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Après avoir naviguer de Cartagène (Espagne) à Termini Imerese (Sicile, Italie), nous avons du prendre une décision quand à la suite.

Cette expérience nous a vraiment assuré dans ce que nous voulions et ne voulions pas, dans la vie, dans le monde, dans un bateau.

D’abord, cela nous a confirmé que la vie à bord, et la vie de voyage en général, c’est vraiment ce qui nous convenait. On ne se voyait pas retourner dans la vie « normale ». Trouver un job 9-17, métro boulot dodo, acheter une maison, faire des enfants et aller une fois par an en vacances, pas une mauvaise vie mais pas pour nous.

Par contre, nous ne voulons plus avoir peur des dépenses. Nous voulons pouvoir aller au port si la météo nous y obligent. Nous étions partis sans argent pratiquement et c’est assez stressant.

En ce qui concerne le bateau : Te fiti est un incroyable bateau. Elle n’est pas parfaite, surtout car nous ne comprenions pas certains détails de sa construction. Et aussi car nous n’avons pas eu le budget pour la remettre complètement à neuf.

Petit rappel

Te fiti est un Wharram basé sur le modèle Ariki. Elle fait 47 pieds de long (14,40m) et 7m50 de large, au lieu des 6m50 prévu dans le design.

Son tirant d’eau est de 90 centimètres et son poids, pesé au chantier sans nos affaires, est de 6 tonnes et quelques. Selon le plan wharram, le bateau doit faire 3,5 tonnes.

Ensuite, le mat a été placé différemment par rapport au plan, et nous n’avons pas tout de suite compris à quoi servait toutes les roulettes.

Les wharram sont des bateaux construits en bois, et donc il faut les entretenir, ce qui n’est pas notre fort.

Le bateau, avant que nous ne l’achetions, a été échoué sur une plage et des morceaux ont été détruits, comme la direction,… Et pendant qu’il était échoué, il a été dépouillée de bons nombre de choses.

Nous avons donc du racheter un moteur, une grand voile, une ancre et une chaine, les instruments, un génois et d’autre chose que j’oublie.

Comme tous ca était d’occasion, ce n’était pas toujours adapté au bateau. Le moteur unique par exemple n’était pas bien positionné et en plus a laché au port. La grand voile et le génois n’était pas de la bonne taille.


A vendre : bateau atypique

Tout ca semble négatif et pourtant ça ne l’est pas. C’était une période stressante pour des raisons budgétaires mais tellement excitante pour le reste.

Quand il a fallu choisir entre le fait de garder le bateau et de travailler pour l’améliorer au fur et à mesure, et le vendre, on ne savait pas. Surtout, nous avions peur des surprises, une poutre pourrie, le mat fissuré,… Nous voulions changer le mat, rajouter un milieu, changer le moteur et peut être en mettre 2, racheter des voiles, découper les cotés pour améliorer l’amarrage au port. Oui ca aurait impliquer pas mal de travaux et d’investissement mais Te fiti aurait été un tout nouveau bateau. Te Fiti 2.0. Ou plutôt 3.0

On s’est décidé à le mettre en vente juste pour voir, et on a rien fait. Un brooker nous a contacter et on lui a aussi donner les infos.


Un nouveau propriétaire pour Te Fiti

Pierre a accepté le boulot et nous avons travaillé pour se refaire un petit capital.

Au mois de janvier, les gens du port nous ont contacté pour nous informer que le bateau avait des dommages à la suite d’une tempête. Les cordes ont frotté et poussé sur les cotés qui ont finis par casser, rien de grave pour la structure du bateau. Ils l’ont immédiatement sortis de l’eau et amené à leur chantier.

Nous sommes partis retrouver Te fiti 2 semaines pour discuter des travaux.

Mais quelques jours avant notre départ, quelqu’un nous a appelé pour avoir des renseignements sur le bateau et pour le reserver. Il vit en Guadeloupe et ne peut se déplacer.

Après réflexion, nous acceptons, et il nous envoie un acompte.

Au mois de juin, nous descendons chercher nos affaires et nous rencontrons cet homme et lui donnons les clefs du bateau.

Te fiti a un nouveau propriétaire et est maintenant en Guadeloupe.

Nous sommes toujours un peu triste de l’avoir vendu mais c’est pour le mieux. Elle est plus à sa place sous les tropiques.

