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Après avoir passé presque un mois à Salerne, nous reprenons la route pour Agropoli, d’où nous visiterons Paestum. Nous irons ensuite à Palinuro, Sapri, les îles éoliennes dont Stromboli, Tono et nous terminerons notre periple à Termini Imerese.

21 août 2018

Sur le chemin, une corde du lazy jack (pour les non-marins, il s’agit d’un arrangement pour retenir la grande voile quand on la fait tomber, histoire qu’elle ne se mette pas partout), se coince dans le système de la grand voile, et Pierre me fait monter à la moitié du mat pour la décoincer. La côte est encore loin et les vagues petites donc tout se passe sans de problème. C’est la première fois que je monte au mat, à cause de mon vertige, et bizarrement je n’ai pas eu peur.

En regardant ce qu’il y a visiter dans la région, je remarque Paestum et cherche un mouillage correct à proximité. Voilà pourquoi nous partons à Agropoli. Nous y resterons assez longtemps pour d’autres raisons que son charme.

Agropoli

Le mouillage se trouve juste à coté du port, et du quai où s’arretent les ferrys. Il y une très grande falaise et la hauteur d’eau est très réduite, de 3 mètres à 50 cm juste devant la plage.

Tout d’abord nous ne sommes pas très sur de vouloir y mouiller à cause de cette profondeur. Nous souhaitons aller jeter un coup d’oeil au mouillage de l’autre coté de la falaise. Nous essayons de mettre la marche arrière, rien ne se passe. Marche avant, toujours rien. Oh oh, que se passe-t-il encore avec ce moteur. On entend du bruit, ce qui nous fait dire qu’il y a de la puissance.

Vite jetons l’ancre pour aller voir, heureusement, nous sommes bien placer par rapport à la falaise et à la digue et il y assez de profondeur pour nos 90 centimètres de tirant d’eau.

Nous examinons la commande, ca va, on retirons le cache, ca va. Qu’est ce que ça peut bien être. Nous relevons le moteur et surprise ! Il n’y a plus d’hélice. Comment ? Pourquoi ? Où est-elle tombée? Pierre essaye de chercher dans la petite baie mais on n’y voit rien à cause des algues. Par précaution, il vérifie l’ancre et pousse dessus pour l’enfoncer un maximum.

Avant de partir d’Espagne, nous avions changer l’hélice pour en acheter une plus adaptée à notre bateau et avions garder l’ancienne à bord. Mais il manque une petite pièce en plastique qui la bloque. C’est surement ce qui a du casser ou tomber et qui nous a fait perdre notre hélice.

Il descend du bateau et demande à un loueur de petits bateaux à moteur s’il connait un mecano disponible rapidement et le loueur dit qu’il peu l’aider, qu’il pense avoir la pièce chez lui. Problème, nous sommes au mois d’aout et il est débordé.

Finalement il n’a pas eu le temps de chercher où il n’a pas la bonne pièce, nous sommes et nous sommes donc contraints de passer la nuit ici sans moteur fonctionnel. Nous ne dormons pas très bien même si le vent est très faible.

Le lendemain, un samedi, nous partons faire tous les magasins pour bateau afin de chercher cette pièce, nous cherchons tous les mécaniciens sur le port. Personne ne semble avoir cette pièce. Finalement, en fin de journée, après avoir marcher nos 10000 pas, nous trouvons enfin un magasin qui appelle un autre magasin qui a cette pièce. Houra !! Nous sommes sauvés. Nous aurions eu l’air bien bête si nous avions échoué le bateau à cause d’une pièce à moins de 5 euros.

Après ce grand tour d’Agropoli, nous avons repéré pas mal de point interessant pour nous. Comme un snack qui vend des pizzerias à la part, un resto qui sert des fruits de mers frits, des boucheries, des poissoneries où les crustacés et coquillages ne coutent rien, des glaces, un spar pas très loin où nous irons très souvent, une machine à laver dans le port, des magasins de téléphonie pour acheter des cartes prépayées,…

Et tenez vous bien, Pierre a pu manger des vraies pâtes carbonara !

La ville a un charme qui nous a conquit. La vue depuis la falaise sur notre mouillage est incroyable, surtout avec le coucher du soleil.

Nous visitons le chateau un jour où il y a un mariage et nous sommes impressioné par l’équipe de photographes et vidéastes. Ils ne rigolent pas avec ça ici. Il y a un photographe et son assistant, bon ca d’accord, puis un cameraman qui filmait le shooting, et une personne qui pilotait un drône.

Un soir, nous sommes tranquillement installés dans le carré, et nous soupons. Nous apercevons un orage dans les nuages, bien au dessus de nous et qui s’éloigne. On se dit « C’est quand même joli les éclairs », et je prend quelques photos. Le temps est calme et la météo n’annonce rien de spécial.

Puis au milieu de la nuit, nous sommes reveillés par le vent qui monte et l’orage qui après avoir fait un petit tour, est revenu dans la baie.

Le vent souffle de plus en plus fort et tire tellement sur la pate d’oie (la corde attachée à l’ancre), qu’on se demande si notre celle-ci n’a pas laché. Rappelons que quelques mètres plus loin il n’y a que 50 cm d’eau et quelques cailloux dans le fond.

Et il se met à dracher, nous nous cachons à l’intérieur et strutons par la fenetre notre point de repère sur le quai pour verifier si nous reculons. Pierre sort une première fois pour préparer notre deuxième ancre, au cas où nous glisserions. Il rentre complètement trempé et retire ses vetements de gros temps. La voile d’avant, que nous laissons au cas ou le moteur lache se lève à cause de la force du vent. Pierre ressort une nouvelle fois pour la rentrer.

Les éclairs fusent dans tous les sens et nous comptons les secondes entre le flash et le tonerre. L’orage est juste au dessus de nous. Nous prions pour qu’il ne frappe pas sur notre mat. Normalement ça ne devrait pas arriver, il y a des points beaucoup plus haut.

Le vent forcit encore… de combien ? On se saura jamais, foutue girouette. On ne parvient plus à voir notre point de repère sur le quai car le vent crée des vagues et emporte l’eau avec lui. Nous pensons y voir un vent de force 8-9, quelque chose comme 45 noeuds.

Heureusement, le coup de vent ne reste pas longtemps et l’ancre a tenu. En fait, nous avons encore eu beaucoup de chance car en tournant, la chaine s’est coincée entre des blocs qui avaient été placés dans le fond pour des bouées.

C’est une nuit donc nous nous souviendrons. Nous sommes tellement heureux d’avoir changer l’ancre et rectifier son attache.

Allez, nous sommes déjà rester assez longtemps ici, il est temps de partir.

Nous regardons la météo. Elle annonce une période calme et puis un peu de vent. Mais avec les orages fréquents, nous préférons tenter cette fenetre.

Et voila nous quittons la baie au moteur, nous avançons pendant 30 minutes et puis le moteur commence a grincer. Pas bon ça… Obligés de faire demi-tour.

Notre place est toujours libre. Personne a part nous ne pourrait si mettre.

Nous demandons au loueur de petits bateaux ce qu’on peut faire et il nous propose de le réparer pour nous dans son atelier. Il manque encore une pièce. Nous lui demandons aussi de vérifier le carburateur et de voir pourquoi le moteur galère autour. Il nettoie tout et change les bougies et notre moteur remarche de nouveau ! Il n’est toujours pas parfait, mais ca fera l’affaire.


