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1 an après avoir vendu Te Fiti, on n’en pouvait déjà plus, ca nous paraissait une éternité.

Des recherches dans tous les sens

Pierre et moi regardions les site de vente de bateaux depuis longtemps, nous avions d’ailleurs visiter un Catana 42s à Port Saint Louis du Rhone. Très bien mais pas dans notre budget. Nous avions aussi envisager d’acheter un Neel 45 et de démarrer une activité en Corse, mais pareil, il fallait un énorme capital de départ.

On a aussi réfléchi à d’autres choses, acheter une péniche, une maison, un immeuble à appartement en Espagne, faire construire… puis finalement Pierre a encore changé de travail et a accepté un boulot au Luxembourg.

Il devait aller au bureau tous les matins et nous avions donc cherché une maison à louer. On avait même signer le contrat, mais le Corona virus est arrivé, et rien n’était plus sur, sauf notre envie de racheter un bateau.

On a intensifié les recherches et on s’est mis d’accord sur un modèle, le fontaine Pajot Louisiane. Deux (et demi) étaient à la vente. Tous en méditérannée. Un en corse, appelé disquette et trouvé sur catamaran-occasion, un qui était peut être une arnaque ou une ancienne annonce à Nice, sur France-bateau, et Bella Bianca en Italie, sur le site multihull.nl . Avec le Covid, impossible de les visiter, et on se disait, on n’achète rien avant de l’avoir vu.

Finalement le 6 ème sens de Pierre s’est mis en route et il commençait à être impatient. Il a fait une offre pour Bella Bianca au Brooker. Nous n’avons pas eu de réponse, et comme l’offre était bien inférieure au prix, on s’est dit qu’ils n’avaient même pas pris ca au sérieux. 1 semaine plus tard, toujours impatient, il me dit « je m’en fous, j’appelle celui de Corse, et je le réserve »

A la fin du coup de fil, il crie de rage. Le propriétaire vient de signer un accord de vente. « Je le sentais, t’as vu! ».

Toujours énervé, il essaye d’appeler celui de Nice, et laisse un message après le bip sonore.

Un accord

Puis il appelle le brooker qui s’occupe de Bella Bianca, et lui demande (très poliment ne vous inquiétez pas) s’il avait bien reçu son mail. Il y avait un drôle de bug entre leurs deux boites mails et certains n’arrivaient pas et d’autres tardivement. Le Brooker avait en fait répondu mais c’était arrivé dans les spams. Pierre regarde vite ses mails. Je suis à coté de lui et je n’entends que sa part de la conversation. Puis il dit : ah c’est super si le propriétaire a accepté notre offre (mais en anglais). Je ne comprends pas tout de suite, il doit avoir mal entendu.

Mais non ! Notre offre a été acceptée. La bulle de stress de Pierre éclate et il redevient souriant. Et moi je commence à stresser, faites qu’ils ne changent pas d’avis.

Photo prise sur le site du Brooker, multihull.nl

Le Brooker étant occupé avec un autre bateau, ça a mis un peu de temps pour nous envoyer le premier contrat.

Pierre avait déjà acheter une bouteille de champagne le lendemain de l’appel. Ils voulaient tous la boire tout de suite. J’avoue j’ai un peu cassé l’ambiance, je ne voulais pas en boire avant d’avoir envoyer l’acompte. J’avais peur d’attirer la malchance.

Quand nous avons reçu le contrat et vérifier qu’il était corrects, nous nous sommes empressés de faire le virement avec l’acompte. Et à la seconde où la notification de confirmation est apparue, Pierre faisait peter le magnum.

Le 14 juin, après être descendu jusque dans la plante de pied italienne, et avoir failli tuer Joseph (notre camping car) dans les montagnes, nous rencontrons pour la première fois Belle Bianca et les propriétaires, Markus et Monika (des allemands, décidément, c’est un signe).

