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Première étape de l’aventure : L’achat du bateau
Buying a boat

Mai 2017

Nous ne sommes qu’à quelques jours du départ pour l’Espagne afin d’apprendre à naviguer avec Jacquouille. Pendant que je fais les valises, Pierre vient près de moi et me dit qu’il a trouvé notre bateau. Je dois battailler pour ne pas qu’on s’emballe. En effet, ce wharram répond à beaucoup de nos critères, il est à Palma de Majorque, l’annonce affirme qu’il est prêt à partir et il est dans notre budget. C’est peut-être un signe. Nous contactons la propriétaire et nous planifions une visite pour le milieu du mois de juin. Nous tenterons d’y aller en voilier, vu que c’est notre itinéraire.

Juin2017
Nous voilà sur le voilier sous un beau soleil. Nous avons du renoncer à la traversée vers Ibiza et Palma en raison du vent contraire et des vagues de face. Nous irons donc en avion le jour venu.

Nous recevons des nouvelles de la propriétaire qui ne saura être présente, ce sera un de ses amis qui nous fera la visite. Elle nous donne le numéro du chantier ou est entreposé le bateau. Première nouvelle, celui-ci se trouve à 10 km dans les terres et nous ne pourrons donc pas tester le bateau dans l’eau.
Nous appelons donc la directrice du chantier qui nous apprend qu’il est démonté, que le moteur avait été volé auparavant et qu’il y a des trous à réparer,…

On décide quand même d’aller voir, on a déjà pris nos billets de toute façon.

Nos billets étant très (trop) tôt le matin, nous arrivons avant l’ami. Impossible de rater le bateau, il est immense.

 

Comme nous sommes en avance, nous visitons déjà l’intérieur du bateau et inspectons les dommages. Il y a plein de pièces éparpillées partout sur le chantier, si bien qu’on ne sait pas ce qui va où, ou même si cela fait parti du bateau.

 

dommage de la coque
le bateau vue de l’arrière, sans plancher

 

la boite du moteur
Un dommage de la coque

L’ami arrive, qui n’est pas vraiment un ami, sans surprise il ne connait rien au bateau.
Il va nous chercher un devis réalisé par le chantier pour rendre le bateau navigable et là, notre mâchoire se disloque et touche terre, il est 2 fois plus élevé que le prix du bateau… Autant dire qu’il est bien en dehors de notre budget. Je vous laisse imaginer la déception que nous avons ressenti.

Nous prenons tout de même une copie du devis pour la consulter et c’est plus tard que nous avons remarqué que certains points du devis pouvaient être retirés.

La propriétaire nous dit qu’elle avait fait faire un devis moitié moins cher,… on hésite un bon moment et on finit par se dire qu’on va tenter une offre ridicule et si elle accepte, ce serait un signe de l’univers.

Quelques jours plus tard, l’univers nous a répondu… La propriétaire nous laisse le bateau pour un peu plus que l’offre que nous avions faite. Entre-temps, nous avions trouvé une autre entreprise pour les travaux : http://rescateveleros.com/.
Et voila comment nous avons acheté notre Wharram ariki 47  !

La découverte du monde

Cet article sera probablement sujet à modification puisque notre projet va sûrement évolue au fil du temps.

Pierre fait du kite, et son rêve absolu est de tenir un tout petit bar sur la plage et de donner des cours de kite entre les cocktails. Moi de mon côté, je rêve de paysages sauvages, de sable blanc et de mer chaude pour faire des photos, et pourquoi pas une petite hutte en guise de studio. La Belgique pour ça c’est pas l’idéal.

Mais alors, où est-ce?

Au début de notre réflexion sur un départ, nous avions envisagé le panama, le Costa Rica, le Vietnam,… mais sans savoir ce qu’est vraiment la vie au quotient là-bas. Les prix des billets d avions ont un peu compromis notre prise de décision à l’époque, jusqu’à ce qu on se rendent compte qu’au final, ce n était pas possible de choisir un pays sans en connaître une multitude d’autres. De la nous sommes partis sur un projet de tour du monde, sans limite de temps.

