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Une île très verte, où le paysage est rocailleux et parsemé de tours

Cala Portals Vells

vendredi 27 avril

Après cette traversée de 12h, nous arrivons les premiers dans une crique du nom de Portals Vells. Nou y découvrons une vingtaine de yachts de luxe qui ont mouillés les uns à côté des autres. N’ayant plus grande foi en notre ancre, nous ne sommes pas très rassurés. Mais nous parvenons quand même à trouver un petit coin et, bonheur, l’ancre accroche du premier coup. C’est grâce aux conseils de Christine et Peer.

Portals Vells et ses yachts
Portals Vells et ses yachts

Heureusement, les yachts n’étaient là que pour la journée et ils s’en vont l’un après l’autre. Nous profitons de ce moment pour nous mettre plus à l’abri et nous rapprocher de la terre. Nos amis nous rejoignent peu après. Ils avaient dû partir plus tard, car leur ancre était coincée. Le probleme, c’est que de nombreux autres voiliers suivirent… pour s’ancrer tout aussi proche que les yachts une heure plus tôt. Pierre n’est pas très content, mais après avoir constaté que personne ne bougeait, il se relaxe un peu.

Nous sautons dans le dinghy et après une dizaine de coups de pagaie, nous nous échouons sur l’une des plages. Quel endroit sublime, on comprend pourquoi il attire autant de charters. La, en faisant quelques photos du bateau, nous nous rendons compte que les bateaux sont en fait à une distance bien plus grande que ce qu on pouvait deviner du bateau, sauf pour le petit yacht qui s’est installé juste à côté de nous. Forcément…

Portals Vells
Portals Vells depuis la grotte

Le soir Christine et Peer nous invite à manger un delicieux risotto végétarien et nous leur faisons decouvrir le jeu Time’s Up. Encore une super soirée !

Soller

Samedi 28 avril

Nous devons reprendre la mer pour se planquer du mauvais temps à Soller et aussi car nous devons avancer pour être dans une baie protégée de tout afin que Pierre puisse repartir en Belgique pour travailler.

Le vent est très variable. Il souffle d’arriere, c est parfois embêtant car la grand voile devente parfois la voile de devant , car nous n’avons pas de barre pour la maintenir tendue. Mais nous parvenons à faire une pointe 9.9 noeuds (si proche de 10 😥), même si notre vitesse moyenne était bien loin de ça.

Ensuite, nous ralentissent pour laisser second life nous rattraper et nous donner un bidon d’essence. Heureusement car en arrivant, dans la baie de soller, il a resté à peine de quoi s’ancrer. Plus jamais ! Il faut dire que c’est tout une histoire quand il faut s’ammarer au port avec ce bateau…

Peuplée d’une multitude de bateau, le port de Soller nous est apparu comme un petit village balnéaires avec beaucoup de restos et ou tout le monde a l air d’être en vacances, sauf les serveurs bien sûr. Malheureusement, le vent s’est levé et nous n’avons pas osé prendre le tram pour voir la ville de Soller.

Nous en avons quand même profité pour faire des machines, car nous n’avions plus beaucoup de sous vêtements. 5euros par machine, c’était quand même pas donné.

Le soir, nous n’avons pas très dormi, trop de rouli.

Pollenca

Lundi 30 avril

Nous partons vers 10h en direction du nord de l’ile pour se réfugier du vent qui arrive et surtout pour s’ancrer dans cette baie bien protégée pour que Pierre puisse retourner serait travailler en Belgique.

Les vagues sont courtes et font un peu plus d’un mètre, ce qui rend la traversée inconfortable. Le vent est une fois de plus inconstant mais nous avançons tout de même à bonne allure, grand-voile dehors et moteur en marche. Une fois la point nord passée, c’est incroyable, plus une seule vague, plus tellement de vent non plus, mais nous sommes bientôt arrivés. La baie est immense, mais nous voulons nous rapprocher un maximum de Pollença. Au début de cette baie, nous apercevons un banc de poisson que nous pensons être dès bonites sautant à la surface en narguant les mouettes qui essayent de les attraper. Nous essayons de pêcher, mais sans succès. Ce n’est pas encore aujourd’hui que nous allons faire nos sushis au poisson ultra frais.

