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La corse, île de beauté, île bipolaire

30 mail 2018

Nous voici donc arrivé à Bonifacio, le bateau bien amarré aux rochers, en train de chercher la voiture de Carole, l’amie de Jacques qui nous a invité à manger chez elle.

Mouillage à Bonifacio
Pierre, pas content d’être mouillé
Bonifacio

Avec notre gros sac de lessive bien voyant, nous faisons un peu tache dans cette ville visiblement aisée à en croire les dizaines de mega-yachts à quai. Nous rencontrons Carole qui nous permet de prendre une douche avant le soir – 2 vrais douches en une semaine, on vit dans le luxe…

Puis nous allons faire quelques emplettes pour ne pas arriver les mains vides. Nous nous rendons vite compte que le coût de la vie n’est plus le même qu(en Espagne. Nous achetons une tomme de brebis et du vin Corse et partons pour le dîner. Nous arrivons pile à l’heure malgré une adresse approximative… (après le rond point, tu roules jusqu’à un resto,…  nous avons bien ri).

Là, nous rencontrons des personnages tout à fait attachants tel qu’un conseiller municipal – vigneron qui veut nous marier. Dommage que nos familles n’ait pas été là, car il a failli nous convaincre avec son lieu de cérémonie… Il y a aussi un boucher qui nous a fait goûter de très bons morceaux de viande, accompagné de sa femme, corse de souche qui a partagé avec nous quelques bouts d’histoire. Et puis Carole, ses gentils parents en vacances et son voisin qui nous a raconté ses expériences en mer.

Nous passons une super soirée à manger de la viande, boire du champagne, manger une salade, boire du rosé, manger du fromage, boire du vin rouge, manger des desserts corses, boire du café, manger une glace, boire de la myrte… je crois que vous avez saisi le concept.

Nous ne dormirons pas au bateau cette nuit, une chance que nous soyons bien attaché.

31 mai 2018

Le lendemain, Jacques nous dépose au bateau pour que nous nous rapprochions de Porto Vecchio. Les cotes corses sont vraiment superbes, si on aime les rochiers et la verdure bien sur… nous ça nous émerveille. Une plage déserte par ci par là, ça fait vraiment rêver. Pas étonnant que Bonifacio soit rempli de bateaux à touristes.

Le vent n’est pas exceptionnel, mais nous arrivons à faire le plus gros à la voile, en se faisant dépasser par quelques bateaux à moteurs qui ne ralentissent pas et nous font des grosses vagues.

(SPOILER ALERT : ça arrivera souvent à partir de là, tout comme le jeté de main en l’air de Pierre et moi, suivit d’une insulte quelconque, vous avez l’image?)

Les gentils bateaux à moteurs…

Porto Vecchio

Nous parvenons sans encombre dans la baie de Porto Vecchio où nous trouvons un mouillage grâce à Navily, application où les utilisateurs ajoutent des points d’ancrage (similaire à Park4Night pour les camping-caristes qui connaissent).

Baie de Porto Vecchio, vue du Bélvédère

Déjà quelques bateaux sont ancré, quelques autres sur des bouées. Nous n’osons pas en prendre une, nous ne savons pas si elles sont payantes.

2-4 juin 2018

Les jours suivants, nous faisons quelques réparations sur le bateau, beaucoup de rangement. Nous faisons une sortie avec Carole dans la jolie baie de saint Cyprien (San Ciprianu), à seulement quelques miles de notre mouillage. Nous y découvrons une eau turquoise et transparente, loin de la couleur « mer du nord » de la baie de Porto Vecchio. Dommage qu’elle soit encore trop froide, nous aurions bien fait un petit plongeon. En revenant, nous nous accrochons à la bouée, car un petit coup de vent est annoncé.

cof

Un autre jour, elle nous rejoindra pour un petit apéro pour montrer le bateau à ses parents qui garderons un souvenir ineffaçable de leur courte virée en dinghy.

Pierre va aider 2 femmes à fixer une vitre sur leur bateau et ils discutent au passage de la bouée. Elles disent qu’elles ne savent pas qui gère ça. Retenez ça, c’est important pour la suite…

5-10 juin 2018

Je dois retourner en Belgique pour de l’administratif. Pierre et Jacquouille se retrouvent seuls et font quelques travaux chez des clients de Carole.

