Tag

pourri

Browsing

Nous nous excusons pour la longue absence, nous allons vous expliquer ce qui s’est passé.

 

Fin septembre, notre moteur pourri a définitivement rendu l’âme, il nous a fallu en trouver un autre rapidement. Ça n’a pas été chose facile. Nous avons finalement réussi à en trouver un, plus petit, un mercury 25cv, fin novembre. Nous l’avons changé de place pour gagner un peu en maniabilité. Il était sur le coté et avec l’aide de Jacques, nous l’avons mis au milieu et avons rajouté des cables liés à la direction pour que le moteur tourne en même temps. Maintenant il tourne en march arrière !! 🙂

Puis nous avons fait un petit test et nous nous sommes rendus compte que l’achat d’un nouveau moteur n’avait pas régler les problèmes de l’ancien, à savoir qu’il fait des drôles de bruits quand il y a des vagues… affaire à suivre

Nous voulions faire la traversée vers les Caraïbes et étions déjà très en retard, et pas très confiant, il faut l’avouer.

Mais mi décembre, nous avions quand même démarrer vers Gibraltar en espérant être aux Canaries pour début janvier. Mais le destin… l’univers… dieu… appelez le comme vous voulez, nous a fait savoir son désaccord. Premièrement la météo a fait exactement l’opposé de ce qui était annoncé. Pas de vent, des vagues et dans le mauvais sens. Donc nous avons décidé d’attendre dans une crique à l’abri. Et là, Pierre a reçu plein d’appels pour son travail, juste quand l’ordinateur a cessé de fonctionner. Et en plus, on lui demandait de revenir en Belgique la semaine suivante. Et le meilleur, le moteur s’est mis plusieurs fois en sécurité, nous laissant à la merci des vagues, ce qui n’était pas pour nous rassurer.

Nous étions assez irrité de devoir faire demi tour alors que nous avions dit au revoir à tout le monde, mais il fallait se rendre à l’évidence, ce n’était pas le moment de partir à l’autre bout du monde.

 

Nous avons donc décidé de revenir à notre toute première idée qui était de faire la Méditerranée afin de gagner de l’expérience, et puis parce que ça aurait été dommage de manquer la corse, la Sardaigne, la Grèce, …

 

Donc nous avons attendu la fin de l’hiver, ce qui nous a laissé le temps d’améliorer le moteur

D’après plusieurs personnes, les bruits du moteurs pourraient provenir de la distance entre le réservoir d’essence et le moteur, car lorsqu’il y avait des vagues, l’arrivée ne se feraient pas bien. Nous avons donc installé un jerrican a proximité du moteur. Mais ça n’a pas réglé le problème.

Entre temps, les bites d’amarrages en bois ont cassés au port, nous les avons donc remplacés par d’autres en métal.

Nous avons en passant demandé conseil à notre vendeur de pièces qui nous a expliqué que le problème venait surement de l’inclinaison du moteur et de l’hélice pas adaptée à la taille de notre bateau. Pour en commander une nouvelle, il fallait montrer l’autre, et donc la démonter. Pour avancer un petit peu et nous rapprocher du magasin, nous avons navigué de Cartagène à la Mar Menor. Pas sans avoir quelques chose qui casse évidemment… Le câble de la direction s’est coupé, sans aucune raison. Nous avons donc barré à l’ancienne. Nous avons passé le pont qui sépare la Meditérannée de la Mar Menor sans encombre, heureusement que le moteur était lié aux barres de directions.

 

Nous avons démonté l’hélice et avons donc commandé la nouvelle et acheté un  ancien câble de direction au passage, en acier avec une couche de silicone autour. Il fallait attendre une semaine à cause des fêtes de pacques. Nous avons essayé de remplacer le câble de la direction mais celui ci était trop court… pas grave, il fallait aussi remplacé celui du moteur qui avait rouillé.  Les fêtes passées, nous avons reçu et installé la nouvelle hélice, incliné le moteur et remplacé l’autre cable de direction. Le moteur se comporte miux mais ce n’est pas encore parfait, il n’aime toujours pas les vagues. Nous avons également remis de la peinture la où c’était nécessaire, collé le nom du bateau et d’autres choses encore. Nous étions prêts…

 

Le 8 avril, nous avons donc quitté la mar Menor pour voguer sur la mer méditérannée.

Oui mais… les problèmes ne se sont pas arrêtés là.

 

Nous sommes montés jusqu’à Calpe, pour n’avoir que 10h de traversée vers Ibiza. Nous avions d’abord pensé à l’île de Benidorm, les vagues s’intensifiaient et le vent tournait autour du rocher, nous sommes donc repartis pour 3h sans vent dans la nuit noire et froide. Et c’est là que le pilote automatique nous a lâché.

Nous avons donc reporté la traversée afin de le réparer à Calpe, en nous disant qu’ils auraient peut être les pièces, et pour moins cher. Et heureusement, car nous serions tombé dans une tempête avec 40 nœuds et 6 mètres de vagues. Le vent et les vagues grossissant, nous avons voulu nous rapproché de la falaise, mais l’ancre était coincée sur elle-même. En essayant de la retirer, elle a cassé son socle, nous donnant un bon coup de chaud au passage. Nous avons donc attaché tout çà, mis une corde pour éviter que la chaine ne tire sur le guindeau et avons attendu qu’un plongeur repasse près de nous pour lui demander son aide.