Le mouillage ressemble plus à un parking à bateau tellement il y en a. Nous cherchons une place mais préférons attendre nos amis pour pouvoir se mettre proche l’un de l’autre. En attendant, nous allons nous mettre un peu (beaucoup) plus loin, là où la mer est un miroir. Nous sommes devant une immense maison, mais nous ne pouvons accoster en dinghy et rejoindre le port par ce chemin car il est privé. Peut être est-ce la résidence secondaire… ou la quatorzième…. de Brad Pitt. Malheureusement pour nous, il ne semble pas être là.

Premier mouillage à Pollença

Mardi 1e mai

Le lendemain, 1er mai, il y a beaucoup de vent mais l’encre est bien accrochée. Peer vient nous chercher avec son super annexe pour nous amener sur terre, où se trouve déjà Christine et Nuchi, et y faire quelques courses. Bien sûr tout est fermé, nous l’avions oublié, sauf le Burger King et le super marché Eroski, pile ce qu’il nous fallait. Alors que nous faisions la queue à la caisse, une drache monumentale fait son apparition. On se serait crue en Belgique… Nous prenons notre courage à deux mains et filons sous les flots pour rejoindre nos amis au café. Le retour, les fesses mouillées par le dinghy, est… plûtot sympathique…

Mercredi 2 mai

Nous bougeons le bateau avec Peer afin de se rapprocher plus de Second Life et de lui montrer les astuces pour le moteur, dans le cas où il devrait m’aider à remettre l’ancre pendant que Pierre est parti.

Pollença, 2e mouillage

3-4 avril

Les jours suivants, nous nous renseignons sur notre gréements et nous trouvons une corde à un très bon prix pour essayer de mettre 2 voiles à l’avant. Et nous parvenons même à trouver un génois d’occasion dans un magasin à Palma. Nous devrions y aller après le retour de Pierre.

Samedi 5 avril

 

Pierre prend le bus pour l’aéroport 😭. Me voilà seule pour une semaine… Enfin pas si seule que ça, il y a Christine et Peer qui sont très attentionnés.

Lundi 7 avril

Christine va chercher une voiture de location à Palma afin que nous pussions visiter l’île sans bouger le bateau. Nous faisons un saut dans la petite ville de Portocolom pour qu’il puisse récupérer des colis. Le soir, je dîne chez eux. Christine est une super cuisinière. Je recommande !

Mardi 8 avril

Nous partons pour la charmante ville de Valldemossa y découvrir ses jolies rues atypiques.

9-11 avril

Nous passons une super semaine à dîner, réparer, nettoyer, faire la lessive, les courses,… Et oui, comme dans une vraie maison…

12 avril

Plus que quelques heures avant que Pierre ne revienne ! J’arrange tout et puis nous partons pour l’aéroport. Une heure de route de Pollença à Palma où nous pouvons ré admirer les roches, le vert et les tours…  Puis après un café si peu cher que c’en est bizarre, à l’aéroport, nous attendons Pierre aux arrivées, et le voilà qui revient… malade… Merci la Belgique… heureusement, c’est la fin.

En rentrant au bateau, il y a quelque vagues et le vent monte. Quel retour… Et la nuit est… mouvementée.

Il y a des rafales de 40 nœuds et notre ancre a glissé. Heureusement, elle s’est coincée près d’une bouée et nous n’avons pas du nous ré ancrer par cette mauvaise météo. Un signe que nous devons racheter une ancre.