Puisque nous sommes encore coincés ici, nous en profitons pour commander un nouveau pilote automatique sur Ebay. Et la version au dessus tant qu’à faire. Nous galèrons à trouver une adresse où la livrer, le port est tout le temps fermé, le shipchandler aussi. Finalement, nous demandons conseil au point d’information que nous voyons depuis le bateau. Comme la poste est un peu loin à pied, ils nous autorisent à utiliser leur adresse.

Nous commandons donc notre pilote et le jour de la livraison nous sommes à bord à observer la petite cabane. Nous voyons une camionnette s’arrêter devant et Pierre se dépêche de sauter dans le dinghy et rame jusqu’à l’escalier.

Il revient bredouille. Ce n’était pas la même personne au point d’info et elle n’avait pas été mise au courant. Nous rappelons le service de livraison et ils finissent pas re-planifier pour le lendemain matin entre 9 et 13h.

Le lendemain, nous sommes dès 8h sur la terrasse à coté du cabanon à prendre un petit déjeuner. Et nous attendons ce camion. Les heures passent, toujours rien. Pierre travaille depuis une table de café et puis depuis un banc. 13 heures passent et le camion n’est toujours pas arrivé. Nous ne pouvons appeler le service car c’est l’heure de leur pause. A 14h je vais chercher une pizza à 6euros. Nous reverifions le site de suivi et les heures ont été mis à jour. Nous voyons un premier camion passer et aller directement au port, mais ce n’est pas le notre. Puis finalement a 15h30 notre colis arrive.

Il est temps de l’installer

Le nouveau pilote automatique placé sur la direction

Rester un peu plus longtemps n’est pas si grave car nous retrouvons nos amis allemand, Damijana et Peter. Nous décidons partir ensemble pour Palinuro

Selfie avec Damijana et Peter

Paestum

Par un bus ou un train au départ d’Agropoli, il est possible d’aller visiter les ruines grecques de Paestum. Ils sont forts ces grecs, ils construisent des temples même ici.

Sur la route vers l’arrêt de bus, nous sentons une bonne odeur venant d’un resto et le patron ne tarde pas à nous accoster. Comme il est l’heure de manger et que Pierre commence à être grognon, nous cédons. Notre italien étant toujours approximatif, la serveuse prend notre commande en français. Après notre repas, le patron revient et nous apprenons au fil de la discussion qu’il a vécu en Belgique et même parié pour elle à la coupe du monde. Il nous offre ensuite un livre sur la réserve naturelle du Cilento dont Agropoli fait partie. Il nous conseille notre prochaine destination : Palinuro.

Le ventre plein, nous sommes prêt à visiter Paestum. Nous ne connaissions pas cette ville qui fut fondée au 7ème siècle avant J-C. Elle s’appelait Poseidonia au temps des grecs. Nous avions apprécié pouvoir marcher dans ces grands monuments. En plus, il n’y avait vraiment pas beaucoup de gens, et moins de barrières donc c’était plus facile à se projeter. L’entrée est à 9 euros, enfin à ce jour en 2018.

Palinuro

09 septembre 2018

Après une navigation sans vent, nous arrivons juste avant la tombée du jour à Palinuro et ancrons dans la baie de Buon Dormire. Ca présage une bonne nuit ça non ? Au rêveil, nous profitons d’une eau turquoise et de la visite de petits poissons en aiguille très bizarres.

Nous devons aller faire les courses et il y a un petit magasin dans la ville. Mais pour y arriver, c’est La Croix et la banière. Nous laissons notre dinghy sur une plage et sortons le vélo. Il faut retrouver le chemin en empruntunt un escalier exigu dans la petite falaise. Puis il faut traverser un petit ruisseau. Je monte ensuite sur le porte bagage et nous traversons un grand parking/camping ou ce qui y ressemble. Puis une longue route et enfin nous rejoignons le magasin. Qui ferme pour l’âpres-midi dans 5 minutes ! Vite vite ! Le retour fut encore plus fatiguant et inconfortable.

Quelques heures plus tard, nous décidons de partir à la recherche d’une grotte dans la falaise. Peter et Damijana ont tenté l’expédition juste avant mais ont fait demi tour car il n’avait pas assez d’essence dans leur dinghy.

Nous passons devant un petit creux dans la roche où il fait bien frais. Nous progressons très lentement en cherchant cette grotte grâce au point et photos de Google Map. Nous voyons un petit trou dans la roche mais ça ne ressemble pas à ça. Nous continuons, toujours rien. Après un tournant, les vagues deviennent soudain trop grosse pour le dinghy et une nous trempe de la tête au pied. Il est temps d’abandonner. Tant pis. L’entrée n’est sûrement pas accessible avec ces vagues.

Sapri

12 septembre 2018

Nous continuons notre dèscente progressive vers la Sicile, toujours suivi par nos amis.

Pierre a depuis quelques semaines des problèmes pour plonger et nous cherchons un médecin pour regarder à ca. Mais nous ne trouvons personne et finissons par nous rabattre sur une pharmacie où ils nous donnent de quoi lui nettoyer les sinus.

Le soir, nous nous installons dans un bar à cocktails où nous profitons de la vue sur le bateau et d’un bon mojito.

Le lendemain, nous disons au revoir et souhaitons bon vent à Damijana et Peter qui s’en vont vers les îles éoliennes. Nous attendons encore quelques jours, en espérant avoir un peu de vent car nous en avons marre de faire du moteur.

Plus tard, notre voisin, un autre allemand (décidément) sur un catamaran Leopard nous invite à boire vient nous dire bonjour, et nous l’invitons à bord pour un verre. Il nous retournera l’invitation le jour suivant et nous découvrons son bateau et son chien.

17 septembre 2018

Nous redémarrons et continuons notre route. La côte est assez plate, la première nuit en jetant l’ancre à Scaléa.

Ensuite, nous avançons jusqu à mouiller juste avant un port où nous sommes de nouveau voisin avec l’allemand. Mais pas le temps de boire un verre, nous prenons le dinghy pour aller nous ravitailler dans un Lidl à 1 miles. C’est bien long !! Les prix nous parraissent bien cher par rapport aux autres magasins. Pourtant en Espagne, les Lild étaient moins chers que tous les autres. Le trajet retour se déroule dans la nuit noire.

3 ème jourée de navigation au bout de laquelle nous jetons l’ancre près d’amantea, il n’y a pas vraiment de protection, mais pas de vent non plus et on est très fatigué.

La journée suivante, nous nous dirigeons vers Vibo Marina. Nous avons un peu de vent qui s’engouffre entre deux montagnes et accélère. C’est très chouette mais nous stressons quand même un peu que les prévisions météo ne soient pas corrects une fois de plus et que le temps se gâtent. Il nous reste 10 miles à notre trajet du jour quand nous voyons des orages en face. On aperçoit même les colonnes de pluie. On met le moteur en plus de la voile pour arriver avant que le temps ne se gate.

Sur la mer, on voit un couloir où le vent est plus fort qui s’approche de nous. Par précaution, et aussi pour le tester, nous prenons un ris. En réalité, ca équivaut à deux ris car notre voile est trop petite pour notre bateau. Le vent n’augmente pas drastiquement mais au moins nous aurons testé le ris.

