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La corse, île de beauté, île bipolaire

30 mail 2018

Nous voici donc arrivé à Bonifacio, le bateau bien amarré aux rochers, en train de chercher la voiture de Carole, l’amie de Jacques qui nous a invité à manger chez elle.

Mouillage à Bonifacio
Pierre, pas content d’être mouillé
Bonifacio

Avec notre gros sac de lessive bien voyant, nous faisons un peu tache dans cette ville visiblement aisée à en croire les dizaines de mega-yachts à quai. Nous rencontrons Carole qui nous permet de prendre une douche avant le soir – 2 vrais douches en une semaine, on vit dans le luxe…

Puis nous allons faire quelques emplettes pour ne pas arriver les mains vides. Nous nous rendons vite compte que le coût de la vie n’est plus le même qu(en Espagne. Nous achetons une tomme de brebis et du vin Corse et partons pour le dîner. Nous arrivons pile à l’heure malgré une adresse approximative… (après le rond point, tu roules jusqu’à un resto,…  nous avons bien ri).

Là, nous rencontrons des personnages tout à fait attachants tel qu’un conseiller municipal – vigneron qui veut nous marier. Dommage que nos familles n’ait pas été là, car il a failli nous convaincre avec son lieu de cérémonie… Il y a aussi un boucher qui nous a fait goûter de très bons morceaux de viande, accompagné de sa femme, corse de souche qui a partagé avec nous quelques bouts d’histoire. Et puis Carole, ses gentils parents en vacances et son voisin qui nous a raconté ses expériences en mer.

Nous passons une super soirée à manger de la viande, boire du champagne, manger une salade, boire du rosé, manger du fromage, boire du vin rouge, manger des desserts corses, boire du café, manger une glace, boire de la myrte… je crois que vous avez saisi le concept.

Nous ne dormirons pas au bateau cette nuit, une chance que nous soyons bien attaché.

31 mai 2018

Le lendemain, Jacques nous dépose au bateau pour que nous nous rapprochions de Porto Vecchio. Les cotes corses sont vraiment superbes, si on aime les rochiers et la verdure bien sur… nous ça nous émerveille. Une plage déserte par ci par là, ça fait vraiment rêver. Pas étonnant que Bonifacio soit rempli de bateaux à touristes.

Le vent n’est pas exceptionnel, mais nous arrivons à faire le plus gros à la voile, en se faisant dépasser par quelques bateaux à moteurs qui ne ralentissent pas et nous font des grosses vagues.

(SPOILER ALERT : ça arrivera souvent à partir de là, tout comme le jeté de main en l’air de Pierre et moi, suivit d’une insulte quelconque, vous avez l’image?)

Les gentils bateaux à moteurs…

Porto Vecchio

Nous parvenons sans encombre dans la baie de Porto Vecchio où nous trouvons un mouillage grâce à Navily, application où les utilisateurs ajoutent des points d’ancrage (similaire à Park4Night pour les camping-caristes qui connaissent).

Baie de Porto Vecchio, vue du Bélvédère

Déjà quelques bateaux sont ancré, quelques autres sur des bouées. Nous n’osons pas en prendre une, nous ne savons pas si elles sont payantes.

2-4 juin 2018

Les jours suivants, nous faisons quelques réparations sur le bateau, beaucoup de rangement. Nous faisons une sortie avec Carole dans la jolie baie de saint Cyprien (San Ciprianu), à seulement quelques miles de notre mouillage. Nous y découvrons une eau turquoise et transparente, loin de la couleur « mer du nord » de la baie de Porto Vecchio. Dommage qu’elle soit encore trop froide, nous aurions bien fait un petit plongeon. En revenant, nous nous accrochons à la bouée, car un petit coup de vent est annoncé.

cof

Un autre jour, elle nous rejoindra pour un petit apéro pour montrer le bateau à ses parents qui garderons un souvenir ineffaçable de leur courte virée en dinghy.

Pierre va aider 2 femmes à fixer une vitre sur leur bateau et ils discutent au passage de la bouée. Elles disent qu’elles ne savent pas qui gère ça. Retenez ça, c’est important pour la suite…

5-10 juin 2018

Je dois retourner en Belgique pour de l’administratif. Pierre et Jacquouille se retrouvent seuls et font quelques travaux chez des clients de Carole.

Un matin, Pierre se fait reveiller par un homme qui lui demande de bouger le bateau car la bouée appartient à une association pour handicapés et leur bateau peut arriver à tout moment. Ça parait un peu bizarre comme histoire, mais il s’exécute et jette l’ancre un peu plus loin. Un peu plus tard dans la journée, les 2 femmes, qui étaient parties faire un tour, s’attachent à la bouée. Pierre  va gentiment les prévenir que quelqu’un est passé lui dire que cette bouée était réservée et que lui répondent ces femmes ? :  » Nous faisons parties de cette association et on nous a autorisé à nous attacher »… Louche non… D’autant plus qu’elles ont quitté leur bateau par la suite. Pas pratique si ce bateau devait arriver à tout moment… Le karma se chargera d’elles.

11 juin 2018

Je reviens enfin sur le bateau en compagnie de mes parents.

Pierre ayant trouvé le matin même un dinghy à vendre dans le nord de la corse, nous partons le chercher pour éviter que mes parents n’aient à subir notre petit dinghy qui se dégonfle et qui prend l’eau.

Après avoir apprécié les paysages depuis la fenêtre, fait la rencontre du gentil monsieur qui nous le vendait et qui nous a offert un petit verre, et apprécié la Corse dans le sens inverse, nous arrivons au moment fatidique de gonfler l’annexe et de faire monter tout le monde sur le bateau.

Pierre monte et gonfle Gold sans trop de peine, et nous nous asseyons sur ce nouveau destrier, bien plus solide et bien plus grand. Derrière nous, notre ancien dinghy que l’on traîne avec nos valises.

Ce soir, ce sera barbecue sur le bateau.

12  juin 2018

Pour bien débuter leurs vacances, nous faisons une visite de Porto Vecchio, courte car c’est une petite ville en fait. Là nous avons découvert une église très particulière. L’intérieur est tapissé de trompes l’œil.