14 avril

Nous partons pour Palma afin d’aller acheter notre génois chez Mercanautic, un magasin qui vend plein de trucs différents pour les bateaux, d’occasion. Ce génois ressemble très fort aux voiles que nous avons, la même marque, les mêmes attaches. Nous soupçonnons que c’est celui d’origine, mais nous ne le saurons jamais. Par la même occasion, nous achetons une ancre plus lourde : une delta de 25 kg. De toute façon, nous avions besoin d’une deuxième ancre et le prix est nettement inférieur à une ancre neuve. Le magasin nous fait même un prix et nous offre nos nouveaux pavillons.

le génois

15 avril

Il y a un peu de vent donc nous ne pouvons pas changer l’ancre et monter au mat aujourd’hui. Mais le soir, nous recousons la voile dont les coutures se sont un peu déchirées à cause du vent de samedi. Rien de grave, ce ne sont que les fils qui cassent. C’est aussi une voile d’occasion que nous avons acheté chez Mercanautic lors des réparations.

atelier couture

16 avril

Nous nous levons tôt pour profiter de la météo calme. Peer retente de réparer la girouette en montant au mât, mais rien n’y fait. Nous devrons faire une traversée de plus sans girouette. Mais il n’est pas monté pour rien car il y a une corde qui s’était retiré à refaire passer dans la roulette au sommet et les cordes du lazy jack à remplacer.

Et nous avons aussi changé l’ancre et rajouté un anneau en plus pour que la chaîne puisse tourner.

à droite, la nouvelle ancre

L’après midi, nous allons refaire le plein d’essence à la pompe… On s’est amarré en deux fois, c’est pas l’excellence mais pour nous c’est réussi. Puis nous avons du aller dans le port d’à coté pour faire le plein d’eau. Enfin le presque plein, car un bateau dont le moteur était cassé arrivait et nous avons du partir.

Et le soir, Christine et Peer nous accueille dans leur voilier pour un dîner d’au revoir, ou plutôt « d’à bientôt ». Car nous sommes sur de les revoir plus loin dans nos périples. Nous sommes plus que ravis que nos routes se soient croisés. Nous avons appris de nombreuses choses et passé tellement de bons moments. Même si nous ne nous connaissons que depuis moins d’un mois, je pense que c’est une amitié durable que nous avons établis avec eux.

17 avril

Nous partons vers 8.30 de Pollença en faisant de gros signe à nos amis. C’est parti pour une traversée de 7h vers Minorque.

au revoir Pollença

Nous n’avons jamais vu une mer aussi plate… Mais cela veut aussi dire qu’il n’ y a pas de vent. Ce n’est pas grave, cela nous permet de tester notre génois sans risque. Et puis, un peu plus tard, le vent change de direction et vient presque de face. Pierre estime 40 degrés. Sans girouette, c’est à l’œil. Nous pouvons donc tester nos deux voiles avant. Et nous avons pu éteindre le moteur, car le vent s’est un peu intensifié. Et ça fonctionne plutôt bien. Nous allons voler une fois que nous saurons bien régler toute les voiles.

Nous avons un brèf coucou de dauphins qui nous font des sauts spectaculaires au loin. Magique !

Nous arrivons un peu avant 16h dans une superbe crique où l’eau est turquoise et le sable blanc. Nos yeux pétillent… Et il y a plein de place et plus de vent : nous allons bien dormir.

le génois

Cala San Saura

Portocolom

7 avril

Christine et Peer devant aller récupérer toutes leur commande dans un magasin, je l’ai ai accompagné dans cette petite ville mignonne, où les anciens bateaux de pêcheur se suivent. Les volets de couleurs différentes donnent un charme particulier aux rues. Malheureusement tout était fermé.

Portocolom

Valldemossa

8 avril

Une atmosphère particulière règne dans cette ville, une fois que l’on s’est éloigné des gens : quelque chose de paisible, de familiale. Mais je n’arrêtais pas de penser que ces gens doivent en avoir marre que tout le monde photographie leur maison… un peu comme nous, quand des gens prennent en photo le bateau.

Ce que je retiendrais de cette ville, ce sont définitivement les fleurs, les plantes ! A chaque porte, coin de rues, il y a un pot.