Et nous avons maintenant un nouveau bateau et sommes bien décider à aller retrouver Te fiti un de ces jours.

Merci Te Fiti de nous avoir toujours fait sentir en sécurité et de nous avoir pardonné nos erreurs de débutant. Merci de nous avoir permis de vivre nos rêves avec toi pendant ces mois.

Cette traversée de ~ 240 miles est la plus grosse traversée que nous ayons fait jusque-là. C’est aussi l’une des plus grosses traversées que l’on peut faire en méditerranée. Nous avions une petite appréhension car cela représentent quelques jours en mer sans réseau.

Je reviens à Minorque le 24 mai et retrouve Pierre et Jacques qui va nous aider. J’amène avec moi une nouvelle girouette que Jacques monte directement. Je découvre aussi que le pilote automatique est réparé. Ouf ! Sans ces 2 choses-là, la traversée allait être moins drôle.

La météo nous annonce une bonne fenêtre de vent pour les 5 prochains jours, à partir du lendemain, par contre le vent ne nous poussera pas. Jacques nous explique qu’il est très rare d’avoir ce genre de vent et qu’il faut donc profiter de cette semaine de mer tranquille et de vents cléments.

1er jour

Nous partons donc le lendemain 25 mai de la baie de Mao vers midi, car c’était l’heure ou le vent se levait.

En sortant de notre mouillage, nous découvrons de petites vagues venant de face. Bon… la météo s’est encore trompée. Il va falloir nous y habituer, ça semble récurrent… Nous prenons le bon cap, le vent vient pile de face, nous devons donc tirer des bords.

Nous jetons la ligne de pêche à la mer. Un flotteur remontera à la surface pour nous avertir si quelque chose a mordu. Croisons les doigts.

Nous essayons de calculer le juste milieu entre cap et vitesse. Les vagues ont un peu grossis 1,50, certaines à 2m, rien de dangereux, quelques gerbes d’eau nettoient l’avant du bateau, celui-ci se comporte très bien. Mais ça bouge un peu, si bien que je suis nauséeuse. Pas de chance… je vais avoir un peu de mal à faire des quarts cette nuit. Heureusement que Jacquouille est là pour aider Pierre. Le pilote tient donc ils peuvent en profiter pour boire un petit verre.

Quelques heures plus tard, Pierre vient me réveiller en criant : « DAUPHINS ! ». J’oublie subitement mon mal de mer et cours près des filets en n’oubliant pas d’attraper mon appareil photo au passage. Il y en a partout ! Sans connaitre exactement leur nombre, nous pensons qu’il y en avait au moins une trentaine.

Même après en avoir vu plusieurs fois, nous sommes toujours émerveillés par le spectacle qu’ils nous offrent. C’était d’autant plus impressionnant avec les vagues. Et la cerise sur le gâteau, c’est de savoir (enfin de croire) qu’ils venaient pour nager avec nous car cette fois-ci, ils ne pouvaient pas nous prendre pour un bateau de pêcheur, puisque nous étions à la voile. C’est peut-être une théorie stupide, mais c’est plus chouette de penser comme ça.

Après ce magnifique moment, je retourne dormir difficilement car les vagues qui tapent contre la coque font des bruits perturbants.

Les premiers quarts se passent bien pour nos deux hommes malgré l’absence de vent et sa direction toujours pourrie. Les vagues ont un peu diminués, mais pas assez pour décider de mettre le moteur sans paniquer. En plus, nous n’avons pas assez d’essence pour faire tout le voyage au moteur. Il faut donc avancer lentement, mais surement.

Et là, le pilote décide de faire grève, il ne veut plus tenir. Quel dommage, il n’aura marché que quelques heures… Cette traversée risque de nous paraitre plus longue…

Cette première nuit prend fin, nous avons parcouru approximativement 90 miles.