Nous montons sur le belvédère pour avoir un panorama de la baie et s’assurer que notre bateau est toujours au même endroit

Pas de chance pour mes parents, la météo de la Corse est très capricieuse.  Nous devons resté dans la baie deux jours à cause d’orage et de vents forts. Même si des petites vagues déplaisantes se forment, le bateau ne bouge pas.

13 juin 2018

Pour l’anniversaire de ma maman, nous allons dans un restaurant de spécialités qui propose un concert de chants corses. Un peu cliché mais intéressant pour découvrir la gastronomie de la région. Le groupe est super doué et nous avons une visite inattendue… Carole nous avait déjà parlé des sangliers qui se promenaient près de chez elle mais nous ne pensions pas en voir. On apprend que le resto leur donnent à manger. Un peu étrange quand on sait que dans nos assiettes se trouvent leur frères et sœurs.

14 juin 2018

Bonifacio

Comme nous n’avons pas beaucoup de temps et plus trop envie de retenter l’expérience de s’attacher aux rochers, nous allons visiter Bonifacio en voiture.

Cette ville fortifiée, visible depuis le large, est construite sur les falaises. Assez impressionnant. Malgré les touristes nombreux, nous apprécions beaucoup ces petites ruelles et ces maisons couleur sable. Et les vues sur les falaises sont magnifiques.

15 juillet 2018

Démarrage du moteur, relevage de l’ancre, et c’est parti pour 2 jours de visite de criques. Ça aurait été dommage de ne pas pouvoir sortir.

Premier arrêt pas très loin, sur l’île de maestro maria. Les fonds sont peu profonds et l’eau est incroyablement transparente et turquoise.

Te fiti et sa corne

Le bateau voisin nous fait un peu peur en parlant de hauts fonds et comme le vent doit monter un peu, nous décidons de nous diriger vers la crique d’en face, Capu di Acciaju, où nous voyons un voilier sur une bouée.

Après avoir jeté l’ancre, Pierre va faire un petit coucou à ce voisin, et l’invite pour manger le soir. C’est comme ça dans le monde de la navigation, on a l’apéro facile.

L’eau est tellement belle que je me décide à faire le premier saut de la saison.

Le soir, nous accueillons Julien pour un petit dîner et puis nous partons boire un digestif sur son bateau tout beau tout neuf.

Après une nuit un peu roulante, nous partons sur les conseils de Julien, pour une crique à 30 minutes, où il y aurait une source.

Nous avons cherché un petit temps, mais jamais nous ne l’avons trouvé.

Mais la vue depuis le haut de la colline valait le détour et être seule sur une plage de sable fin c’est une sensation terrible.

Après  un saut dans l’eau et quelques poissons qui nous frôlent les pieds, nous repartons pour voir les iles Lavezzi. En fait, c’est plutôt pour apercevoir car la météo monte tout d’un coup et nous ne voulons pas prendre le risque que la météo se dégrade plus, surtout avec les fonds peu profonds. Nous nous dirigeons plutôt vers une grosse crique bien protégée en face. Mais pendant cette petite heure, l’attache du génois arrache le bois et la balustrade dans son passage. Rien de très grave, mais bien pénible.

17 juin 2018

Le lendemain nous repartons pour Porto Vecchio à notre aise, en insultant au passage les bateaux à moteurs qui nous cassent une assiette. Et c’est déjà le dernier jour pour mes parents. Mais les visites ne sont pas finis, car l’avion qui les ramènera en Belgique, déposera la soeur de Pierre par la même occasion. Je ne me rappelle plus des dates exactes mais nous rencontrons aussi Didier, propriétaire d’un superbe Fontaine Pageot de plus de 50 pieds, Beluga, ainsi qu’un autre Pierre et Christel, à bord de leur voilier Antika. Tous les 3 font du charter et nous donnerons de précieux conseils de navigation, réparation et itinéraire.

cof

La météo n’est décidément pas notre alliée en ce mois de juin. Orages, journée à 30 noeuds,… pas les meilleurs conditions pour une visite de Corse. Nous finissons par refaire les mêmes coins que la semaine précédente mais ce n’est rien car on ne se lasse pas de cette eau transparente et de ces paysages verdoyants.

Nous sommes retournés à la plage de Julien et celle où nous n’avions pas trouvé de source. Là nous avons rencontré une charmante famille qui avait loué un gros dinghy. Nous croisons aussi Pierre, d’Antika (faut préciser car visiblement, 2 hommes sur 3 que nous rencontrons portent ce nom ou presque), qui skippe également sur ce genre de bateau.

cof

On peut résumer la semaine à baignade, snorkeling, cocktails, rencontres, salade de boubou et météo capricieuse…

Petite mésaventure dont nous nous rappèlerons,… avec Jacquouille( qui n’est pas dans une période très chanceuse) nous voulons visiter une crique qui semble être une des plus belles de ce coté de l’ile, en tout cas, les photos font rêver. Il s’agit de la plage quelques miles après celle de Saint Cyprien, la plage Pinarello, un peu couverte en cette journée. Et là, problème, le bateau freine et se coince sur une posidonie. On pensait l’éviter en regardant la carte mais apparement il a bien grossi depuis la dernière mis à jour ou bien n’avait pas été encodé correctement.

Le bateau est seulement posé, et pourtant impossible de le bouger avec notre moteur. Pierre essaye de le pousser depuis le sol pendant que l’on se met tous sur le coté opposé, mais rien y fait. Heureusement, il y a un bateau à moteur un peu plus loin qui accepte de nous aider, à distance, car sa coque est plus profonde que la notre. Après quelques minutes à galérer à amener une corde de leur coté, nous réussissons à nous décoincer de cette posidonie.

Le ciel gris est menaçant et nous nous abritons le temps de manger dans un creux de la crique. Et puis nous repartons sans encombre.