C’est tellement mignon !

Pendant que nous préparions le bateau à cette aventure, nous en avons profité pour découvrir la région de Murcia.

La ville de Murcia

Nous nous sommes baladés sur les grandes places de cette grande ville, à longer les murs car il faisait 41 degrés.

La majestueuse et imposante cathédrale est définitivement à voir. Tout comme le casino que vous pouvez-vous visiter à l’aide d un audio-guide. Ne vous emballez pas, vous n’en pourrez pas jouer à la roulette dans celui ci.

Une des salles du casino

Cabo Roig

Une superbe promenade le long de la mer. Nous nous sommes ensuite arreté dans un petit resto pour manger des tapas sous le soleil, qui a bien tapé ce jour là.

Cartagene

Comment ne pas visiter la ville où notre bateau est ammaré. Son charmant théatre romano, dont l’entrée par le musée est très proche du port, est un lieu à visiter. Il est plus que recommandé de passer par le musée plutôt que de l’apercevoir depuis la rue. On peut y voir, notamment, l’évolution du théatre au fil des siècles : très intéressant. Vous pourrez ensuite marcher dans les jolies rues de la ville… mais pour la nourriture, nous ne conseillons pas de s’assoir dans les restaurants à proximité des monuments,… ce sont des pièges à touristes.

Les parcs westerns de Tabernas

Pour l’anniversaire du beau père de Pierre, Benoit, nous sommes partis à 2h de Murcie, à Tabernas, pour visiter un parc western. Nous ne savions pas à quoi nous attendre.

Nous sommes rentrés dans le fort Bravo pour découvrir les paysages de plusieurs grand films de western, comme « le bon, la brute et le truand »,… Nous avons fait quelques photos souvenirs… Mais ce n’était pas ce que nous avions cherché sur internet, et nous avons très vite compris qu’il y avait un autre parc, juste quelques kilomètres plus loin, lui aussi à thème western.

Fort Bravo
Fort Bravo, dernière archive de Anne Sophie
Fort Bravo
Fort Bravo

Comme, il était encore tôt, nous revoilà partir pour le deuxième parc, qui était beaucoup plus grand, mais moins réaliste. Nous avons assisté aux spectacles et avons également visité la partie animalière. Il y avait toutes sortes de félins impressionnants, mais c’était quand même un peu triste à voir toutes ces bêtes enfemées…

San Javier et alentours

Lo pagan

C’est l’endroit idéal pour se faire un gommage du corps gratuit. Mais pour cela, il faut supporter l’odeur et la texture bizarre de cette boue dont on s’enduit.

La meilleure technique, c est de répartir de la bonne boue partout sur le corps. Attention, parfois, si vous trouvez des petits habitants, ce n’est pas la bonne. Après un plâtrage uniforme, vous la laissez sécher jusqu’à ce qu’elle deviennent gris claire et que vous ayez du mal à bouger. Puis il faut frotter pour la faire se décoller. Pas trop fort pour ne pas avoir de rougeurs. Mais si vous avez des poils, je vous préviens, ça va pas être agréable. Ensuite, vous plongez dans l’eau, pas dans la mer, les gens y tiennent et vous retirez ce qu’il reste. Et là, vous avez une peau plus douce que celle d’un bébé.

Bain de boue à lo pagan

Je pense qu il faut éviter d’aller se replonger dans la mer après car j ai eu l’impression qu’elle était moins douce après. Mais ce n’était peut être juste qu’une impression.

Les salines de san pedro del Pinatar

En septembre, elles étaient super roses. Et il y avait bien sûr des flamands roses.

 

Salines
Le défilé de Pâques à Los Alcázares

Quelle ambiance. On commence par marche dans une allée où les participants au défilé ont installés leur tente et font la fête.

Le thème de cette année était les maures, ils avaient donc tous un déguisement de cette période de l’occupation de l’Espagne.