Un matin, Pierre se fait reveiller par un homme qui lui demande de bouger le bateau car la bouée appartient à une association pour handicapés et leur bateau peut arriver à tout moment. Ça parait un peu bizarre comme histoire, mais il s’exécute et jette l’ancre un peu plus loin. Un peu plus tard dans la journée, les 2 femmes, qui étaient parties faire un tour, s’attachent à la bouée. Pierre  va gentiment les prévenir que quelqu’un est passé lui dire que cette bouée était réservée et que lui répondent ces femmes ? :  » Nous faisons parties de cette association et on nous a autorisé à nous attacher »… Louche non… D’autant plus qu’elles ont quitté leur bateau par la suite. Pas pratique si ce bateau devait arriver à tout moment… Le karma se chargera d’elles.

11 juin 2018

Je reviens enfin sur le bateau en compagnie de mes parents.

Pierre ayant trouvé le matin même un dinghy à vendre dans le nord de la corse, nous partons le chercher pour éviter que mes parents n’aient à subir notre petit dinghy qui se dégonfle et qui prend l’eau.

Après avoir apprécié les paysages depuis la fenêtre, fait la rencontre du gentil monsieur qui nous le vendait et qui nous a offert un petit verre, et apprécié la Corse dans le sens inverse, nous arrivons au moment fatidique de gonfler l’annexe et de faire monter tout le monde sur le bateau.

Pierre monte et gonfle Gold sans trop de peine, et nous nous asseyons sur ce nouveau destrier, bien plus solide et bien plus grand. Derrière nous, notre ancien dinghy que l’on traîne avec nos valises.

Ce soir, ce sera barbecue sur le bateau.

12  juin 2018

Pour bien débuter leurs vacances, nous faisons une visite de Porto Vecchio, courte car c’est une petite ville en fait. Là nous avons découvert une église très particulière. L’intérieur est tapissé de trompes l’œil.

Nous montons sur le belvédère pour avoir un panorama de la baie et s’assurer que notre bateau est toujours au même endroit

Pas de chance pour mes parents, la météo de la Corse est très capricieuse.  Nous devons resté dans la baie deux jours à cause d’orage et de vents forts. Même si des petites vagues déplaisantes se forment, le bateau ne bouge pas.

13 juin 2018

Pour l’anniversaire de ma maman, nous allons dans un restaurant de spécialités qui propose un concert de chants corses. Un peu cliché mais intéressant pour découvrir la gastronomie de la région. Le groupe est super doué et nous avons une visite inattendue… Carole nous avait déjà parlé des sangliers qui se promenaient près de chez elle mais nous ne pensions pas en voir. On apprend que le resto leur donnent à manger. Un peu étrange quand on sait que dans nos assiettes se trouvent leur frères et sœurs.

14 juin 2018

Bonifacio

Comme nous n’avons pas beaucoup de temps et plus trop envie de retenter l’expérience de s’attacher aux rochers, nous allons visiter Bonifacio en voiture.

Cette ville fortifiée, visible depuis le large, est construite sur les falaises. Assez impressionnant. Malgré les touristes nombreux, nous apprécions beaucoup ces petites ruelles et ces maisons couleur sable. Et les vues sur les falaises sont magnifiques.

15 juillet 2018

Démarrage du moteur, relevage de l’ancre, et c’est parti pour 2 jours de visite de criques. Ça aurait été dommage de ne pas pouvoir sortir.

Premier arrêt pas très loin, sur l’île de maestro maria. Les fonds sont peu profonds et l’eau est incroyablement transparente et turquoise.

Te fiti et sa corne

Le bateau voisin nous fait un peu peur en parlant de hauts fonds et comme le vent doit monter un peu, nous décidons de nous diriger vers la crique d’en face, Capu di Acciaju, où nous voyons un voilier sur une bouée.

Après avoir jeté l’ancre, Pierre va faire un petit coucou à ce voisin, et l’invite pour manger le soir. C’est comme ça dans le monde de la navigation, on a l’apéro facile.

L’eau est tellement belle que je me décide à faire le premier saut de la saison.

Le soir, nous accueillons Julien pour un petit dîner et puis nous partons boire un digestif sur son bateau tout beau tout neuf.

Après une nuit un peu roulante, nous partons sur les conseils de Julien, pour une crique à 30 minutes, où il y aurait une source.

