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Pendant que nous préparions le bateau à cette aventure, nous en avons profité pour découvrir la région de Murcia.

La ville de Murcia

Nous nous sommes baladés sur les grandes places de cette grande ville, à longer les murs car il faisait 41 degrés.

La majestueuse et imposante cathédrale est définitivement à voir. Tout comme le casino que vous pouvez-vous visiter à l’aide d un audio-guide. Ne vous emballez pas, vous n’en pourrez pas jouer à la roulette dans celui ci.

Une des salles du casino

Cabo Roig

Une superbe promenade le long de la mer. Nous nous sommes ensuite arreté dans un petit resto pour manger des tapas sous le soleil, qui a bien tapé ce jour là.

Cartagene

Comment ne pas visiter la ville où notre bateau est ammaré. Son charmant théatre romano, dont l’entrée par le musée est très proche du port, est un lieu à visiter. Il est plus que recommandé de passer par le musée plutôt que de l’apercevoir depuis la rue. On peut y voir, notamment, l’évolution du théatre au fil des siècles : très intéressant. Vous pourrez ensuite marcher dans les jolies rues de la ville… mais pour la nourriture, nous ne conseillons pas de s’assoir dans les restaurants à proximité des monuments,… ce sont des pièges à touristes.

Les parcs westerns de Tabernas

Pour l’anniversaire du beau père de Pierre, Benoit, nous sommes partis à 2h de Murcie, à Tabernas, pour visiter un parc western. Nous ne savions pas à quoi nous attendre.

Nous sommes rentrés dans le fort Bravo pour découvrir les paysages de plusieurs grand films de western, comme « le bon, la brute et le truand »,… Nous avons fait quelques photos souvenirs… Mais ce n’était pas ce que nous avions cherché sur internet, et nous avons très vite compris qu’il y avait un autre parc, juste quelques kilomètres plus loin, lui aussi à thème western.

Fort Bravo
Fort Bravo, dernière archive de Anne Sophie
Fort Bravo
Fort Bravo

Comme, il était encore tôt, nous revoilà partir pour le deuxième parc, qui était beaucoup plus grand, mais moins réaliste. Nous avons assisté aux spectacles et avons également visité la partie animalière. Il y avait toutes sortes de félins impressionnants, mais c’était quand même un peu triste à voir toutes ces bêtes enfemées…

San Javier et alentours

Lo pagan

C’est l’endroit idéal pour se faire un gommage du corps gratuit. Mais pour cela, il faut supporter l’odeur et la texture bizarre de cette boue dont on s’enduit.

La meilleure technique, c est de répartir de la bonne boue partout sur le corps. Attention, parfois, si vous trouvez des petits habitants, ce n’est pas la bonne. Après un plâtrage uniforme, vous la laissez sécher jusqu’à ce qu’elle deviennent gris claire et que vous ayez du mal à bouger. Puis il faut frotter pour la faire se décoller. Pas trop fort pour ne pas avoir de rougeurs. Mais si vous avez des poils, je vous préviens, ça va pas être agréable. Ensuite, vous plongez dans l’eau, pas dans la mer, les gens y tiennent et vous retirez ce qu’il reste. Et là, vous avez une peau plus douce que celle d’un bébé.

Bain de boue à lo pagan

Je pense qu il faut éviter d’aller se replonger dans la mer après car j ai eu l’impression qu’elle était moins douce après. Mais ce n’était peut être juste qu’une impression.

Les salines de san pedro del Pinatar

En septembre, elles étaient super roses. Et il y avait bien sûr des flamands roses.

 

Salines
Le défilé de Pâques à Los Alcázares

Quelle ambiance. On commence par marche dans une allée où les participants au défilé ont installés leur tente et font la fête.

Le thème de cette année était les maures, ils avaient donc tous un déguisement de cette période de l’occupation de l’Espagne.

Puis nous faisons un tour dans le marché, qui lui aussi a pris les couleurs du thème. Et nous mangeons des pitas pour prendre des forces avant le défilé.

Vers 21.30, nous sommes installés sur le trottoir de la rue principale et le défilé commence. Une multitude de groupes s’enchaînent, et on constate qu’il y a énormément d’orchestre différents dans la région, tous plus talentueux les uns que les autres. Nous avons particulièrement aimés les groupes dansants. Surtout celui inspiré des « derviches tourneurs ».

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Nous nous excusons pour la longue absence, nous allons vous expliquer ce qui s’est passé.

 

Fin septembre, notre moteur pourri a définitivement rendu l’âme, il nous a fallu en trouver un autre rapidement. Ça n’a pas été chose facile. Nous avons finalement réussi à en trouver un, plus petit, un mercury 25cv, fin novembre. Nous l’avons changé de place pour gagner un peu en maniabilité. Il était sur le coté et avec l’aide de Jacques, nous l’avons mis au milieu et avons rajouté des cables liés à la direction pour que le moteur tourne en même temps. Maintenant il tourne en march arrière !! 🙂

Puis nous avons fait un petit test et nous nous sommes rendus compte que l’achat d’un nouveau moteur n’avait pas régler les problèmes de l’ancien, à savoir qu’il fait des drôles de bruits quand il y a des vagues… affaire à suivre

Nous voulions faire la traversée vers les Caraïbes et étions déjà très en retard, et pas très confiant, il faut l’avouer.