C’est le coup de foudre, et après un tour du bateau, nous signons les papiers. Puis nous sortons en mer, et faisons un petit tour pour voir les voiles. Logiquement, on fait ça avant de signer les papiers c’est vrai, mais nous étions surs et nous avons confiance en ce bateau.

Il répond à tous nos critères à l’exception de la hauteur intérieur. Et il tape un peu quand il y a des vagues mais c’est juste bruyant et ça ne représente pas de danger pour le bateau.

Bella Bianca est à nous !

Nous envoyons le paiement final, qui arrive sur leur compte le jour d’après. Markus et Monika partent le lendemain matin, le 16, ce qui signifie nous emménageons dans notre nouvelle maison !

https://youtu.be/Kvftb8NzTHM

C’est là où les choses deviennent moins glamours. Il faut déplacer toutes nos affaires du camping car au bateau, et s’occuper des papiers (l’assurance, le pavillon belge, le port,…).

Une fois que tout ça sera en ordre, nous partirons naviguer !

Quelques informations techniques

  • Nom : Bella Bianca
  • Construction : Fountaine Pajot, 1987
  • Modèle : Louisiane 37
  • Taille : 11,99 de long (originellement 37 pied, rallongée d’1 mètres) ; 6 mètre de large.
  • Tirant d’eau : 80 cm
  • Poids : 4,5 tonnes

Après avoir reçu les papiers de la désormais ancienne propriétaire, nous informons au chef de travaux, Juan, qu’il peut officiellement commencer à travailler. Et de notre côté, nous engageons les démarches pour l’immatriculation et l’assurance. Comme le déplacement semble être risqué, nous préférons être couverts.

Juan nous envoie régulièrement des photo et vidéos pour nous montrer l’avancement du chantier. Il nous amène aussi des mauvaises nouvelles : le bois à pourri dans les trous à cause de la pluie

et de l’humidité. Malgré cela et une chaleur suffocante, ils avancent bien.

Arrive le jour du déplacement, on panique un peu depuis notre camion, car c’est un transport particulier, mais tout se passe bien et le montage se fait sans soucis.
Et là, arrive les problèmes… On découvre que le moteur que nous avions acheté chez un concessionnaire n est en fait pas révisé, les allers retour chez ce vendeur entraîné une perte de temps et d’énergie considérable. Celui-ci oublie constamment des pièces et ne semble pas très disposé à nous aider.

En voulant monter les voiles, on se rend compte que la grand voile est absente et qu’on a pas de génois.  Mais ce n’est rien, par chance il y  a une grand voile dans un magasin de seconde main.

Il manque aussi une girouette, donc Pierre fait tous les magasins aux alentours pour en trouver une. Et c’est comme ça avec pas mal de trucs.

Jacques, l’ex beau-père de Pierre, arrive deux jours avant la mise à l’eau et aide aux dernières réparations.

La veille du grand jour, le vendeur du moteur vient quand même le régler, et nous sommes donc prêt le ramener à Cartagena.

A 14h, ça y est tout est prêt, les ouvriers du chantiers pilotent leur grosse machine télécommandée jusqu’au bateau. Le stress montent très rapidement. Les ouvriers hésitent, n’étant pas habitués à un tel bateau, pas très rassurant. Heureusement rien ne bouge quand ils soulèvent le cata.

10 minutes, plus tard, (et oui ça n’avance pas vite…) l’ariki est prêt à toucher l’eau. Tout le monde se met en position pour voir s’il n’y a pas d’infiltrations d’eau, on retient son souffle, et… Ouf ! Il ne coule pas. C’est déjà bien. Il faut dire qu’on ne l’a jamais vu dans l’eau donc on avait ce doute.

