’installer le dessanilisateur, ou plutôt de finir de le brancher. On ne l’avait pas fait en Italie car l’eau du port n’était pas assez propre pour le faire tourner régulièrement et on ne voulait pas faire sortir le liquide d’hivernage. Espérons que ça marche.

Le manuel en main, Pierre connecté les câbles et tuyaux restants avec l’aide de jacques et fait la manipulation pour lancer le dessal.
Sous le bateau, l’eau est cristalline, des conditions parfaites.
C’est parti, les vannes sont ouvertes. On appuie sur le petit bouton pour mettre de la pression. Le tuyau est dans l’évier. Et…..
‑ y a de l’eau !!
Et le tuyau d’évacuation crache lui aussi.
Trop génial ! Comme des bleus, on a fait le plein d’eau une heure avant mais nous allons remplir des bouteilles millésime eau Bella Bianca 2021. Et goûter notre eau pour la première fois.
Le liquide produit est transparent et clair, c’est un bon point. Mais que goûté‑t‑il. Y a t il un petit gout salé ou étrange ?
C’est parti. Oh c’est étonnant, c’est plutôt bon. Il y a bien un petit gout de sel mais cela vient du verre qui avait été lavé à l’eau de mer et pas assez rincé visiblement.
Mission réussie ! Il faut maintenant lancer le cycle de nettoyage. Ah mince ! On a oublié de brancher ce tuyeau. Pas de probleme tout était presque bon.
Allez, après avoir connecter tout ça on retente l’expérience. Ça marche ! Ouf !

Jacques change quelques cordes chez lui et décide de partir car olga a un rendez vous le lendemain matin. Mais Pierre ne le sent pas plus que ça et me demande si l’on resterait jusqu’au lendemain.
Cela nous permettrait de prendre l’apero avec l’équipage de sea projet que l’on avait rencontré à erikousa. Tant que la météo n’est pas catastrophique demain, ça me va.

Le vent monte doucement dans la baie, il atteint 18 nœuds et nous arrive de côté. L’ancre tient pour l’instant mais nous sommes un peu de travers. Et les vagues montent très vite.
Nous n’aimons pas ça, Pierre veut que nous allons nous mettre longside de l’autre côté du ponton. J’ai peur que le moteur ne réponde pas mais j’accepte quand même. Mieux vaut le faire maintenant qu’en urgence plus tard.
Il va demander à Georges si nous pouvons le faire et s’il veut bien nous aider.
Pierre avance pendant que je remonte l’ancre et nous nous éloignons de sea project, amarré à côté de nous. Quand ça deviens difficile, il me rejoint et nous finissons de remonter l’ancre a deux. Des que c’est fait, il retourne au moteurs pendant que je prépare les cordes du bon côté. Elles s’emmêlent et je dois les arranger si bien que je ne vois pas sa manœuvre. Mais comme le pgm qu’il est, il nous fait entrer dans la place sans probleme, et nous arrivons parallèlement au quai. Le moteur n’a pas posé de problème cette fois ci. Je donne les cordes et 2 minutes plus tard, nous sommes installés, et nous ne sentons plus les vagues. Et aucun vêtements de la lessive ne s’est envolé. Nickel. 
Giovanni et son ami revienne sur le bateau, ils veulent faire pareil maintenant que nous ne sommes plus là pour absorber le vent.
Pierre sera l’homme fort dans cette manœuvre, il devra tirer le bateau vers le quai malgré les 16 nœuds qui le pousse, et je l’aiderait en reprenant la corde. Oh hisse oh hisse. Heureusement qu’il a des gants. Après de longues minutes, le bateau est longside. Nous sommes tous rassurés. Nous pouvons prendre l’apero dans le salon, il fait gris dehors.

Un verre de prosecco et un toast de sardella, pas très dépaysant pour des italiens mais c’est parfait et nous n’entendons même plus le vent à l’extérieur, je suis d’ailleurs prise par surprise quand il commence à pleuvoir et je dois rentrer les vêtements en vitesse.
Jacques nous appelle à ce moment là, il est seulement arrivé à Corfou et s’est chopé un vent de face à 25 nœuds. Ouille pas top, l’instinct de Pierre a encore frappé. 
Après cela nous partons tous les 5 au restaurant du ponton et passons une très bonne soirée suivie d’un verre de rhum sur le bateau. La il nous partage toutes les criques à voir en mer ionienne. Tout est noté dans la tablette, nous avons notre itinéraire. 

Syvota ‑ Mandraki


Dimanche soir, avant de se coucher, nous avons regardé la météo et comme souvent, celle ci avait changé et s’était aggravé. Résultat, il faut partir le matin assez tôt.