Nous nous arrêtons dans la crique derrière le port, et au petit matin, on se fait réveiller par la Garde côtière ! 3 ème fois en 6 mois, ils nous aiment ! Nous n’avions pas le papier de renouvellement de l’assurance mais ils nous ont laissés tranquilles et nous demande de l’envoyer par mail, ce que nous avons bien sur fait. Pierre tente de récupérer une ancre abandonnée mais son problème au sinus l’empêche de plonger à 5 mètres. Et moi je ne sais toujours pas aller si profond.

Nous avons un petit doute sur le fait que notre lumière de mat fonctionne et nous décidons de passer une nuit au port. Nous amarrons le bateau, lançons des machines à laver puis je monte au mat. C’est la première fois que je monte tout en haut. Je ne fait pas grand chose mais ça se passe bien. Pierre essaye de réparer notre ancienne girouette à pression qui semble juste déconnectée de l’intérieur. Mais rien n’y fait. Nous sommes toujours sans girouette.

Stromboli et les îles éoliennes

22 septembre 2018

Il est temps de traverser vers Stromboli. La météo est plutôt bonne, il n’y a pas de vent violent qui pourrait venir du canal de Messine. Tout se passe bien, on voit quelques ferrys.

A quelques miles de l’île, on pense apercevoir des dauphins. Ils ne viennent pas jusqu’au bateau. C’est dommage mais vu que c’est la première fois depuis la traversée Minorque – Corse, ça compte quand même.

Approcher d’un volcan à la tombée du jour, c’est très impressionnant. On voit des coulées figées noires sur les flans. Pierre sort  » Ca ressemble à Jurassic Park ». C’est vrai qu’on s’attendrait presque à voir un ptérodactyle au dessus du cratère.

On se rapproche du mouillage trouvé sur Navily. Il est assez proche du petit port. On voit plein de bateaux de l’autre coté. Saurait-il quelque chose qu’on ne sait pas. Ce dont on est surs, c’est qu’il ne faut pas mouiller au nord ouest de l’île, c’est d’ailleurs indiqué sur la carte car il y a des risques de propulsion de pierres et de coulée de lave.

S’ancrer au pied d’un volcan ? On serait pas devenu fous? Le sable est noire et les profondeurs de l’eau chute vertigineusement. Faut pas se rater avec l’accroche de l’ancre, si elle lache, le bateau repart vers Vibo Marina.

La nuit que nous passons n’est pas des plus reposantes à cause du roulis de la mer. Et le lendemain ce n’est pas mieux, les bateaux touristiques et petits ferrys arrivent toutes les heures.

Nous hésitons à quitter le bateau mais il le faut. Nous n’avons plus d’eau. Ni de papier toilette. Le seul magasin de ce coté de l’île est très loin. Nous qui voulons monter sur le volcan, ca n’économise pas nos pieds.

Nous apprenons qu’il faut impérativement un guide pour monter les 900 mères jusqu’au cratères. Ceux sans guide doivent s’arrêter à 400.

Saviez que ces 900 mètres ne représentent qu’une partie du volcan. En dessous il y a encore 2000 mètres ! Donc en fait, on s’est ancrés sur le volcan. Nous marchons et sélectionnons une agence de guide au hasard. Ce n’est plus la saison, ils ont encore de la place pour le soir même. Ils nous donnent rendez vous à 17h et nous donnent quelques instructions et une adresse pour aller louer des chaussures de trek.

Les rues de cette partie de l’île sont vraiment mignonnes. Il n’y a pas de voitures, elles ne passeraient pas. A la place, on voit des camionnettes piaggo et des voiturettes de golfes. On aimerait bien qu’on nous prennent en stop mais elles sont toutes occupées par des gens et leurs valises.

Sur la plage, on voit 2 wharram, ils sont partout !

Il est bientôt 4h et nous devons nous dépêcher. Nous voulons partir juste après car la fin de saison approche et une tempête avec, donc Pierre court refaire le plein en dinghy.

Puis nous courrons et slalomons entre des gens sortis d’un ferry, nous sautons dans nos chaussures de trek et nous arrivons au lieu de rendez vous. Visiblement, nous sommes soit très rapide, soit nulle pour regarder l’heure car nous sommes en fait trop tôt et nous allons même nous prendre une glace. Du sucre avant de monter un volcan ca ne peut pas nous faire de tort.

Le guide arrive. Il s’appelle Pierre. Ben si encore un. Après quelques explications, il distribue des casques et des lampes frontales.

Et c’est parti pour 900 mètres d’escalade. Nous ne sommes pas encore au début du chemin que nous sommes déjà fatigué. Ca promet ! Le rythme est assez épuisant car on piétine derrière les autres personnes et les autres groupes.

Au bout de quelques temps, nous sommes assez haut pour apercevoir le bateau. Il est toujours là où nous l’avons laissé. Ouf ! Il y a un peu de nuage autour de la montagne et la vue est splendide. Ca vaut l’effort.

Nous continuons la montée et nous passons le signe des 400 mètres et le chemin de sable plutôt facile à suivre se transforme en des sentiers étroits de roches sur un flan pentu. On est content d’avoir pris un guide. Et des chaussures de trek !

Ca devient vraiment dur, les cuisses brulent et les genoux de Pierre craque. On a du mal a reprendre sa respiration. Mais il ne faut pas s’arrêter. On voit des gens qui font demi tour car ils n’en peuvent plus. Pas question pour nous de rebrousser chemin ! On se demande d’ailleurs par où on redescend. Pas par ici on espère !

Le soleil se couche et nous sommes bien haut. Soudain, on entend un vrombissement. On se rappelle alors qu’on n’escalade pas une simple montagne. Dites il a pas prévu de grosse éruption le Stromboli ?

Parfois on se demande comment les gens de Pompéi n’ont pas compris qu’ils étaient à coté d’un volcan et comment certaines personnes construisent leur maison à leur pied. Et de l’autre on se dit que ca ferait de beau souvenir d’escalader un volcan en activité et d’être si près du cratère qu’on respire les gaz nocifs. On est des drôles de bêtes quand même nous les humains.

Soit, il est temps de faire une pause pour enfiler nos vêtements chauds et mettre notre casque. Mince je me rends compte que j’ai pris 2 hauts. J’étais pourtant sures de bien avoir fait notre sac.

Pierre en gentleman attentionné et qui n’a jamais froid me laisse son pantalon/legging de ski. Les bruits et explosions sont de plus en plus proche.

Nous sommes au environ de 23 h. Il fait complètement noir maintenant, tout le monde se met en file indienne et nous marchons les derniers mètres qui nous séparent du point de vue sur le cratère.

Le spectacle est époustouflant. Le volcan est réglé comme une horloge, toute les minutes, il y a une gerbe de lave qui en sort. On se sent vraiment tout petit. Tout le monde prend des photos ou filme pour ne pas oublie cette expérience. Tous ces gens sont aussi en train de tricoter leurs souvenirs.

Avant de démarrer la descente, le guide distribue à chacun un masque contre la poussière et nous demande de vérifier les protèges chaussures car nous allons descendre dans du sable.

On se remet tous en file indienne, on rallume nos lampes frontales et on entame la descente. Ca ira plus vite que la montée, 3h contre 5h. Mais c’est aussi sportif. Nos jambes adoptent un rythme automatique qu’il est difficile de ralentir quand la personne devant s’arrête. Il faut faire attention à rester dans les pas de l’autre pour éviter de faire tomber trop de sable. Mais de temps en temps on glisse et on se retrouve les fesses par terre. Il faut vite se remettre en marche.

