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Une île très verte, où le paysage est rocailleux et parsemé de tours

Cala Portals Vells

vendredi 27 avril

Après cette traversée de 12h, nous arrivons les premiers dans une crique du nom de Portals Vells. Nou y découvrons une vingtaine de yachts de luxe qui ont mouillés les uns à côté des autres. N’ayant plus grande foi en notre ancre, nous ne sommes pas très rassurés. Mais nous parvenons quand même à trouver un petit coin et, bonheur, l’ancre accroche du premier coup. C’est grâce aux conseils de Christine et Peer.

Portals Vells et ses yachts
Portals Vells et ses yachts

Heureusement, les yachts n’étaient là que pour la journée et ils s’en vont l’un après l’autre. Nous profitons de ce moment pour nous mettre plus à l’abri et nous rapprocher de la terre. Nos amis nous rejoignent peu après. Ils avaient dû partir plus tard, car leur ancre était coincée. Le probleme, c’est que de nombreux autres voiliers suivirent… pour s’ancrer tout aussi proche que les yachts une heure plus tôt. Pierre n’est pas très content, mais après avoir constaté que personne ne bougeait, il se relaxe un peu.

Nous sautons dans le dinghy et après une dizaine de coups de pagaie, nous nous échouons sur l’une des plages. Quel endroit sublime, on comprend pourquoi il attire autant de charters. La, en faisant quelques photos du bateau, nous nous rendons compte que les bateaux sont en fait à une distance bien plus grande que ce qu on pouvait deviner du bateau, sauf pour le petit yacht qui s’est installé juste à côté de nous. Forcément…

Portals Vells
Portals Vells depuis la grotte

Le soir Christine et Peer nous invite à manger un delicieux risotto végétarien et nous leur faisons decouvrir le jeu Time’s Up. Encore une super soirée !

Soller

Samedi 28 avril

Nous devons reprendre la mer pour se planquer du mauvais temps à Soller et aussi car nous devons avancer pour être dans une baie protégée de tout afin que Pierre puisse repartir en Belgique pour travailler.

Le vent est très variable. Il souffle d’arriere, c est parfois embêtant car la grand voile devente parfois la voile de devant , car nous n’avons pas de barre pour la maintenir tendue. Mais nous parvenons à faire une pointe 9.9 noeuds (si proche de 10 😥), même si notre vitesse moyenne était bien loin de ça.

Ensuite, nous ralentissent pour laisser second life nous rattraper et nous donner un bidon d’essence. Heureusement car en arrivant, dans la baie de soller, il a resté à peine de quoi s’ancrer. Plus jamais ! Il faut dire que c’est tout une histoire quand il faut s’ammarer au port avec ce bateau…

Peuplée d’une multitude de bateau, le port de Soller nous est apparu comme un petit village balnéaires avec beaucoup de restos et ou tout le monde a l air d’être en vacances, sauf les serveurs bien sûr. Malheureusement, le vent s’est levé et nous n’avons pas osé prendre le tram pour voir la ville de Soller.

Nous en avons quand même profité pour faire des machines, car nous n’avions plus beaucoup de sous vêtements. 5euros par machine, c’était quand même pas donné.

Le soir, nous n’avons pas très dormi, trop de rouli.

Pollenca

Lundi 30 avril

Nous partons vers 10h en direction du nord de l’ile pour se réfugier du vent qui arrive et surtout pour s’ancrer dans cette baie bien protégée pour que Pierre puisse retourner serait travailler en Belgique.

Les vagues sont courtes et font un peu plus d’un mètre, ce qui rend la traversée inconfortable. Le vent est une fois de plus inconstant mais nous avançons tout de même à bonne allure, grand-voile dehors et moteur en marche. Une fois la point nord passée, c’est incroyable, plus une seule vague, plus tellement de vent non plus, mais nous sommes bientôt arrivés. La baie est immense, mais nous voulons nous rapprocher un maximum de Pollença. Au début de cette baie, nous apercevons un banc de poisson que nous pensons être dès bonites sautant à la surface en narguant les mouettes qui essayent de les attraper. Nous essayons de pêcher, mais sans succès. Ce n’est pas encore aujourd’hui que nous allons faire nos sushis au poisson ultra frais.

Le mouillage ressemble plus à un parking à bateau tellement il y en a. Nous cherchons une place mais préférons attendre nos amis pour pouvoir se mettre proche l’un de l’autre. En attendant, nous allons nous mettre un peu (beaucoup) plus loin, là où la mer est un miroir. Nous sommes devant une immense maison, mais nous ne pouvons accoster en dinghy et rejoindre le port par ce chemin car il est privé. Peut être est-ce la résidence secondaire… ou la quatorzième…. de Brad Pitt. Malheureusement pour nous, il ne semble pas être là.