Marine repart et nous avons quatre jours seulement pour faire des lessives et arriver à Ajaccio ou ma soeur et une amie à elles vont atterrir… Ca n’arrete pas…

Nous partons le jour du match France – Algérie… Il n’y a tellement pas de vent, qu’on peut même le regarder en naviguant. Vu notre vitesse incroyablement lente, on a sorti la canne à pêche en se disant que même un poisson sans nageoire pourrait mordre… mais c’est sans compter Jacques qui passe en bateau et coupe la ligne… oui oui jacquouille, si tu lis ça, tu nous a coulé notre super hameçon… pas de poisson pour nous, ca fait juste 3 mois qu’on rêve de poisson au barbecue…

Comme il est déja tard et que nous n’avançons toujours pas, nous décidons de nous arrêter plus tôt que prévu, dans la baie de Rondinara. Eau encore plus turquoise que sur les autres plages ( est ce que c’est seulement possible ?) , chants de criquets sur la plage, et poissons qui tournent autour des posidonies. Point négatif, il y a pas mal de bateau mais Te fiti se fraye un chemin et notre audace et petit tirant d’eau nous permet de nous mettre un peu à l’écart.

Demain nous passerons à coté de Bonifacio pour aller du coté ouest de l’île

Cette traversée de ~ 240 miles est la plus grosse traversée que nous ayons fait jusque-là. C’est aussi l’une des plus grosses traversées que l’on peut faire en méditerranée. Nous avions une petite appréhension car cela représentent quelques jours en mer sans réseau.

Je reviens à Minorque le 24 mai et retrouve Pierre et Jacques qui va nous aider. J’amène avec moi une nouvelle girouette que Jacques monte directement. Je découvre aussi que le pilote automatique est réparé. Ouf ! Sans ces 2 choses-là, la traversée allait être moins drôle.

La météo nous annonce une bonne fenêtre de vent pour les 5 prochains jours, à partir du lendemain, par contre le vent ne nous poussera pas. Jacques nous explique qu’il est très rare d’avoir ce genre de vent et qu’il faut donc profiter de cette semaine de mer tranquille et de vents cléments.

1er jour

Nous partons donc le lendemain 25 mai de la baie de Mao vers midi, car c’était l’heure ou le vent se levait.

En sortant de notre mouillage, nous découvrons de petites vagues venant de face. Bon… la météo s’est encore trompée. Il va falloir nous y habituer, ça semble récurrent… Nous prenons le bon cap, le vent vient pile de face, nous devons donc tirer des bords.

Nous jetons la ligne de pêche à la mer. Un flotteur remontera à la surface pour nous avertir si quelque chose a mordu. Croisons les doigts.

Nous essayons de calculer le juste milieu entre cap et vitesse. Les vagues ont un peu grossis 1,50, certaines à 2m, rien de dangereux, quelques gerbes d’eau nettoient l’avant du bateau, celui-ci se comporte très bien. Mais ça bouge un peu, si bien que je suis nauséeuse. Pas de chance… je vais avoir un peu de mal à faire des quarts cette nuit. Heureusement que Jacquouille est là pour aider Pierre. Le pilote tient donc ils peuvent en profiter pour boire un petit verre.

Quelques heures plus tard, Pierre vient me réveiller en criant : « DAUPHINS ! ». J’oublie subitement mon mal de mer et cours près des filets en n’oubliant pas d’attraper mon appareil photo au passage. Il y en a partout ! Sans connaitre exactement leur nombre, nous pensons qu’il y en avait au moins une trentaine.

Même après en avoir vu plusieurs fois, nous sommes toujours émerveillés par le spectacle qu’ils nous offrent. C’était d’autant plus impressionnant avec les vagues. Et la cerise sur le gâteau, c’est de savoir (enfin de croire) qu’ils venaient pour nager avec nous car cette fois-ci, ils ne pouvaient pas nous prendre pour un bateau de pêcheur, puisque nous étions à la voile. C’est peut-être une théorie stupide, mais c’est plus chouette de penser comme ça.

Après ce magnifique moment, je retourne dormir difficilement car les vagues qui tapent contre la coque font des bruits perturbants.

Les premiers quarts se passent bien pour nos deux hommes malgré l’absence de vent et sa direction toujours pourrie. Les vagues ont un peu diminués, mais pas assez pour décider de mettre le moteur sans paniquer. En plus, nous n’avons pas assez d’essence pour faire tout le voyage au moteur. Il faut donc avancer lentement, mais surement.

Et là, le pilote décide de faire grève, il ne veut plus tenir. Quel dommage, il n’aura marché que quelques heures… Cette traversée risque de nous paraitre plus longue…

Cette première nuit prend fin, nous avons parcouru approximativement 90 miles.

2 ème jour

Nous décidons de faire dévier le cap vers la Sardaigne car la météo annonçait un vent contraire de 25 nœuds dans les bouches de Bonifacio le lundi, nous n’avancerions pas. Cela nous rajoute quelques miles, mais c’est pour le mieux. Seulement, petit problème… le vent baisse encore, et vient encore plus dans notre nez, à croire qu’il se joue de nous… Nous continuons à faire des bords… pas le choix… Mais pour avancer à une allure correcte, il faut faire des bords carrés, ce qui veut dire, ne pas progresser beaucoup sur la distance qui nous sépare de notre destination. Ce deuxième jour sera un peu inutile, si bien que la nuit, nous décidons d’allumer le moteur. Toutes les 2 heures, nous réessayons de monter les voiles pour nous faire gagner 1 nœuds, mais le vent est tellement faible qu’elles faseyent.

Nous n’avons que de 40 miles vers la Sardaigne. Pas terrible….  Mais nous avons encore vu des dauphins ! Ça nous remonte le moral. Nous avons aussi vu des jets d’eau très loin sur l’horizon. Surement une très grosse baleine.

3 ème jour

…et dernier jour, sans connexion. Le vent ne veut toujours pas se lever, nous faisons le même cinéma que cette nuit. Nous n’avons plus beaucoup d’essence donc nous n’avançons pas… Mais au petit matin, nous apercevons enfin la terre. Incroyable et bizarre sensation à la fois, qu’est-ce que ça doit être après une transatlantique.

Une tortue à moitié endormie passe à côté de nous, un casque de chantier, du plastique, encore du plastique… Quelle tristesse. Une heure avant d’atteindre les côtes, nous remontons la ligne de pêche. Toujours pas de poissons… et on comprend pourquoi ! L’hameçon au bout de la cuillère a disparu. Simplement détaché ou arraché par un poisson, nous ne saurons jamais… mais ce qui est sûr, c’est que ce n’est pas encore pour aujourd’hui le poisson au barbecue…

Plus que quelques miles avant l’arrivée, et plus que quelques litres d’essence aussi. Tant pis pour le temps perdu, nous arrêtons le moteur. Il faut quand même que nous gardions de l’essence pour le mouillage.