On arrive enfin en bas, et après avoir remercier le guide, nous retournons au bateau. Nos jambes sont lourdes et douloureuses et nous avons un peu de mal a remarcher normalement et en tong.

Finalement, vous l’aurez senti, nous ne partirons pas cette nuit, nous sommes trop épuisés. Pierre mange un bol de Kellogs avant d’aller dormir et passe une nuit tranquille alors que je me réveille au milieu de ce qu’il reste de cette nuit car mes jambes mes font trop souffrir. Moralité, toujours manger des kellogs après avoir escalader un volcan.

Le lendemain, il faut absolument que nous avançions, nous démarrons tôt et prenons la direction de Vulcano, l’autre volcan des iles éoliennes. Il faut passer un petit passage entre Vulcano et Lipari pour arriver à notre mouillage et le vent s’engouffre et vient pile dans notre nez. Nous ne voulons pas utiliser le moteur et décidons de tirer des bords. Le bateau file, c’est tellement agréable, mais quand nous comprenons que nous faisons des bords carrés, nous abandonnons et allumons le moteur.

C’est très frustrant en plus de voir ces ferrys du futur aller à plus de trente noeuds en se soulevant de l’eau.

Nous ancrons dans la baie de Vulcano mais nous ne sommes pas très satisfaits de la protection qu’elle donne, donc finalement nous faisons demi tour pour nous ancrer à Lipari. Tout ces efforts pour ça !!

Une fois arrivé je fonce au magasin pour racheter de l’eau. Pas de bol, c’est de l’eau pétillante, il faudra y retourner.

25 septembre 2018

Nous regardons une fois de plus la météo et nous découvrons que la direction a changé, nous ne sont plus protégés sur ces iles.

Il faut réfléchir vite, nous partons pour la Sicile. Nous avons repéré une petite excroissance qui devrait nous protéger de ce vent et qui nous éloignent du coeur de la tempête.

Les vagues sont déjà plus importantes, mais Te fiti se comporte très bien et avance à bonne allure. Nous observons ce que les autres bateaux font.

Certains se dirigent vers Lipari, peut être pour aller au port, d’autres dans une baie de Vulcan. Un grand voilier nous dépasse et nous voyons sur marine traffic qu’il fait 12 noeuds… On grince des dents. Nous sommes stressés mais nous ne craignons rien, nous sommes partis à temps, et il n’y a que 19 miles. On voit un bateau qui essaye de nous rattraper, ca ressemble à un Leopard, ce doit être l’allemand. Mais il change finalement son cap et se dirige vers Lipari.

Ious arrivons a destination sans problème et ancrons dans une belle baie de sable où la profondeur est confortable et ne remonte que sur la plage.

Tono

Nous nous félicitons de cette navigation et nous récompensons par un cocktail dans l’hôtel d’en face. Je vais racheter de l’eau plate en vélo pendant que Pierre reste sur le bateau par sureté.

Nous avons bien fait de nous cacher ici. A l’horizon, nous arrivons à percevoir les grosses vagues que la tempête provoque. Nous vérifions Windy toutes les 10 minutes pour nous assurer qu’elle n’a pas changer de route.

Le lendemain, mauvaise nouvelle, qui ne concerne pas la météo. Je reçois un rappel d’un rendez vous en Belgique que je ne dois pas manquer, et il est dans 5 jours… Oh oh… Je prend les billets d’avion à la seconde. C’est pas donné. Pierre hésite à rentrer mais il a reçu une offre d’emploi très intéressante et décide qu’il ne perd rien à les rencontrer.

26 septembre 2018 – 15h09

Nous démarrons notre dernière navigation. Le vent ne sera pas vraiment au rendez vous, mais les vagues créées par la tempête de la vieille seront, elles toujours présentes. Nous faisons un seul arret, à la marina di capo d’Orlando pour refaire le plein d’essence.

28 septembre 2018 – 07h52

Termini Imerese

Nous arrêtons le traçage du gps. Nous sommes amarrés sur la digue en face du port car personne ne répond ni à la VHF, ni au téléphone. Nous sommes lessivés, tant pis pour eux, nous dormons là quelques heures.

Vers la fin de journée, on nous dirige notre place d’hivernage. D’abord trop petite, ils bougeront un bateau et nous aideront à amarrer le bateau. Après, nous avoir indiquer les commodités. Nous leur demandons s’ils connaissent un moyen de se rendre à l’aéroport de Palerme qui se trouve à 1h en voiture. Nous avons notre vol tôt le matin et il demande à son frère de nous y emmener. Il nous reste un jour pour tout ranger. Et puis nous voilà reparti à la hâte en Belgique après 6 mois sur le bateau.

Notre périple s’achève pour cette année ici.

PS : voici une preuve que je suis montée au mat si vous ne me croyez pas !

Après avoir visiter Rome, nous vous emmenons, dans cette article, à Ponza, Ventotene, Ischia, Procida, Capri, Salerne, Pompéi, Naples

24 juillet 2018

Nous restons encore une semaine dans ce port abandonné, histoire de refaire le plein de courses, de travailler dans un endroit calme, et d’attendre une bonne fenêtre météo. Deux autres voiliers jettent l’ancre autour de nous, un allemand et un drôle de voilier à moteur qui a surêment jeté son ancre sur la nôtre.

Les gardes-cotes viennent nous informer que nous dérangeons, et nous demandent de nous en aller, mais nous leur informons que nous bougerons que le lendemain car le vent est trop fort ( et notre ancre est probablement entortillé avec celle du bateau bizarre qui a recommencé sa manoeuvre quatre fois).

Le lendemain, nous nous rendons compte que nos bidons d’essence sont assez pauvres, on se dit que les gendarmes ne vont pas revenir tout de suite et que l’on a peut etre encore une heure… que neni,…

A peine le dinghy amaré au petit port, après avoir informé le gérant de notre présence, nous voyons arrivé les gardes-côtes, qui montent sur notre bateau. Sans gêne. Ils appellent le boss, qui les informent que nous sommes partis faire quelque courses avant de partir. Pourtant il nous annonce qu’ils l’ont enregistrés en bateau abandonné… sans déc****r

Nous n’osons pas retourner dessus car s’ils nous obligent à bouger nous ne saurions pas où aller. Et si c’est pour payer une journée complète de port pour 30 minutes de courses, surtout que les ports alentours sont trop petits pour notre confort de manoeuvre et qu’on risque ne pas trouver d’essence.

Finalement nous decidons d’aller remplir ces bidons, après que le boss les ai un peu calmé et enguelé au passage, car gener dans un port abandonné, c’est un peu gros comme argument.

Petite mésaventure qui n’est finalement qu’une anecdote puisqu’il ne s’est rien passé de grave. Nous hissons les voiles et prenons le cap de Ponza, qui est à 70 miles de notre ancrage à Fiumicino.

Nous parvenons à naviguer à la voile jusqu’à l’ile, en ajustant légèrement afin de prendre les vagues de 3/4 arrière. La « route » est très agréable malgré le passage près des ferrys. Nous croisons même un policier à jet-ski qui nous informe qu’il faut rester à distance d’une régate en cours. Nous apercevons même le gagnant franchir la ligne d’arivée.