Mais mi décembre, nous avions quand même démarrer vers Gibraltar en espérant être aux Canaries pour début janvier. Mais le destin… l’univers… dieu… appelez le comme vous voulez, nous a fait savoir son désaccord. Premièrement la météo a fait exactement l’opposé de ce qui était annoncé. Pas de vent, des vagues et dans le mauvais sens. Donc nous avons décidé d’attendre dans une crique à l’abri. Et là, Pierre a reçu plein d’appels pour son travail, juste quand l’ordinateur a cessé de fonctionner. Et en plus, on lui demandait de revenir en Belgique la semaine suivante. Et le meilleur, le moteur s’est mis plusieurs fois en sécurité, nous laissant à la merci des vagues, ce qui n’était pas pour nous rassurer.

Nous étions assez irrité de devoir faire demi tour alors que nous avions dit au revoir à tout le monde, mais il fallait se rendre à l’évidence, ce n’était pas le moment de partir à l’autre bout du monde.

 

Nous avons donc décidé de revenir à notre toute première idée qui était de faire la Méditerranée afin de gagner de l’expérience, et puis parce que ça aurait été dommage de manquer la corse, la Sardaigne, la Grèce, …

 

Donc nous avons attendu la fin de l’hiver, ce qui nous a laissé le temps d’améliorer le moteur

D’après plusieurs personnes, les bruits du moteurs pourraient provenir de la distance entre le réservoir d’essence et le moteur, car lorsqu’il y avait des vagues, l’arrivée ne se feraient pas bien. Nous avons donc installé un jerrican a proximité du moteur. Mais ça n’a pas réglé le problème.

Entre temps, les bites d’amarrages en bois ont cassés au port, nous les avons donc remplacés par d’autres en métal.

Nous avons en passant demandé conseil à notre vendeur de pièces qui nous a expliqué que le problème venait surement de l’inclinaison du moteur et de l’hélice pas adaptée à la taille de notre bateau. Pour en commander une nouvelle, il fallait montrer l’autre, et donc la démonter. Pour avancer un petit peu et nous rapprocher du magasin, nous avons navigué de Cartagène à la Mar Menor. Pas sans avoir quelques chose qui casse évidemment… Le câble de la direction s’est coupé, sans aucune raison. Nous avons donc barré à l’ancienne. Nous avons passé le pont qui sépare la Meditérannée de la Mar Menor sans encombre, heureusement que le moteur était lié aux barres de directions.

 

Nous avons démonté l’hélice et avons donc commandé la nouvelle et acheté un  ancien câble de direction au passage, en acier avec une couche de silicone autour. Il fallait attendre une semaine à cause des fêtes de pacques. Nous avons essayé de remplacer le câble de la direction mais celui ci était trop court… pas grave, il fallait aussi remplacé celui du moteur qui avait rouillé.  Les fêtes passées, nous avons reçu et installé la nouvelle hélice, incliné le moteur et remplacé l’autre cable de direction. Le moteur se comporte miux mais ce n’est pas encore parfait, il n’aime toujours pas les vagues. Nous avons également remis de la peinture la où c’était nécessaire, collé le nom du bateau et d’autres choses encore. Nous étions prêts…

 

Le 8 avril, nous avons donc quitté la mar Menor pour voguer sur la mer méditérannée.

Oui mais… les problèmes ne se sont pas arrêtés là.

 

Nous sommes montés jusqu’à Calpe, pour n’avoir que 10h de traversée vers Ibiza. Nous avions d’abord pensé à l’île de Benidorm, les vagues s’intensifiaient et le vent tournait autour du rocher, nous sommes donc repartis pour 3h sans vent dans la nuit noire et froide. Et c’est là que le pilote automatique nous a lâché.

Nous avons donc reporté la traversée afin de le réparer à Calpe, en nous disant qu’ils auraient peut être les pièces, et pour moins cher. Et heureusement, car nous serions tombé dans une tempête avec 40 nœuds et 6 mètres de vagues. Le vent et les vagues grossissant, nous avons voulu nous rapproché de la falaise, mais l’ancre était coincée sur elle-même. En essayant de la retirer, elle a cassé son socle, nous donnant un bon coup de chaud au passage. Nous avons donc attaché tout çà, mis une corde pour éviter que la chaine ne tire sur le guindeau et avons attendu qu’un plongeur repasse près de nous pour lui demander son aide.

Le lendemain était une très bonne journée, nous sommes partis faire un petit tour dans la ville. Le calme avant la tempête.

Les jours suivants, le vent a bien soufflé, avec des rafales jusqu’à 35 nœuds et c’est là où l’ancre a commencé à glisser. Nous avons une ancre charrue qui se replantent mais avons préféré bouger avant de se retrouver coincé dans le filet de pêcheur derrière nous, et surtout dans les rochers. Le vent était tellement fort que le moteur avait tout le mal du monde a faire avancer le bateau pour remonter l’ancre, ce qui a cassé encore plus le socle. Et la direction s’est bloqué au passage. Nous avons même pensé a abandonner l’ancre.  C’était une journée pour tester nos nerfs… Mais nous avons survécu.

Nous nous sommes installés dans une petite cala, où Jacques nous a rejoins pour réparer le socle, un hauban. Nous avons aussi appris que la pièce du pilote automatique ne pouvait pas être réparée. Nous nous sommes fait chassé de l’endroit pas des policiers et avons trouvé une autre cala. Au moment de ramener Jacques à terren, le lanceur de moteur pour le dinghy a cassé aussi. J’imagine qu’il faut qu’on s’habitue à avoir tous les jours quelque chose à réparer.

Et le dimanche 15 avril, nous avons traversé vers Formentera. Nous n’avons pas eu de vent pendant la matinée et puis vers midi les dauphins sont venus nous faire coucou, nous amenant du bon vent au passage. J’expliquerai tout ça dans un autre article, vous avez assez lu pour aujourd’hui.

 

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L’aventure a débuté !

Merci pour votre lecture. Et surtout merci à toi Jacquouille pour ton aide !!