Je vous ai déjà expliqué pourquoi nous avions choisi l option du bateau, mais ce que je ne vous ai pas dit, mais que vous avez peut être devine, c est que nous ne voulons pas être de grand navigateurs, faire les caps et faire demi tour des qu on aperçoit la terre. Notre projet consiste à rester proche des côtes le plus longtemps possible et à faire des traversées quand c est nécessaire.

En plus de cela, nous ne souhaitons pas aller dans les ports, et préférer le mouillage et pourquoi pas s’échouer sur une plage.

Une fois sur place, nous allons visiter les villes, faire du bénévolat, nous imprégner de la culture, rencontrer d’autres voyageurs,…

Pour l instant, nous ne prévoyons pas trop en avance, parce que cela nous obligerait à fixer des dates, ou des périodes, et nous ne voulons pas nous presser. Si. nous devons attendre une semaine que le bon vent se montre, nous le ferons, c est une question de sécurité. Ce sera un peu complique de prévoir les vacances de nos proches, mais la sécurité passe avant tout.

Et peut être qu’ un jour, on trouvera l’endroit qui nous donnera envie de ne pas partir. Et ce sera une autre aventure. Mais comme je l’ai dit, nous ne voyons pas si loin.

(Nous serions heureux d entendre vos périples ! )

Notre volonté de voir d’autres horizons comportait de nombreux problèmes, dont le transport.

Nous avons d’abord envisagé l’option de notre camion aménagé dans lequel nous vivons. Il est super mais faire le tour du monde avec entraînerai beaucoup de contraintes, et de frais.

Premier problème, c’est un camion, et il n’y a que Pierre qui ait le permis C, c’est trop imposant à conduire pour moi. Ensuite, il y a le gros problème de l’essence, celui des douanes et péages, les mauvaises routes et certains pays à passer, les entretiens à faire et les extras qui peuvent survenir, sans oublier qu’il faudra à un moment prendre un ferry. D’autres le font, mais les frais vont avec la taille de l’engin. Nous ne pensons pas avoir de grosses rentrées d’argent et notre budget étant limité, nous avons écarté cette option.

Il y avait aussi la solution du sac à dos. Ca ne nous tentait pas trop mais nous avons quand même évalué la possibilité. Le problème, c’est qu’on avait cette impression de temporaire, et que l’on ne souhaitait pas devoir retourner en Belgique au bout d’un moment. Je me trompe surement sur cette expérience, mais quand on ne le sent pas, on ne peut rien y faire.

Est venu un jour sur le tapis l’idée du bateau, d’abord comme une blague, et plus les mois passait, plus cela semblait une bonne idée. L’un des gros avantage est qu’on a notre maison partout avec nous. C’était d’abord Pierre le plus convaincu, moi je réfléchissais à un camping car 4×4, je me disais que l’idée allait bien lui sortir de la tête un jour. Puis une nuit ou je n’arrivais pas à dormir, j’ai commencé à penser budget, essence, temps, papier, blablabla. C’est la ou j’ai pris conscience que le bateau serait parfait, à quelques problèmes près : le budget, et la navigation.

Pierre étant plusieurs mois en avance par rapport à moi, il avait déja fait toutes ses recherches de marques, consulté des centaine de forums et c’était déjà fait une idée de ce qui pourrait nous convenir.

Nous avions déjà une petite préférence pour les catamarans pour une vie au quotidien. Nous avons établis une taille minimum afin de se sentir en sécurité lors des traversées. De plus, il fallait une taille en cabine suffisante pour que Pierre ne soit pas courbé en continu.

En plus de cela, il faut un minimum d’instruments pour que le bateau soit prêt pour le tour (voiles et moteur en bon etat, frigo, sondes, pilote auto,…) pour un budget très limité. Nous ne avions pas de préférence pour le matériel mais quelque chose de facile à réparer serait l idéal.

La recherche a débuté !