Puis nous faisons un tour dans le marché, qui lui aussi a pris les couleurs du thème. Et nous mangeons des pitas pour prendre des forces avant le défilé.

Vers 21.30, nous sommes installés sur le trottoir de la rue principale et le défilé commence. Une multitude de groupes s’enchaînent, et on constate qu’il y a énormément d’orchestre différents dans la région, tous plus talentueux les uns que les autres. Nous avons particulièrement aimés les groupes dansants. Surtout celui inspiré des « derviches tourneurs ».

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Des criques paradisiaques et des supers rencontres

Traversée Calpe-Formentera

Nous partons de Calpe à 5h30 du matin pour être sur de ne pas arriver à la tomber de la nuit, car devoir trouver un mouillage dans un endroit que nous ne connaissons pas dans le noir ne nous plait pas plus que ça.

Il y a 60 miles, normalement cela prendrait 10h, mais le vent n’a pas envie de se montrer. Après 3h de navigation, nous n’avons plus de réseau téléphonique, à l’exception de quelques rares minutes quand de gros bateaux passaient à proximité de nous.

Vers midi, nous avons une escorte personnelle d’une dizaine de dauphins, et quel bonheur, ils nous amènent le vent.

Nous arrivons vers 18h30 à Formentera. Nous voulions mouiller dans la Savina mais l’entrée est trop étroite pour nous. Nous nous accrochons à une bouée juste à coté.

Vers 20h, nous trouvons le courage d’aller à terre pour faire une petite visite, mais tout est fermé et il n’y avait pas grand chose à faire.

Traversée Formentera-Ibiza

Le lendemain, nous devons bouger de notre mouillage car le vent va tourner. Et au lieu de passer de l’autre côté de l’île, nous décidons de faire la courte traversée de 3h vers Ibiza.

Il y quelques petites vagues jusqu’à la pointe de Formentera et puis une mer très plate et du bon vent arrière. Nous avons encore du mal à savoir comment positionner nos voiles mais nous arrivons quand même à frôler les 9 nœuds.

Nous voulions d’abord aller dans la très belle Cala Longua que nous avions visité lors du rappatriement du bateau vers Cartagène, mais le vent rebondissait sur les parois et étaiet trop fort pour que nous puissions s’y ancrer. Nous avons donc continuer quelques miles plus loin pour trouver Santa Eularia des Riu grâce à Navily.

Santa Eularia Des Riu

Seuls dans cette baie, avec de jolis fonds, quel paradis. Nous sommes tout de suite descendus à terre pour une petite visite. Nous avons suivi le chemin  pour découvrir la ville en version courte et n’avons pas été déçu. Nous avons escaladé les escaliers jusqu’à l’église Puig de Missa, pour ensuit redescendre par une superbe promenade jusqu’à l’embouchure du Riu. 

Santa Eularia des Riu
Puig de Missa
Pont Vell
Vue depuis le Puig de Missa

Cala Roig

Cala  Roig

En regardant la météo, nous voyons qu’il faut être au nord avant samedi, donc nous commençons à avancer.

Nous nous arrêtons dans cette petite crique pour couper le chemin en deux. Nous avons un peu de mal à trouver un bon lieu d’ancrage mais nous finissons pas pouvoir nous rapprocher de la plage quand tous les baigneurs sont partis. L’eau devait être à 15 degrés, nous ne comprenons toujours pas comment ils ont pu mettre plus qu’un orteil dans l’eau… A coté de la cala, des champs.. ce n’est pas aujourd’hui que nous allons visiter.

Nous y passons la nuit et le lendemain, vers 10h, nous reprenons  la mer.

Portinatx

Nous arrivons dans ce beau lagon bleu désert où nous avons eu tout le choix de notre place.

Nous avons fait une petite balade mais tout semblait fermé…

1er jour à Portinatx

Et puis un autre voilier nous a rejoind, et puis 2 et puis 3.