Après 52 heures en mer, nous entrons dans une jolie baie au nord-ouest et nous jetons l’ancre. Il reste à peine 1 ou 2 litres dans notre bidon. Il y a un port juste à côté, il faut maintenant espérer qu’il y ait une pompe et qu’elle propose de l’essence.

Mais pour l’heure, c’est dodo ! 2 nuits de quarts (bon une pour moi, ok !), c’est éprouvant…

4 ème jour

Le lendemain, nous chargeons les bidons dans le dinghy et partons à la recherche de la pompe. Après avoir mal interprété les infos d’un italien, nous rencontrons un français qui nous renseigne. Et après avoir fait le plein pour un montant exorbitant… on voit bien qu’on a quitté l’Espagne… il nous rejoint pour nous aider à transporter tous ces bidons. Et nous cherchons sa femme sur le chemin pour un petit tour du bateau. C’est marrant comme nous rencontrons plein de gens curieux de voir un wharram en vrai. Très gentil couple, ils nous invitent ensuite à monter sur leur voilier et gouter un petit vin local accompagné d’un morceau de fromage. Nous sommes assez surpris quand ils nous disent qu’ils n’ont pas aimé la Corse. Sans tout à fait nous dire pourquoi, ils nous disent plusieurs fois qu’il faut rester en Sardaigne. Mais nous ne pouvons pas, nous devons être en Corse pour le 30 car nous avons un dîner de prévu. D’ailleurs ça se rapproche.

Nous avions prévu de partir directement mais une grosse drache (comme en Belgique), suivi d’un orage nous est tombé dessus. Nous avons donc reporté ça au lendemain.

5 ème jour

Nous sommes maintenant le 29 et il nous reste 100 miles à parcourir pour arriver à Porto Vecchio. C’est faisable… si la mer est calme. Mais elle nous oblige à nous arrêter dans un port. Chose que nous n’avions plus fait depuis… Carthagène. Pas grave, nous avons droit à une vraie douche… chose que nous n’avons pas fait depuis… non je rigole.

6 ème jour

Vers 2h du matin, les vagues se calment et nous repartons. Mais le vent n’étant toujours pas avec nous (qu’est qu’on a bien pu te faire), nous n’atteindrons pas Porto Vecchio aujourd’hui. Nous nous arrêterons à Bonifacio.

Vers 7h du matin, je relève Jacquouille et prend la barre. La grand-voile est montée mais vu le non-vent, elle fait office de décoration. Mais au moins, nous serons prêts s’il y a 10 minutes de vent. Le soleil tape déjà fort donc je m’assois dans l’ombre de la voile, une main sur le gouvernail. Toutes les dix minutes, je me relève pour faire un tour d’horizon. Personne.

Jusqu’à ce qu’il soit 9-10h. Au moment de jeter un coup d’œil aux alentours, je vois un bateau à moteur noir qui se dirige à tout allure dans notre direction. Il ne dévie pas de sa course. C’est donc bien la douane qui va nous accoster. Désolé les gars, il faut vous réveiller. On descend vite la grand-voile, même pas le temps de se mettre face aux vent. On installe les défenses et ils s’amarrent. A l’abordage ! Ah non… Ils nous demandent nos papiers et font un tour très rapide du bateau. On est un peu soulagé car Jacques nous avait raconter que ceux qui l’avaient contrôlé avaient tout retourné. Faut dire qu’après 3 jours de nav, il n’y avait plus grand-chose à retourner chez nous.

Ils restent bien 45 minutes à faire des recherches dans leur bateau avec nos documents d’identité en main. Et puis ils s’en vont. Aussi rapidement qu’ils sont venus. Et nous reprenons notre route.

Nous arrivons vers 16h à Bonifacio dans une crique ou il faut s’attacher au rocher. Une première pour nous. Et surement une dernière, c’est trop de chipotage. Pierre a dû se tremper jusqu’au cou pour nous passer les cordes. Mais l’avantage, c’est que nous pouvons quitter le bateau l’esprit tranquille, et les mains pleines de sacs de lessive.

Cette traversée a été plutôt positive, pas de gros problèmes, de méchantes météo. Nous avons vu tous les jours des dauphins. Mais nous regrettons d’avoir dû consommer autant d’essence.

Une île très verte, où le paysage est rocailleux et parsemé de tours

Cala Portals Vells

vendredi 27 avril

Après cette traversée de 12h, nous arrivons les premiers dans une crique du nom de Portals Vells. Nou y découvrons une vingtaine de yachts de luxe qui ont mouillés les uns à côté des autres. N’ayant plus grande foi en notre ancre, nous ne sommes pas très rassurés. Mais nous parvenons quand même à trouver un petit coin et, bonheur, l’ancre accroche du premier coup. C’est grâce aux conseils de Christine et Peer.

Portals Vells et ses yachts
Portals Vells et ses yachts

Heureusement, les yachts n’étaient là que pour la journée et ils s’en vont l’un après l’autre. Nous profitons de ce moment pour nous mettre plus à l’abri et nous rapprocher de la terre. Nos amis nous rejoignent peu après. Ils avaient dû partir plus tard, car leur ancre était coincée. Le probleme, c’est que de nombreux autres voiliers suivirent… pour s’ancrer tout aussi proche que les yachts une heure plus tôt. Pierre n’est pas très content, mais après avoir constaté que personne ne bougeait, il se relaxe un peu.

Nous sautons dans le dinghy et après une dizaine de coups de pagaie, nous nous échouons sur l’une des plages. Quel endroit sublime, on comprend pourquoi il attire autant de charters. La, en faisant quelques photos du bateau, nous nous rendons compte que les bateaux sont en fait à une distance bien plus grande que ce qu on pouvait deviner du bateau, sauf pour le petit yacht qui s’est installé juste à côté de nous. Forcément…

Portals Vells

Portals Vells depuis la grotte

Le soir Christine et Peer nous invite à manger un delicieux risotto végétarien et nous leur faisons decouvrir le jeu Time’s Up. Encore une super soirée !