La machine s’en va, on détache les amarres, on allume le moteur, et la… c’est le drame.. Aucune puissance dans la marche arrière, ça ne tourne pas du tout, nous sommes dans un port avec des yachts et voiliers de luxe autour du nous, à la dérive… On arrive sans savoir comment à s’amarrer à un quai vide, sans rien toucher. Le miracle du jour. Et là, vous vous en douterez bien, on n’est pas content. On appelle le gars du moteur qui nous dit qu’il ne peut pas se déplacer car il est plus que 3 heures de l’après-midi… qu’on a qu’à l’attendre jusqu’à demain dans le 2ème port le plus cher au monde… On a beau lui dire que c’est scandaleux, honteux, pas sérieux, il s’en fout.. Le pire c’est qu’il nous dit que le problème vient d’une pièce manquante (encore?!!) et qu’on a qu’à la découper dans un bidon.

On a pas tellement le choix, du coup on le fait. Et on arrive a démarrer comme ça.

Au passage, nous aimerions dire un grand merci à Juan et son équipe de rescateveleros.com qui ont fait du super boulot ! S’ils ne nous avaient pas aidé pour le moteur, nous n’aurions jamais pu partir.

Si vous êtes à Palma, n’hésitez par à les contacter pour vos réparations ou pour un sauvetage, ils sont formidables.

 

 

Première étape de l’aventure : L’achat du bateau
Buying a boat

Mai 2017

Nous ne sommes qu’à quelques jours du départ pour l’Espagne afin d’apprendre à naviguer avec Jacquouille. Pendant que je fais les valises, Pierre vient près de moi et me dit qu’il a trouvé notre bateau. Je dois battailler pour ne pas qu’on s’emballe. En effet, ce wharram répond à beaucoup de nos critères, il est à Palma de Majorque, l’annonce affirme qu’il est prêt à partir et il est dans notre budget. C’est peut-être un signe. Nous contactons la propriétaire et nous planifions une visite pour le milieu du mois de juin. Nous tenterons d’y aller en voilier, vu que c’est notre itinéraire.

Juin2017
Nous voilà sur le voilier sous un beau soleil. Nous avons du renoncer à la traversée vers Ibiza et Palma en raison du vent contraire et des vagues de face. Nous irons donc en avion le jour venu.

Nous recevons des nouvelles de la propriétaire qui ne saura être présente, ce sera un de ses amis qui nous fera la visite. Elle nous donne le numéro du chantier ou est entreposé le bateau. Première nouvelle, celui-ci se trouve à 10 km dans les terres et nous ne pourrons donc pas tester le bateau dans l’eau.
Nous appelons donc la directrice du chantier qui nous apprend qu’il est démonté, que le moteur avait été volé auparavant et qu’il y a des trous à réparer,…

On décide quand même d’aller voir, on a déjà pris nos billets de toute façon.

Nos billets étant très (trop) tôt le matin, nous arrivons avant l’ami. Impossible de rater le bateau, il est immense.

 

Comme nous sommes en avance, nous visitons déjà l’intérieur du bateau et inspectons les dommages. Il y a plein de pièces éparpillées partout sur le chantier, si bien qu’on ne sait pas ce qui va où, ou même si cela fait parti du bateau.

 

dommage de la coque

le bateau vue de l’arrière, sans plancher

 

la boite du moteur

Un dommage de la coque

L’ami arrive, qui n’est pas vraiment un ami, sans surprise il ne connait rien au bateau.
Il va nous chercher un devis réalisé par le chantier pour rendre le bateau navigable et là, notre mâchoire se disloque et touche terre, il est 2 fois plus élevé que le prix du bateau… Autant dire qu’il est bien en dehors de notre budget. Je vous laisse imaginer la déception que nous avons ressenti.

Nous prenons tout de même une copie du devis pour la consulter et c’est plus tard que nous avons remarqué que certains points du devis pouvaient être retirés.

La propriétaire nous dit qu’elle avait fait faire un devis moitié moins cher,… on hésite un bon moment et on finit par se dire qu’on va tenter une offre ridicule et si elle accepte, ce serait un signe de l’univers.