2 ème jour

Nous décidons de faire dévier le cap vers la Sardaigne car la météo annonçait un vent contraire de 25 nœuds dans les bouches de Bonifacio le lundi, nous n’avancerions pas. Cela nous rajoute quelques miles, mais c’est pour le mieux. Seulement, petit problème… le vent baisse encore, et vient encore plus dans notre nez, à croire qu’il se joue de nous… Nous continuons à faire des bords… pas le choix… Mais pour avancer à une allure correcte, il faut faire des bords carrés, ce qui veut dire, ne pas progresser beaucoup sur la distance qui nous sépare de notre destination. Ce deuxième jour sera un peu inutile, si bien que la nuit, nous décidons d’allumer le moteur. Toutes les 2 heures, nous réessayons de monter les voiles pour nous faire gagner 1 nœuds, mais le vent est tellement faible qu’elles faseyent.

Nous n’avons que de 40 miles vers la Sardaigne. Pas terrible….  Mais nous avons encore vu des dauphins ! Ça nous remonte le moral. Nous avons aussi vu des jets d’eau très loin sur l’horizon. Surement une très grosse baleine.

3 ème jour

…et dernier jour, sans connexion. Le vent ne veut toujours pas se lever, nous faisons le même cinéma que cette nuit. Nous n’avons plus beaucoup d’essence donc nous n’avançons pas… Mais au petit matin, nous apercevons enfin la terre. Incroyable et bizarre sensation à la fois, qu’est-ce que ça doit être après une transatlantique.

Une tortue à moitié endormie passe à côté de nous, un casque de chantier, du plastique, encore du plastique… Quelle tristesse. Une heure avant d’atteindre les côtes, nous remontons la ligne de pêche. Toujours pas de poissons… et on comprend pourquoi ! L’hameçon au bout de la cuillère a disparu. Simplement détaché ou arraché par un poisson, nous ne saurons jamais… mais ce qui est sûr, c’est que ce n’est pas encore pour aujourd’hui le poisson au barbecue…

Plus que quelques miles avant l’arrivée, et plus que quelques litres d’essence aussi. Tant pis pour le temps perdu, nous arrêtons le moteur. Il faut quand même que nous gardions de l’essence pour le mouillage.

Après 52 heures en mer, nous entrons dans une jolie baie au nord-ouest et nous jetons l’ancre. Il reste à peine 1 ou 2 litres dans notre bidon. Il y a un port juste à côté, il faut maintenant espérer qu’il y ait une pompe et qu’elle propose de l’essence.

Mais pour l’heure, c’est dodo ! 2 nuits de quarts (bon une pour moi, ok !), c’est éprouvant…

4 ème jour

Le lendemain, nous chargeons les bidons dans le dinghy et partons à la recherche de la pompe. Après avoir mal interprété les infos d’un italien, nous rencontrons un français qui nous renseigne. Et après avoir fait le plein pour un montant exorbitant… on voit bien qu’on a quitté l’Espagne… il nous rejoint pour nous aider à transporter tous ces bidons. Et nous cherchons sa femme sur le chemin pour un petit tour du bateau. C’est marrant comme nous rencontrons plein de gens curieux de voir un wharram en vrai. Très gentil couple, ils nous invitent ensuite à monter sur leur voilier et gouter un petit vin local accompagné d’un morceau de fromage. Nous sommes assez surpris quand ils nous disent qu’ils n’ont pas aimé la Corse. Sans tout à fait nous dire pourquoi, ils nous disent plusieurs fois qu’il faut rester en Sardaigne. Mais nous ne pouvons pas, nous devons être en Corse pour le 30 car nous avons un dîner de prévu. D’ailleurs ça se rapproche.

Nous avions prévu de partir directement mais une grosse drache (comme en Belgique), suivi d’un orage nous est tombé dessus. Nous avons donc reporté ça au lendemain.

5 ème jour

Nous sommes maintenant le 29 et il nous reste 100 miles à parcourir pour arriver à Porto Vecchio. C’est faisable… si la mer est calme. Mais elle nous oblige à nous arrêter dans un port. Chose que nous n’avions plus fait depuis… Carthagène. Pas grave, nous avons droit à une vraie douche… chose que nous n’avons pas fait depuis… non je rigole.

6 ème jour

Vers 2h du matin, les vagues se calment et nous repartons. Mais le vent n’étant toujours pas avec nous (qu’est qu’on a bien pu te faire), nous n’atteindrons pas Porto Vecchio aujourd’hui. Nous nous arrêterons à Bonifacio.