Nous avons cherché un petit temps, mais jamais nous ne l’avons trouvé.

Mais la vue depuis le haut de la colline valait le détour et être seule sur une plage de sable fin c’est une sensation terrible.

Après  un saut dans l’eau et quelques poissons qui nous frôlent les pieds, nous repartons pour voir les iles Lavezzi. En fait, c’est plutôt pour apercevoir car la météo monte tout d’un coup et nous ne voulons pas prendre le risque que la météo se dégrade plus, surtout avec les fonds peu profonds. Nous nous dirigeons plutôt vers une grosse crique bien protégée en face. Mais pendant cette petite heure, l’attache du génois arrache le bois et la balustrade dans son passage. Rien de très grave, mais bien pénible.

17 juin 2018

Le lendemain nous repartons pour Porto Vecchio à notre aise, en insultant au passage les bateaux à moteurs qui nous cassent une assiette. Et c’est déjà le dernier jour pour mes parents. Mais les visites ne sont pas finis, car l’avion qui les ramènera en Belgique, déposera la soeur de Pierre par la même occasion. Je ne me rappelle plus des dates exactes mais nous rencontrons aussi Didier, propriétaire d’un superbe Fontaine Pageot de plus de 50 pieds, Beluga, ainsi qu’un autre Pierre et Christel, à bord de leur voilier Antika. Tous les 3 font du charter et nous donnerons de précieux conseils de navigation, réparation et itinéraire.

cof

La météo n’est décidément pas notre alliée en ce mois de juin. Orages, journée à 30 noeuds,… pas les meilleurs conditions pour une visite de Corse. Nous finissons par refaire les mêmes coins que la semaine précédente mais ce n’est rien car on ne se lasse pas de cette eau transparente et de ces paysages verdoyants.

Nous sommes retournés à la plage de Julien et celle où nous n’avions pas trouvé de source. Là nous avons rencontré une charmante famille qui avait loué un gros dinghy. Nous croisons aussi Pierre, d’Antika (faut préciser car visiblement, 2 hommes sur 3 que nous rencontrons portent ce nom ou presque), qui skippe également sur ce genre de bateau.

cof

On peut résumer la semaine à baignade, snorkeling, cocktails, rencontres, salade de boubou et météo capricieuse…

Petite mésaventure dont nous nous rappèlerons,… avec Jacquouille( qui n’est pas dans une période très chanceuse) nous voulons visiter une crique qui semble être une des plus belles de ce coté de l’ile, en tout cas, les photos font rêver. Il s’agit de la plage quelques miles après celle de Saint Cyprien, la plage Pinarello, un peu couverte en cette journée. Et là, problème, le bateau freine et se coince sur une posidonie. On pensait l’éviter en regardant la carte mais apparement il a bien grossi depuis la dernière mis à jour ou bien n’avait pas été encodé correctement.

Le bateau est seulement posé, et pourtant impossible de le bouger avec notre moteur. Pierre essaye de le pousser depuis le sol pendant que l’on se met tous sur le coté opposé, mais rien y fait. Heureusement, il y a un bateau à moteur un peu plus loin qui accepte de nous aider, à distance, car sa coque est plus profonde que la notre. Après quelques minutes à galérer à amener une corde de leur coté, nous réussissons à nous décoincer de cette posidonie.

Le ciel gris est menaçant et nous nous abritons le temps de manger dans un creux de la crique. Et puis nous repartons sans encombre.

Marine repart et nous avons quatre jours seulement pour faire des lessives et arriver à Ajaccio ou ma soeur et une amie à elles vont atterrir… Ca n’arrete pas…

Nous partons le jour du match France – Algérie… Il n’y a tellement pas de vent, qu’on peut même le regarder en naviguant. Vu notre vitesse incroyablement lente, on a sorti la canne à pêche en se disant que même un poisson sans nageoire pourrait mordre… mais c’est sans compter Jacques qui passe en bateau et coupe la ligne… oui oui jacquouille, si tu lis ça, tu nous a coulé notre super hameçon… pas de poisson pour nous, ca fait juste 3 mois qu’on rêve de poisson au barbecue…

Comme il est déja tard et que nous n’avançons toujours pas, nous décidons de nous arrêter plus tôt que prévu, dans la baie de Rondinara. Eau encore plus turquoise que sur les autres plages ( est ce que c’est seulement possible ?) , chants de criquets sur la plage, et poissons qui tournent autour des posidonies. Point négatif, il y a pas mal de bateau mais Te fiti se fraye un chemin et notre audace et petit tirant d’eau nous permet de nous mettre un peu à l’écart.