Quelques jours plus tard, l’univers nous a répondu… La propriétaire nous laisse le bateau pour un peu plus que l’offre que nous avions faite. Entre-temps, nous avions trouvé une autre entreprise pour les travaux : http://rescateveleros.com/.
Et voila comment nous avons acheté notre Wharram ariki 47  !

La découverte du monde

Cet article sera probablement sujet à modification puisque notre projet va sûrement évolue au fil du temps.

Pierre fait du kite, et son rêve absolu est de tenir un tout petit bar sur la plage et de donner des cours de kite entre les cocktails. Moi de mon côté, je rêve de paysages sauvages, de sable blanc et de mer chaude pour faire des photos, et pourquoi pas une petite hutte en guise de studio. La Belgique pour ça c’est pas l’idéal.

Mais alors, où est-ce?

Au début de notre réflexion sur un départ, nous avions envisagé le panama, le Costa Rica, le Vietnam,… mais sans savoir ce qu’est vraiment la vie au quotient là-bas. Les prix des billets d avions ont un peu compromis notre prise de décision à l’époque, jusqu’à ce qu on se rendent compte qu’au final, ce n était pas possible de choisir un pays sans en connaître une multitude d’autres. De la nous sommes partis sur un projet de tour du monde, sans limite de temps.

Je vous ai déjà expliqué pourquoi nous avions choisi l option du bateau, mais ce que je ne vous ai pas dit, mais que vous avez peut être devine, c est que nous ne voulons pas être de grand navigateurs, faire les caps et faire demi tour des qu on aperçoit la terre. Notre projet consiste à rester proche des côtes le plus longtemps possible et à faire des traversées quand c est nécessaire.

En plus de cela, nous ne souhaitons pas aller dans les ports, et préférer le mouillage et pourquoi pas s’échouer sur une plage.

Une fois sur place, nous allons visiter les villes, faire du bénévolat, nous imprégner de la culture, rencontrer d’autres voyageurs,…

Pour l instant, nous ne prévoyons pas trop en avance, parce que cela nous obligerait à fixer des dates, ou des périodes, et nous ne voulons pas nous presser. Si. nous devons attendre une semaine que le bon vent se montre, nous le ferons, c est une question de sécurité. Ce sera un peu complique de prévoir les vacances de nos proches, mais la sécurité passe avant tout.

Et peut être qu’ un jour, on trouvera l’endroit qui nous donnera envie de ne pas partir. Et ce sera une autre aventure. Mais comme je l’ai dit, nous ne voyons pas si loin.

(Nous serions heureux d entendre vos périples ! )

Notre volonté de voir d’autres horizons comportait de nombreux problèmes, dont le transport.

Nous avons d’abord envisagé l’option de notre camion aménagé dans lequel nous vivons. Il est super mais faire le tour du monde avec entraînerai beaucoup de contraintes, et de frais.

Premier problème, c’est un camion, et il n’y a que Pierre qui ait le permis C, c’est trop imposant à conduire pour moi. Ensuite, il y a le gros problème de l’essence, celui des douanes et péages, les mauvaises routes et certains pays à passer, les entretiens à faire et les extras qui peuvent survenir, sans oublier qu’il faudra à un moment prendre un ferry. D’autres le font, mais les frais vont avec la taille de l’engin. Nous ne pensons pas avoir de grosses rentrées d’argent et notre budget étant limité, nous avons écarté cette option.

Il y avait aussi la solution du sac à dos. Ca ne nous tentait pas trop mais nous avons quand même évalué la possibilité. Le problème, c’est qu’on avait cette impression de temporaire, et que l’on ne souhaitait pas devoir retourner en Belgique au bout d’un moment. Je me trompe surement sur cette expérience, mais quand on ne le sent pas, on ne peut rien y faire.