Il est 6h du matin, le réveil sonne et nous commençons à préparer notre départ. Nous ne pourrons pas dire au revoir à nos amis italiens, mais qui sait nous recroiserons peut être le chemin plus tard.
La bouilloire est sur le feu, le chat dans le bateau et nous quittons le quai un peu avant 6h30. La météo nous donne une matinée calme, espérons qu’elle soit correcte.
Par précaution nous partons directement vers corfu, au plus court, si ça devient trop moche, nous pourrons alors coller la côte et faire du moteur.
Les ferrys sont déjà au travail, on voit même passer un bateau de croisière qui nous fait des grosses vagues. On se prépare à être secoués, je suis à l’intérieur pour tenir ce qui pourrait valser, mais Pierre prend parfaitement ces vagues au 3/4 et nous ne les sentons même pas.
À mi chemin vers le point le plus proche de corfu, le vent commence à monter. Les météos se sont complètement plantées, à l’exception d’une seule, qu’on ne regarde jamais. Mais bonne nouvelle c’est aussi celle qui est le moins pessimiste pour le début d’après midi. On verra bien.

Des que nous avons passé la petite pointe, nous pourrons prendre un cap par rapport au vent. Bien sûr il vient exactement de corfu et nous devons tirer des bords serrés.
Nous montons la voile tant que le vent vient de face, en prenant directement 2 ris par prudence et facilité, les vagues sont déjà bien inconfortables.
Ca y est la zone dangereuse près de la pointe est passée, nous tournons et sortons directement le génois. Le vent souffle à 15 nœuds, avec des rafales à 18. Le bateau avance très bien, 9 nœuds mais l’heure d’arrivée est bien loin.
Notre angle pour remonter au vent n’est pas terrible, pas catastrophique non plus et on arrive à distancer un voilier derrière nous. En plus le vent change un peu de directement et on doit multiplier les bords.
Malgre tout cette navigation est plutôt plaisante, on frôle les côtes vertes, on voit de loin un ancrage où on avait passé une nuit la dernière fois, on s’entraîne à virer le génois sans qu’il se coince dans les Winchs du mat et on file ! Ça tape beaucoup comme d’habitude dans le salon et le chat sort de temps en temps pour ne pas être seul, et rentre aussitôt par les coques.
On est très attentifs à l’horizon, a l’affût des moutons sur la mer, d’un changement de force du vent. Ça a l’air stable, même moins fort.
Nous dépassons enfin la forteresse. Pierre veut attendre un peu pour avoir un bon angle pour viser le port. Je garde un œil sur le ferry derrière nous mais il est encore très loin.
En fait, nous aurions pu tourner depuis longtemps, Pierre s’est trompé de port pour son calcul.
Virement de bord ! Mince la corde se coince dans le bloqueur inutile, encore un nouveau truc.

Nous descendons la voile et pierre allume les moteurs. Ils démarrent tous les deux heureusement.
Nous contactons le port à la vhf et entrons doucement, cherchant la personne entre les mâts.
Notre place se situe juste à côté d’un yacht, les parés battage sont mis, la gaffe est à portee de main, les cordes préparées. Tous les bateaux sont mis en marche arrière mais nous préférons y aller par l’avant.
Bip bip bip bip, le mauvais moteur s’éteind. C’est chose courante. Sauf que c’est fois, il refuse de se rallumer. Heureusement le vent ne penètre pas dans le port, c’est presque magique d’ailleurs, il devrait être exposé. Nous sommes arrêtés à quelques mètres de la place en train de tourner la clef à répétition, mettre des gaz, pomper,… Rien n’y fait. Il va falloir se parquer avec un seul moteur. Problème, le cata ne tourne presque pas avec un seul moteur, il faut prendre de la vitesse et bien viser. Heureusement Pierre est très bon avec tous les véhicules. Il s’y reprend à plusieurs fois et nous fait rentrer dans la place. Vite j attrape la corde arrière avec la gaffe et la lui passe pendant que je rate mes lancers de corde avant.
On ajuste les cordes ensuite pour être bien mis et savoir sortir du bateau et c’est bon.
Il y a un resto devant le port. Nous avons besoin d’un apero avant de nous occuper du moteur. Et Andrea qui nous a aidé mérite bien un café pour sa patience.

Que s’est il passé ces derniers jours à corfu. Pas grand chose a vrai dire, beaucoup de travail, une promenade dans la ville, des achats pour le moteur. Des courses au lidl parce que les petits magasins C est bien mais pas toujours bon marché.
La visite d’un mécanicien et bien sûr le moteur qui fait mine de rien et fonctionne parfaitement.
L’avion qui part avec 2 places libres car ça ne sert plus à rien de rentrer en Belgique quand on se trompe de date.
Des journées Hyper chaudes et quelques nuits fraîches
Deux jours de mauvaise météo et un jour où on aimerait être dehors.
Des restos au bord de mer, des glaces à l’intérieur de la ville. Encore des gyros. 
Toujours pas de sac à dos pour le chat. Des tongs qui ont lâché à mi chemin.
Des aperos au port, des rencontres brèves et des blagues du gars du port. Un ouzo bien servi.
De la nourriture offerte par les voisins parce qu’ils s’en vont. Trop sympa.
Une série avalée et un épisode de top chef trop long.
Sortir du port et passer par la forteresse, voir une école de musique qui répète à l’extérieur.

Après avoir naviguer de Cartagène (Espagne) à Termini Imerese (Sicile, Italie), nous avons du prendre une décision quand à la suite. Cette expérience nous a vraiment assuré dans…