Ponza

Nous arrivons à Ponza de nuit, ce n’est vraiment pas ce que nous préferons, surtout que le vent semble changer de direction toutes les minutes, nous faisons plusieurs tentatives d’ancrage avant de trouver le bon angle. Il y a quelque rochers au alentours donc nous ne sommes pas sereins mais nous passons quand même une bonne nuit.

25 juillet 2018

Au petit matin, on se rend compte de la distance qui nous sépare du bateau d’à coté, peut mieux faire. Le vent à pas mal tourné et nous pensons que notre ancre est sous son bateau, et vu le vent qui monte, nous ne nous sentons pas à l’aise dans cette crique, et nous décidons d’aller dans la suivante. Ca nous rapprochera en même temps de la ville. Nous l’informons de notre départ au cas où mais finalement, il n’y a aucun problème et nous pénétrons dans la vaste crique, où beaucoup de bateaux ont déja jeté l’ancre. Nous sommes entourés de murs blancs imposants qui nous protègent du vent, et l’eau turquoise et transparente ne met pas longtemps à être fendue par nos plongeons.

Photo des falaises de Ponza
Ponza

Un peu de snorkeling sous les rochers et nous démarrons le moteur du dinghy pour une petite visite de la ville. Après un long moment, nous y sommes enfin !

Une partie du chemin vers Ponza en accéléré

Pierre a un appel professionnel en cours, donc je marche un peu au hasard et il me suit. De jolies ruelles, des boutiques atypiques, et unle glace au gout non-identifié plus tard, c’est reparti pour le trajet en dinghy.

Sans attendre le lendemain, nous levons l’ancre et partons pour Ventotene.

Nous pouvons faire toute la navigation à la voile, ça fait du bien !

Ventotene

Les fonds sont rocailleux et il est très délicat de trouver un patch de sable. Pierre se jete à l’eau pour reperer les lieux mais rien n’y fait, les cailloux ont des formes étranges, on dirait presque une ville abadonnée sous marine. On se lance, on verra bien.

Chose étrange que nous remarquons, les poissons stagnent derrière le bateau à cause du courant. Comme nous n’avons pas vraiment trouvé de bon spots de snorkeling jusque là, nous ne tardons pas à enfiler nos masques. C’est là que je me rends compte qu’il faut vraiment que je m’entraine à la plongée et à l’apnée…

On ne le voit pas sur les photos mais il y avait beaucoup de poissons

Il est temps de faire un tour dans la ville, le moteur a demarré fort heureusement. Les rues sont vides, il fait très c’est l’heure de la sieste, quelle idée de sortir maintenant. Les supermarchés sont fermés, nous errons sans destination, sans carte, peut être que nous tomberons sur une découverte surprise. Au détour d’un chemin de terre, nous tombons sur un billet de 5 euros, la voilà notre surprise ! Ce n’est peut-être pas grand chose, un apéro jambon, un cocktail, un pack d’eau, nous sommes content.

Notre vie est pour l’instant assez minimaliste, et nos préoccupations assez basiques : est-ce qu’il nous reste assez d’eau à boire? aurons-nous assez d’essence pour nous déplacer en cas de tempête? allons nous retrouver notre maison au retour des courses où sera-t-elle dans les rochers. Ca remet vraiment en perspective les détails qui nous encombraient la tête en Belgique. Nous prenons des douches spartiates, nous évitons de faire des repas qui demandent beaucoup de gaz ou d’ustensiles, nous lavons notre vaisselle à l’eau de mer. Pour certains cela peut paraître archaïque et trop privatif comme vie, mais pour nous, c’est tout l’inverse. On se sent plus libres, plus connectés à la nature et aux gens.

Prochaine étape, Ischia. La levée de l’ancre s’est déroulée doucement. La chaine s’était coincée dans les rochers et nous avons du zigzager pour la remonter.

Ischia

Nous arrivons le soir, dans une crique preque vide, un couple bronze sur une petite barque mais il ne tarde pas à partir. Le fond est tapissé d’algues, nous ajoutons un peu de chaine. La nuit va être calme donc nous ne nous inquiétons pas. Si la météo reste bonne, nous irons sur terre demain.

28 juillet 2018

Au petit matin, nous sommes surpris de voir une ribambelle de petits bateaux à moteur, sortir du port, qui se trouve à 5 minutes en dinghy, pour s’ancrer tout autour de nous. Les minutes passent et les mètres carrés d’eau libre disparaissent. On en vient à se demander comment il reste des algues sur le fond si ces moteurs sortent tous les week ends depuis le début du mois.

Nous n’oserons pas sortir jusqu’au départ du dernier bateau proche, qui forcément est le dernier bateau à partir. C’est assez étrange comme ces italiens aiment la proximité, nous le remarquons sur les plages et aujourd’hui, où jusqu’à cinq bateaux s’attachent les uns aux autres.

Il est 19 h quand nous mettons enfin un pied à terre. Nous y faisons un petit tour et nous y achetons le repas du soir. Ces temps ci, nous ne faisons pas de grosses courses, seulement de quoi manger le soir et de l’eau. La file est immense, si bien que quand nous sortons, il est déja l’heure de rentrer au bateau.

Pierre voulait voir s’il savait toujours le faire

29 juillet 2018

Aujourd’hui, nous sommes dimanche et nous sentons que les moteurs ne vont pas tarder à revenir, et pas question de rester coincé entre ces bateaux et risquer que quelqu’un nous touche. Nous levons l’ancre et prenons le cap de Procida. Il y a un peu de trafic sur le chemin, mauvais signe. En effet, en arrivant, on comprend vite que cette journée va être comme la précédente.

Procida

Au moins la crique est plus grande et le fond est partagé entre des parcelles de sable et d’algues. Nous mouillons dans 10 mètres d’eau. Très vite, comme la veille, il n’y a plus un mètre carré d’eau. Comme hier, nous restons jusqu’au soir, et comme hier, le dernier bateau à partir est celui à coté de nous. A 19h, nous rapprochons le bateau de la ville, pour que son accès soit plus facile, et pour que la hauteur d’eau diminue.

Nous sautons dans le dinghy et nous voilà à terre. Les couleurs des batiments melés au coucher du soleil donne un spectacle époustoufflant. Cette ville est vraiment mon coup de coeur de ce voyage, c’est malheureux que nous ayons perdu les photos en même temps que le téléphone. Les ruelles se terminent en escalier et croisent d’autres rues de manière étrange. Nous escaladons les allées pentues pour manger une pizza avec la vue sur la baie, pour garder un oeil sur le bateau au passage. Puis nous allons faire une balade nocturne au fort.

30 juillet 2018

Après une bonne nuit, nous repartons, pas le temps. Nous devons dejà reflechir à l’hiver. Nous ne savons pas où nous allons mettre le bateau ni quand nous devrons arreter. La grèce est une option mais elle n’est pas tout près.

En route pour Capri !

Sur le chemin, une corde du lazy jack (pour les non-marins, il s’agit d’un arrangement pour retenir la grande voile quand on la fait tomber, histoire qu’elle ne se mette pas partout), se coince dans le système de la grand voile, et Pierre me fait monter à la moitié du mat pour la décoincer. La côte est encore loin et les vagues petites donc tout se passe sans de problème. C’est la première fois que je monte au mat, à cause de mon vertige, et bizarrement je n’ai pas eu peur.