Nous étions tranquillement entrain de bronzer dans nos filets quand un dinghy s’est approcher de nous… C’était Suzanne,  une allemande qui naviguait seul sur « Mistral ». Nous lui proposons de venir a bord pour un petit apéritif improvisé et nous avons très vite sympathisé.

Une demi-heure plus tard, nous voyons passé un autre dinghy, mené par un renard des mers, et ses deux maîtres,  un charmant couple d’allemand, du voilier second life, Christine, Peer et bien sûr Nuchi, qui nous racontent leur super histoire.

Ce fut une super soirée et nous décidons de nous donner rendez vous le lendemain, toujours sur notre bateau, pour faire un petit barbecue où tout le monde apporte ce qu’il a envie de manger. On ne se prend pas la tête sur un bateau.

vue depuis la rue

Nous faisons donc un saut pour faire les courses, et quand nous revenons sur la plage, nous remarquons qu’un autre voilier est arrivé et qu’il porte le pavillon français. Après avoir jeté les courses dans le filet depuis le dinghy, nous pagayons jusqu’au bateau de Suzanne, qui se trouve juste à côté de celui des Français, pour lui donner une heure approximative : vous venez quand vous avez envie. Et sur le retour, nous parlons un peu plus fort que necessaire pour que quelqu’un sorte de sa tanière sur le voilier d’à coté. Mission réussi, nous rencontrons Vivian, sur son voilier « Vivianne » et nous lui proposons de passer ce soir pour se joindre avec nous.

L’heure arrive, nous préparons tout, et nos amis arrivent. Heureusement, ils pensent à prendre des couverts supplémentaires.. Et oui, nous n’étions pas préparer à accueillir autant de personne dès la premiere semaine.  Vivian et sa copine Marion nous rejoignent un peu plus tard.

de gauche à droite : Peer, Nuchi, Christine, Sunzanne, Pierre, Vivian, Marion

Ce fut une excellente soirée, de celle qui nous rassurent sur le choix d’abandonner une vie normale pour se lancer dans ce genre d’aventure. C’est exactement ce que nous espérions pour ce départ.

Le lendemain, Peer nous propose de monter à notre mât pour tenter de réparer notre girouette qui s’arrête de temps en temps… Mais ça n’a pas marché, il faudra retenter un autre jour. Les français continuent leur voyage

Peer, le funambule

Cala Benirras et Calo des Moro

Cala Benirras

Le lendemain, nous partons les rejoindre à la Cala Berinnas où ils ont pu assister à un spectacle de djembé la veille. Mais nous avons quelques soucis à poser l’ancre et décidons d’avancer plus pour atteindre une crique proche de San Antonio, Calo des Moro. Sur le chemin, un yacht hollandais nous a donné quelques petites frayeurs en nous collant au train et faisant volontairement de vagues une fois qu’il nous a eu dépassé… Nous le retrouverons dans cette même cala où nous passerons deux nuits avec Christine, Peer et Nuchi.

Calo des Moro
Calo des Moro ; le yacht pénible

Après avoir refait le plein de provisions, nous parcourons les 25 miles nous reliant à Ibiza ville.

Sans girouette, impossible de dire exactement combien de vent nous avons eu, mais ce n’était pas une excellente navigation pour nous. Nous avons eu le vent de face, ainsi que les vagues, et comme je vous l’ai déjà dit, notre moteur n’apprécie pas trop les vagues…  En plus il a plus. Mais après 6h, nous sommes enfin arrivés à la Cala Tallamanca.

Ibiza

Même si cette crique était supposé être bien protégée, il y eu pas mal de vent et surtout un rouli incessant. Pas une bonne nuit de sommeil en perspective. Mais nous mettons notre confiance en notre ancre et nous partons visiter la citadelle d’Ibiza

après avoir grimpé jusqu’à la cathédrale, le point le plus haut, les yeux plissés à cause du soleil

.