Demain nous passerons à coté de Bonifacio pour aller du coté ouest de l’île

Des criques paradisiaques et des supers rencontres

Traversée Calpe-Formentera

Nous partons de Calpe à 5h30 du matin pour être sur de ne pas arriver à la tomber de la nuit, car devoir trouver un mouillage dans un endroit que nous ne connaissons pas dans le noir ne nous plait pas plus que ça.

Il y a 60 miles, normalement cela prendrait 10h, mais le vent n’a pas envie de se montrer. Après 3h de navigation, nous n’avons plus de réseau téléphonique, à l’exception de quelques rares minutes quand de gros bateaux passaient à proximité de nous.

Vers midi, nous avons une escorte personnelle d’une dizaine de dauphins, et quel bonheur, ils nous amènent le vent.

Nous arrivons vers 18h30 à Formentera. Nous voulions mouiller dans la Savina mais l’entrée est trop étroite pour nous. Nous nous accrochons à une bouée juste à coté.

Vers 20h, nous trouvons le courage d’aller à terre pour faire une petite visite, mais tout est fermé et il n’y avait pas grand chose à faire.

Traversée Formentera-Ibiza

Le lendemain, nous devons bouger de notre mouillage car le vent va tourner. Et au lieu de passer de l’autre côté de l’île, nous décidons de faire la courte traversée de 3h vers Ibiza.

Il y quelques petites vagues jusqu’à la pointe de Formentera et puis une mer très plate et du bon vent arrière. Nous avons encore du mal à savoir comment positionner nos voiles mais nous arrivons quand même à frôler les 9 nœuds.

Nous voulions d’abord aller dans la très belle Cala Longua que nous avions visité lors du rappatriement du bateau vers Cartagène, mais le vent rebondissait sur les parois et étaiet trop fort pour que nous puissions s’y ancrer. Nous avons donc continuer quelques miles plus loin pour trouver Santa Eularia des Riu grâce à Navily.

Santa Eularia Des Riu

Seuls dans cette baie, avec de jolis fonds, quel paradis. Nous sommes tout de suite descendus à terre pour une petite visite. Nous avons suivi le chemin  pour découvrir la ville en version courte et n’avons pas été déçu. Nous avons escaladé les escaliers jusqu’à l’église Puig de Missa, pour ensuit redescendre par une superbe promenade jusqu’à l’embouchure du Riu. 

Santa Eularia des Riu

Puig de Missa

Pont Vell

Vue depuis le Puig de Missa

Cala Roig

Cala  Roig

En regardant la météo, nous voyons qu’il faut être au nord avant samedi, donc nous commençons à avancer.

Nous nous arrêtons dans cette petite crique pour couper le chemin en deux. Nous avons un peu de mal à trouver un bon lieu d’ancrage mais nous finissons pas pouvoir nous rapprocher de la plage quand tous les baigneurs sont partis. L’eau devait être à 15 degrés, nous ne comprenons toujours pas comment ils ont pu mettre plus qu’un orteil dans l’eau… A coté de la cala, des champs.. ce n’est pas aujourd’hui que nous allons visiter.

Nous y passons la nuit et le lendemain, vers 10h, nous reprenons  la mer.

Portinatx

Nous arrivons dans ce beau lagon bleu désert où nous avons eu tout le choix de notre place.

Nous avons fait une petite balade mais tout semblait fermé…

1er jour à Portinatx

Et puis un autre voilier nous a rejoind, et puis 2 et puis 3.

Nous étions tranquillement entrain de bronzer dans nos filets quand un dinghy s’est approcher de nous… C’était Suzanne,  une allemande qui naviguait seul sur « Mistral ». Nous lui proposons de venir a bord pour un petit apéritif improvisé et nous avons très vite sympathisé.

Une demi-heure plus tard, nous voyons passé un autre dinghy, mené par un renard des mers, et ses deux maîtres,  un charmant couple d’allemand, du voilier second life, Christine, Peer et bien sûr Nuchi, qui nous racontent leur super histoire.