Premier mouillage à Pollença

Mardi 1e mai

Le lendemain, 1er mai, il y a beaucoup de vent mais l’encre est bien accrochée. Peer vient nous chercher avec son super annexe pour nous amener sur terre, où se trouve déjà Christine et Nuchi, et y faire quelques courses. Bien sûr tout est fermé, nous l’avions oublié, sauf le Burger King et le super marché Eroski, pile ce qu’il nous fallait. Alors que nous faisions la queue à la caisse, une drache monumentale fait son apparition. On se serait crue en Belgique… Nous prenons notre courage à deux mains et filons sous les flots pour rejoindre nos amis au café. Le retour, les fesses mouillées par le dinghy, est… plûtot sympathique…

Mercredi 2 mai

Nous bougeons le bateau avec Peer afin de se rapprocher plus de Second Life et de lui montrer les astuces pour le moteur, dans le cas où il devrait m’aider à remettre l’ancre pendant que Pierre est parti.

Pollença, 2e mouillage

3-4 avril

Les jours suivants, nous nous renseignons sur notre gréements et nous trouvons une corde à un très bon prix pour essayer de mettre 2 voiles à l’avant. Et nous parvenons même à trouver un génois d’occasion dans un magasin à Palma. Nous devrions y aller après le retour de Pierre.

Samedi 5 avril

 

Pierre prend le bus pour l’aéroport 😭. Me voilà seule pour une semaine… Enfin pas si seule que ça, il y a Christine et Peer qui sont très attentionnés.

Lundi 7 avril

Christine va chercher une voiture de location à Palma afin que nous pussions visiter l’île sans bouger le bateau. Nous faisons un saut dans la petite ville de Portocolom pour qu’il puisse récupérer des colis. Le soir, je dîne chez eux. Christine est une super cuisinière. Je recommande !

Mardi 8 avril

Nous partons pour la charmante ville de Valldemossa y découvrir ses jolies rues atypiques.

9-11 avril

Nous passons une super semaine à dîner, réparer, nettoyer, faire la lessive, les courses,… Et oui, comme dans une vraie maison…

12 avril

Plus que quelques heures avant que Pierre ne revienne ! J’arrange tout et puis nous partons pour l’aéroport. Une heure de route de Pollença à Palma où nous pouvons ré admirer les roches, le vert et les tours…  Puis après un café si peu cher que c’en est bizarre, à l’aéroport, nous attendons Pierre aux arrivées, et le voilà qui revient… malade… Merci la Belgique… heureusement, c’est la fin.

En rentrant au bateau, il y a quelque vagues et le vent monte. Quel retour… Et la nuit est… mouvementée.

Il y a des rafales de 40 nœuds et notre ancre a glissé. Heureusement, elle s’est coincée près d’une bouée et nous n’avons pas du nous ré ancrer par cette mauvaise météo. Un signe que nous devons racheter une ancre.

14 avril

Nous partons pour Palma afin d’aller acheter notre génois chez Mercanautic, un magasin qui vend plein de trucs différents pour les bateaux, d’occasion. Ce génois ressemble très fort aux voiles que nous avons, la même marque, les mêmes attaches. Nous soupçonnons que c’est celui d’origine, mais nous ne le saurons jamais. Par la même occasion, nous achetons une ancre plus lourde : une delta de 25 kg. De toute façon, nous avions besoin d’une deuxième ancre et le prix est nettement inférieur à une ancre neuve. Le magasin nous fait même un prix et nous offre nos nouveaux pavillons.

le génois

15 avril

Il y a un peu de vent donc nous ne pouvons pas changer l’ancre et monter au mat aujourd’hui. Mais le soir, nous recousons la voile dont les coutures se sont un peu déchirées à cause du vent de samedi. Rien de grave, ce ne sont que les fils qui cassent. C’est aussi une voile d’occasion que nous avons acheté chez Mercanautic lors des réparations.

atelier couture

16 avril

Nous nous levons tôt pour profiter de la météo calme. Peer retente de réparer la girouette en montant au mât, mais rien n’y fait. Nous devrons faire une traversée de plus sans girouette. Mais il n’est pas monté pour rien car il y a une corde qui s’était retiré à refaire passer dans la roulette au sommet et les cordes du lazy jack à remplacer.

Et nous avons aussi changé l’ancre et rajouté un anneau en plus pour que la chaîne puisse tourner.