Nous avions bien sûr déjà visité celle de Namur, mais son charme  n’est en rien comparable  à celle d’Ibiza. La vue imprenable sur toute la ville (nous pouvions même voir que le bateau ne bougeait pas), les petits rues étroites, les escaliers, les interminables montées, mais aussi les descentes glissantes…

Nous faisons un arrêt pour boire un verre de rosé et nous féliciter d’avoir fait nos 10 000 pas aujourd’hui. Peer et Christine, qui avait été promener Nuchi, nous rejoignent pour un café, et pour tirer notre dinghy une fois l’heure de rentrer, nous faisant éviter les rouleaux.

Traversée Ibiza-Palma

Encore habitué au rythme belge, nous sommes ponctuels et partons a 5h30. Il n’y a pas plus de vent que la dernière fois, et nous ne pouvons utiliser les voiles qu’un court laps de temps… Dommage, mais il fait beau et les vagues sont petites, donc nous sommes quand même contents.

Nous nous excusons pour la longue absence, nous allons vous expliquer ce qui s’est passé.

 

Fin septembre, notre moteur pourri a définitivement rendu l’âme, il nous a fallu en trouver un autre rapidement. Ça n’a pas été chose facile. Nous avons finalement réussi à en trouver un, plus petit, un mercury 25cv, fin novembre. Nous l’avons changé de place pour gagner un peu en maniabilité. Il était sur le coté et avec l’aide de Jacques, nous l’avons mis au milieu et avons rajouté des cables liés à la direction pour que le moteur tourne en même temps. Maintenant il tourne en march arrière !! 🙂

Puis nous avons fait un petit test et nous nous sommes rendus compte que l’achat d’un nouveau moteur n’avait pas régler les problèmes de l’ancien, à savoir qu’il fait des drôles de bruits quand il y a des vagues… affaire à suivre

Nous voulions faire la traversée vers les Caraïbes et étions déjà très en retard, et pas très confiant, il faut l’avouer.

Mais mi décembre, nous avions quand même démarrer vers Gibraltar en espérant être aux Canaries pour début janvier. Mais le destin… l’univers… dieu… appelez le comme vous voulez, nous a fait savoir son désaccord. Premièrement la météo a fait exactement l’opposé de ce qui était annoncé. Pas de vent, des vagues et dans le mauvais sens. Donc nous avons décidé d’attendre dans une crique à l’abri. Et là, Pierre a reçu plein d’appels pour son travail, juste quand l’ordinateur a cessé de fonctionner. Et en plus, on lui demandait de revenir en Belgique la semaine suivante. Et le meilleur, le moteur s’est mis plusieurs fois en sécurité, nous laissant à la merci des vagues, ce qui n’était pas pour nous rassurer.

Nous étions assez irrité de devoir faire demi tour alors que nous avions dit au revoir à tout le monde, mais il fallait se rendre à l’évidence, ce n’était pas le moment de partir à l’autre bout du monde.

 

Nous avons donc décidé de revenir à notre toute première idée qui était de faire la Méditerranée afin de gagner de l’expérience, et puis parce que ça aurait été dommage de manquer la corse, la Sardaigne, la Grèce, …

 

Donc nous avons attendu la fin de l’hiver, ce qui nous a laissé le temps d’améliorer le moteur

D’après plusieurs personnes, les bruits du moteurs pourraient provenir de la distance entre le réservoir d’essence et le moteur, car lorsqu’il y avait des vagues, l’arrivée ne se feraient pas bien. Nous avons donc installé un jerrican a proximité du moteur. Mais ça n’a pas réglé le problème.

Entre temps, les bites d’amarrages en bois ont cassés au port, nous les avons donc remplacés par d’autres en métal.

Nous avons en passant demandé conseil à notre vendeur de pièces qui nous a expliqué que le problème venait surement de l’inclinaison du moteur et de l’hélice pas adaptée à la taille de notre bateau. Pour en commander une nouvelle, il fallait montrer l’autre, et donc la démonter. Pour avancer un petit peu et nous rapprocher du magasin, nous avons navigué de Cartagène à la Mar Menor. Pas sans avoir quelques chose qui casse évidemment… Le câble de la direction s’est coupé, sans aucune raison. Nous avons donc barré à l’ancienne. Nous avons passé le pont qui sépare la Meditérannée de la Mar Menor sans encombre, heureusement que le moteur était lié aux barres de directions.