Ce fut une super soirée et nous décidons de nous donner rendez vous le lendemain, toujours sur notre bateau, pour faire un petit barbecue où tout le monde apporte ce qu’il a envie de manger. On ne se prend pas la tête sur un bateau.

vue depuis la rue

Nous faisons donc un saut pour faire les courses, et quand nous revenons sur la plage, nous remarquons qu’un autre voilier est arrivé et qu’il porte le pavillon français. Après avoir jeté les courses dans le filet depuis le dinghy, nous pagayons jusqu’au bateau de Suzanne, qui se trouve juste à côté de celui des Français, pour lui donner une heure approximative : vous venez quand vous avez envie. Et sur le retour, nous parlons un peu plus fort que necessaire pour que quelqu’un sorte de sa tanière sur le voilier d’à coté. Mission réussi, nous rencontrons Vivian, sur son voilier « Vivianne » et nous lui proposons de passer ce soir pour se joindre avec nous.

L’heure arrive, nous préparons tout, et nos amis arrivent. Heureusement, ils pensent à prendre des couverts supplémentaires.. Et oui, nous n’étions pas préparer à accueillir autant de personne dès la premiere semaine.  Vivian et sa copine Marion nous rejoignent un peu plus tard.

de gauche à droite : Peer, Nuchi, Christine, Sunzanne, Pierre, Vivian, Marion

Ce fut une excellente soirée, de celle qui nous rassurent sur le choix d’abandonner une vie normale pour se lancer dans ce genre d’aventure. C’est exactement ce que nous espérions pour ce départ.

Le lendemain, Peer nous propose de monter à notre mât pour tenter de réparer notre girouette qui s’arrête de temps en temps… Mais ça n’a pas marché, il faudra retenter un autre jour. Les français continuent leur voyage

Peer, le funambule

Cala Benirras et Calo des Moro

Cala Benirras

Le lendemain, nous partons les rejoindre à la Cala Berinnas où ils ont pu assister à un spectacle de djembé la veille. Mais nous avons quelques soucis à poser l’ancre et décidons d’avancer plus pour atteindre une crique proche de San Antonio, Calo des Moro. Sur le chemin, un yacht hollandais nous a donné quelques petites frayeurs en nous collant au train et faisant volontairement de vagues une fois qu’il nous a eu dépassé… Nous le retrouverons dans cette même cala où nous passerons deux nuits avec Christine, Peer et Nuchi.

Calo des Moro

Calo des Moro ; le yacht pénible

Après avoir refait le plein de provisions, nous parcourons les 25 miles nous reliant à Ibiza ville.

Sans girouette, impossible de dire exactement combien de vent nous avons eu, mais ce n’était pas une excellente navigation pour nous. Nous avons eu le vent de face, ainsi que les vagues, et comme je vous l’ai déjà dit, notre moteur n’apprécie pas trop les vagues…  En plus il a plus. Mais après 6h, nous sommes enfin arrivés à la Cala Tallamanca.

Ibiza

Même si cette crique était supposé être bien protégée, il y eu pas mal de vent et surtout un rouli incessant. Pas une bonne nuit de sommeil en perspective. Mais nous mettons notre confiance en notre ancre et nous partons visiter la citadelle d’Ibiza

après avoir grimpé jusqu’à la cathédrale, le point le plus haut, les yeux plissés à cause du soleil

.

Nous avions bien sûr déjà visité celle de Namur, mais son charme  n’est en rien comparable  à celle d’Ibiza. La vue imprenable sur toute la ville (nous pouvions même voir que le bateau ne bougeait pas), les petits rues étroites, les escaliers, les interminables montées, mais aussi les descentes glissantes…

Nous faisons un arrêt pour boire un verre de rosé et nous féliciter d’avoir fait nos 10 000 pas aujourd’hui. Peer et Christine, qui avait été promener Nuchi, nous rejoignent pour un café, et pour tirer notre dinghy une fois l’heure de rentrer, nous faisant éviter les rouleaux.

Traversée Ibiza-Palma

Encore habitué au rythme belge, nous sommes ponctuels et partons a 5h30. Il n’y a pas plus de vent que la dernière fois, et nous ne pouvons utiliser les voiles qu’un court laps de temps… Dommage, mais il fait beau et les vagues sont petites, donc nous sommes quand même contents.