Soller

Samedi 28 avril

Nous devons reprendre la mer pour se planquer du mauvais temps à Soller et aussi car nous devons avancer pour être dans une baie protégée de tout afin que Pierre puisse repartir en Belgique pour travailler.

Le vent est très variable. Il souffle d’arriere, c est parfois embêtant car la grand voile devente parfois la voile de devant , car nous n’avons pas de barre pour la maintenir tendue. Mais nous parvenons à faire une pointe 9.9 noeuds (si proche de 10 😥), même si notre vitesse moyenne était bien loin de ça.

Ensuite, nous ralentissent pour laisser second life nous rattraper et nous donner un bidon d’essence. Heureusement car en arrivant, dans la baie de soller, il a resté à peine de quoi s’ancrer. Plus jamais ! Il faut dire que c’est tout une histoire quand il faut s’ammarer au port avec ce bateau…

Peuplée d’une multitude de bateau, le port de Soller nous est apparu comme un petit village balnéaires avec beaucoup de restos et ou tout le monde a l air d’être en vacances, sauf les serveurs bien sûr. Malheureusement, le vent s’est levé et nous n’avons pas osé prendre le tram pour voir la ville de Soller.

Nous en avons quand même profité pour faire des machines, car nous n’avions plus beaucoup de sous vêtements. 5euros par machine, c’était quand même pas donné.

Le soir, nous n’avons pas très dormi, trop de rouli.

Pollenca

Lundi 30 avril

Nous partons vers 10h en direction du nord de l’ile pour se réfugier du vent qui arrive et surtout pour s’ancrer dans cette baie bien protégée pour que Pierre puisse retourner serait travailler en Belgique.

Les vagues sont courtes et font un peu plus d’un mètre, ce qui rend la traversée inconfortable. Le vent est une fois de plus inconstant mais nous avançons tout de même à bonne allure, grand-voile dehors et moteur en marche. Une fois la point nord passée, c’est incroyable, plus une seule vague, plus tellement de vent non plus, mais nous sommes bientôt arrivés. La baie est immense, mais nous voulons nous rapprocher un maximum de Pollença. Au début de cette baie, nous apercevons un banc de poisson que nous pensons être dès bonites sautant à la surface en narguant les mouettes qui essayent de les attraper. Nous essayons de pêcher, mais sans succès. Ce n’est pas encore aujourd’hui que nous allons faire nos sushis au poisson ultra frais.

Le mouillage ressemble plus à un parking à bateau tellement il y en a. Nous cherchons une place mais préférons attendre nos amis pour pouvoir se mettre proche l’un de l’autre. En attendant, nous allons nous mettre un peu (beaucoup) plus loin, là où la mer est un miroir. Nous sommes devant une immense maison, mais nous ne pouvons accoster en dinghy et rejoindre le port par ce chemin car il est privé. Peut être est-ce la résidence secondaire… ou la quatorzième…. de Brad Pitt. Malheureusement pour nous, il ne semble pas être là.

Premier mouillage à Pollença

Mardi 1e mai

Le lendemain, 1er mai, il y a beaucoup de vent mais l’encre est bien accrochée. Peer vient nous chercher avec son super annexe pour nous amener sur terre, où se trouve déjà Christine et Nuchi, et y faire quelques courses. Bien sûr tout est fermé, nous l’avions oublié, sauf le Burger King et le super marché Eroski, pile ce qu’il nous fallait. Alors que nous faisions la queue à la caisse, une drache monumentale fait son apparition. On se serait crue en Belgique… Nous prenons notre courage à deux mains et filons sous les flots pour rejoindre nos amis au café. Le retour, les fesses mouillées par le dinghy, est… plûtot sympathique…

Mercredi 2 mai

Nous bougeons le bateau avec Peer afin de se rapprocher plus de Second Life et de lui montrer les astuces pour le moteur, dans le cas où il devrait m’aider à remettre l’ancre pendant que Pierre est parti.

Pollença, 2e mouillage

3-4 avril

Les jours suivants, nous nous renseignons sur notre gréements et nous trouvons une corde à un très bon prix pour essayer de mettre 2 voiles à l’avant. Et nous parvenons même à trouver un génois d’occasion dans un magasin à Palma. Nous devrions y aller après le retour de Pierre.

Samedi 5 avril

 

Pierre prend le bus pour l’aéroport 😭. Me voilà seule pour une semaine… Enfin pas si seule que ça, il y a Christine et Peer qui sont très attentionnés.

Lundi 7 avril

Christine va chercher une voiture de location à Palma afin que nous pussions visiter l’île sans bouger le bateau. Nous faisons un saut dans la petite ville de Portocolom pour qu’il puisse récupérer des colis. Le soir, je dîne chez eux. Christine est une super cuisinière. Je recommande !

Mardi 8 avril

Nous partons pour la charmante ville de Valldemossa y découvrir ses jolies rues atypiques.

9-11 avril

Nous passons une super semaine à dîner, réparer, nettoyer, faire la lessive, les courses,… Et oui, comme dans une vraie maison…

12 avril

Plus que quelques heures avant que Pierre ne revienne ! J’arrange tout et puis nous partons pour l’aéroport. Une heure de route de Pollença à Palma où nous pouvons ré admirer les roches, le vert et les tours…  Puis après un café si peu cher que c’en est bizarre, à l’aéroport, nous attendons Pierre aux arrivées, et le voilà qui revient… malade… Merci la Belgique… heureusement, c’est la fin.

En rentrant au bateau, il y a quelque vagues et le vent monte. Quel retour… Et la nuit est… mouvementée.

Il y a des rafales de 40 nœuds et notre ancre a glissé. Heureusement, elle s’est coincée près d’une bouée et nous n’avons pas du nous ré ancrer par cette mauvaise météo. Un signe que nous devons racheter une ancre.