 

Nous avons démonté l’hélice et avons donc commandé la nouvelle et acheté un  ancien câble de direction au passage, en acier avec une couche de silicone autour. Il fallait attendre une semaine à cause des fêtes de pacques. Nous avons essayé de remplacer le câble de la direction mais celui ci était trop court… pas grave, il fallait aussi remplacé celui du moteur qui avait rouillé.  Les fêtes passées, nous avons reçu et installé la nouvelle hélice, incliné le moteur et remplacé l’autre cable de direction. Le moteur se comporte miux mais ce n’est pas encore parfait, il n’aime toujours pas les vagues. Nous avons également remis de la peinture la où c’était nécessaire, collé le nom du bateau et d’autres choses encore. Nous étions prêts…

 

Le 8 avril, nous avons donc quitté la mar Menor pour voguer sur la mer méditérannée.

Oui mais… les problèmes ne se sont pas arrêtés là.

 

Nous sommes montés jusqu’à Calpe, pour n’avoir que 10h de traversée vers Ibiza. Nous avions d’abord pensé à l’île de Benidorm, les vagues s’intensifiaient et le vent tournait autour du rocher, nous sommes donc repartis pour 3h sans vent dans la nuit noire et froide. Et c’est là que le pilote automatique nous a lâché.

Nous avons donc reporté la traversée afin de le réparer à Calpe, en nous disant qu’ils auraient peut être les pièces, et pour moins cher. Et heureusement, car nous serions tombé dans une tempête avec 40 nœuds et 6 mètres de vagues. Le vent et les vagues grossissant, nous avons voulu nous rapproché de la falaise, mais l’ancre était coincée sur elle-même. En essayant de la retirer, elle a cassé son socle, nous donnant un bon coup de chaud au passage. Nous avons donc attaché tout çà, mis une corde pour éviter que la chaine ne tire sur le guindeau et avons attendu qu’un plongeur repasse près de nous pour lui demander son aide.

Le lendemain était une très bonne journée, nous sommes partis faire un petit tour dans la ville. Le calme avant la tempête.

Les jours suivants, le vent a bien soufflé, avec des rafales jusqu’à 35 nœuds et c’est là où l’ancre a commencé à glisser. Nous avons une ancre charrue qui se replantent mais avons préféré bouger avant de se retrouver coincé dans le filet de pêcheur derrière nous, et surtout dans les rochers. Le vent était tellement fort que le moteur avait tout le mal du monde a faire avancer le bateau pour remonter l’ancre, ce qui a cassé encore plus le socle. Et la direction s’est bloqué au passage. Nous avons même pensé a abandonner l’ancre.  C’était une journée pour tester nos nerfs… Mais nous avons survécu.

Nous nous sommes installés dans une petite cala, où Jacques nous a rejoins pour réparer le socle, un hauban. Nous avons aussi appris que la pièce du pilote automatique ne pouvait pas être réparée. Nous nous sommes fait chassé de l’endroit pas des policiers et avons trouvé une autre cala. Au moment de ramener Jacques à terren, le lanceur de moteur pour le dinghy a cassé aussi. J’imagine qu’il faut qu’on s’habitue à avoir tous les jours quelque chose à réparer.

Et le dimanche 15 avril, nous avons traversé vers Formentera. Nous n’avons pas eu de vent pendant la matinée et puis vers midi les dauphins sont venus nous faire coucou, nous amenant du bon vent au passage. J’expliquerai tout ça dans un autre article, vous avez assez lu pour aujourd’hui.

 

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L’aventure a débuté !

Merci pour votre lecture. Et surtout merci à toi Jacquouille pour ton aide !!