Le lendemain était une très bonne journée, nous sommes partis faire un petit tour dans la ville. Le calme avant la tempête.

Les jours suivants, le vent a bien soufflé, avec des rafales jusqu’à 35 nœuds et c’est là où l’ancre a commencé à glisser. Nous avons une ancre charrue qui se replantent mais avons préféré bouger avant de se retrouver coincé dans le filet de pêcheur derrière nous, et surtout dans les rochers. Le vent était tellement fort que le moteur avait tout le mal du monde a faire avancer le bateau pour remonter l’ancre, ce qui a cassé encore plus le socle. Et la direction s’est bloqué au passage. Nous avons même pensé a abandonner l’ancre.  C’était une journée pour tester nos nerfs… Mais nous avons survécu.

Nous nous sommes installés dans une petite cala, où Jacques nous a rejoins pour réparer le socle, un hauban. Nous avons aussi appris que la pièce du pilote automatique ne pouvait pas être réparée. Nous nous sommes fait chassé de l’endroit pas des policiers et avons trouvé une autre cala. Au moment de ramener Jacques à terren, le lanceur de moteur pour le dinghy a cassé aussi. J’imagine qu’il faut qu’on s’habitue à avoir tous les jours quelque chose à réparer.

Et le dimanche 15 avril, nous avons traversé vers Formentera. Nous n’avons pas eu de vent pendant la matinée et puis vers midi les dauphins sont venus nous faire coucou, nous amenant du bon vent au passage. J’expliquerai tout ça dans un autre article, vous avez assez lu pour aujourd’hui.

 

IMG_1908.TRIM

L’aventure a débuté !

Merci pour votre lecture. Et surtout merci à toi Jacquouille pour ton aide !!

Après avoir reçu les papiers de la désormais ancienne propriétaire, nous informons au chef de travaux, Juan, qu’il peut officiellement commencer à travailler. Et de notre côté, nous engageons les démarches pour l’immatriculation et l’assurance. Comme le déplacement semble être risqué, nous préférons être couverts.

Juan nous envoie régulièrement des photo et vidéos pour nous montrer l’avancement du chantier. Il nous amène aussi des mauvaises nouvelles : le bois à pourri dans les trous à cause de la pluie

et de l’humidité. Malgré cela et une chaleur suffocante, ils avancent bien.

Arrive le jour du déplacement, on panique un peu depuis notre camion, car c’est un transport particulier, mais tout se passe bien et le montage se fait sans soucis.
Et là, arrive les problèmes… On découvre que le moteur que nous avions acheté chez un concessionnaire n est en fait pas révisé, les allers retour chez ce vendeur entraîné une perte de temps et d’énergie considérable. Celui-ci oublie constamment des pièces et ne semble pas très disposé à nous aider.

En voulant monter les voiles, on se rend compte que la grand voile est absente et qu’on a pas de génois.  Mais ce n’est rien, par chance il y  a une grand voile dans un magasin de seconde main.

Il manque aussi une girouette, donc Pierre fait tous les magasins aux alentours pour en trouver une. Et c’est comme ça avec pas mal de trucs.

Jacques, l’ex beau-père de Pierre, arrive deux jours avant la mise à l’eau et aide aux dernières réparations.

La veille du grand jour, le vendeur du moteur vient quand même le régler, et nous sommes donc prêt le ramener à Cartagena.

A 14h, ça y est tout est prêt, les ouvriers du chantiers pilotent leur grosse machine télécommandée jusqu’au bateau. Le stress montent très rapidement. Les ouvriers hésitent, n’étant pas habitués à un tel bateau, pas très rassurant. Heureusement rien ne bouge quand ils soulèvent le cata.

10 minutes, plus tard, (et oui ça n’avance pas vite…) l’ariki est prêt à toucher l’eau. Tout le monde se met en position pour voir s’il n’y a pas d’infiltrations d’eau, on retient son souffle, et… Ouf ! Il ne coule pas. C’est déjà bien. Il faut dire qu’on ne l’a jamais vu dans l’eau donc on avait ce doute.

La machine s’en va, on détache les amarres, on allume le moteur, et la… c’est le drame.. Aucune puissance dans la marche arrière, ça ne tourne pas du tout, nous sommes dans un port avec des yachts et voiliers de luxe autour du nous, à la dérive… On arrive sans savoir comment à s’amarrer à un quai vide, sans rien toucher. Le miracle du jour. Et là, vous vous en douterez bien, on n’est pas content. On appelle le gars du moteur qui nous dit qu’il ne peut pas se déplacer car il est plus que 3 heures de l’après-midi… qu’on a qu’à l’attendre jusqu’à demain dans le 2ème port le plus cher au monde… On a beau lui dire que c’est scandaleux, honteux, pas sérieux, il s’en fout.. Le pire c’est qu’il nous dit que le problème vient d’une pièce manquante (encore?!!) et qu’on a qu’à la découper dans un bidon.

On a pas tellement le choix, du coup on le fait. Et on arrive a démarrer comme ça.

Au passage, nous aimerions dire un grand merci à Juan et son équipe de rescateveleros.com qui ont fait du super boulot ! S’ils ne nous avaient pas aidé pour le moteur, nous n’aurions jamais pu partir.

Si vous êtes à Palma, n’hésitez par à les contacter pour vos réparations ou pour un sauvetage, ils sont formidables.