Vers 7h du matin, je relève Jacquouille et prend la barre. La grand-voile est montée mais vu le non-vent, elle fait office de décoration. Mais au moins, nous serons prêts s’il y a 10 minutes de vent. Le soleil tape déjà fort donc je m’assois dans l’ombre de la voile, une main sur le gouvernail. Toutes les dix minutes, je me relève pour faire un tour d’horizon. Personne.

Jusqu’à ce qu’il soit 9-10h. Au moment de jeter un coup d’œil aux alentours, je vois un bateau à moteur noir qui se dirige à tout allure dans notre direction. Il ne dévie pas de sa course. C’est donc bien la douane qui va nous accoster. Désolé les gars, il faut vous réveiller. On descend vite la grand-voile, même pas le temps de se mettre face aux vent. On installe les défenses et ils s’amarrent. A l’abordage ! Ah non… Ils nous demandent nos papiers et font un tour très rapide du bateau. On est un peu soulagé car Jacques nous avait raconter que ceux qui l’avaient contrôlé avaient tout retourné. Faut dire qu’après 3 jours de nav, il n’y avait plus grand-chose à retourner chez nous.

Ils restent bien 45 minutes à faire des recherches dans leur bateau avec nos documents d’identité en main. Et puis ils s’en vont. Aussi rapidement qu’ils sont venus. Et nous reprenons notre route.

Nous arrivons vers 16h à Bonifacio dans une crique ou il faut s’attacher au rocher. Une première pour nous. Et surement une dernière, c’est trop de chipotage. Pierre a dû se tremper jusqu’au cou pour nous passer les cordes. Mais l’avantage, c’est que nous pouvons quitter le bateau l’esprit tranquille, et les mains pleines de sacs de lessive.

Cette traversée a été plutôt positive, pas de gros problèmes, de méchantes météo. Nous avons vu tous les jours des dauphins. Mais nous regrettons d’avoir dû consommer autant d’essence.

Après avoir reçu les papiers de la désormais ancienne propriétaire, nous informons au chef de travaux, Juan, qu’il peut officiellement commencer à travailler. Et de notre côté, nous engageons les démarches pour l’immatriculation et l’assurance. Comme le déplacement semble être risqué, nous préférons être couverts.

Juan nous envoie régulièrement des photo et vidéos pour nous montrer l’avancement du chantier. Il nous amène aussi des mauvaises nouvelles : le bois à pourri dans les trous à cause de la pluie

et de l’humidité. Malgré cela et une chaleur suffocante, ils avancent bien.

Arrive le jour du déplacement, on panique un peu depuis notre camion, car c’est un transport particulier, mais tout se passe bien et le montage se fait sans soucis.
Et là, arrive les problèmes… On découvre que le moteur que nous avions acheté chez un concessionnaire n est en fait pas révisé, les allers retour chez ce vendeur entraîné une perte de temps et d’énergie considérable. Celui-ci oublie constamment des pièces et ne semble pas très disposé à nous aider.

En voulant monter les voiles, on se rend compte que la grand voile est absente et qu’on a pas de génois.  Mais ce n’est rien, par chance il y  a une grand voile dans un magasin de seconde main.

Il manque aussi une girouette, donc Pierre fait tous les magasins aux alentours pour en trouver une. Et c’est comme ça avec pas mal de trucs.

Jacques, l’ex beau-père de Pierre, arrive deux jours avant la mise à l’eau et aide aux dernières réparations.

La veille du grand jour, le vendeur du moteur vient quand même le régler, et nous sommes donc prêt le ramener à Cartagena.

A 14h, ça y est tout est prêt, les ouvriers du chantiers pilotent leur grosse machine télécommandée jusqu’au bateau. Le stress montent très rapidement. Les ouvriers hésitent, n’étant pas habitués à un tel bateau, pas très rassurant. Heureusement rien ne bouge quand ils soulèvent le cata.

10 minutes, plus tard, (et oui ça n’avance pas vite…) l’ariki est prêt à toucher l’eau. Tout le monde se met en position pour voir s’il n’y a pas d’infiltrations d’eau, on retient son souffle, et… Ouf ! Il ne coule pas. C’est déjà bien. Il faut dire qu’on ne l’a jamais vu dans l’eau donc on avait ce doute.