Capri

Nous hésitons à aller visiter cette île car elle est réputée pour être chère, et nous n’apprécions pas vraiment les stations balnéaires où les plages sont inaccessibles au grand public car elles sont privatisées par les hôtels. Pourtant nous sommes curieux de connaître la raison pour laquelle Hervé Vilard lui a écrit une chanson.

En changeant le moteur, nous avons également améliorer la direction en ajoutant des cables pour que les moteurs tournent en même temps que le safran. Ca permet de faciliter les manoeuvres au port et de tourner plus facilement. Mais ça ajoute une résistance à la barre, et au pilote automatique dont on se passerait bien quand on est à la voile.

Nous testons donc l’ajout d’un crochet afin de pouvoir enlever ces cables lorsque l’on est à la voile.

Nous nous approchons donc de Capri et des gros yachts d’au moins 30 mètres de long qui sont ancrés juste devant le mouillage que nous avons repéré sur Navily. Il est donc temps de redémarrer le moteur et de faire chuter la grand voile. Mais petit problème, Pierre ne parvient pas à re-attacher le crochet à la direction principale. Il me fait signe de continuer le temps qu’il y parvienne. Par chance, il y a du bon vent, ce qui nous permet de rester à bonne distance de ces yachts. Ouf ! Quelques minutes plus tard, tout est rentré dans l’ordre et nous jetons l’ancre à l’emplacement prévu.

Alors cette île ?

Capri, Ô Capri… Pour nous, Capri c’est fini ! On est clairement pas tombés amoureux de cette île. Le mouillage que nous avions trouvé, qui est l’un des seuls mouillage « sauvages » accessible, est loin d’être idéal. Il se trouve à proximité du port, du coté nord de l’île. Il y en un autre au côté sud, mais il n’est pas sur ces jours ci à cause de la direction du vent.

La hauteur d’eau notre mouillage est de 17 mètres, c’est le mieux que nous puissions faire. Il est impossible de se rapprocher plus près de la côte à cause de digue et de bouées réservées aux bateaux touristiques. En plus de la profondeur un peu trop grande pour notre chaine, le mouillage est rendu très inconfortable voire dangeureux par les allées et retour incessants des bateaux de tourisme qui créent de grosses vagues et des remous très désagréables. Bien sur, nous pourions aller au port, mais il n’est pas très grand et certainement hors budget.

Cela fait donc le 3ème jour on nous ne pouvons aller sur terre qu’en soirée. Et nous avons du écourter notre séjour car le téléphonne de Pierre s’est jeté à l’eau… si si c’est ce qu’il s’est passé.

C’est quand même l’outil de travail de Pierre, heureusement, presque tout est en ligne, à l’exception de quelques contacts et des photos de Procida. Je ne peux même pas lui donner le mien car depuis Palma, je n’ai moi-même plus de téléphonne car mon écran s’était cassé au point qu’il était inutilisable.

Il n’y a aucun magasin de téléphonie donc nous devons quitter Capri en urgence et rejoindre une ville.

31 juillet 2018

Après avoir jaugé les mouillages sur Navily, nous nous décidons pour Salerne. Celui de Naples n’est pas sur selon certains commentaires, et ceux de Positano, Sorente sont trop profonds.

Nous voici partis pour une belle journée de navigation. Les vagues sont de taille raisonnable et le vent, soufflant de dos, tourne autour des 10-15 noeuds, enfin c’est ce que nous pensons car une fois de plus la girouette n’affiche plus rien.

Nous longeons la fameuse côté Amalfitaine, et passons à moins d’1 mile de 2 gigantesques yachts ancrés. On se sent bien petits et bien pauvres a côté d eux, mais toujours aussi libre.
Le soleil est au rendez vous, plusieurs bateaux sont visibles à l horizon. Nous essayons plusieurs agencement de voile en fonction de la direction du vent.

Itinéraire capturée depuis une application marine. Capri - Salerne
Bon pas une très bonne moyenne j’avoue, mais nous avons oublié d’arreter l’itinéraire

A quelque miles de l’arrivée, les vagues augmentent un peu. Nous pensons y lire un vent de force 4. Jusque là tout va bien, les vagues sont dans notre dos. Nous sommes toujours un peu inquièts et restons sur nos gardes car la météo ne s’est pas souvent avérées juste depuis le début de notre périple. Mais une fois le Cap d’Orso franchi, le vent se couche et la houle tombe d’un coup.

Salerne

Nous arrivons enfin dans un mouillage entouré de ports, dont le fond est sableux et la profondeur de 5 mètres : un mouillage comme on les aime.

(D’ailleurs, on l a tellement aimé qu’on y est resté un trop longtemps)

Ce mois d’août dans cette région est synonyme d’orage. Presque tous les jours à la même heure, de gros nuage s’accrochent sur les hauteurs et s’en suit une demi-heure de pluie et d’éclairs, accompagnés de temps en temps par des rafales. L’une d’elles a même emporter le maillot préfère de Pierre. Je vous demande une minute de silence pour sa mémoire…… Merci

A quelques minutes à pied de la plage se trouve un carrefour market que nous visitons régulièrement pour y acheter de la charcuterie a la découpe. Ca ne coûte rien et c’est tellement bon, surtout la spiana picante, qui est l’équivalent italien du chorizo piquant je dirais. On abuse de l’apéro, parfois on en oublie de souper.

D’abord c’est bizarre de se retrouver de nouveau dans une grande ville. De reprendre un bain de foule dans les allées commerçantes. Mais nous nous imprégnons vite de son ambiance. Nos chaussures, enfin nos tongs s’usent à force d’aller-retour entre la feretéria et la washerette. Nos mollets s’élargissent à cause des rues pentues.

Cette ville regorge de petites surprises. En cherchant une laverie automatique, nous tombons sur les vestiges d’un viaduc par exemple. La rue principale est pavée de marbre et la cathédrale, assez humble de l’extérieur renferme une crypte qu’il faut visiter. Elle est couverte entièrement de marbre. C’est difficile à expliquer mais les fresques sont en marbre et il y a des inserts de marbre bleus dans le marbre blanc. On peut se demander combien d’années ont été nécessaires pour réaliser ce chef-d’oeuvre.

Un jour, un week-end probablement, nous restons à bord toute la journée. Des petits bateaux se mettent autour de nous et des bateaux qui ont également jetés l’ancre. Il y a notamment un beau catamaran appelé Danica 1. L’un d’eux jete son ancre très près de ce cata et se rend compte au moment de repartir que son ancre est accrochée à la leur. Ils galèrent à se démêler , laissant une petite griffe au passage (selon le blog de Danica). Le cata glisse pendant une dizaine de mètres et semble se replanter . Mais par précaution détective Chouchou les contacte sur Facebook. Ils n’ont pas vu le message, mais le soir en allant marcher, nous les croisons et finalement ils nous invitent à manger avec eux. Glen et Mary sont des canadiens (anglophones) qui remontent vers Gibraltar car apparement, leur visa ne leur autorise à rester en Méditerranée que 3 mois. Un peu court…

Chose étrange par contre, cela fait depuis qu’on est entrés en Italie que Pierre cherche un plat de pâtes carbonara, les vraies. On a parcouru toute la ville, et pas moyen de trouver un restaurant qui fait ça, des pizzas en veux-tu en voila ( en même temps on est à 1h de Naples) mais pas de pates carbonara, en entrée comme en plat. Pour se consoler, on s’est envoyé pas mal de part de pizza à 1, 50 euros.