14 avril

Nous partons pour Palma afin d’aller acheter notre génois chez Mercanautic, un magasin qui vend plein de trucs différents pour les bateaux, d’occasion. Ce génois ressemble très fort aux voiles que nous avons, la même marque, les mêmes attaches. Nous soupçonnons que c’est celui d’origine, mais nous ne le saurons jamais. Par la même occasion, nous achetons une ancre plus lourde : une delta de 25 kg. De toute façon, nous avions besoin d’une deuxième ancre et le prix est nettement inférieur à une ancre neuve. Le magasin nous fait même un prix et nous offre nos nouveaux pavillons.

le génois

15 avril

Il y a un peu de vent donc nous ne pouvons pas changer l’ancre et monter au mat aujourd’hui. Mais le soir, nous recousons la voile dont les coutures se sont un peu déchirées à cause du vent de samedi. Rien de grave, ce ne sont que les fils qui cassent. C’est aussi une voile d’occasion que nous avons acheté chez Mercanautic lors des réparations.

atelier couture

16 avril

Nous nous levons tôt pour profiter de la météo calme. Peer retente de réparer la girouette en montant au mât, mais rien n’y fait. Nous devrons faire une traversée de plus sans girouette. Mais il n’est pas monté pour rien car il y a une corde qui s’était retiré à refaire passer dans la roulette au sommet et les cordes du lazy jack à remplacer.

Et nous avons aussi changé l’ancre et rajouté un anneau en plus pour que la chaîne puisse tourner.

à droite, la nouvelle ancre

L’après midi, nous allons refaire le plein d’essence à la pompe… On s’est amarré en deux fois, c’est pas l’excellence mais pour nous c’est réussi. Puis nous avons du aller dans le port d’à coté pour faire le plein d’eau. Enfin le presque plein, car un bateau dont le moteur était cassé arrivait et nous avons du partir.

Et le soir, Christine et Peer nous accueille dans leur voilier pour un dîner d’au revoir, ou plutôt « d’à bientôt ». Car nous sommes sur de les revoir plus loin dans nos périples. Nous sommes plus que ravis que nos routes se soient croisés. Nous avons appris de nombreuses choses et passé tellement de bons moments. Même si nous ne nous connaissons que depuis moins d’un mois, je pense que c’est une amitié durable que nous avons établis avec eux.

17 avril

Nous partons vers 8.30 de Pollença en faisant de gros signe à nos amis. C’est parti pour une traversée de 7h vers Minorque.

au revoir Pollença

Nous n’avons jamais vu une mer aussi plate… Mais cela veut aussi dire qu’il n’ y a pas de vent. Ce n’est pas grave, cela nous permet de tester notre génois sans risque. Et puis, un peu plus tard, le vent change de direction et vient presque de face. Pierre estime 40 degrés. Sans girouette, c’est à l’œil. Nous pouvons donc tester nos deux voiles avant. Et nous avons pu éteindre le moteur, car le vent s’est un peu intensifié. Et ça fonctionne plutôt bien. Nous allons voler une fois que nous saurons bien régler toute les voiles.

Nous avons un brèf coucou de dauphins qui nous font des sauts spectaculaires au loin. Magique !

Nous arrivons un peu avant 16h dans une superbe crique où l’eau est turquoise et le sable blanc. Nos yeux pétillent… Et il y a plein de place et plus de vent : nous allons bien dormir.

le génois

Cala San Saura

Portocolom

7 avril

Christine et Peer devant aller récupérer toutes leur commande dans un magasin, je l’ai ai accompagné dans cette petite ville mignonne, où les anciens bateaux de pêcheur se suivent. Les volets de couleurs différentes donnent un charme particulier aux rues. Malheureusement tout était fermé.

Portocolom

Valldemossa

8 avril

Une atmosphère particulière règne dans cette ville, une fois que l’on s’est éloigné des gens : quelque chose de paisible, de familiale. Mais je n’arrêtais pas de penser que ces gens doivent en avoir marre que tout le monde photographie leur maison… un peu comme nous, quand des gens prennent en photo le bateau.

Ce que je retiendrais de cette ville, ce sont définitivement les fleurs, les plantes ! A chaque porte, coin de rues, il y a un pot.

C’est tellement mignon !

Nous nous excusons pour la longue absence, nous allons vous expliquer ce qui s’est passé.

 

Fin septembre, notre moteur pourri a définitivement rendu l’âme, il nous a fallu en trouver un autre rapidement. Ça n’a pas été chose facile. Nous avons finalement réussi à en trouver un, plus petit, un mercury 25cv, fin novembre. Nous l’avons changé de place pour gagner un peu en maniabilité. Il était sur le coté et avec l’aide de Jacques, nous l’avons mis au milieu et avons rajouté des cables liés à la direction pour que le moteur tourne en même temps. Maintenant il tourne en march arrière !! 🙂

Puis nous avons fait un petit test et nous nous sommes rendus compte que l’achat d’un nouveau moteur n’avait pas régler les problèmes de l’ancien, à savoir qu’il fait des drôles de bruits quand il y a des vagues… affaire à suivre

Nous voulions faire la traversée vers les Caraïbes et étions déjà très en retard, et pas très confiant, il faut l’avouer.

Mais mi décembre, nous avions quand même démarrer vers Gibraltar en espérant être aux Canaries pour début janvier. Mais le destin… l’univers… dieu… appelez le comme vous voulez, nous a fait savoir son désaccord. Premièrement la météo a fait exactement l’opposé de ce qui était annoncé. Pas de vent, des vagues et dans le mauvais sens. Donc nous avons décidé d’attendre dans une crique à l’abri. Et là, Pierre a reçu plein d’appels pour son travail, juste quand l’ordinateur a cessé de fonctionner. Et en plus, on lui demandait de revenir en Belgique la semaine suivante. Et le meilleur, le moteur s’est mis plusieurs fois en sécurité, nous laissant à la merci des vagues, ce qui n’était pas pour nous rassurer.

Nous étions assez irrité de devoir faire demi tour alors que nous avions dit au revoir à tout le monde, mais il fallait se rendre à l’évidence, ce n’était pas le moment de partir à l’autre bout du monde.

 

Nous avons donc décidé de revenir à notre toute première idée qui était de faire la Méditerranée afin de gagner de l’expérience, et puis parce que ça aurait été dommage de manquer la corse, la Sardaigne, la Grèce, …

 

Donc nous avons attendu la fin de l’hiver, ce qui nous a laissé le temps d’améliorer le moteur

D’après plusieurs personnes, les bruits du moteurs pourraient provenir de la distance entre le réservoir d’essence et le moteur, car lorsqu’il y avait des vagues, l’arrivée ne se feraient pas bien. Nous avons donc installé un jerrican a proximité du moteur. Mais ça n’a pas réglé le problème.