à droite, la nouvelle ancre

L’après midi, nous allons refaire le plein d’essence à la pompe… On s’est amarré en deux fois, c’est pas l’excellence mais pour nous c’est réussi. Puis nous avons du aller dans le port d’à coté pour faire le plein d’eau. Enfin le presque plein, car un bateau dont le moteur était cassé arrivait et nous avons du partir.

Et le soir, Christine et Peer nous accueille dans leur voilier pour un dîner d’au revoir, ou plutôt « d’à bientôt ». Car nous sommes sur de les revoir plus loin dans nos périples. Nous sommes plus que ravis que nos routes se soient croisés. Nous avons appris de nombreuses choses et passé tellement de bons moments. Même si nous ne nous connaissons que depuis moins d’un mois, je pense que c’est une amitié durable que nous avons établis avec eux.

17 avril

Nous partons vers 8.30 de Pollença en faisant de gros signe à nos amis. C’est parti pour une traversée de 7h vers Minorque.

au revoir Pollença

Nous n’avons jamais vu une mer aussi plate… Mais cela veut aussi dire qu’il n’ y a pas de vent. Ce n’est pas grave, cela nous permet de tester notre génois sans risque. Et puis, un peu plus tard, le vent change de direction et vient presque de face. Pierre estime 40 degrés. Sans girouette, c’est à l’œil. Nous pouvons donc tester nos deux voiles avant. Et nous avons pu éteindre le moteur, car le vent s’est un peu intensifié. Et ça fonctionne plutôt bien. Nous allons voler une fois que nous saurons bien régler toute les voiles.

Nous avons un brèf coucou de dauphins qui nous font des sauts spectaculaires au loin. Magique !

Nous arrivons un peu avant 16h dans une superbe crique où l’eau est turquoise et le sable blanc. Nos yeux pétillent… Et il y a plein de place et plus de vent : nous allons bien dormir.

le génois

Cala San Saura

Portocolom

7 avril

Christine et Peer devant aller récupérer toutes leur commande dans un magasin, je l’ai ai accompagné dans cette petite ville mignonne, où les anciens bateaux de pêcheur se suivent. Les volets de couleurs différentes donnent un charme particulier aux rues. Malheureusement tout était fermé.

Portocolom

Valldemossa

8 avril

Une atmosphère particulière règne dans cette ville, une fois que l’on s’est éloigné des gens : quelque chose de paisible, de familiale. Mais je n’arrêtais pas de penser que ces gens doivent en avoir marre que tout le monde photographie leur maison… un peu comme nous, quand des gens prennent en photo le bateau.

Ce que je retiendrais de cette ville, ce sont définitivement les fleurs, les plantes ! A chaque porte, coin de rues, il y a un pot.

C’est tellement mignon !

Après avoir reçu les papiers de la désormais ancienne propriétaire, nous informons au chef de travaux, Juan, qu’il peut officiellement commencer à travailler. Et de notre côté, nous engageons les démarches pour l’immatriculation et l’assurance. Comme le déplacement semble être risqué, nous préférons être couverts.

Juan nous envoie régulièrement des photo et vidéos pour nous montrer l’avancement du chantier. Il nous amène aussi des mauvaises nouvelles : le bois à pourri dans les trous à cause de la pluie

et de l’humidité. Malgré cela et une chaleur suffocante, ils avancent bien.

Arrive le jour du déplacement, on panique un peu depuis notre camion, car c’est un transport particulier, mais tout se passe bien et le montage se fait sans soucis.
Et là, arrive les problèmes… On découvre que le moteur que nous avions acheté chez un concessionnaire n est en fait pas révisé, les allers retour chez ce vendeur entraîné une perte de temps et d’énergie considérable. Celui-ci oublie constamment des pièces et ne semble pas très disposé à nous aider.

En voulant monter les voiles, on se rend compte que la grand voile est absente et qu’on a pas de génois.  Mais ce n’est rien, par chance il y  a une grand voile dans un magasin de seconde main.

Il manque aussi une girouette, donc Pierre fait tous les magasins aux alentours pour en trouver une. Et c’est comme ça avec pas mal de trucs.

Jacques, l’ex beau-père de Pierre, arrive deux jours avant la mise à l’eau et aide aux dernières réparations.

La veille du grand jour, le vendeur du moteur vient quand même le régler, et nous sommes donc prêt le ramener à Cartagena.

A 14h, ça y est tout est prêt, les ouvriers du chantiers pilotent leur grosse machine télécommandée jusqu’au bateau. Le stress montent très rapidement. Les ouvriers hésitent, n’étant pas habitués à un tel bateau, pas très rassurant. Heureusement rien ne bouge quand ils soulèvent le cata.