Le 15 aout, nous n’avions plus vraiment de notion des dates, nous sommes tranquillement posés sur le bateau, quand de nombreux bateaux, qui ressemblent à des bateaux de pêcheurs, viennent s’ancrer dans notre baie. Et pas mal de gens sont dessus. Sur la rue qui bordent la mer, les gens commencent à s’amasser. Puis un plus gros bateau de pêche slalome entre les bateaux et va s’amarrer sur un ponton construit pour l’occasion. En sort un grand tableau entouré de fleurs et qui doit représenter la vierge. Du bateau, on ne voit pas très bien. Mais finalement, sans le vouloir, on était au première loge pour assister à cette célébration. Peu après, des feux d’artifices apparaissent à différents endroits sur la côte. C’est un peu étrange en pleine journée mais c’est toujours chouette à voir.

Un autre jour, nous rencontrons un couple allemand sur leur voilier Hobo2, Peter et Damijana. Oui oui, encore un Pierre, on a arrêté de compter après le 5ème, vous avez suivi vous ? Ils nous informent qu’on s’est déjà croisés à Fiumicino. C’était eux le bateaux au pavillon allemand. Un bateau comme le notre, on en croise pas souvent alors c’est facile de nous repérer. Nous sympathisons et nous les invitons à un barbecue.

Nous marchons beaucoup pendant notre séjour, quelque fois pour aller acheter au chinois à l’autre bout de la ville acheter une toile pour notre cinéma en plein air, une autre pour trouver une laverie automatique, un autre jour, nous craquons et achetons une guitare pour apprendre à la jouer et faire les hippies sur la plage, mais finalement nous ne l’utiliserons que 3 fois. D’autres jours, nous devons trouver un café ou restaurant avec wifi pour que Pierre puisse travailler quand la 4G n’est pas bonne et que le Wifi du bar de plage n’arrive pas jusqu’au bateau. Et bien sur, nous allons souvent à la Ferreteria/Shipchandler/le magasin pour bateau, pour y acheter, un disque de mouillage, une pâte pour réparer le bateau quand il est dans l’eau (ça n’a pas marcher, remplacer la bouteille de gaz, essayer de réparer la girouette, ou tout simplement rever à ce qu’on aurait pu acheter si on avait plein de sous.

Autre  » activité » interessante : il y a des bars dire$ ctement sur la rue où l’on peut boire un verre d’Aperol Spritz (de 2 à 6 euros selon la taille) et même acheter des goodies. Ce sont les vrais apérols, super bon. En voici la recette :

Dans un grand verre a vin, déposez des glaçons, versez le Prosecco et l’apérol en quantité égale, ajoutez un trait d’eau pétillante et garnissez d’une rondelle d’orange.

Nous apprenons un peu tout les jours des traditions italiennes modernes. Par exemple, ils mettent des vetements très classe et se promènent sur la rue qui longent le quai, la lungamare trieste, quand la chaleur est tombée, vers 5h30. A ce moment là, on se sent vraiment sous-habillé.

Nous savions déjà qu’ils aimaient sortir le week end en petit bateau et s’accoler, mais le bronzage à la plage est aussi un sport national. Dès le matin, la plage commence à se couvrir de serviettes de plage et les parasols ombragent les patchs de sables restant. Et tous les matins, la même musique provenant du petit cabanon nous réveille. Ca doit être le hit de cet été. Allez, on se la met.

Un autre sport national, c’est le saut dans l’eau. Un jour, un père et son fils sont venus nous demander s’ils pouvaient sauter du bateau, le père parlait aussi espagnol donc on a pu se comprendre. Et un autre jour, deux ados sont venus près du bateau mais on n’a rien compris à ce qu’il disait, peut être qu’ils voulaient faire pareil.


Salerne est un bon point de départ pour visiter les grandes villes du centre d’Italie grâce à la gare bien desservie et les nombreux ferrys y transitent.

Nous prenons le train à 2 reprises pour aller visiter Pompéi et Naples

Pompéi

C’est parti pour une journée visite. Nous sommes un peu anxieux de laisser le bateau tout une journée seul, mais nous avons bien regardé la météo. Certains disent qu’il faut toujours avec quelqu’un à bord en tout temps. On comprend le principe mais en pratique c’est difficilement applicable, à moins d’avoir un skipper, et encore. Cela voudrait dire que l’on devrait visiter à tour de rôle les villes. C’est tout de suite moins romantique comme idée. Et les navigateurs solo ne pourraient pas aller se ravitailler à terre, ou alors devrait payer une fortune le port.

Pour garder un oeil sur la position du bateau, nous laissons un téléphone à bord, un pas trop récent de préférence avec une application pour ancre et la 4G activée. Et nous autorisons le téléphone que nous emmenons à accéder à la trace, en plus de configurer l’envoi de message en cas de dépassement du rayon défini.

Revenons à nos moutons. Le trajet en train dure un peu moins de 40 minutes et puis, il faut rejoindre les ruines. Là, pour être honnete, nous nous sommes fait arnaquer. Nous entrons dans la librairie de la gare pour acheter un guide, afin de l’ajouter à notre collection, et le vendeur nous propose une navette pour le prix de 5 euros par personne. Finalement ce n’était pas si loin que ça et nous ferons le trajet retour à pied.

Arrivés à l’entrée des ruines, il est temps de… faire la file pour acheter des tickets ! Yeaaah. Pendant que nous attendons, des personnes passent pour proposer leur services de guides et ce n’est pas donner. Mais nous avons notre guide papier et nous aimons déambuler plutôt que suivre. Le prix est de 11 euros par personne.

Le site est incroyablement grand. Ce n’est pas encore aujourd’hui que nos pieds se reposeront. Le petit guide est correct, mais les numéros ne correspondent pas. Il y a beaucoup de gens groupés au premiers numéros, les places centrales, et puis presque personne dans le reste du « parc ».

Nous n’avons pas vraiment trouvé de lieux où il y aurait des vidéos explicatives. Peut-être n’avons nous pas chercher assez. Et nous pensions voir les celebres amants de Pompéi, mais ils n’étaient pas dans le musée.

On regrette un peu qu’il n’y ait pas un espace reconstruit ou en réalité augmentée pour qu’on se représente la vie à cette époque. Qui sait, il faut peut être encore attendre quelques années.

En revenant sur le bateau, on regarde le c’est pas sorcier consacré à Pompéi et un autre documentaire pour se rappeler. On aurait peut être du le faire avant mais on pensait avoir plus d’informations sur le site archéologique.

Il y a aussi moyen de monter sur le Vesuve, on passe d’ailleurs devant en train. Mais nous ne l’avons pas fait.

Je laisse la videos de c’est pas sorcier si jamais. Je ne saurais donner de meilleures explications qu’eux.

En bref, nous avons apprécié visiter ce site célèbre, mais nous avons eu un peu du mal à nous représenter comment c’était. Et quand on pense à l’horreur que ça a du être, c’est dommage de ne pas pouvoir rendre hommage à ces gens qui ont été surpris par la nature. Au moins nous avons participé à l’entretien des lieux en payant notre ticket d’entrée.

Naples

On reprend le train pour une ville mythique d’Italie, celle où la pizza est née ! Spoiler alert : nous n’en mangerons pas.

En sortant du train, il nous faut marcher quelques temps pour trouver le centre historique et nous nous perdons un peu à cause de travaux.