Entre temps, les bites d’amarrages en bois ont cassés au port, nous les avons donc remplacés par d’autres en métal.

Nous avons en passant demandé conseil à notre vendeur de pièces qui nous a expliqué que le problème venait surement de l’inclinaison du moteur et de l’hélice pas adaptée à la taille de notre bateau. Pour en commander une nouvelle, il fallait montrer l’autre, et donc la démonter. Pour avancer un petit peu et nous rapprocher du magasin, nous avons navigué de Cartagène à la Mar Menor. Pas sans avoir quelques chose qui casse évidemment… Le câble de la direction s’est coupé, sans aucune raison. Nous avons donc barré à l’ancienne. Nous avons passé le pont qui sépare la Meditérannée de la Mar Menor sans encombre, heureusement que le moteur était lié aux barres de directions.

 

Nous avons démonté l’hélice et avons donc commandé la nouvelle et acheté un  ancien câble de direction au passage, en acier avec une couche de silicone autour. Il fallait attendre une semaine à cause des fêtes de pacques. Nous avons essayé de remplacer le câble de la direction mais celui ci était trop court… pas grave, il fallait aussi remplacé celui du moteur qui avait rouillé.  Les fêtes passées, nous avons reçu et installé la nouvelle hélice, incliné le moteur et remplacé l’autre cable de direction. Le moteur se comporte miux mais ce n’est pas encore parfait, il n’aime toujours pas les vagues. Nous avons également remis de la peinture la où c’était nécessaire, collé le nom du bateau et d’autres choses encore. Nous étions prêts…

 

Le 8 avril, nous avons donc quitté la mar Menor pour voguer sur la mer méditérannée.

Oui mais… les problèmes ne se sont pas arrêtés là.

 

Nous sommes montés jusqu’à Calpe, pour n’avoir que 10h de traversée vers Ibiza. Nous avions d’abord pensé à l’île de Benidorm, les vagues s’intensifiaient et le vent tournait autour du rocher, nous sommes donc repartis pour 3h sans vent dans la nuit noire et froide. Et c’est là que le pilote automatique nous a lâché.

Nous avons donc reporté la traversée afin de le réparer à Calpe, en nous disant qu’ils auraient peut être les pièces, et pour moins cher. Et heureusement, car nous serions tombé dans une tempête avec 40 nœuds et 6 mètres de vagues. Le vent et les vagues grossissant, nous avons voulu nous rapproché de la falaise, mais l’ancre était coincée sur elle-même. En essayant de la retirer, elle a cassé son socle, nous donnant un bon coup de chaud au passage. Nous avons donc attaché tout çà, mis une corde pour éviter que la chaine ne tire sur le guindeau et avons attendu qu’un plongeur repasse près de nous pour lui demander son aide.

Le lendemain était une très bonne journée, nous sommes partis faire un petit tour dans la ville. Le calme avant la tempête.

Les jours suivants, le vent a bien soufflé, avec des rafales jusqu’à 35 nœuds et c’est là où l’ancre a commencé à glisser. Nous avons une ancre charrue qui se replantent mais avons préféré bouger avant de se retrouver coincé dans le filet de pêcheur derrière nous, et surtout dans les rochers. Le vent était tellement fort que le moteur avait tout le mal du monde a faire avancer le bateau pour remonter l’ancre, ce qui a cassé encore plus le socle. Et la direction s’est bloqué au passage. Nous avons même pensé a abandonner l’ancre.  C’était une journée pour tester nos nerfs… Mais nous avons survécu.

Nous nous sommes installés dans une petite cala, où Jacques nous a rejoins pour réparer le socle, un hauban. Nous avons aussi appris que la pièce du pilote automatique ne pouvait pas être réparée. Nous nous sommes fait chassé de l’endroit pas des policiers et avons trouvé une autre cala. Au moment de ramener Jacques à terren, le lanceur de moteur pour le dinghy a cassé aussi. J’imagine qu’il faut qu’on s’habitue à avoir tous les jours quelque chose à réparer.

Et le dimanche 15 avril, nous avons traversé vers Formentera. Nous n’avons pas eu de vent pendant la matinée et puis vers midi les dauphins sont venus nous faire coucou, nous amenant du bon vent au passage. J’expliquerai tout ça dans un autre article, vous avez assez lu pour aujourd’hui.

 

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L’aventure a débuté !

Merci pour votre lecture. Et surtout merci à toi Jacquouille pour ton aide !!

Première étape de l’aventure : L’achat du bateau
Buying a boat

Mai 2017

Nous ne sommes qu’à quelques jours du départ pour l’Espagne afin d’apprendre à naviguer avec Jacquouille. Pendant que je fais les valises, Pierre vient près de moi et me dit qu’il a trouvé notre bateau. Je dois battailler pour ne pas qu’on s’emballe. En effet, ce wharram répond à beaucoup de nos critères, il est à Palma de Majorque, l’annonce affirme qu’il est prêt à partir et il est dans notre budget. C’est peut-être un signe. Nous contactons la propriétaire et nous planifions une visite pour le milieu du mois de juin. Nous tenterons d’y aller en voilier, vu que c’est notre itinéraire.

Juin2017
Nous voilà sur le voilier sous un beau soleil. Nous avons du renoncer à la traversée vers Ibiza et Palma en raison du vent contraire et des vagues de face. Nous irons donc en avion le jour venu.

Nous recevons des nouvelles de la propriétaire qui ne saura être présente, ce sera un de ses amis qui nous fera la visite. Elle nous donne le numéro du chantier ou est entreposé le bateau. Première nouvelle, celui-ci se trouve à 10 km dans les terres et nous ne pourrons donc pas tester le bateau dans l’eau.
Nous appelons donc la directrice du chantier qui nous apprend qu’il est démonté, que le moteur avait été volé auparavant et qu’il y a des trous à réparer,…

On décide quand même d’aller voir, on a déjà pris nos billets de toute façon.

Nos billets étant très (trop) tôt le matin, nous arrivons avant l’ami. Impossible de rater le bateau, il est immense.