10 minutes, plus tard, (et oui ça n’avance pas vite…) l’ariki est prêt à toucher l’eau. Tout le monde se met en position pour voir s’il n’y a pas d’infiltrations d’eau, on retient son souffle, et… Ouf ! Il ne coule pas. C’est déjà bien. Il faut dire qu’on ne l’a jamais vu dans l’eau donc on avait ce doute.

La machine s’en va, on détache les amarres, on allume le moteur, et la… c’est le drame.. Aucune puissance dans la marche arrière, ça ne tourne pas du tout, nous sommes dans un port avec des yachts et voiliers de luxe autour du nous, à la dérive… On arrive sans savoir comment à s’amarrer à un quai vide, sans rien toucher. Le miracle du jour. Et là, vous vous en douterez bien, on n’est pas content. On appelle le gars du moteur qui nous dit qu’il ne peut pas se déplacer car il est plus que 3 heures de l’après-midi… qu’on a qu’à l’attendre jusqu’à demain dans le 2ème port le plus cher au monde… On a beau lui dire que c’est scandaleux, honteux, pas sérieux, il s’en fout.. Le pire c’est qu’il nous dit que le problème vient d’une pièce manquante (encore?!!) et qu’on a qu’à la découper dans un bidon.

On a pas tellement le choix, du coup on le fait. Et on arrive a démarrer comme ça.

Au passage, nous aimerions dire un grand merci à Juan et son équipe de rescateveleros.com qui ont fait du super boulot ! S’ils ne nous avaient pas aidé pour le moteur, nous n’aurions jamais pu partir.

Si vous êtes à Palma, n’hésitez par à les contacter pour vos réparations ou pour un sauvetage, ils sont formidables.

 

 

Première étape de l’aventure : L’achat du bateau
Buying a boat

Mai 2017

Nous ne sommes qu’à quelques jours du départ pour l’Espagne afin d’apprendre à naviguer avec Jacquouille. Pendant que je fais les valises, Pierre vient près de moi et me dit qu’il a trouvé notre bateau. Je dois battailler pour ne pas qu’on s’emballe. En effet, ce wharram répond à beaucoup de nos critères, il est à Palma de Majorque, l’annonce affirme qu’il est prêt à partir et il est dans notre budget. C’est peut-être un signe. Nous contactons la propriétaire et nous planifions une visite pour le milieu du mois de juin. Nous tenterons d’y aller en voilier, vu que c’est notre itinéraire.

Juin2017
Nous voilà sur le voilier sous un beau soleil. Nous avons du renoncer à la traversée vers Ibiza et Palma en raison du vent contraire et des vagues de face. Nous irons donc en avion le jour venu.

Nous recevons des nouvelles de la propriétaire qui ne saura être présente, ce sera un de ses amis qui nous fera la visite. Elle nous donne le numéro du chantier ou est entreposé le bateau. Première nouvelle, celui-ci se trouve à 10 km dans les terres et nous ne pourrons donc pas tester le bateau dans l’eau.
Nous appelons donc la directrice du chantier qui nous apprend qu’il est démonté, que le moteur avait été volé auparavant et qu’il y a des trous à réparer,…

On décide quand même d’aller voir, on a déjà pris nos billets de toute façon.

Nos billets étant très (trop) tôt le matin, nous arrivons avant l’ami. Impossible de rater le bateau, il est immense.

 

Comme nous sommes en avance, nous visitons déjà l’intérieur du bateau et inspectons les dommages. Il y a plein de pièces éparpillées partout sur le chantier, si bien qu’on ne sait pas ce qui va où, ou même si cela fait parti du bateau.

 

dommage de la coque
le bateau vue de l’arrière, sans plancher

 

la boite du moteur
Un dommage de la coque

L’ami arrive, qui n’est pas vraiment un ami, sans surprise il ne connait rien au bateau.
Il va nous chercher un devis réalisé par le chantier pour rendre le bateau navigable et là, notre mâchoire se disloque et touche terre, il est 2 fois plus élevé que le prix du bateau… Autant dire qu’il est bien en dehors de notre budget. Je vous laisse imaginer la déception que nous avons ressenti.

Nous prenons tout de même une copie du devis pour la consulter et c’est plus tard que nous avons remarqué que certains points du devis pouvaient être retirés.

La propriétaire nous dit qu’elle avait fait faire un devis moitié moins cher,… on hésite un bon moment et on finit par se dire qu’on va tenter une offre ridicule et si elle accepte, ce serait un signe de l’univers.

Quelques jours plus tard, l’univers nous a répondu… La propriétaire nous laisse le bateau pour un peu plus que l’offre que nous avions faite. Entre-temps, nous avions trouvé une autre entreprise pour les travaux : http://rescateveleros.com/.
Et voila comment nous avons acheté notre Wharram ariki 47  !