La machine s’en va, on détache les amarres, on allume le moteur, et la… c’est le drame.. Aucune puissance dans la marche arrière, ça ne tourne pas du tout, nous sommes dans un port avec des yachts et voiliers de luxe autour du nous, à la dérive… On arrive sans savoir comment à s’amarrer à un quai vide, sans rien toucher. Le miracle du jour. Et là, vous vous en douterez bien, on n’est pas content. On appelle le gars du moteur qui nous dit qu’il ne peut pas se déplacer car il est plus que 3 heures de l’après-midi… qu’on a qu’à l’attendre jusqu’à demain dans le 2ème port le plus cher au monde… On a beau lui dire que c’est scandaleux, honteux, pas sérieux, il s’en fout.. Le pire c’est qu’il nous dit que le problème vient d’une pièce manquante (encore?!!) et qu’on a qu’à la découper dans un bidon.

On a pas tellement le choix, du coup on le fait. Et on arrive a démarrer comme ça.

Au passage, nous aimerions dire un grand merci à Juan et son équipe de rescateveleros.com qui ont fait du super boulot ! S’ils ne nous avaient pas aidé pour le moteur, nous n’aurions jamais pu partir.

Si vous êtes à Palma, n’hésitez par à les contacter pour vos réparations ou pour un sauvetage, ils sont formidables.

 

 

Première étape de l’aventure : L’achat du bateau
Buying a boat

Mai 2017

Nous ne sommes qu’à quelques jours du départ pour l’Espagne afin d’apprendre à naviguer avec Jacquouille. Pendant que je fais les valises, Pierre vient près de moi et me dit qu’il a trouvé notre bateau. Je dois battailler pour ne pas qu’on s’emballe. En effet, ce wharram répond à beaucoup de nos critères, il est à Palma de Majorque, l’annonce affirme qu’il est prêt à partir et il est dans notre budget. C’est peut-être un signe. Nous contactons la propriétaire et nous planifions une visite pour le milieu du mois de juin. Nous tenterons d’y aller en voilier, vu que c’est notre itinéraire.

Juin2017
Nous voilà sur le voilier sous un beau soleil. Nous avons du renoncer à la traversée vers Ibiza et Palma en raison du vent contraire et des vagues de face. Nous irons donc en avion le jour venu.

Nous recevons des nouvelles de la propriétaire qui ne saura être présente, ce sera un de ses amis qui nous fera la visite. Elle nous donne le numéro du chantier ou est entreposé le bateau. Première nouvelle, celui-ci se trouve à 10 km dans les terres et nous ne pourrons donc pas tester le bateau dans l’eau.
Nous appelons donc la directrice du chantier qui nous apprend qu’il est démonté, que le moteur avait été volé auparavant et qu’il y a des trous à réparer,…

On décide quand même d’aller voir, on a déjà pris nos billets de toute façon.

Nos billets étant très (trop) tôt le matin, nous arrivons avant l’ami. Impossible de rater le bateau, il est immense.

 

Comme nous sommes en avance, nous visitons déjà l’intérieur du bateau et inspectons les dommages. Il y a plein de pièces éparpillées partout sur le chantier, si bien qu’on ne sait pas ce qui va où, ou même si cela fait parti du bateau.

 

dommage de la coque

le bateau vue de l’arrière, sans plancher

 

la boite du moteur

Un dommage de la coque

L’ami arrive, qui n’est pas vraiment un ami, sans surprise il ne connait rien au bateau.
Il va nous chercher un devis réalisé par le chantier pour rendre le bateau navigable et là, notre mâchoire se disloque et touche terre, il est 2 fois plus élevé que le prix du bateau… Autant dire qu’il est bien en dehors de notre budget. Je vous laisse imaginer la déception que nous avons ressenti.

Nous prenons tout de même une copie du devis pour la consulter et c’est plus tard que nous avons remarqué que certains points du devis pouvaient être retirés.

La propriétaire nous dit qu’elle avait fait faire un devis moitié moins cher,… on hésite un bon moment et on finit par se dire qu’on va tenter une offre ridicule et si elle accepte, ce serait un signe de l’univers.

Quelques jours plus tard, l’univers nous a répondu… La propriétaire nous laisse le bateau pour un peu plus que l’offre que nous avions faite. Entre-temps, nous avions trouvé une autre entreprise pour les travaux : http://rescateveleros.com/.
Et voila comment nous avons acheté notre Wharram ariki 47  !