 

Comme nous sommes en avance, nous visitons déjà l’intérieur du bateau et inspectons les dommages. Il y a plein de pièces éparpillées partout sur le chantier, si bien qu’on ne sait pas ce qui va où, ou même si cela fait parti du bateau.

 

dommage de la coque

le bateau vue de l’arrière, sans plancher

 

la boite du moteur

Un dommage de la coque

L’ami arrive, qui n’est pas vraiment un ami, sans surprise il ne connait rien au bateau.
Il va nous chercher un devis réalisé par le chantier pour rendre le bateau navigable et là, notre mâchoire se disloque et touche terre, il est 2 fois plus élevé que le prix du bateau… Autant dire qu’il est bien en dehors de notre budget. Je vous laisse imaginer la déception que nous avons ressenti.

Nous prenons tout de même une copie du devis pour la consulter et c’est plus tard que nous avons remarqué que certains points du devis pouvaient être retirés.

La propriétaire nous dit qu’elle avait fait faire un devis moitié moins cher,… on hésite un bon moment et on finit par se dire qu’on va tenter une offre ridicule et si elle accepte, ce serait un signe de l’univers.

Quelques jours plus tard, l’univers nous a répondu… La propriétaire nous laisse le bateau pour un peu plus que l’offre que nous avions faite. Entre-temps, nous avions trouvé une autre entreprise pour les travaux : http://rescateveleros.com/.
Et voila comment nous avons acheté notre Wharram ariki 47  !

La découverte du monde

Cet article sera probablement sujet à modification puisque notre projet va sûrement évolue au fil du temps.

Pierre fait du kite, et son rêve absolu est de tenir un tout petit bar sur la plage et de donner des cours de kite entre les cocktails. Moi de mon côté, je rêve de paysages sauvages, de sable blanc et de mer chaude pour faire des photos, et pourquoi pas une petite hutte en guise de studio. La Belgique pour ça c’est pas l’idéal.

Mais alors, où est-ce?

Au début de notre réflexion sur un départ, nous avions envisagé le panama, le Costa Rica, le Vietnam,… mais sans savoir ce qu’est vraiment la vie au quotient là-bas. Les prix des billets d avions ont un peu compromis notre prise de décision à l’époque, jusqu’à ce qu on se rendent compte qu’au final, ce n était pas possible de choisir un pays sans en connaître une multitude d’autres. De la nous sommes partis sur un projet de tour du monde, sans limite de temps.

Je vous ai déjà expliqué pourquoi nous avions choisi l option du bateau, mais ce que je ne vous ai pas dit, mais que vous avez peut être devine, c est que nous ne voulons pas être de grand navigateurs, faire les caps et faire demi tour des qu on aperçoit la terre. Notre projet consiste à rester proche des côtes le plus longtemps possible et à faire des traversées quand c est nécessaire.

En plus de cela, nous ne souhaitons pas aller dans les ports, et préférer le mouillage et pourquoi pas s’échouer sur une plage.

Une fois sur place, nous allons visiter les villes, faire du bénévolat, nous imprégner de la culture, rencontrer d’autres voyageurs,…

Pour l instant, nous ne prévoyons pas trop en avance, parce que cela nous obligerait à fixer des dates, ou des périodes, et nous ne voulons pas nous presser. Si. nous devons attendre une semaine que le bon vent se montre, nous le ferons, c est une question de sécurité. Ce sera un peu complique de prévoir les vacances de nos proches, mais la sécurité passe avant tout.

Et peut être qu’ un jour, on trouvera l’endroit qui nous donnera envie de ne pas partir. Et ce sera une autre aventure. Mais comme je l’ai dit, nous ne voyons pas si loin.

(Nous serions heureux d entendre vos périples ! )

Notre volonté de voir d’autres horizons comportait de nombreux problèmes, dont le transport.

Nous avons d’abord envisagé l’option de notre camion aménagé dans lequel nous vivons. Il est super mais faire le tour du monde avec entraînerai beaucoup de contraintes, et de frais.

Premier problème, c’est un camion, et il n’y a que Pierre qui ait le permis C, c’est trop imposant à conduire pour moi. Ensuite, il y a le gros problème de l’essence, celui des douanes et péages, les mauvaises routes et certains pays à passer, les entretiens à faire et les extras qui peuvent survenir, sans oublier qu’il faudra à un moment prendre un ferry. D’autres le font, mais les frais vont avec la taille de l’engin. Nous ne pensons pas avoir de grosses rentrées d’argent et notre budget étant limité, nous avons écarté cette option.

Il y avait aussi la solution du sac à dos. Ca ne nous tentait pas trop mais nous avons quand même évalué la possibilité. Le problème, c’est qu’on avait cette impression de temporaire, et que l’on ne souhaitait pas devoir retourner en Belgique au bout d’un moment. Je me trompe surement sur cette expérience, mais quand on ne le sent pas, on ne peut rien y faire.

Est venu un jour sur le tapis l’idée du bateau, d’abord comme une blague, et plus les mois passait, plus cela semblait une bonne idée. L’un des gros avantage est qu’on a notre maison partout avec nous. C’était d’abord Pierre le plus convaincu, moi je réfléchissais à un camping car 4×4, je me disais que l’idée allait bien lui sortir de la tête un jour. Puis une nuit ou je n’arrivais pas à dormir, j’ai commencé à penser budget, essence, temps, papier, blablabla. C’est la ou j’ai pris conscience que le bateau serait parfait, à quelques problèmes près : le budget, et la navigation.

Pierre étant plusieurs mois en avance par rapport à moi, il avait déja fait toutes ses recherches de marques, consulté des centaine de forums et c’était déjà fait une idée de ce qui pourrait nous convenir.

Nous avions déjà une petite préférence pour les catamarans pour une vie au quotidien. Nous avons établis une taille minimum afin de se sentir en sécurité lors des traversées. De plus, il fallait une taille en cabine suffisante pour que Pierre ne soit pas courbé en continu.

En plus de cela, il faut un minimum d’instruments pour que le bateau soit prêt pour le tour (voiles et moteur en bon etat, frigo, sondes, pilote auto,…) pour un budget très limité. Nous ne avions pas de préférence pour le matériel mais quelque chose de facile à réparer serait l idéal.

La recherche a débuté !