Est venu un jour sur le tapis l’idée du bateau, d’abord comme une blague, et plus les mois passait, plus cela semblait une bonne idée. L’un des gros avantage est qu’on a notre maison partout avec nous. C’était d’abord Pierre le plus convaincu, moi je réfléchissais à un camping car 4×4, je me disais que l’idée allait bien lui sortir de la tête un jour. Puis une nuit ou je n’arrivais pas à dormir, j’ai commencé à penser budget, essence, temps, papier, blablabla. C’est la ou j’ai pris conscience que le bateau serait parfait, à quelques problèmes près : le budget, et la navigation.

Pierre étant plusieurs mois en avance par rapport à moi, il avait déja fait toutes ses recherches de marques, consulté des centaine de forums et c’était déjà fait une idée de ce qui pourrait nous convenir.

Nous avions déjà une petite préférence pour les catamarans pour une vie au quotidien. Nous avons établis une taille minimum afin de se sentir en sécurité lors des traversées. De plus, il fallait une taille en cabine suffisante pour que Pierre ne soit pas courbé en continu.

En plus de cela, il faut un minimum d’instruments pour que le bateau soit prêt pour le tour (voiles et moteur en bon etat, frigo, sondes, pilote auto,…) pour un budget très limité. Nous ne avions pas de préférence pour le matériel mais quelque chose de facile à réparer serait l idéal.

La recherche a débuté !

Bonjour à tous et à toutes !

Pour bien commencer cette aventure avec vous, il me semblait important de nous présenter un petit peu et de vous expliquer ce que nous allons tenter de faire avec ce blog.

Nous sommes un couple de Belgique qui avons décidé de sauter le pas et de partir faire le tour du monde. Nous avons longtemps réfléchi et avons opté pour le catamaran, et pas n’importe lequel : un Wharram. Plus de détails dans un prochain article.

A l’écriture du blog et aux réseaux sociaux, c’est moi, Anne-Sophie, mais vous pouvez m’appeler Chouchou. Dans les grosses lignes, je suis photographe, j’ai 24 ans (je vous le dit même si je trouve qu’un nombre ne définit par une personne) et je suis une grosse trouillarde mais je me soigne.

L’autre moitié du couple, c’est Pierre, il a pas trop envie qu’on parle de lui, mais vous apprendrez à le connaitre, au fur et à mesure des posts. Il y a tellement de choses à dire que je ne sais pas par ou commencer. Il a 29 ans. Il est dans le monde de l’informatique, des solutions, des technologies, c’est difficile à expliquer. Il a déjà pas mal voyagé étant petit, notamment le canada, le Sénégal, Tenerife,…
Lui par contre n’a peur de rien ou presque.

La grosse question, je suppose, c’est pourquoi faisons-nous ça ? Nous sentons qu’il y a autre chose que ce monde d’apparence et de consommation, nous ne savons pas quoi, où cela se trouve, ou même si nous pourrons le trouver un jour, mais nous sommes certains que ca vaut le coup de le chercher. Certains dirons que c’est juste de la fuite, que l’herbe n’est pas plus verte ailleurs,… C’est peut être vrai, mais nous sentons que cette vie n’est pas faite pour nous.
Alors pourquoi tricoteurs de souvenirs? Cela vient d’une expression qu’utilise la matriarche de la famille de Pierre : « Il faut se tricoter de souvenirs pour nos vieux jours ». Tout se qui restera sur notre lit de mort, ce ne sera pas les biens que nous aurons accumulés, ni la réputation que l’on se sera faite, mais bien les souvenirs que l’on aura crées.
Ca nous a travaillé pendant plus d’un an, et on en ai venu à la conclusion que nous devions partir.

Ce que nous espérons dans ce blog, ce n’est pas que vous adoptiez notre mode de vie, mais que peut être nos aventures permettent de faire rêver, d’inspirer une personne, ou deux, ou trois.

Nous serions ravis d’entendre vos histoires et de savoir comment vous êtes arrivés ici.

A très bientôt