Les rues sont bourrés de gens, il y a même des files devant certaines échoppes et pizzeria. De nombreuses boutiques touristiques proposent des portes clefs et souvenirs avec un piment nous pensons ? Peut-être un produit local ? On s’attendait plutôt à voir des souvenirs pizza à tout va.

Mais apparement ce n’est pas du tout un piment mais une corne d’abondance, ils l’apellent « cornicello ». Nous ne le saurons que bien après.

Au milieu de la rue touristique, des petits chariots proposent des granita au citron pour 2 euros. Allez tant pis, on fait les touristes. On retrouve un pépin dans notre boisson ce qui nous fait dire que c’est fait avec du vrai citron, un fruit qui pousse dans cette région depuis des centaines d’année au moins. C’est bon et rafraichissant, on a bien fait de faire les touristes.

Nous vagabondons dans les rues. On est surpris par le spectacle d’églises entourées de grilles et remplies d’ordures. Hormis cela, c’est une belle ville vivante. On se perd dans les quartiers résidentiels, les marchés, on reprend le train pour un arrêt quand on a été trop loin. On aime bien faire ça, souvent on trouve de belles pepites et on a l’impression de s’imprégner un peu mieux de la ville. Mais là nos pieds souffrent.

Pour seule carte, nous avons un plan que nous avons pris au sortir de la gare. Et c’est moi qui fait le guide. Pas une très bonne idée.

Après avoir marché un peu pour rien, nous faisons demi tour pour aller visiter le chateau. Nous passons par la rue commerçante et la gallerie qui nous rappelle un peu celle de Milan dans sa structure.

C’était une longue journée. On retiendra la belle cathédrale, la rue principale, le beau chateau et bien sur la granita.

16 juillet 2018

On se lève tôt et c’est parti pour visiter Rome… ou plutôt c’est parti pour le long voyage vers la capitale !

D’abord il faut marcher 40 minutes pour se faire dire que l’agence de locations ne proposent pas de scooter, du coup on attend le bus pendant 1h pour aller à l’aéroport, pour prendre un train pour arriver à la gare de Termini. On va dans une agence de location de scooter à proximité et voilà, fiou… Finalement un taxi aurait couté moins cher et aurait été plus rapide On prend 2 scooters 125 afin de pouvoir emprunter l’autoroute.

Bon j’avoue, je panique un peu car ils sont assez lourds et c’est un peu stressant d’avoir sa soeur à l’arrière. Pierre a bien l’habitude donc pas de problème pour lui.

On a choisi le scooter car en 2012, c’est loin, on avait fait Rome en amoureux et loué un petit 50 pour visiter la ville. On était en août, il faisait super beau, on arrivait à se parquer en face des monuments et aller dans les petites ruelles. On a vraiment vécu la dolce vita pendant quelques jours.

Photo de 2012, et pourtant on s est retrouvés avec les mêmes casques

Cette année, c’est un peu différent. Déja, être au volant, c’est une expérience différente pour moi. Mais surtout, certaines routes ont été modifiées pour qu’on ne puisse pas aller directement sur les places, il y a des panneaux qu’on a jamais vu ailleurs, on peut aller dans un sens mais seul les bus peuvent emprunter le sens opposé. Et il vaut mieux ne pas les rater car l’amande serait salé. La circulation est aussi très dense, mais bon, c’est le problème des grosses villes, on l’avait surement juste oublié.

Avant de visiter, on va manger une pizza dans un resto où on l’achète à la longueur, très drôle et pas mauvais.

Ensuite, on décide de visiter le Forum avant le Colisée. Il y a un peu de file. Comme en 2012, nous allons voir au point d’info touristique où se trouve la meilleure entrée et ils nous dirigent vers une entrée du Palatino.

Nous prenons bien sur le ticket Palatino Forum et Colisée compris.

C’est parti pour une jolie mais assez longue visite. A la fin, on doit même se dépêcher car on ne veut pas manquer le Colisée.

Ensuite, visite du fameux colisée, où nous évitons la grosse file grâce à notre astuce.

Il y a énormément de monde, c’est la queue pour faire une photo avec les sous-sols en arrière plan. On pensait pouvoir voir les autres étages qui sont depuis peu accessibles au public, mais il faut un guide réservé bien à l’avance. Dommage…

Même si nous l’avions déjà visité, c’est toujours impressionnant de marcher là où des personnes il y a des centaines d’années ont marchés, et regarder d’autres humains se faire déchiqueter par des lions,… charmant… et de se dire que ce bâtiment a survécu à la guerre et aux années.

Nos pieds souffrent du piétinement, nous nous asseyons sur quelques marches, qui semblent avoir une histoire particulière car plusieurs guides s’y arrêtent pour expliquer quelques choses dans toutes les langues du monde. Après notre moment sous les feux des projecteurs, nous repartons pour une autre expérience typique italienne, la glace.

De nouveau sur nos scooters, nous avançons entre les voitures jusqu’à proximité de la place de Trévi. Par chance, par hasard ou par la volonté du destin, nous atterrissons dans l’une des gelatéria les plus réputées de Rome, recommandée par la sœur de notre amie.

La place de Trévi est aussi belle que dans notre souvenir, et toujours aussi bondée. On n’échappe pas à la tradition, tout le monde jette une pièce, à l’exception de Pierre qui joue les photographes.

Tant qu’il fait encore jour, nous passons par la place d’Espagne pour contempler le soleil qui se couche derrière ses grands monuments. On les laissent monter quelques marches, nous l’avons fait la dernière fois et on nous y reprendra plus.

Il est déja temps de rentrer car le soleil se couche et le ciel se couvre. Ca sent la pluie arrivée… et c’est la grosse drache. On roule très lentement sur les routes mais ca ne derange personne car il n’y a pas vraiment de voiture. Peut-être était un mauvais signe. Quoi qu’il en soit, il ne nous est rien arrivé et nous sommes arrivés trempés à destination, après avoir fait une halte pour manger une pizza à 22h.

17 juillet 2018

Aujourd’hui le temps n’est pas terrible, il y a un peu de vent, et paniqués comme nous sommes, nous n’osons pas quitter le bateau. Après beaucoup d’hésitations, les filles décident de profiter de leur dernière journée de vacances en retournant à Rome. Malheureusement elles n’ont pas le permis, elles sont donc obligées de se re-farcir la randonnée de la veille.

Vers 20h, le vent s’est calmé, nous sommes content d’être restés sur le bateau car nous avons eu l’impression qu’il a un peu bougé. Nous rejoignons les filles pour qu’elles ne soient pas obligées de rentrer avec le dernier train.

Après un détour par ma place préférée, la place Navona, nous les retrouvons au bord du Tibre, où une lignée de petites échoppes sont installées dans le cadre d’un événement du style « Rome sur l’eau », comme il peut y avoir dans les capitales. Nous nous installons dans un bar à chicha, le plus près de l’eau que nous puissions admirez sa beauté féroce. Nous sommes pile en face d’une mini cascade, et les ballons abandonnés sont bousculés et secoués sans relâche. Il ne vaut mieux pas tomber la dedans.

Sur cette pensée le serveur, contourne la tente pour aller à l’autre bout par le rebord étroit.

Nous faisons un dernier tour nocturne de la capitale avant de rentrer sur le bateau. Au lever du jour, les filles sont sur la digue, l’entrée par le port étant condamnée à cause des vagues. Nous sommes de nouveau seuls sur le bateau.